De BRU à GVA sur Atomium.
Bonjour à tous,
Aujourd'hui, je vous emmène pour un vol relativement court et simple, mais à bord d'une cabine spéciale, celle de OO-SNM, décorée en hommage au monument le plus célèbre de Belgique (pas celui qui fait pipi, l'autre !).
Ayant grandi en Belgique, Brussels Airlines est loin de m'être inconnue. Cependant, je préfère LX et ses A220 pour me rendre à Genève, bien plus confortables que les A320 vieillissants de SN, et surtout parce que LX offre un service nettement supérieur, surtout en classe affaires.
Il s'agit de mon 44e vol avec Brussels Airlines, proprement « Brussels Airline », car cela n'inclut pas mes vols avec SN Brussels Airlines (SNBA) entre 2002 et 2007, elle-même descendante de la Société anonyme belge d'exploitation de la navigation aérienne (la légendaire SABENA).
Pendant près de 20 ans, j'ai vu Brussels Airlines se chercher, trouver son identité. J'ai essayé et vu des lignes s'ouvrir puis se fermer, notamment celle de BOM. J'ai vu les A330-200 être retirés du service et remplacés par les A330-300, et j'ai pu tester différentes configurations de cabine à bord. J'ai assisté à l'intégration de la flotte Thomas Cook Belgium au sein de la flotte SN. Surtout, j'ai vu les couleurs et le logo changer. Et je dois avouer que je suis un peu perplexe quant à leur image et leur identité interne actuelles. Depuis l'arrivée de la livrée à boules rouges, j'ai pris l'habitude de les appeler « les clowns ». Cette image contraste si fortement avec ce que fut un temps la SABENA.
Comparée à l'actuelle SN, la SABENA, même l'année de sa disparition, était une compagnie aérienne très importante (pour un petit pays), transportant 11 millions de passagers par an, ce qui représentait à l'époque environ un cinquième du trafic d'Air France. Son image était reconnue dans le monde entier. Aujourd'hui, Brussels Airlines ne transporte plus que 9 millions de passagers par an avec une flotte considérablement réduite et un réseau long-courrier fortement axé sur l'Afrique de l'Ouest (les raisons de cette orientation sont nombreuses et nous les aborderons dans un autre Flight Report). Son image est désormais (quasiment) celle d'une compagnie low cost sur le réseau européen. C'est incroyable de penser qu'il était autrefois possible de voyager avec SN (la compagnie d'origine) vers CVG, GRU, NRT, YUL, ATL, DFW en 340 voir 747. Que de chemin parcouru jusque notre SN du jour !
Bien que ce compte rendu de vol ne soit pas une exclusivité, je suis surpris de constater qu'il n'existe qu'une cinquantaine de FR sur Brussels Airlines en classe affaires. Pour les vols long-courriers, c'est un produit que je choisis sans hésiter depuis JFK et IAD ; il est bien supérieur à celui de Lufthansa, et même à celui de LX sur A330 pour les traversées de l'Atlantique.
Aujourd'hui, je voyage avec un billet aller simple, acheté trois jours avant le départ pour 120€ au tarif « Classic » (typique du groupe LH) et surclassé pour 150€ supplémentaires 30 heures avant le départ. GVA est une destination assez importante au départ de BRU, avec jusqu'à six vols par jour (même si ce nombre est en baisse, car il y en avait auparavant huit, voire dix). SN et LX proposent des vols en alternance tout au long de l'année, sur certaines fréquences. Il est également possible de voyager avec le truc orange.
Direction EBBR en train depuis XHN
Oui, la gare de Liège-Guillemins possède bien un code (XHN), comme Bruxelles-midi (ZYR). Il est d'ailleurs possible de booker des vols depuis XHN sur LH, avec un lien direct vers FRA opéré en ICE.
Ma famille vivant dans le sud du pays, j'ai donc décidé de rejoindre l'aéroport de Bruxelles en train. C'est la méthode la plus rapide et la plus simple depuis Liège.
Et le vrai miracle, c'est que depuis l'année dernière, la SNCB fait circuler des trains directs entre Liège-Guillemins et Brussels Airport. Plus besoin de changer à Louvain ou à Bruxelles-Nord.
Il y a un départ toutes les heures et ces trajets sont assurés par des trains M7, de la famille Bombardier Twindexx. Pour répondre à une demande croissante, la SNCB a commandé des voitures à deux étages à Bombardier en 2015. S'inspirant du concept des SBBRe 450 avec voitures IC 2000, la SNCB souhaitait des voitures capables d'être utilisées en rames tractées et poussées par des locomotives (séries 18-19 et 17), et pouvant être combinées avec des voitures M6 et M6-200 pour former des rames automotrices. Les motrices M7 « Bmx » ont été développées par Alstom.
Départ aux heures 08, parcours de notre train : (Terminus / départ) Liège-Guillemins - Ans - Waremme - Landen - Tienen - Leuven - Brussels Airport - Bruxelles-Nord/Brussel-Noord - Bruxelles-Central/Brussel-Centraal - Bruxelles-Midi/Brussel-Zuid - Gent-Sint-Pieters - Aalter - Brugge - Heist - Duinbergen - Knokke (Terminus / départ).
N'ayant pas de voiture, ma mère m'a conduit à la gare assez tôt (vers 8h), son travail oblige. Et mon vol n'est que l'après-midi ; ce n'était pas un problème cependant car j'avais prévu d'appeler un ami (longuement) et de faire du spotting. De plus, je trouve l'aéroport de Bruxelles plutôt agréable pour patienter.

Il est 8h08 et le train est totalement vide.
Je trouve ces cabines confortables, mais moins que les anciennes. Les sièges ne s'inclinent pas.






Passage devant un chateau d'eau locale :

Brussels Airport + SN POP UP Lounge
Je me rends aux comptoirs d'enregistrement de Brussels Airlines. Il y a trois ou quatre rangées d'une dizaine de comptoirs SN à l'aéroport de Bruxelles : vols vers les États-Unis, vols vers l'Afrique, vols Europe en classe économique et vols Europe en classe affaires.

Le service au comptoir est bref, froid, mais très efficace. Mon bagage est enregistré et ma carte d'embarquement est imprimée en moins de deux minutes.

Dommage, ce n'est pas ici que je dois imprimer ma carte d'embarquement aujourd'hui :

Il est presque 10h et, ayant cinq heures à tuer, je décide d'aller me promener devant l'aéroport.
J'aperçois N834MH qui décolle pour Atlanta, ainsi qu'un avion de FlyNas.










Vers 11 heures du matin, je me dirige vers les points de contrôle de sécurité.

Le passage prioritaire à la sécurité était très rapide. De mes expériences, il n'y a jamais d'attente au point de contrôle prioritaire de l'aéroport de Bruxelles.
J'ai passé la sécurité avec des hôtesses de l'air de Hainan. Et leur comportement ne m'a pas vraiment donné envie de voyager avec cette compagnie. Ça crie, ça pousse tout le monde…
Je pouvais d'ailleurs voir leur avion en sortant du filtre.

Empennages SN, notamment avec les 330 partant pour l'Afrique à l'extrémité du terminal A (dans la zone T)

Je croise BRUce, la mascotte de EBBR. How you doing Bruce ?

Le duty free d'EBBR propose une large sélection de produits belges, notamment un grand choix de bières, ainsi que des gaufres et des fromages.












Visiblement, la Schtroumpfette est ravie de cette sélection de bières, et je soupçonne qu'elle a peut-être un peu abusé de la Duvel. En tout cas, elle est aux anges !

Après la zone dutry free, on trouve un magasin (URBAN THERAPY) partiellement spécialisé dans les articles d'aviation où l'on peut trouver une grande variété de flammes :

Salon POP UP
Comme vous le savez probablement, l'incroyable salon THE LOFT est fermé pour rénovation jusqu'à la fin de l'été.
En attendant, Brussels Airlines propose un accès plus limité, mais toujours garanti pour les passagers de classe affaires, à deux salons :
De 5h00 à 21h00 : le salon éphémère POP UP.
De 15h00 à 20h15 : le salon Sunrise.
Le salon Sunrise est situé dans une zone de l'aéroport non Schengen du matin jusqu'à 15h00, et qui devient Schengen dès la fermeture des contrôles frontaliers après 15h00. C'est notamment de là que partent les vols Brussels Airlines à destination de l'Afrique le matin (d'où le nom du salon : lever du soleil, ou comme on dit dans cette douce et merveilleuse langue à l'oreille qu'est le flamand : zonsopgang. Prononcez : zoo zop rang, en raclant bien la gorge pour faire le rang).
Il est 11h00, je me dirige donc vers le salon éphémère POP UP. Et soyons clairs dès le départ… le POP UP est loin d'être un salon. C'est plutôt un petit Starbucks/cafétéria branding SN, avec un concept étrange et totalement incohérent.
Pour trouver ce salon éphémère, il faut descendre aux portes A20/A30. Il est au rez-de-chaussée, un peu comme les portes paxbus du terminal 2F de CDG..
Des fleurs, des nuages, des plantes tropicales, des rideaux rouges, comme dans une maison close. Okay… L'endroit est bondé, on ne trouve quasiment rien à manger à part des sandwichs et des salades dans des boîtes en carton, et il n'y a pas de buffet pour l'alcool ; il faut aller au bar et demander aux hôtesses, qui sont plus intéressées à bavarder entre elles.
Je décide donc de prendre une coupe de champagne (servie dans une flûte démesurée) et de filer rapidement.




Je sors du salon et décide de me poser aux portes A20/A30, en bas, qui sont plus calmes.
J'en profite pour appeler mon ami. De là, on a une belle vue sur le tarmac.
J'aperçois une imprimante qui émet ce son caractéristique des lieux : le bruit d'un enregistrement clôturé, ou d'un embarquement. Tssutssuutt… Tssuuutssuu… bzzzzz




Le temps passe, et ici, il se passe quelque chose d'assez étrange.
Sur l'application Brussels Airlines, ma porte d'embarquement est indiquée comme étant la A38. Je me dis que je suis bien placé pour attendre.
Sauf qu'à la dernière minute, je remarque que la porte a changé sur le FIDS… pour la A63 ! La distance entre les deux portes est de plus de 500 mètres. Du coup, je cours. Pas le temps de photographier la porte d'embarquement, et me voilà déjà dans la passerelle.
Embarquement et vol
Il fait très chaud et ensoleillé en Belgique ce jour (oui, c'est possible), et la passerelle d'embarquement n'est pas climatisée. Il doit faire au moins 35 degrés Celsius dans ce couloir étouffant, où nous suffoquons tous pendant le nettoyage de l'avion. Un vrai plaisir ! Surtout après avoir couru d'une porte à l'autre…

Notre bel oiseau du jour… OO-SNM. L'une des nombreuses livrées spéciales de SN. Suite à un concours lancé en août dernier, le projet lauréat de l'architecte Thomas Faes a été retenu.
Personnellement, je ne trouve pas cette livrée exceptionnelle même si belle. Elle n'est certainement pas la plus impressionnante. Les livrées Tintin sont de loin les plus belles.
L'accueil est courtois et les hôtesses sont aimables.





Je m'installe confortablement au 1A.
Contrairement à l'extérieur, je trouve l'intérieur particulièrement bien fait et agréable !
On retrouve des détails Atomium absolument partout : sur les parois, dans les compartiments à bagages et même sur la moquette.






Détails sur le tapis…

À la fin de l'embarquement, une lingette rafraîchissante et une bouteille d'eau sont distribuées. Cela m'a rappelé Air France.





Nous repoussons à 15h04.
Plus loin, OO-SNB arbore la célèbre livrée Rackham de Brussels Airlines.

Le roulage est bref, nous nous alignons sur la piste 25R à 15h10 et le décollage est immédiat.




Nous survolons le quartier général de l'OTAN.








Dix minutes après le décollage, alors que nous survolions le Luxembourg belge (la province, et non le pays), le plateau-repas a été servi.
J'ai trouvé la présentation plutôt soignée. Ce n'était pas au niveau d'Air France ou de LX, mais pour un vol à 15h, et de cette durée, le service était tout à fait convenable.
L'hôtesse m'a demandé ce que je souhaitais boire. J'ai demandé du champagne. Elle m'a expliqué qu'ils proposaient du vin mousseux, mais pas de champagne ; ce sera du crémant. J'ai oublié de noter le nom cependant.
Sur les vols long-courriers, du champagne est par contre disponible ; il s'agit de Laurent-Perrier.




Le repas, bien que simple, était excellent. La quiche était délicieuse et le dessert, un vrai régal.
J'ai beaucoup apprécié le logo de SN sur le plateau, les serviettes, les verres et les couverts.




Cheers !

Le vol est très court et nous entamons notre descente vers la Suisse à 15h47.




Jusqu'à la toute fin et tout au long de ce court vol, on m'a proposé des refills de cham… crémant.

Mon verre a été débarrassé à 15h59 et nous voici en approche finale (depuis l'ouest) vers GVA :






Nous avons atterri à 16h11.
Et nous avons croisé Emmanuel Macron (et son entourage) qui était arrivé sur F-RAFR pour une visite d'inspection à Évian-les-Bains, en préparation du sommet du G7.





Nous débarquons à 16h15. Mais je resterai une heure dans le terminal pour passer un coup de fil et envoyer quelques messages.
Et me voilà à bord du vol IR15 pour Lucerne.




