Dix jours à la Réunion, avec Air France et Air Austral.
Bonjour à tous,
S'il s'agit aujourd’hui de mon premier rapport de vol, je consulte Flight-Report depuis des années pour trouver des informations pertinentes et notamment des photographies afin de prendre des décisions lors de l'achat de mes billets. Depuis près de 15 ans maintenant, je consulte le site au moins une fois par semaine. J'ai vu des membres légendaires aller et venir, SkyteamCHC, Chevelan, fiftytwo, momolemomo, cliper31, LUCKY LUKE, pititom, Michelg, okapi, et la liste est encore bien longue.
Je tiens à vous remercier chaleureusement pour vos contributions qui m'ont beaucoup aidé. Je ne sais pas si quelqu'un s'en souviendra, mais il y a 17 ans maintenant, le jeu "Airlines Manager", de créateurs français, disposait d'un gigantesque forum majoritairement francophone sur lequel les membres présentaient leurs compagnies aériennes virtuelles. Le forum est fermé depuis longtemps, mais c’était une communauté incroyable avec laquelle j’ai rêvé d’aviation pendant des années. Certains des membres de ce forum étaient également d'excellents reporters de vol ici et je pense que certains d'entre eux sont encore là aujourd'hui. (Si quelqu'un se souvient de Padilla, c’est moi.)
J’avais alors 14 ans et je venais de faire mon premier vol transatlantique. Je rêvais d'une vie de grands voyages en avion, et c'est ici, sur Flight-Report que je suis venu voir les photographies d'un monde qui à l'époque m'était complètement inconnu. Je me souviens des rapports de vol d'Air France en P sur le 380, je me souviens d'un des premiers flight report qui m'a marqué, un rapport de GASQKL sur un vol Garuda en First (en 2013), à bord duquel les hôtesses avaient replacé sur le siège la trousse de comfort et le menu du vol précédent, que le voyageur avait oublié et souhaitait conserver.
Un grand merci à tous.
Aujourd'hui, j'ai plus de 30 ans, et j'ai plus de 800 vols sur mon historique, dans toutes les classes et sur plus de 60 compagnies différentes. Et tandis que je regarde ces photos prendre virtuellement la poussière sur mon ordinateur, je me demande s'il ne vaudrait pas mieux prendre mon courage à deux mains et les publier ici, pour, à mon tour, servir la communauté.
Je lance donc le bal aujourd'hui avec un voyage que j'ai effectué récemment à la Réunion. Un véritable paradis qui m'a émerveillé et une expérience très agréable avec Air Austral. Je commence…
Enchainement de vols
- 1Geneva GVA - Paris CDG AF1843 (Business)
- 2Paris CDG - St Denis RUN Air Austral UU974 (Confort)
- 3St Denis RUN - Paris CDG Air Austral UU971 (Confort)
- 4Paris CDG - Geneva GVA AF1242 (Business)
Après une fin d'année 2025 bien remplie, j'ai décidé de prendre dix jours de vacances début 2026.
Comme mon passeport devait être renouvelé à peu près au même moment, et que je n'avais aucune envie de faire plusieurs allers-retours à l'ambassade de mon pays d'origine, j'ai décidé de voir quelles portes pouvaient m’ouvrir ma carte d'identité européenne. J'hésitais entre TBS, RUN, CAY, FDF et PTP. Envie de soleil, j'ai finalement opté pour la Réunion.
Début mars, j'ai trouvé un aller-retour (et cinq jours sur place) de CDG à RUN pour 448 € sur UU en classe Économique (restrictions et classe de réservation M - Loisirs Light). J'ai réservé immédiatement.
Cependant, après avoir réservé, je me suis rendu compte que c'était la fin de la saison cyclonique à La Réunion. J'y ai réfléchi quelques jours et j'ai décidé de prolonger mon séjour de cinq jours pour être sûr d'avoir au moins deux ou trois jours de soleil (finalement, il a fait beau tous les jours). Tout en y réfléchissant, je me suis rendu compte que 448 € était un prix vraiment intéressant certes, mais deux vols de plus de 11 heures en classe économique me semblaient aussi trop fatigants.
J'ai donc décidé de modifier mon billet, de le reporter plus tard en mars, de le prolonger de cinq jours et de le surclasser en Confort (Premium, classe tarifaire B). L'opération s'est faite très facilement sur le site d'Air Austral ; inutile d'appeler le centre d'appels ou de passer par une agence de voyages. J'ai payé 200 € de pénalités et 580 € de différence (pour le surclassement sur les deux tronçons), ce qui porte le prix total de mon billet à 1228 €. C'est un prix tout à fait normal, même bas, pour la Premium sur la liaison CDG - RUN.
Je fais un acheminement GVA - CDG le jour même, sur AF1843 (en J) et j’arrive à CDG à 13:15 (Oui, j’avais peur de rater mon vol donc j’ai vu large …)

Nous arrivons à CDG à l'heure, et je me dirige vers… le Sheraton ?
Explication : N'ayant pas de statut chez UU, l'accès au salon est payant. (Cependant un billet W sur UU offre tout de même l’accès prioritaire à CDG, Accès N1). Depuis environ un an, UU n'offre plus l'accès à ses salons aux passagers voyageant en classe confort.
L'accès au salon coûte 75 € pour les passagers en classe économique et 56 € pour ceux en classe économique premium. S'il s'agissait d'un salon comme celui d'Air France au terminal 2E, hall L, je me dirais : « Pourquoi pas ?». Mais UU utilise le salon PrimeClass du terminal 2A (l'ancien salon Etihad, dont le mobilier n'a pas bougé depuis 13 ans)… Franchement, 56 € pour boire du mauvais vin et manger du curry industriel sur des canapés défoncés ? Non merci. Je trouve ça cher pour un salon qui vaut même pas la moitié du prix. Et surtout, je n'ai pas envie de rester enfermé en zone airside pendant des heures.
Je me dis qu'en dépensant seulement la moitié de cette somme, entre 20 et 40 euros, je peux me permettre plusieurs verres de très bon vin français ou d'excellent champagne dans les nombreux bars et lounges d'hôtels situés à l'intérieur et autour de l'aéroport.
Avec près de six heures à tuer, je décide de tester deux bars/salons : celui du Sheraton (accessible à pied) et celui du Hilton (accessible avec le CDGVal). Après avoir essayé, je trouve que patienter pour son vol dans un des bars de ces hotels est une excellente idée.
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J'évite les sans-abri et les touristes chinois (Paris vous aime !), et me voilà au bar du Sheraton: Le Galaxy Bar. Le mobilier a été récemment changé. L'endroit est propre et spacieux, et surtout, il est vide et très calme (comme il se doit dans un bon lounge). L'accueil est chaleureux et le barman est jeune, sympathique.
La carte propose des bières françaises, comme l'Ernestine et l'A l'Ouest. On y trouve également une belle sélection de vins français de la Loire, de Bourgogne, Rhône, Bordeaux, Provence, etc., dont du Chablis, du Sancerre, du Crozes-Hermitage, du Pessac-Léognan et plusieurs Champagnes.
Un verre de vin coûte entre 9 et 16 €, avec un prix moyen de 10 €. Un large choix de tapas et autres plats à partager est également proposé.
Le seul vrai inconvénient du Sheraton, c'est le manque de fenêtre, et donc de lumière. Le bar est sombre toute la journée et certains pourraient souffrir de claustrophobie. Enfin, ici, une fenêtre donnerait vue sur des rames de RER B, donc je pense que cela en ferait souffrir d'autres encore plus. Un mal pour un bien on va dire.




J'ouvre les festivités avec un verre de sancerre, servi rapidement et avec le sourire.

Cheers to my flight-report virginity.
Après deux verres de vin (Total : 19 euros), il est presque 15 heures. et je décide d'aller m'enregistrer.
Je marche jusqu'au 2A, je mets 5 minutes pour arriver au comptoir UU.
Pour info, le comptoir UU à CDG ouvre exactement 4 heures avant le départ du premier vol. (UU opère entre un et trois vols par jour, avec RUN et DZA et les routes principales UU974 et UU976, qui portent le numéro de leurs départements respectifs).
La file du comptoir d’enregistrement Y (Loisirs) est gigantesque, typique des pires files que l'on puisse voir au 2A ou 2C. Mais les passagers sont calmes, ce n'est pas le chaos.





La file premium W et J (Confort et Club Austral) est vide, je me présente directement devant l'agent au comptoir.
Très sympathique mais très Paris CDG pendant les vacances, c'est à dire que l’ado (ou adulte je ne sais pas) devant moi me tutoie car je semble jeune et me parle comme si on était à la friterie du coin. Le langage utilisé est trop familier, voir vulgaire, ce qui pour moi, rabaisse une expérience premium. Cependant, l'efficacité est au rendez-vous car je suis enregistré, mon sac étiqueté et mon BP imprimé en… 75 secondes ?
« V’la mec, bon vol hein, allez. »
Okay Kévin… à la prochaine.
BP en main, il me reste encore 3 heures à attendre avant d'embarquer. Je décide donc d'essayer un autre bar d’hôtel, celui du Hilton. Je marche du 2A vers la gare et CDGVal, 2 minutes et je sors à Roissypôle.
Il est interessant de savoir que le Concorde F-BVFF se trouve juste à coté du Hilton et qu'il est possible de l'observer de près. Donc petit moment AVGeek et arrivée au Hilton.









Le bar / lounge est absolument vide. Je suis tout seul.
J'ouvre les festivités Hiltoniennes avec une coupe de champagne.





Voici le menu vin et champagne du Hilton CDG :


Personnellement, je trouve ça très bien.
J'ai payé 20 € pour une coupe de mousseux et un verre de vin, ce qui porte ma facture totale pour la journée à CDG à 39 €.
Moins cher qu'un salon, bien plus agréable, et surtout, beaucoup plus propre et calme. Si je n'ai pas accès à un salon sur un vol au départ de CDG à l'avenir, je n'hésiterai pas à patienter dans l'un de ces deux bars. (Il faut juste prévoir le temps de sortir et revenir au terminal). Donc c'est bon sur les escales de plus de 3 heures.

Je termine mon verre de vin, il est 17h15, l'embarquement commence dans 45 minutes, je décide de retourner au terminal.
Je prends le CDGVal en sens inverse pour arriver au 2A 15 minutes plus tard.
Il n'y a personne à la PAF, avec l'accès N1 la sécurité est passée en 2 minutes. (Je souligne quand même que pour CDG, et 30 minutes avant ce vol - sur lequel il y a 438 passagers, et qui est toujours plein, c'est un peu un miracle de passer aussi vite. Les anges gardiens de CDG veillaient probablement sur moi, ou peut-être que c'était mon nouvel ami Kévin… yo yo)
Au 2A/2C, le filtre commun est à l'étage inférieur (rez), une fois passé, on se retrouve directement face au tarmac, et là… wow… Il n'y a rien à faire, même après avoir autant voyagé, voir un 777-300ER me fera toujours le même effet. Et en plus ici, le magnifique F-OLRD, avec sa dérive recouverte d'une image du piton de la fournaise (qui a effectivement pété - comme on dit à La Réunion - et traversé la route, au moment même où ces photos ont été prises).








En mars 2026, Air Austral dispose de 3 Boeing 777-300ER : F-OLRD, F-OLRE et F-OREU.
F-OLRD et F-OLRE sont équipés des cabines Loisirs les plus récentes (retrofit de 2016).
F-OREU dispose d'une cabine Loisirs plus ancienne, jugée plus confortable (car les sièges sont plus moelleux, dirons-nous cependant avec un pas réduit) mais aussi vétuste car les IFE sont préhistoriques. Généralement, on recommande d'éviter F-OREU. Même si globalement, c'est la même chose.
Tous les avions sont équipés des mêmes sièges J et W. Dans le club Austral, les avions sont équipés de sièges Aura Advanced du constructeur français anciennement Zodiac, aujourd'hui Safran.
Il est très important de savoir qu'Air Austral ne considère pas la classe confort comme une classe Loisirs (économique) améliorée, mais véritablement comme une déclinaison de la classe Club Austral, ce qui explique pourquoi cette "premium" est si confortable et le service vraiment extraordinaire… vous verrez…

Arrivée devant la porte.
Comme toujours avant un long courrier, je décide de passer en boutique (ici au Relay) pour acheter deux bouteilles d'eau et des snacks (car je trouve qu'on donne jamais assez d'eau, même en J… même en P d'ailleurs).





L'embarquement commence à l'heure et les priorités sont respectées.
Le flux est divisé par deux passerelles, une pour les passagers Loisirs et une autre, à l'avant, pour les passagers Club Austral et Confort, ce qui renforce le sentiment d'expérience premium.




L'accueil est cordial, les PNC sont souriants et l'impression est vraiment bonne dès le départ.
Pour offrir un point de comparaison, j'ai déjà voyagé une centaine de fois sur AF, principalement en J, et l'accueil sur AF (tout comme le personnel de cabine), c'est vraiment une loterie (comme vous le savez), parfois c'est bien, souvent c'est snob, et trop souvent c'est Monique ou Corine qui nous accueillent comme les cast members de la tour de la terreur en vous regardant de haut en bas, comme si on avait osé les déranger un jour de vacances.
Sur Air Austral, absolument tous les PNC avec qui j'ai communiqué pendant 12 heures (deux fois de suite) étaient juste incroyablement chaleureux, attentifs, vifs d'esprit et simplement présents. On s'y sent comme à la maison.
Je tourne donc à droite (sinon c'est vers le cockpit), et je passe par la classe Club Austral, qui me donne envie. Mais bon, j'avais réservé seulement deux semaines avant et on était à 4700 euros l'aller-retour… no thanks, je vais rejoindre la middle classe.

Et nous voici donc en classe confort.
Le 777-300ER est équipé de deux cabines confort. Une plus grande à l'avant, entre les portes 1 et 2, et une seconde, juste après le galley et les portes 2, plus petite et plus intime (toutefois juste après la cloison de la Y, ce qui augmente les risques de pleurs de bébés dans les paniers).
Même si les sièges sont anciens et présentent des signes d'usure, la première impression est celle d'espace, de propreté, de lumière, c'est grand, blanc, beige, les sièges sont en cuir et extrêmement confortables. Bien plus que tout ce que j'ai connu par le passé en W sur AF, KL, BA, IB, etc.






Le pitch est tout simplement excellent. Je mesure 1m85. Et il doit y avoir 30 cm entre mes genoux et le siège devant.
L'embarquement est rapide. A la fin de l'embarquement, une trousse confort est distribuée, ainsi qu'un verre de bienvenue. J'ai oublié de prendre une photo du plateau et du verre mais le choix était entre champagne, eau et jus (orange je crois).
Le kit et son contenu (quelques photos ont été prises à mon retour) :






C'est assez complet pour de la W, et je trouve le souci du détail dans l'identité visuelle d'UU très appréciable.
D'ailleurs, si vous regardez attentivement le mur de cloison qui sépare la classe confort de la classe loisirs, vous remarquerez les thèmes bien distincts par classe de voyage, sur les murs et sur les appuis-tête.
Les cabines sont décorées dans trois univers différents, dans les moindres détails, en Club Austral avec la fleur de canne, en classe Confort avec la feuille de palmier et en classe Loisirs avec les fleurs de vanille.

Les palmes pour nous en W :

Nous repoussons à 19:08…
BrrRrrrRrrrrrrRrr… vrombissement des GE90

Nous croisons des gros-porteurs qui s'apprêtent à partir aux quatre coins du monde… notamment un 777 coréen qui me donne envie, surtout avec le nouveau salon d'ICN. Le trafic à CDG est toujours aussi incroyable.
L'IFE se débloque également après une vidéo de sécurité un peu "cheap" (dommage car on peut faire beaucoup de choses avec l'identité réunionnaise).
Dans l’ensemble, la sélection de films est petite et la sélection de séries et de musiques absolument ridicules. Mais le plus important pour moi c’est la carte ou "route map" et elle fonctionne très bien.




Alignement sur la 26R à 19:18…

V1, rotate…

Bye bye Paris !


Et c'est parti pour un peu moins de 11h de vol vers Saint-Denis… (et pas celui de Paris…)

Très rapidement la table est dressée…

Avec toujours ce détail du logo…

Distribution du menu…



Sur Air Austral, en classe confort, il est possible de précommander son repas sur le site internet jusqu'à 72 heures avant le départ du vol.
Il existe toujours les options de menu de base ainsi qu'une option supplémentaire (disponible uniquement en précommande),
J'ai décidé de précommander les Saint-Jacques, et comme vous le verrez, ce n'est pas exactement ce que je vais recevoir…
Le PNC en charge de mon rang est souriant (je ne sais pas pourquoi tout le monde est si content aujourd'hui mais tant mieux), il s'adresse à moi par mon nom de famille et me demande ce que j'aimerais boire à l'apéritif, mais aussi quel vin j'aimerais pour accompagner le plat et si j'aimerais de l'eau avec tout ça.
Il me sert donc… trois verres. Une coupe de champagne, un verre de vin blanc et un verre d'eau. Je ne peux pas tout ranger sur ma tablette et je dois utiliser la mini tablette entre moi et mon voisin de voyage.








Comme vous pouvez le voir… je reçois le poulet. Étant fatiguée, je n'y fais pas attention de suite mais il me semble vraiment qu'il y a une erreur. Je vérifie mon billet et demande au personnel de cabine de confirmer mon option.
Le PNC en charge de ma rangée s'est immédiatement excusé et m'a apporté le plat que j'avais commandé. Il me propose un refill de champagne et me propose même du vin de la business (Club Austral). Et il me laisse le poulet.
J'ai donc pu goûter deux plats et tous deux étaient excellents. Cuisson parfaite, les saveurs sont là… c'est juste délicieux. Je sais que certains n'aiment pas le foie gras, mais moi j'adore et celui-ci était de très bonne qualité.
Deuxième plat donc :


Le chef de cabine principal vient me demander si mon expérience à bord est bonne, s'excuse pour la confusion et arrive avec une bouteille de vin à la main (de la Club Austral) pour me laisser goûter et choisir…
Je suis impressionné par le service.
Les refills sont constants, toutes les 5/10 minutes, eau, vin, café…
Autant vous dire qu'à partir de là je commence à voir double et je m'endors très vite… sous les étoiles et heureux de mon expérience…

Je me réveille au dessus de l'Ethiopie.

Je décide de faire un tour dans l'avion…
Des sandwichs et des snacks (saumon, poulet ou vegan de mémoire) sont disponibles dans les galleys, il faut cependant les demander au PNC. L'avion est plein de chez plein.
Il y a beaucoup de choses que j'ai noté pendant le vol, mais je préfère garder ces informations pour le rapport de vol retour afin de ne pas allonger celui-ci qui est déjà très long…





J'explore un peu l'IFE et je suis surpris de découvrir un documentaire absolument incroyable, très détaillé sur l'histoire et l'ambition d'Air Austral. Ce documentaire s'appelle "50 ans dans les airs et dans les coeurs", il n'est disponible qu'à bord et je pense qu'Air Austral devrait absolument le publier sur YouTube car il ne parle pas seulement d'Air Austral (dont l'histoire est juste géniale), mais aussi de RUN et de La Réunion.
Il y a plein d'images d'un autre temps… nostalgie…



Comme je l'avais indiqué plus haut, la sélection de films est meh…



Le soleil se lève sur l'océan indien et je décide de dormir encore un peu. On dort très bien sur ce siège.


Plus ou moins deux heures avant notre arrivée à RUN, la cabine est progressivement allumée et le service du petit-déjeuner commence.



Dans l'ensemble, je ne sais pas vraiment quoi en penser.
Visuellement, c'est très bien présenté et encore une fois j'aime le souci du détail mais sur un vol de 11 heures, à ce prix, il manque une option chaude.
Enfin, je ne sais pas si une omelette chaude a manqué aux passagers français mais à moi l'omelette française a manqué follement, éperdument, douloureusement… (si vous avez la ref).
La table est débarrassée lors de la descente.
Le chef de cabine vient prendre congé de nous, nous souhaite un bon séjour à la Réunion et nous descendons vers cette île paradisiaque…



Et nous y voici…



Touch down à 09:04, six minutes en avance.
On roule vers les portes, au passage on croise F-OLRB qui fait dodo dans un coin, F-OREU qui se fait pomponner et F-OMER qui vient d'opérer la UU103 depuis MRU.









Les portes s'ouvrent et je suis immédiatement choqué par la chaleur qu'il fait à la Réunion en mars. C'était un four. Je pense que c'est la chaleur la plus intense que j'ai ressentie dans ma vie… Plus chaude que Tokyo en été, plus chaude que le Ghana pendant la saison des pluies, plus chaude que Mumbai… c'était wow. Une expérience.




La zone des arrivées est absolument magnifique.
N'ayant pas de valise en soute, je passe la douane et sors de l'aéroport…
Je suis sorti de la porte de l'avion à 9h18 et je suis sorti du terminal à 9h22… donc 4 minutes de l'avion vers l'extérieur… Je pense que c'est l'expérience la plus rapide de ma vie. Incroyable.
Je me dirige vers l'arrêt de la navette JetcarOi (le RUN express jusqu'à Saint-Pierre pour 20 euros). Très facile à trouver…


La navette est climatisée et heureusement…



Une heure plus tard, j'arrivais à destination à Saint-Pierre. Par contre le seul problème de la navette JetcarOi c'est qu'elle ne vous dépose pas au centre mais dans un coin complètement perdu… Je vous jure que c'est la photo de ce qui se trouve à côté de l'arrêt :

OUH ! Bonjour toi. Une promenade jusqu'au centre de Saint-Pierre et un car jaune plus tard, j'arrive à mon logement à Manapany :



Et voilà ! It's a wrap.
Merci beaucoup d'avoir lu mon premier rapport de vol.
Je pense que ce n'est pas parfait mais j'essaierai de m'améliorer à l'avenir.
J'espère l'avoir rendu le plus complet possible et vous avoir donné une impression correcte de mon expérience sur Air Austral.
Quel plaisir de te lire.
Merci pour ce premier FR qui marque le début de ton passage ici, et je sais que tu as beaucoup à apporter.
Un produit solide de la part de UU, en 2026 et à l'air de la W, c'est très bien.
Dans ton cas, je trouve le fait de visiter les bars des hôtels voisins à CDG beaucoup plus pertinent que de s'éterniser au Paul Maxence. Merveilleuse idée !
J'apprécie de voir ces DC-10 d'un autre temps, mais qui sont bien présents dans nos mémoires.
See you next time !
Merci beaucoup !
Effectivement c'est très particulier pour moi de finalement poster sur Flight-Report.
Vivement lire ton arrivée / retour sur le site avec tes avis sur les vols et voyages extraordinaires que tu as effectué ces derniers mois, voir ces dernières année.
See you soon... at the lounge ? xx
Merci pour le FR très agréable à lire !
Prestation en W très correcte de la part de UU, avec en prime un équipage souriant et serviable! Certaines compagnies devraient s’en inspirer pour leur “premium” eco…
À bientôt sur FR et bon vols !
Merci beaucoup ! Effectivement. Je trouve même la W de UU bien plus que correcte.
Super report, détaillé en bien écrit. Merci
Super report, détaillé en bien écrit. Merci
Merci beaucoup !
Bonjour James,
Quel fantastique premier FR et un superbe exemple pour les nouveaux (et pas que) !
Le texte est agréable à lire, avec des anecdotes et des remarques judicieuses, mais aussi de l'humour.
Intéressant, les deux bars de CDG ; il aurait été plus logique de faire celui du Hilton en premier et le Sheraton en second, car on n'est jamais à l'abri d'une panne du CDGVal (c'est assez fréquent).
Je trouve le constat un peu sévère pour le Primeclass ; il est bien meilleur que le "Salon Paris".
Sur le vol, une belle prestation, en particulier le catering, qui est très proche des standards de la Business. Mention spéciale pour l'entrée et le plat de Saint-Jacques, qui donnent bien envie.
La faiblesse de l'IFE est souvent ce qu'on remarque sur les compagnies plus petites, qui n'ont pas les moyens d'avoir le catalogue des majors, les licences étant assez onéreuses.
Un bon vol dans l'ensemble, avec, je l'espère, un premier récit qui en emmènera bien d'autres.
À bientôt.
Merci beaucoup Leadership, vraiment, je suis touché par ce commentaire !
Et merci pour l'info sur le CDGVal, je ne savais pas qu'il souffrait de pannes fréquentes. C'est bon à savoir.
Effectivement, le Primeclass est au dessus du niveau du Salon Paris. Je pense que ma déception découle principalement du fait que quelques mois auparavant l'accès m'aurait été offert par UU.
Les Saint-Jacques étaient excellentes ! D'ailleurs je constate qu'elles sont toujours disponibles sur le site ce mois d'Avril: "Noix de Saint-Jacques aux morilles Risotto de frégola Julienne de carottes et de courgettes."
À bientôt !
Bravo pour ce premier report bien documenté sur une ligne et une classe de voyage que je connais bien.
Pour l'anecdote, j'étais sur le même vol dans la première cabine de la classe Confort.
Pour ma part, j'ai patienté au salon Paul Maxence pour la première fois et je trouve le rapport qualité prix non satisfaisant. Cette expérience ne sera pas renouvelé au profit de l'offre de bar de CDG
Il est bien loin du salon Extime du 2B et surtout de l'Admirals Club. Et bien que le salon Paris ne soit pas exceptionnel j'ai toujours apprécié la sympathie du personnel.
A bord, je reconnais bien le professionnalisme du chef de cabine principal de ce vol dans la gestion de la confusion et je confirme que les Saint-Jacques étaient délicieuses.
Concernant le hard product, le poids des ans se fait sentir mais le confort est toujours au rendez-vous.
La deuxième prestation a perdu son élément chaud et sa nappe pour la tablette et celle du plateau.
Cette premium reste de bonne facture en La Réunion et l'hexagone même avec une baisse constante du produit (plus de salon, plus de distribution de journaux, fin de l'apéritif dissocié, plus de plats chauds sur la deuxième prestation...).
Au plaisir de lire le report du retour.
Merci beaucoup pour votre commentaire !
J'ai été absolument conquis par la beauté de La Réunion, la tranquillité et la gentillesse de tous ceux que j'ai rencontrés sur l'île, et j'ai déjà envie d'y retourner cette année.
Nous sommes d'accord concernant le salon. L'Admirals Club est vraiment excellent, effectivement.
Et dommage pour le second service.
En espérant que si nous nous retrouvons de nouveau un jour sur le même vol, nous aillons à l'avenir, l'occasion de discuter du produit UU de vive voix (avec une coupe de champagne) !
Oh wow, je me souviens du jeu et du forum. Je pense qu’il y a de monde ici qui y a joué.
On peut allé à TBS juste avec une carte d’identité?
C’était en soi une anomalie face aux autres compagnies. Je ne suis pas surpris que cet avantage ait sauté…
Comme dit, les sièges font un peu ancien mais ils ont l’air bien confortables. En tout cas le service est au top comparé à d’autres premium éco.
Merci pour ce FR (d’ailleurs très complet et agréable à lire) et bienvenue parmi les contributeurs 😀
Merci momo !
Effectivement, les voyageurs qui détiennent une carte d'identité européenne (EU) électronique peuvent voyager librement en Géorgie.
Merci pour ce report et bienvenue dans la communauté Flight-Report.
Pour une première, c’est une excellente première !
C’est fort bien détaillé avec un ton fort agréable, vraiment plaisant à lire.
800 vols au compteur ? Chapeau bas. Dommage qu’ils n’aient pas été reportés plus tôt. Il doit y avoir de magnifiques souvenirs parmi ceux-ci.
Je suis vraiment agréablement surpris par la prestation de UU. Ça tient largement la comparaison avec certaines business qu’on peut lire sur ce site.
En tout cas, vu cette magnifique rédaction, on ne peut qu’être impatient de lire la suite de ce périple.
Bons vols
Merci beaucoup Greg !
Effectivement, de magnifiques souvenirs, du Sénégal au Cambodge, de l'Afrique du Sud à l'Équateur. Beaucoup de compagnies disparues aujourd'hui.
La prestation de UU est vraiment solide et je n'hésiterai pas à voyager avec eux lors de mes prochains voyages vers RUN ou DZA.
Encore merci xx
Alors même s'il aura fallu attendre 15 ans (soit depuis la création du site je crois bien...), merci pour ce premier FR et bienvenu !
Merci également pour les présentations détaillées, et pour m'avoir inclus dans la liste d'honneur, je suis flatté ^^
Très intéressante cette alternative aux salons. Je n'y ai jamais pensé (alors que maintes fois j'ai bien noté que les bars airside proposent une alternative crédibles aux salons quand ceux ci sont payants) mais c'est très malin. Préférence pour le second car la lumière est importante pour moi. Et entre nous, le mobilier du Sheraton devait être plus ancien que celui du PrimeClass avant ce changement ^^
Ca ne devrait pas avoir lieu, mais personnellement, je ne m'en formaliserais pas. Comme dit plus tard sur l'accueil AF, je trouve le personnel souvent trop guindé. Et cette familiarité ne me dérange pas du tout aux US (certes la langue joue dessus) quand je suis avec les mamies du ciel de AA qui m'appelle "mon chéri" (darling / sweetheart) ou discutent assez ouvertement.
Passons à bord, avec une belle prestation. surtout pour le catering qui semble offrir une base de Business, sans la présentation et les compléments. Le pitch est top, mais le vol est long.
Merci et à bientôt alors :)
Merci pour le partage,
C'est un récit très complet. Utiliser les bars d'hôtels pour passer le temps au lieu d'aller au salon semble être une option rentable et agréable si la queue aux contrôles de l'aéroport n'est pas trop longue.
Etrange langage que celui au comptoir d'enregistrement.
Dans l'ensemble cette classe Confort est d'un très bon niveau avec un repas de bonne facture. En revanche c'est vrai que la cabine montre des signes d'usure même si le siège reste confortable.
A bientôt,