Quelle expérience de GVA à BRU en Star A. Gold ?
Bonjour à tous,
Tout d'abord, je tiens à vous remercier pour vos commentaires sur mes précédents rapports de vol. Je suis (d'ailleurs) surpris de constater que beaucoup d'entre vous sont Suisses ou Belges ou basés dans ces pays ! Salutations.
Aujourd'hui, je partage avec vous mon expérience sur le vol aller de mon dernier voyage en Belgique, sur la rotation SN2722.
Comme sur le retour, j'ai voyagé avec un billet aller simple, acheté deux jours avant le départ pour 150€ au tarif « Classique » (du groupe Lufthansa). Un surclassement m'a été proposé à 120€, mais je l'ai refusé car je comptais utiliser mes avantages Star Alliance une dernière fois avant de basculer Silver.
Je suis (enfin j'étais alors encore en mars) Gold sur Star Alliance grâce à mon statut Elite Plus chez Turkish Airlines, obtenu il y a un an par une procédure de "status match" (assez facile à réaliser, même si j'ai dû les relancer deux fois) de Flying Blue Platinum AF à TK. Malheureusement, n'ayant pas assez voyagé avec Star Alliance cette année, ce sera mon dernier vol avec ce statut. Je compte donc bien profiter du "champagne" au salon.
Ce sera l'occasion finale de constater les réels avantages d'un statut SA Gold lors d'un voyage sur le LH Group en Europe en 2026.
Autrement, rien de remarquable niveau aviation ce jour. Cet après-midi, nous voyageons à bord du OO-TCQ, un avion sur lequel j'ai volé il y a des années lorsqu'il arborait les couleurs de Thomas Cook Airlines Belgium. Brussels Airlines ayant effectivement hérité d'une partie de la flotte Thomas Cook.
Notre voyage commence rue des Photographes à Genève, d'où nous rejoindrons à pied la gare de Cornavin sous un magnifique soleil de début de printemps.
C'est parti…
GVA…




On ne le dira jamais assez : Genève est l'une des villes les mieux desservies d'Europe, à tous les niveaux. À l'international, elle bénéficie de vols directs en provenance de toute l'Europe et du Moyen-Orient, ainsi que de plusieurs lignes aériennes majeures vers l'Asie et l'Amérique du Nord. Pour une ville de si petite taille, c'est rare.
Ensuite à l'intérieur du canton même, il est facile et sûr de se déplacer 24h/24 et 7j/7 avec une variété de transports, train, tram, bus et même bateaux.
Et surtout, la ville est très bien connectée à son aéroport, situé à seulement 5 ou 6 minutes du centre-ville en train. Avec des fréquences régulières et des transports fiables. Je ne connais aucune autre ville en Europe aussi bien desservie et aussi proche de son aéroport.
Ayant une confiance totale dans les TPG (Transports Publics Genevois) et les CFF, je me rends presque systématiquement à l'aéroport en train ou en bus, souvent seulement une heure avant le départ. C'est même plus agréable, plus rapide et plus facile qu'en taxi, en Uber (ou en hélicoptère, pour les chanceux qui habitent à Cologny), je trouve, sauf si vous avez beaucoup de bagages, bien sûr.
Comme indiqué dans un rapport précédent, en journée, les trains circulent toutes les 10 à 15 minutes, l'aéroport de Genève étant le terminus de plusieurs grandes lignes ferroviaires suisses. À Genève, les billets UNIRESO, fruit d'une collaboration entre les Chemins de fer fédéraux suisses et les transports publics genevois, sont disponibles. Pour 3 francs suisses l'heure (et 5 francs suisses en première classe), ils vous permettent de voyager librement dans tout le canton.
Vous pouvez également acheter votre billet aux distributeurs automatiques des CFF (ou via l'application et en ligne). Notez qu'en cas de retard, ou si vous ratez votre train, votre billet reste valable pendant une heure après l'heure de départ prévue, sur n'importe quel autre train ou bus.
Voici donc le train IR90 qui arrive, de retour de Brig.
Je me place au fond du quai (zone B ou A à la gare de Cornavin) afin de sortir devant les escalators à l'aéroport. Je monte dans un wagon réservé aux nounours. Pour les connaisseurs, c'est un wagon Ticki Park.





Je vais de nouveau passer les vues du hall de l'aéroport de GVA, qui n'a plus besoin d'être présenté. Terminal vieillissant, en service depuis 1968, qui sera démoli et remplacé par un nouveau bâtiment de 40 000 mètres carrés dans quelques années.
Je me dirige directement vers la file Business / First / Senator de LX à GVA. Accueil au comptoir souvent sans plus à GVA, mais toujours efficace. Mon baggage est enregistré et mon BP imprimé en deux minutes.
Comme vous pouvez le voir ici sur le BP, en 2026 le statut TK Gold est en GROUP2 dans les startings blocks d'embarquement LH. Par le passé il me semble que je me suis déjà retrouvé dans des zones différentes avec le même statut.

J'utilise le filtre sécurité prioritaire, et comme d'habitude, je suis airside en 2 minutes. Je n'ai jamais du attendre à ce filtre.
Je me rends à l'un des salons SWISS.
Il est à noter qu'en 2026, l'aéroport de Genève propose 9 salons ! C'est exceptionnel pour un aéroport de cette taille, surtout si l'on considère les données suivantes (issues du rapport annuel de GVA, d'ailleurs très bien réalisé) :
Chaque année :
- 46 % des voyageurs à GVA voyagent avec EasyJet (sans accès aux salons).
- 56 % des voyageurs à GVA voyagent avec des compagnies aériennes non membres d'alliance.
- 26 % des voyageurs à GVA sont des passagers Star Alliance.
- 9 % des voyageurs à GVA sont des passagers OneWorld.
- 8 % des voyageurs à GVA sont des passagers SkyTeam.
Et seulement 12 % des voyageurs à GVA sont des passagers de LX.
Je ne connais aucun aéroport de la taille de GVA offrant autant de salons… On y trouve les salons SWISS Business, SWISS Senator et Frequent Flyer, ainsi que les salons SWISS First, Air France, British Airways, deux salons Marhaba, un salon Horizon et un salon Swissport.
(Et bien entendu c'est sans parler des "salons" au terminal privé, le T3).
Mon statut me donne accès à deux salons LX ; je privilégie le salon SENATOR, car il est souvent moins fréquenté et, je vais aussi dire, mieux fréquenté, les usagers étant des habitués de la maison.
Salon LX




L'accueil est chaleureux mais pas très original…
Cela doit être la trentième fois que je visite ce salon, et comme c'est le cas depuis des années, l'accueil est toujours le même (c'est même amusant) :
« Bonjour M. JamesEBBR, avez-vous besoin du code Wi-Fi ?»
« Non, merci.»
« Bienvenue au salon.»
Je peux maintenant presque prédire et dire en même temps que l'agent, mot pour mot, cette phrase d'accueil. C'est un peu robotique… même avec le sourire.
Et me voilà donc arrivé dans ce salon que je connais bien.

Alors oui, ce n'est pas un salon Cathay Pacific, loin de là, mais il réunit tout ce dont j'ai besoin dans un aéroport comme GVA avant un short haul :
- Propreté
- Simplicité
- Efficacité
- Constance au niveau du service et catering.
C'est simple et ça fait le job.

Je m'installe d'abord au fond, avant de me déplacer vers les chaises hautes pour manger.
Je remarque un léger problème de propreté juste après l'entrée (mais un employé du salon y remédie rapidement).
Honnêtement, ce salon est (presque) toujours impeccable. D'ailleurs, le personnel qui s'occupe du nettoyage et du buffet est le même depuis des années. Cela contraste avec le salon Air France, où j'ai l'impression qu'il y a eu beaucoup de changements de personnel en fin d'année dernière.

Buffet :










Pas de champagne pour moi cet après-midi malheureusement, c'est du KATTUS, un sekt des environs de Vienne.
À 9 euros la bouteille, on est loin de quelque chose de premium, loin de ce que propose AF dans le salon d'à côté. Cependant, même si ce n’est pas cher, c’est quand même bon et satisfaisant.

Santé à tous, chers FRistes !
J'ai décidé de goûter le poulet zurichois (globalement, c'est un vol-au-vent), et c'était très bon. Il me semble que l'offre s'est légèrement amélioré ces derniers mois.
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Pendant mon repas, j'ai remarqué que 25 minutes avant l'heure prévue de l'arrivée de OO-TCQ à GVA, l'avion n'avait toujours pas décollé de EBBR… Mince alors.
Mais comme je n'étais pas vraiment pressé ce jour, allant juste voir ma famille, ce n'était pas grave. En général, je trouve SN beaucoup moins ponctuelle que LX (mais je n'ai pas les statistiques pour prouver mon point ici), surtout avec les nombreuses grèves en Belgique et les conséquences sur le "schedule" les jours suivants les grèves.
Enfin bref, ça m'a laissé plus de temps au salon pour savourer ce délicieux vin pétillant de grand standing (hum…).
J'ai suivi mon vol sur FlightRadar24. J'ai été assez surpris de voir à quel point le vol était court aujourd'hui, à peine plus de 50 minutes. Ce n'est peut-être pas étonnant pour du CDG, mais sur la rotation de BRU, c'est vraiment rapide.




J'ai reçu une notification de l'application SN à 16h42 m'informant que l'embarquement était retardé de 16h35 à 17h00…
Cela me paraît un peu tard pour l'annoncer, sachant que le vol a décollé de Bruxelles près d'une heure avant l'annonce du retard.

Je quitte le salon quelques minutes plus tard et me dirige vers la porte, arrivant trois minutes plus tard à 17h05, mais me doutant bien que l'embarquement ne commencera pas tout de suite…
Nous sommes en porte A3 aujourd'hui.

C'est en arrivant aux portes A que je m'en rends compte (souvent), à quel point je suis content d'avoir accès au salon à GVA… Un espace calme pour attendre mon vol.
Car lorsqu'un vol est complet, l'espace restreint devant les portes d'embarquement en zone A est vraiment désagréable. C'est toujours bondé, et les gens débordent même dans le long "couloir" qui relie toutes les portes.
D'ailleurs, quand je voyage sur une compagnie ne m'offrant pas de salon voir dans les situations dans lesquelles je n'ai simplement pas accès, je vais toujours attendre dans les zones recluses et calmes à l'étage, devant la chapelle.
Comme tous les vols pour BRU : c'est absolument plein à craquer.

L'embarquement commence 15 minutes plus tard… à 17h20… (C'est tellement agréable d'attendre comme une plante en pot sans rien savoir).

Comme c'est souvent le cas sur les vols Genève-Bruxelles, l'avion est bondé de familles de diplomates ou de membres du personnel des nombreuses organisations internationales qui se relaient entre l'OTAN/ONU, le Parlement européen, etc.
Je vous laisse imaginer le plaisir d'attendre encore dix minutes dans une passerelle d'embarquement pleine d'enfants et de bébés qui hurlent. J'en compte au moins dix rien que sur la photo…
J'ai l'impression que cette pratique consistant à entasser tout le monde dans la passerelle d'embarquement se généralise dans le monde de l'aviation. Et ce juste pour accélérer l'embarquement ? Gagner des points sur les arrivées à l'heure ? Mais ce n'est peut-être qu'une impression de ma part et que ça a toujours été comme ça ? Et vous, comment ça se passe sur vos vols en ce moment ?
Uuugh. C'est la garderie de l'ONU ici.

Nous avons été libérés quelques minutes plus tard…
Embarquement / Expérience à bord
Nous arrivons finalement à bord de OO-TCQ. Un A320 de presque 23 ans… Ex-My Travel, Ex-Vueling, Ex-Thomas Cook (UK et Belgium)… il en a vu du monde.





Toutes les cabines des A320 de SN sont équipées de sièges Recaro BL3520 slimline, également appelés « NEK ».
Pas de livrée spéciale aujourd'hui, mais, à l'instar de certaines livrées Luxair, mon sac « confort » pour les moments d'inconfort est joliment décoré.
Du grand art. And I'm on the star ouest ? Alright…

L'accueil est courtois. En général, je trouve le personnel de Brussels Airlines sympathique. C'est la Belgique, l'ambiance est détendue. J'aime bien.
Je m'installe dans mon siège NEK, qui risque fort de me donner un stiff neck. (Torticolis pour les puristes).
Comme il n'y a pas de service à l'arrière aujourd'hui, je décide de jeter un œil au menu.

Les prix me semblent raisonnables (sauf certains articles, notamment les bières et vins) :
Des maquettes sont également disponibles à 25 euros. Je vois celles de Trident et d’Amare.
Si la livrée Trident est actuellement sur OO-SNO, il fut un temps où c’était OO-SNA qui arborait cette livrée (enfin, la première version). OO-SNA est maintenant découpé en morceaux et vendu sous forme de tags… ow ow ! (Littéralement… OO-).





Nous restons assis et au sol presque 45 minutes avant que les choses bougent… une histoire de créneau, comme d'hab.
Un Portugais se gare à côté de nous, la porte se ferme et nous repoussons à 18h10, une heure et dix minutes après l'heure de décollage prévue.
Qu'est-ce que cette cabine est étouffante quand le vol est plein… Je préfère nettement les voyages sur les 220 de LX.
Notons que sur SN, il n'y a pas de rideau entre la J et l'Y.




Oi ! Gatinho. Tudo boooooom ?

Nous roulons rapidement jusqu'au pied de la piste 04 et décollons à 18h20, avec une heure et vingt minutes de retard. Voyons combien nous pouvons rattraper.
Comme toujours, lorsque nous virons au nord depuis LSGG, nous survolons le lac de Joux.

Le service, ou plutôt le passage du BoB, commence dix minutes plus tard. J'ai opté pour une bière Leffe et des chips Watsons, une marque belge que je ne connaissais pas du tout.
C'est simple, c'est bon. Cependant, et même si la Leffe semblait être la meilleure bière de la carte, 6,50 € la 33cl… c'est plutôt cher. "C'est l'avion, c'est comme ça" on me dira…
On m'a servi le tout avec un gobelet en carton. Pas idéal le carton car cela ne met pas vraiment en valeur le goût de la bière. Mais c'était mieux que rien.




Le reste du vol se déroule sans encombre, je suis débarrassé de ma canette et mon carton 20 minutes plus tard et nous entamons notre descente vers EBBR.
Arrivée à 19h25, soit avec près d'une heure de retard.

Les passionnés de spotting les plus avertis reconnaîtront ce clocher emblématique sur les photos de spotting prises à BRU.
Un court taxi et nous arrivons aux portes A.




Bye bye OO-TCQ, et comme on dit ici…Tot de volgende keer!

Nous voici donc au pier (jetée) A à BRU. De là, il faut compter 10 minutes de marche (15 voir 20 minutes depuis certaines portes) pour rejoindre la zone de récupération des bagages.
Ma valise sera déjà sur le tapis à mon arrivée.
Nous contournons avant la célèbre fusée Tintin.
Et nous voici ensuite dans la zone des départs STIB et De Lijn (les bus locaux) et deux niveaux au-dessus de la gare SNCB/NMBS.
L'aéroport de Bruxelles est très bien desservi par les transports en commun depuis la ville de Bruxelles ; en revanche, pour le reste du pays, la situation n'a pas toujours été la même. Mais depuis un an, et c'est un véritable miracle, la SNCB propose des trains directs entre Liège-Guillemins et l'aéroport de Bruxelles. Plus besoin de changer de train à Louvain ou à Bruxelles-Nord.
Comme ma famille habite dans le sud du pays, j'ai décidé de prendre le train pour Liège. C'est le moyen le plus rapide et le plus simple.
Il y a un départ toutes les heures, assuré par des rames M7 de la famille Bombardier Twindexx.







Avant de descendre à la gare, profitant de quelques minutes de libre, je vais observer les décollages et j'aperçois un avion très familier, typique de l'aéroport d'où je suis parti une heure et quelques minutes auparavant.

Passage devant un restaurant haut de gamme. C'est la Tour d'Argent belge.

Rejoindre la gare SNCB de l'aéroport est très facile ; elle se trouve tout simplement en dessous de la zone des arrivées.
Je paie 26 € pour un aller simple (tarif week-end) pour Liège.




Direction voie 2…

Je croise le train venant de Liège et allant à Knokke (le mien, mais dans la direction opposée).

Et me voilà à bord.
Le train est à l'heure et j'arrive à Liège une heure plus tard.