Bonjour à tous,
Suite du routing vers Bujumbura.
Je crois que BJM n'a été reporté qu'en anglais et il y a fort longtemps.
C'est d'ailleurs mon 100ème aéroport sur ce site :)
Enchainement de vols
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- 2KQ460 - Economique - Nairobi -> Bujumbura E190
Pour les explications et le pourquoi du comment je me retrouve à aller au Burundi, c'est dans le premier opus.
On s'était laissé au pas de course à Nairobi, aéroport que je découvre.
Je suis le panneau connecting flights

Mauvaise surprise : NBO fait partie de ces aéroports où le PIF doit être repassé même en zone internationale.
Dans la fatigue (6h du mat), j'oublie que j'ai mon passeport diplo qui m'aurait fait doubler la queue et j'attends 30 bonnes minutes pour passer le PIF, le tout entrecoupé de touristes franchement désagréables doublant tout le monde (je me suis pris la tête avec un indien).

Direction le terminal 1B d'où part mon vol.

Ce coin là n'est pas des plus glamours.

Vue sur notre Embraer du jour


Bon je suis clairement le dernier à embarquer : j'avais 1h10 de correspondance et en enlevant 20 minutes pour sortir de l'avion précédant, puis 30 minutes de transfert + PIF, on est à H-20 du décollage.

Surprise : le 788 que vous voyez sur la gauche est le Boeing qui nous a emmené depuis Paris. Mes deux avions étaient en fait à côté.

Accueil à bord cordial. Je monte et je me déplace de siège (en face) pour avoir un hublot. Je suis en fond de cale.
Un oshibori nous est distribué comme sur le vol précédent.

Vue du hublot avec ce 737 KQ.

Les IFE diffusent les consignes de sécurité.
Ils sont vieillots et resteront éteints ensuite durant le vol.

Le pas est agréable pour ce vol d'à peine 1h30.

Nous nous mettons au roulage à l'heure. Pour le moment c'est un sans faute de KQ : certes un retard au départ

Tout au bout: une compagnie que j'ai du mal à identifier. China Southern ?

Pas d'attente au décollage, nous voici en piste.

Une sorte de cimetière d'avion avec quelques dérives KQ.

Et nous voici airborn, mon escale à Nairobi n'aura pas dépassé deux heures.

Nairobi est sous les nuages bas en ce début de matinée. On survole le sud-est avec la banlieue Est ici sur la photo.

Demi-tour direction l'ouest et le Burundi.
Le Kilimandjaro. C'est la première fois que je vois ce sommet mythique.


Le Kilimandjaro et le mont Meru.

La littérature à bord de cet E190


L'ambiance de la cabine est calme et les PNC sont plus sympa que sur le CDG-AMS-NBO

Le catering du matin qui a le mérite d'exister. La PNC me donne d'office deux croissants que je refuse, je n'ai pas fort faim.
Au niveau du goût on est pas à Paris mais ça se mange. Le jus d'orange est basique et le croissant à le goût du visuel.

Pendant ce temps nous survolons le lac Victoria avec la ville tanzanienne de Mwanza. Nous apercevons le pont de Magufuli.

Nous survolons désormais le Burundi, petit pays d'à peine la taille de la Sicile mais peuplé d'environ 14 millions d'habitants.

Début de descente direction Buja.

C'est très vert et les hauts plateaux du centre du pays laissent place à la plaine du lac Tangyanika, où se trouvent notamment Bujumbura (700m d'altitude), le point le plus chaud du pays, et le plus bas.

On s'aligne vers le sud en finale sur BJM

Mes premières vues du nord de Bujumbura.

Et nous voici posés, à l'heure, au Burundi.

Demi-tour sur la première raquette, ici pas de taxiway.

On remonte la piste. On voit bien les montagnes du Kivu au Congo.
Le M23 est descendu jusqu'ici en décembre 2025 avant de se retirer, mais à quelques dizaines de kilomètres d'ici la guerre fait encore rage; petite piqure du rappel sur les massacres et le génocide que sont en train de vivre les populations de l'est congolais.

L'aérogare de Bujumbura au design assez amusant.

Descente assez rapide par l'avant et l'arrière et j'immortalise la queue de notre appareil.

Direction l'aérogare.

Ca fait un peu starwars.

Par la suite au vue de la présence militaire j'arrêterai de prendre des photos.
Le visa d'entrée coûte 90 USD / 85 € à payer en billets uniquement et ils ne doivent pas être froissés.
Possédant un passeport diplomatique, j'en suis exempté mais visiblement tous les agents n'étaient pas au courant.
Bonne nouvelle cependant, malgré tout le mal qu'on m'ait dit de KQ et des bagages oubliés et vols en retard, je finis mon routing à l'heure et avec mes deux bagages !! Nul doute que la proximité entre mes deux avions à Nairobi a grandement joué et tant mieux.
A BJM, pas de transport en commun évidemment, taxi obligatoire pour rejoindre le centre. Dans mon cas, l'ambassade est directement venue.
Le Burundi
Pour ceux qui sont curieux et se demandent à quoi ressemble le Burundi, je vous glisse quelques photos. Sans en faire un bonus car pas assez, mais de quoi donner une idée.
Le Burundi ressemble au Rwanda car la typographie est relativement semblable : le pays est en altitude et couvert de forêts d'eucalyptus.
Les deux pays sont aussi surpeuplés avec des densités hallucinantes de presque 600 hab / km2.
Bujumbura n'est pas si grande, 2 millions d'habitants, donc le reste du pays est fortement peuplé. Il y a peu (pas) de grandes villes.
Ca change des derniers endroits où j'ai habité, notamment la Grèce ou le Chili où dans les deux cas 50% de la population habitait en ville.
Les températures sont tempérées par l'altitude dans le pays et à Bujumbura aussi bien que beaucoup moins, mais les 700m d'altitude permettent d'éviter de dépasser les 32° contrairement à d'autres villes le de la même lattitude.
Le Burundi est un pays extrêmement pauvre, au PIB / habitant dans les plus faibles avec Haïti et le Soudan du Sud.
Il y a relativement peu de choses à faire et à voir c'est vrai, mais pour le moment le pays est attachant.
L'histoire y est aussi dure qu'au Rwanda avec les mêmes ethnies et les mêmes enjeux. Les déplacements incessants de population entre Rwanda, Burundi et Kivu déplacent également les hostilités. Chaque événement dans un pays se répercute ailleurs, et avec le soutien actif du Rwanda au M23 la situation entre les trois pays se détériore.
Le Burundi souffre aussi d'un isolement commercial. La frontière terrestre avec le Rwanda est fermée, celle avec le Congo impraticable à cause de la guerre, ne reste que la Tanzanie, dont la frontière se situe à 6 heures de route de Bujumbura.
La monnaie (Franc burundais) ne vaut rien et subit une dévaluation constante ainsi qu'un taux parallèle. Le pays est isolé et incapable de commercer avec l'extérieur. Les productions locales sont faibles et bien trop faibles pour la population, ce qui fait qu'on manque à peu près de tout.
Voilà pour un petit topos du Burundi, certes pas très vendeur mais la réalité est là.
Le nord du pays avec les toits typiques en pyramides très pointues

On le surnomme (avec le Rwanda voisin) le pays aux mille et unes collines.


Bujumbura n'est pas désagréable à vivre mais il n'y a strictement rien à faire, pas même un musée.

Heureusement nous avons quelques beaux couchers de soleil sur les montagnes du Kivu au Congo.
Merci pour cette suite.
L'efficacité de NBO pour les contrôles de sécurité peut encore être améliorée, car dans ton cas cela aurait pû être préjudiciable avec seulement 1 (?) vol par jour.
À bord, vue la durée une prestation suffisante, et l'équipage a contribué à rendre le vol agréable.
Avec la saison des pluies, le pays est très vert.
L'immigration fait perdre du temps, mais tous les bagages sont là donc grand soulagement
Merci Louri pour ce FR.
Timing serré mais tu as bien géré ( sauf la file diplomatique)
À bord c’est mieux que rien.
Voir le Kilimandjaro c’est top.
J’ai beaucoup l’architecture de l’aéroport de BJM.
Totalement atypique.
Merci également pour le supplément sur le pays, très intéressant
À bientôt
Ce n'est pas la connexion la plus tranquille qu'il puisse exister, surtout pour se retrouver à 50m de l'avion que tu viens de quitter. Ça aurait été plus facile si tu t'étais rappelé de ton passeport diplomatique 😆
C'est une liaison assez exclusive ici, et même de manière générale.
L'architecture de l'aéroport a des airs de Star Wars haha
Merci pour ce FR mais aussi pour le petit bonus. C'est rare de voir des images et des retours du Burundi.