Bonjour à tous et surtout Kalimeras sas !
Après six mois loin de la Grèce, il me faut vite ma dose. Ca tombe bien, ayant récemment fini les études, j'ai quelques mois où j'ai bien envie de voyager. Je me dirige vers la Grèce que je connais bien, pour y avoir habité, et la Turquie, pour notamment faire la côte occidentale (Ephèse, les cités lyciennes) et le Kurdistan.
Voici le routing. J'ai déjà publié le vol Athènes - Istanbul sur 3U, ainsi que les vols intérieurs en Turquie.
Il me reste donc l'acheminement en Grèce (ce report), ainsi que le retour de Turquie vers Barcelone, que j'effectue sur Air Serbia mais dont le premier leg IST - BEG est opéré par la fameuse Bulgaria Air en E190. Deux compagnies que je vais découvrir et également l'aéroport de Belgrade que je ne connais pas.
Evidemment, des vols JU EST > OUEST, l'horaire est terrible, avec un départ à 4heures du mat de IST et une arrivée à 9h à BCN.
Enchainement de vols
- 1V72470 - Economique - Marseille -> Santorin - Airbus A319
- 2
- 3
- 4
- 5
- 6JU427 Bulgaria Air - Istanbul -> Belgrade - E190
- 7JU580 Air Serbia - Belgrade -> Barcelona - A319
Marseille - Santorin
Je cherchais à arriver par le sud de la mer Egée, potentiellement en Crête, puis remonter sur Milos, Folegandros, et Sifnos.
Mais les ferry ne me vont pas, et finalement je choisis un autre itinéraire, en arrivant par Santorin, pour ensuite me rendre sur Amorgos, sublime, et terminer par Naxos.
Je resterai quelques jours à Athènes évidemment, avant de filer sur la Turquie.
Ce vol Marseille -> Santorin je le paierai un mois avant une vingtaine d'euros. A cela je cherche à ajouter mon bagage cabine qui est assez gros et ne passera pas en effet personnel. Mais je me rends compte qu'acheter un bagage en soute coûte moins cher qu'un bagage cabine (d'une dizaine d'euros). Donc finalement autant le mettre en soute.
J'arrive de Grenoble en fin de matinée à Marseille après un long mais peu onéreux trajet en flixbus

Vu que j'avais pas grand chose à faire, je décide de prendre le ligne de bus qui va jusqu'à Vitrolles pour 1€ au lieu de celle qui va à MRS pour 7€. Une économie de folie mais quand on est étudiant au chômage tout est question d'économie. Ces 6€ me paieront deux gyros kotopoulo stin Ellada.

Je chemine tranquillou dans cette zone industrielle en appréciant le beau temps Marseillais

Passage sous l'A7, non sans charme

Mon chemin croise celui d'une éminente chaine de supermarché peu cher, je m'empresse de m'y engouffrer, car la clim fait du bien, et aussi acheter de quoi manger pour ce midi.

Voilà avec quoi je voyage, mon sac qui me suit depuis le Chili et qui pèse tout de même assez lourd. A gauche, c'est le reste de mon picnic Lidl, qui continuera avec moi en Grèce.
Je me rends compte que je suis à la bourre, c'est donc en bus que je finirai ce trajet ma foi tout à fait agréable.

A 15h40, soit deux heures avant mon vol, je suis face à ce petit FIDS de la gare routière de l'aéroport de Marignane. Mon vol n'est pas encore affiché.
Pas mal de destinations sympathiques sur ces deux heures.

Je ne sais pas pourquoi (sûrement la rareté) mais j'adore partir de MRS. J'y vais rarement, et j'y arrive toujours d'une manière différente, toujours en été, et toujours sous le soleil. Bref, un plaisir d'être ici encore une fois.

Direction le T1

Que voici de l'intérieur. Il n'est pas tout jeune sans être désagréable. Ambiance Mexico avec le sombrero de touristes.

Les départs sur 36 heures c'est assez rare pour être noté. Quelques vols sympa dont Addis, Caen,Limoges, non je déconne


Aucune prise électrique à l'horizon, mais il y a ces batteries externes disponibles gratuitement.

C'est l'occasion de tester un service. Alors un peu pénible de devoir se créer un compte, mais ensuite c'est bien pratique. Grosse question : est-il possible d'aller la rendre airside ? Pas de réponse, je ne teste pas.
En attendant, j'enregistre mon bagage qui passe sans souci. C'est devenu rare ces derniers temps pour moi d'avoir un bagage en soute.

Passage aux toilettes, rien à dire c'est propre.

Je me dirige doucement vers le PIF.

Je passe par dehors parce que c'est plus marrant et j'aime vraiment bien l'atmosphère de la Provence même si c'est aux abords de l'aéroport ^^


Bon, dehors c'est agréable mais je vais dans un endroit encore mieux ^^ donc s'agirait de ne pas louper son vol.
Direction le PIF qui est fluide.

J'essaye de toujours prendre en photo ce petit truc au cas où.

Passage obligatoire par le duty-free.

Je ne m'attarde pas même si je ne suis jamais contre remettre un petit coup de parfum, surtout que je suis parti tôt de Grenoble et que j'ai un peu marché.

Direction ma porte d'embarquement. Je crois que je découvre le T1 de Marseille, qui n'a rien à voir avec le T2 et est franchement agréable.
Ce n'est pas étonnant car d'après Wikipédia, le T1 a à peine un an au moment où je foule son sol.


Ma porte est tout au bout du Terminal dans une partie un peu plus calme3

Je passe devant ce 737 KLM dont la destination n'est pas un secret.

Ici c'est sobre et plutôt vide. On dirait que tout n'est pas encore fini.

Il faut passer à travers ce relay pour accéder aux portes.

Tiens, aujourd'hui, c'est dry september et même l'eau est incluse.

J'arrive au bout du terminal, ma porte est la 44 soit tout au fond.
Un pub qui me met déjà dans l'ambiance de ma destination avec une lettre de l'alphabet. J'ai vraiment hâte de pouvoir enfin reparler grec.

Voici le nez de mon A320.

L'embarquement commence quand j'arrive et je monte vers la fin. Le vol affiche un taux de remplissage pas déconnant pour un début septembre. Majorité de français évidemment.

Un petit fuselage shot partiel. On dirait que la passerelle est moins récente que l'aérogare.

Assis à mon siège en rangée A, le pas est correct pour ces 2h30 de vol.

La fiche de sécurité est directement intégrée au siège.

Le programme MegaVolotea, j'avoue ne pas vraiment avoir regardé car je prends rarement Volotea, qui tend à surtout desservir la province.
Je n'ai utilisé V7 que 5 ou 6 fois dans ma vie.
Il y a aussi le Bob via QR code, et le wifi qui permet de se connecter au site Volotea qui n'est pas degueu pour de la LC.

Le PSU, typique A320.

La passerelle est retirée, on aperçoit un A3 pour le même pays que moi, destination : Athènes. Vol A3695

LH s'en va pour Munich. LH2265

On s'aligne sur la piste. Le temps est au beau fixe.

L'étang de Berre.

Décollage et vue sur le T1 qui a de l'allure vu d'en haut.

La ZI où j'ai zoné deux heures plus tôt

Le Parc départemental de la Tour de l'Arbois

Aix TGV

Le viaduc de la LGV au-dessus de l'A8, et à gauche le magnifique aqueduc de Roquefavour qu'on aperçoit en entrée de gare d'Aix TGV (ou sortie si direction Paris)

Aix en Provence

Et évidemment, la Sainte-Victoire

Quelle région magnifique sérieux.

Au fond, les Alpes que j'ai quittées ce matin.

Peu de neige évidemment après 3 mois chauds d'été.

On passe au nord de l'horrible ville de Toulon, de mon côté des petits villages provençaux, ici peut-être Draguignan ?

Roquebrune et Puget sur Argens

Au loin, un sommet assez pointu, peut-être dans le Mercantour ?

On rejoint la mer Méditerranée par Fréjus / Saint Raphaël

Au loin, Nice et son aéroport. Sympa d'avoir une belle vision de la Côte d'Azur

Superbe

L'extrême sud-est de l'Hexagone


Puis nous coupons l'antenne de la Corse en survolant Bastia.


Bastia

l'ïle qu'on aperçoit au premier plan semble s'appeler d'après Google Map "Arcipelago Toscano"
Derrière, la péninsule de Monte Argentario


Puis nous passons à l'ouest de Rome et Fiumicino

Zoom sur FCO

Et la super ville de Rome. Evidemment le zoom gâche un peu la vue ^^

La baie au nord de Naples

Naples quartiers nord (Aversa)

Et le centre ville de Naples

Grand moment (selon moi) avec un survol absolument parfait du Vésuve. C'est super impressionnant et je suis très content d'être à gauche.

Naples et son aéroport

Le Vésuve .. Sublime!!!

On aperçoit Pompei (archéologique) et la nouvelle ville au pied du volcan.
On se rend bien compte de l'hyperurbanisation depuis l'Antiquité de cette zone, non sans danger comme en témoigne l'histoire.

Avance rapide jusqu'à l'Adriatique, où le soleil nous quitte. Nous passons au-dessus de Kefalonia, avec Lefkada ici, où j'ai passé les vacances de Noël 2024 avec ma famille quand j'habitais à Athènes.
On reconnait les côtes bien découpées des îles ioniennes, et la blancheur de la roche. Lefkada veut d'ailleurs dire Blanche en Grec. Cela a donné leucocyte (globule blanc).

Puis nous survolons le Péloponnèse avec Patras, quatrième ville de Grèce.

Nous débutons notre descente sur Santorin alors que nous passons au sud d'Athènes.


La mère des Villes se mérite et j'y serai dans 10 jours ^^

Nous survolons ensuite Santorin avec ici Oia (prononcée Ia / Iya) en grec et pour être compris (et estimé) des locaux.

On traverse l'île avec sa capitale, Fira (plutôt TH en Grec)

Demi-tour au-dessus de l'Egée et on revient se poser à JTR à l'heure.Température extérieure : 25°c.
On croise du Easyjet et Aer Lingus

Et aussi Austrian

Je finis mes tomates cerises achetées au Lidl de Vitrolles mais alors que j'en croque une, elle explose et asperge de pépins mon voisin^^ oups, mais c'est du bio.

Descente par l'arrière, je m'aperçois que mon A320 est en fait un A319 depuis le début ^^ ou alors il a changé en route. Oups

Austrian en version Expo 2025 à Osaka

Débarquement également par l'avant et pas de no photo.

JTR n'est pas très glamour.



La PAF vue de l'extérieur. Vu la tête, on doit être sur les passagers de Dublin, ou le Easyjet qui venait peut-être du UK ?

J'attends mon bagage

Ceux-ci sortent du sol.

Passage aux toilettes qui sont dans un état convenable.

Évidemment, sur les îles grecques il peut être déconseillé de boire l'eau. Moi je n'ai jamais eu de pépin.

Et me voilà sorti de l'aéroport.

J'attends le bus KTEL qui coûte 2€20 et passe toutes les 30 min à 1heure. Durée du trajet pour Fira: 10 minutes.

FR24


Merci à tous pour la lecture de ce report, je vous invite à découvrir un bonus de Santorin qui montre qu'on peut se passer des touristes sur cette île ^^
L'intérêt de ce vol réside principalement au niveau des paysages survolés.
BONUS - Santorin
tout d'abord, une jolie vue de Fira de nuit. Rien à dire, c'est très beau ^^

Le lendemain, je commence par une randonnée bien connue : relier Fira à Oia, il faut compter environ 2h30.La rando se fait aussi dans l'autre sens.
Je l'avais faite il y a plus de 14 ans avec mes parents ^^
Départ de Fira


La Caldera, et au fond, le sommet de l'île Profitis Ilias (Prophète Elias) où trône un monastère (567m)

Un peu plus loin sur la route. L'occasion de ramasser quelques pierres ponces.

Et je suis vraiment seul au monde. Par contre il y a un vent de folie comme souvent sur les îles Grecques

Des églises très sympa sur le chemin

Il y a des stands où prendre de l'eau (qui légalement en Grèce coûterai toujours (!!) 0.5€ / 50cl)

Au loin, Oia. Comment ne pas tomber amoureux ?

Le nord de l'île. En face, Thirasia, un morceau du volcan qui s'est fragmenté lors de l'éruption minoenne (17e-15e siècle avant notre ère).
Cette éruption a marqué durablement les cités égéennes et contribua à la chute de la civilisation minoenne. Un tsunami de grande ampleur ravagea la Crêtes et les îles aux alentours.

Arrivée sur Oia
Je passe l'après-midi sur la plage de Paradisos et revient pour le sunset à Oia. Cela sera le seul moment de mes 4 jours sur l'île où je souffrirai des touristes.



Le lendemain je choisis de louer un scooter. Je n'ai pas le permis A sauf qu'avec un permis B le max autorisé c'est 50cc, en Grèce, tu vas nulle part avec ça. Mais au final la plupart des loueurs acceptent quand même sans souci, même s'ils essaieront de vous refiler un quad.
Petite démonstration : ne jamais parler anglais, je suis vite revenu au grec pour faire descendre le prix.

direction le sud de l'île avec le mont Mesa, juste à côté du Profitis Ilias. Le village que vous voyez est Kamari, avec JTR juste à gauche et un avion (peut-être Aegean ?) en finale.

Un vent de malade m'oblige à garer mon scooter à l'abris sinon il tombe.
Vous pouvez monter à pied mais c'est éreintant!


Direction l'ancienne cité de Fira. L'accès est gratuit pour les étudiants ou profs UE, sinon de mémoire c'est 5 euros.

Une belle image pour illustrer la force du vent.

Les connaissances sur cette cité sont relativement récentes, comme souvent en Grèce, tout avait été stoppé sous l'Empire Ottoman voire pillé.
La fondation daterait du 9ème siècle avant JC et serait à l'origine une colonie Spartiate.
Elle fonde ensuite sa propre colonie à Cyrène, en Libye, et gagne en importance.
Elle sera abandonnée au Moyen-Age, sûrement à cause d'une éruption, puis oubliée et redécouverte au XXème à l'indépendance de la Grèce.

La visite est vraiment sympa et il n'y a personne.
L'île au fond est Anafi

On peut aussi regarder les avions défiler, mais le vent m'a convaincu de redescendre.


A l'origine je voulais monter sur le sommet voisin, Profitis Ilias, mais au final je juge que la vue d'ici est suffisamment bien et je me rends directement sur le site historique d'Akrotiri, véritable Pompei grec.
L'accès est toujours gratuit pour les étudiants et prof UE, comme partout en Grèce.

Akrotiri date de l'Epoque du Bronze et est fortement lié à la civilisation minoenne. Le site a été découvert par un chercheur grec très tardivement (il y a à peine 50 ans) mais c'est clairement un site majeur pour la compréhension de la vie de l'est de la Méditerranée, d'où le surnom de Pompei grec pour son état de conservation exceptionnelle (sous les cendres, comme Pompei) et son importance historique majeure.
Le site est ouvert, sous toit pour la protection, depuis 2012 grâce à un financement de l'UE et de la Grèce.
Le site a été très peu découvert pour le moment et les fouilles continuent. C'est vraiment ce que j'adore en Grèce et ne trouve nulle part ailleurs, la présence de l'histoire au quotidien, la facilité de l'information (c'est gratuit et facile d'accès), et que ça continue d'évoluer.

Le site est super impressionnant et le déplacement à Santorin vaut le coup rien que pour ça.
La grande différence avec Pompei et Herculanum (survolés plus tôt ^^) c'est que les habitants avaient déjà déserté lors de l'éruption volcanique. Pas ou peu de traces de victimes ont été trouvées à Akrotiri, alors que la conservation des poches de gaz (désintégration des corps) dans la cendre (comme à Pompei) aurait facilement permis d'évaluer le nombre de morts s'il y en avait eu.


Juste 5 minutes de moto en-dessous, face à la mer, vous pourrez manger un très bon gyros me kotopoulo i chirino (poulet ou porc) au prix normal grec (3 - 4€). Au-dessus du site d'Akrotiri, se trouve la ville d'Akrotiri où on peut se balader une petite demi-heure. A nouveau : personne

Une vue d'ensemble de la Caldera de Santorin, une île d'une taille assez remarquable. En face la ville blanche à flanc de falaises, c'est Fira. Au milieu, le cailloux, c'est Tholos Navtilos, avec Oia derrière tout au nord de l'île. Tout à gauche, Thirasia. La côté occidentale de Santorin, en fait le centre du volcan, n'est pas propice à la baignade.
Les bateaux y arrivent (nouveau port de Fira), et il faut prendre le bus (très impressionnant !!) qui remonte en lacets jusqu'au sommet pour rejoindre Fira.
L'ancien port de Fira (juste en-dessous, relié par un téléphérique) n'est plus utilisé par les ferry grecs.

Je décide de rejoindre la côté orientale de l'île pour aller à la plage. Clairement, Santorin n'offre pas les plus belles plages des Cyclades, mais elles ont le mérite d'être absolument désertes et pas trop ventées.
Le retour sur Fira propose un très très beau coucher de soleil.

A bientôt