Bonjour à toute la communauté FRiste et bienvenu(e)s dans le troisième volet de ces grandes, grandes vacances.
Enchainement de vols
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- 3CX783 - Economy - Hong Kong > Denpasar -Airbus 330-300
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Après les retardements de la veille, la nuit a été courte. Mais reposante.
Les couloirs de notre logis nous offrent une vue plus ou moins dégagée de l’Urmston Road 龍鼓水道, notoire voie maritime locale.

Notre navette pour l’aérogare doit partir à 7h30.
Une petite attente me permet de vous montrer l’ambiance criarde qu’affiche notre gîte.


Ainsi que la carte d’embarquement et l’invitation au salon CX, rendues la veille à Seoul.

Cinq petites minutes suffisent pour atteindre le dépose-minute de HKG.

Le hall d’entrée, observé depuis l’étage des départs, est monumental.

Il se peut que ce soit la première fois que j’explore ce magnifique aérodrome sous cet angle, en dépit de moult passages antérieurs.

De quoi marquer l’esprit des voyageurs et leur insuffler un bon karma avant le départ.

Nous procédons directement aux contrôles, qui démarrent avec un scannage des documents de voyage.

Et aboutissent 5 minutes plus tard, sur la mezzanine accueillant le principal food-court de HKG.

Immédiatement, nous regagnons l’étage des départs (L6).

Afin d’atteindre le secteur des portes 60-70, où nous comptons prendre notre petit-déjeuner.
Il y a la possibilité d’emprunter le LISA local. Mais nous décidons de marcher.
Cela nous permet de nous réveiller pour de bon, et de faire un petit exercice de spottage.

Au niveau des portes 62-63 , on retrouve des escalateurs parés de panneaux qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux de notre estaminet.

Mais l’accès ne nous y est pas accordé.
Alors, nous continuons jusqu’aux portes 63-64, où l’invitation que j’ai reçue à Seoul devrait être acceptée.

Voyons voir…

Avec un grand sourire, on nous souhaite un bon séjour au salon.
Ceci est le hall d’entrée, juxtaposant le comptoir d’accueil.

De là, il faut tourner à droite, si l’on veut utiliser les consignes à bagages ou des toilettes de courtoisie, ou à gauche, pour le reste du salon.
Voici l’aspect du long couloir qui structure tout l’espace.

Plutôt affames, je remets le photoreportage à plus tard et je m'achemine prestement vers le fin fond du salon: c'est là que se cache l'un de mes coins préférés, le salon de thé.

Voici le menu proposé.

De mémoire, ce fut un Traditional Iron Buddha, sur les conseils de notre charmante limonadière.

On ne manquera pas de compléter tout cela par un passage au bar à nouilles, afin d’arrondir notre petit-déjeuner aux agréments cantonais.

Excellent !
Une fois nos besoins assouvis, on décide de faire une courte marche digestive autour du tarmac et des avions qui y pullulent.
Nous remontons à l’étage et nous croisons des dérives qui nous sont bien connues.

La météo ne nous accorde pas une lumière très photogénique, mais c'est agréable de faire des adieux à des êtres chers.

Deux autres représentants de territoires pacifiques, sous un ciel menaçant.

Allégés, nous retrouvons ces escalateurs bénis.

De la sorte, nous pouvons entamer une description un peu plus détaillée des lieux.
En commençant par un résumé des services proposés dans le salon.

La première salle, qu’on retrouve après virage à gauche, propose des mets classés « occidentaux », y compris des pizzas, des focaccias, des fromages ou des cafés.


Le coin breuvages reste inchangé dans toutes les salles où il est présent.

Adjacent au traiteur, se trouve le bar (un peu à l’image des clubs de St. James, même si je ne m’y connais vraiment en la matière).

Celui-ci propose maintes sièges et fauteuils qui ont tendance à s’éparpiller tout au long des fenêtres.

Voici le bar, au sens propre.

Et son menu.

Au-delà du « clubhouse » londonien, on retrouve le renommé bar à nouilles, sans doute la section la plus sollicitée du salon.

Le zinc (chez CX, c’est plutôt du carrelage vert), ses tabourets et les ouvriers au travail.

Avant de procéder à l’embarquement, il nous reste un peu de place au ventre pour tester des propositions supplémentaires.
« Occidentale » :

« Orientale » :

Et des notes sucrées (assortiment en provenance du traiteur ainsi que du salon de thé).

Tous ces mets sont délectables.
Ce salon est vraiment magnifique.
Il nous faut toutefois regagner notre porte.
Par chance, celle-ci s’avère toute proche (porte 70).

Le marqueur est en rouge mais la file est encore longue.

Nous avons le temps d’explorer les alentours, nonobstant la tempête qui a finalement éclaté.

Le nez de notre destrier.

Secondé par des écuyers sud-coréens.

La file avance rapidement car la reconnaissance faciale est active pour les derniers contrôles.

Nous franchissons les garde-fous et pénétrons dans la longue passerelle.
Celle-ci nous offre un beau panorama du Terminal 2, sur le point d’être achevé.

Réponse perso : le prix d’un abonnement internet ?

Salutations professionnelles au seuil de l’appareil.
On vous présente le galley d’un appareil âgé de 14 ans (au moment des faits), qui distille un parfum d’autrefois.


Notre siège pour les prochaines 240 minutes.

Un parfait doublon du siège du vol précédent.

On repousse, mais la tempête ne s’en va pas.

Roulage sous la pluie.
Un petit sud-coréen se mêle aux grands cantonais.

Leur hub se trouve à peine à 38km.
À mon avis, ils ne s'envoleront pas pour SZX.

Secteur dédié à l’aviation de fret.

La piste nous attend.

Hop !
Décollage orné d’un triplet de tours.

À l’arrière-plan, le nouveau Terminal 2.
Au centre de l’image, les deux ailes occidentales du Terminal 1 (portes 60-70 en haut, portes 40-50 en bas).
En bas de l’image, l’un de nos réacteurs.

Le reste du Terminal 1, qui branche avec le petit satellite -au centre de l’image- moyennant le Skybridge (dont la volumétrie sculpturale est gommée, intentionnellement, par l’angle de la prise).

Nous regagnons rapidement l’Umrston Road, qui nous avait fait coucou plus tôt ce matin.

Sur les côtes de cette Road, le district de Tuen Mun 屯門, qui tient tête à l’aéroport, se développe de manière supersonique.
Jadis un village de pêcheurs, Butterfly Beach 蝴蝶灣 est devenue une ville dortoir convoitée.

Au-delà, on devine la Chine continentale.

Le skyline de Shenzhen est apparent, sous une lumière bien particulière.


Le pont Ting Kau 汀九橋 surplombe le Lido hongkongais !?!
Ce pont relie l’île Tsing Yi 青衣島 aux New Territories.

Ci-dessous, Tsing Yi, en bas de l’image, fait face à Tsun Wan New Town 荃灣新市鎮, cadrée au centre de l’image.

Quelques mètres plus au sud, se dévoile le gargantuesque port de conteneurs de Kwai Tsing 葵涌貨櫃碼頭.

Nous quittons rapidement les faubourgs et planons sur la Victoria Harbour, cœur de l’ancienne colonie britannique et qui s'insère entre la péninsule de Kowloon et l’île de Hong Kong.

Sous peu, le bleu du ciel nous éblouit.
Mais, malencontreusement, il n’y a vraiment rien à se mettre sous la dent en dehors d’une grande masse d’eau pacifique.

Un apéritif arrosé à la bière maison a lieu une heure et demie après décollage.

Une heure plus tard, un plateau extrait d’un chariot nous est proposé.

A ce stade-là, nous survolons la Dangerous Ground de la mer de Chine.

Voici le contenu du plateau.
La texture de ces pièces rougeâtres se révélera élastique, caoutchouteuse.
Le fait que les choux et les fruits en furent les moments forts en dit long sur la qualité de ce repas.

Sieste.
Borneo est la seule grande masse de terre que nous balayerons au cours du vol (plus large que la France hexagonale, tout de même !).
Voici un instantané dépeignant des contrées du Kalimantan du Sud.

Ce que je prenais au premier abord pour des cordillères se révèle être d’éléphantesques mines de charbon à ciel ouvert, cernées de plantations de palmiers à huile.
Aïe ! pour l’environnement.
Ci-dessous, Pulau Komirean, petite île appartenant à l’archipel de Kangean (dont l’ île principale est perceptible en haut de l’image).
Ce groupe insulaire constitue la marge septentrionale de la mer de Bali.

Signe flagrant que nous allons bientôt rallier notre destination.
Des protubérances pointent à l’horizon !

À gauche de cette image floue, le Mont Rinjani (3,726m) situé sur l’île de Lombok, voisine de Bali.
À droite?!?!

… le Gunung Agung ᬕᬸᬦᬸᬂᬆᬕᬸᬂ, incarnation du mont Meru aux yeux des résidents de l’île de Bali.

Un regard vers les dieux des cieux nous offre la possibilité d’immortaliser un TG en biréacteur.

À l’approche des côtes de Bali, le spectacle ne fait que s’amplifier.
Maintenant, les crêtes de la caldera de Bedugul s’invitent au bal.

En premier plan, le Gunung Catur.
Au fond, le Gunung Agung, gardé par le Gunung Abang.

C’est en ce moment que nous survolons la côte septentrionale de Bali.
Nous frôlons ici les piscines de pisciculture en eau saumâtre Tambak Pak Wira à Seririt, dans le kabupaten de Buleleng.

La providence nous procure un tableau fantastique, réunissant tous les sommets que nous avions aperçu auparavant, du Batukaru (sur les calderas de Bedugul) jusqu’au mont Rinjani, en passant par l’incontournable Mt. Agung, évidemment.

Les côtes méridionales de l’île de Bali sont atteintes au niveau du hameau de Pekutatan, dans le kabupaten de Jembrana.

On ne se lasse pas de cette vue.

Canggu et Seminyak, les paradis hipster de l’île où du fromage végan est plus facile à retrouver qu’un babi guling.

Sous l’impulsion des vagues, l’enceinte de DPS pénètre dans notre objectif.

Atterrissage pile à l’heure.

Les hôtes nous donnent la bienvenue, en 737.

L’architecture des portes d’embarquement du I Gusti Ngurah Rai reprend des éléments des bâties autochtones.

S’en suit un court roulage, intermittent.
Celui qu’on avait repéré tout à l’heure ?

Les maitres des lieux s’en vont…

… ou arrivent.

La tour de contrôle est mignonne.

Débarquement et salutations chaleureuses.

La cohue des arrivées internationales à DPS nous accueille. On décide de presser le pas afin d’avoir une meilleure place dans la file pour l’obtention du visa d’entrée.
La déclaration de santé est expédiée pendant notre attente et, en deux temps trois mouvements, nous sommes tout prêts à franchir les nouveaux lecteurs de passeport !
Sauf que les lecteurs coincent et je me retrouve à faire une seconde file d’attente -effrayante, cette fois- afin de valider manuellement l’entrée dans le pays.

Ce n’est que 95 minutes après notre atterrissage que je regagne le hall des arrivées du Ngurah Rai…
Épuisé par cette attente inattendue, je me faufile dans les ruelles de Kuta, à la recherche de mon logis.
C’est ici que notre récit s’arrête.
Merci de votre lecture et de vos éventuels commentaires.
Merci pour ce report.
Départ forcément très tôt après un séjour éclair à Hong Kong qui de toute façon n’était qu’un étape.
Vu la prestation médiocre à suivre, le passage au salon était salutaire. Et là, le standing est tout autre ! Quel choix, quel raffinement. L’éventail de thés doit être conséquent.
C’est une chance que la météo plus que menaçante n’ait compromis en rien ce vol.
Le A330 commencent à accuser le poids des années bien qu’encore fort performants.
Vraiment une sympathique approche avec tous ces sommets à observer.
Quelle déception cette attente pour le passage de la PAF. C’est la douche froide.
Bons vols