Bonjour à toute la communauté FRiste !
Bienvenu(e)s dans le petit saut initial d’une très longue série, révélée au fur et à mesure et qui s’étendra sur deux hémisphères, couvrant un canevas large de 130° en longitude et de 69.1°en latitude.
Flight routing
- 17C1702 - Economy - Matsuyama > Seoul - Boeing 737-800
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Le tout commence un matin ensoleillée de juillet à l’endroit coutumier, en ce qui nous concerne : l’aéroport de Matsuyama ou 松山空港.

À peine une centaine de mètres sépare le hall des liaisons domestiques (illustré ici à travers les comptoirs des forces impériales)…

… de la petite annexe dédiée aux vols internationaux.

Comme d’habitude, on figure parmi les derniers passagers à mener à terme la visite aux comptoirs d’enregistrement. L’attente est nulle.
Un siège nous est assigné expéditivement, après vérification de nos preuves de continuation de voyage (on ne dispose pas de billet retour à ce stade-là…).
Il ne nous reste plus qu’à grimper jusqu’à l’étage des départs.

Les escalateurs dégoulinent directement sur la file d’attente des contrôles de sécurité.

Voici une vue partielle de la petite salle d’attente du secteur international, côté ville.

Et de la file formée par une partie de nos compagnons de voyage.

Si l’on pénètre dans le corridor perçu à l’arrière-plan, on retrouve le palier de l’ascenseur ainsi que des installations dédiées à la prière.

Estimant faible la probabilité que l’espace soit occupé et, après un petit toc-toc, nous y jetons un coup d’œil.

De toute évidence, elles semblent bien fournies vis-à-vis d’un public musulman, mais j’imagine qu’elles sont ouvertes à toutes sortes de croyances ?!?…
N’ayant pas vraiment le temps de prier, nous laissons la question en suspens et nous filons vers les contrôles de sécurité et des frontières.
Ils seront franchis aisément, en dépit de leur archaïsme.
À leur issue, on retrouve l’anodine salle d’embarquement de MYJ international.

On est à décollage théorique -27 minutes et les portillons restent toujours fermés.

Cela nous permet d’immortaliser notre destrier en toute sérénité.

Et de compléter notre ravitaillement chez un des nombreux jidohanbaiki (ou distributeurs automatiques) qui émaillent les lieux. Les prix des bouteilles ici sont presque les mêmes qu’en ville et beaucoup plus bas que dans l’air.

A décollage -7minutes nous franchissons les derniers contrôles.

Notre avion, vu de plus près et sous un beau ciel.

L’orange coréen se mêle aux tons azurés japonais.

Passerelle floue et opaque.

Et porte d’un Boeing 737.

Fuselage, sous les nuages.

Notre avion, âgé de 14 ans au moment des faits, a subi une opération de lifting.
Voici sa cabine.

Au total, 189 sièges en 3+3 et une seule classe.
Le choix des coloris est tout sauf sobre.

Et l’espacement entre rangées, bien étriqué.

Mes voisins ont autant de mal à «rentrer dans le moule» que moi.

Ceci dit, ils s’avèreront nos seuls voisins de rangée, ce qui compensera largement l’exigüité de base de l’espace.
Nous repoussons à décollage +8minutes, toujours secondés par les azurés en partance pour Haneda et Itami.

Le contenu de la pochette est conséquent et lourd. Surtout, le catalogue shopping.

Le tracteur nous abandonne ici.

Et nous procédons vers le nord, vers la piste 14.

On dépasse l’héliport ainsi que les industries lourdes.

Afin de confronter la mer intérieure de Seto 瀬戸内海 et ses îles.

Décollage vers le sud à horaire théorique +22 minutes.

On doit faire un virage de 180, car on est parti à l’opposé de notre destination.
La ville de Matsuyama continue de s’étendre vers le sud. On retrouve le centre commercial de prédilection des ados (cette vaste tache grise au-dessus de l’aile, entourée de champs de riz) ainsi que des grandes voies routières, menant parfois a nulle part.

Encore un coup de manche !
Belle vue de l’ensemble de MYJ et de l’île Gogo 興居島. De l’ensemble de l’archipel de Kuzuna 忽那諸島, en fait.

Le plateau de Matsuyama.

Ci-dessous, le bassin où l’archipel de Kuzuna se fond avec celui de Suo Oshima 周防大島諸島.

Quelques secondes plus tard, déjà du côté de l’île de Honshu, on survole la base Iwakuni (IWK) de la US Navy. Elle est également utilisée par la marine de l’armée japonaise (pardon, les forces d’autodéfense japonaises) et par ANA, que j’ai tendance à surnommer les forces de l’Empire (en raison de l’engouement qu’elle suscite parmi la «royauté» locale).

On enchaîne avec une éclaircie entre les nuages qui nous laisse entrevoir la ville de Tokuyama 徳山市, bordant la baie de Suonada 周防灘, sur la mer intérieure de Seto.
Sa gare Shinkansen est facilement identifiable.

Tout aussi identifiable que ces groupes de petits cercles, faisant partie de la raffinerie locale d’Idemitsu. En 2024, elle visait à produire 250.000kL/an de SAF (version HEFA, à partir d’huiles résiduelles) à l’horizon de 2028.
Malheureusement coupée par le châssis de notre hublot, on présage seulement l’île d’Ozu 大津島、appelée aussi île de Kaiten 回天, du fait d’avoir été un haut lieu d’entraînement de ces engins meurtriers, la version torpille des kamikazes aériens.
Une vingtaine de kilomètres plus tard, vue partielle de l’estuaire du fleuve Fushino 椹野川, classé zone humide d’importance par le ministère de l’Environnement japonais, en raison de son rôle dans les flux migratoires aviaires.

Ci-dessous, le centre-ville d’Ube, qui éprouva un essor économique dans la première moitié du 20eme siècle sous l’effet de son industrie charbonnière. Depuis, la commune a été assainie, même si des installations industrielles, livrant une bataille acharnée contre le déclin sont toujours présentes.
UBJ, qui ne propose qu’une seule destination (HND), desservie par trois compagnies (JL,NH et 7G), est apparent en bas à droite de l’image.

Prise plutôt nette du pont de Kanmon 関門橋 (1973), long d’un peu plus d’un kilomètre et affichant une portée maximale de 712m. Dans son franchissement de l’étendue maritime, il est complémenté par trois tunnels : un destiné au trafic routier (secondé par un passage piéton), un autre au dévoué au trafic ferroviaire standard et un dernier pour le trafic shinkansenier.
En haut de l’image se déploie, la ville de Shimonoseki 下関 (préfecture de Yamaguchi), connue pour les poisson-globe qui nagent dans ses eaux. En bas, la ville de Kitakyushu 北九州 (préfecture de Fukuoka), connue pour sa sidérurgie, ses industries charbonnières ou chimiques et pour sa pollution.

Le pont veille sur l’étroit de Kanmon 関門海峡, séparant les îles de Honshu et de Kyushu et voie de navigation essentielle dans le développement culturel et économique de l’archipel japonais.
On peut l'apercevoir ci-dessous dans son intégralité.

À gauche de l’image, c'est la mer du Japon 日本海. À droite, la mer intérieure de Seto 瀬戸内海.
Par la suite, les hublots n’afficheront qu’une mire TV monotone.

Jusqu’à l’approche d’Incheon.
À cause des intempéries, l’approche se fait par le nord, ce qui nous régale de belles vues sur l’île de Jangbongdo 장봉도.

Nous faisons la course avec les ferries locaux.

Afin de regagner les terrains étonnamment verdâtres d’Incheon.

Voici le terminal 2, fief de Korean Air.

La tour de contrôle marque la frontière entre les deux terminaux.

Le feu concurrent de la maison mère occupait jadis les terrains du terminal 1.

Terminal chargé de nous accueillir cet après-midi, ainsi qu’aux passagers de MM (filiale à bas-coût d’ANA).

Un atterrissage par le nord réduit considérablement le temps de roulage des aéronefs ayant une place de stationnement au T1.
Nous regagnons notre porte pile-poil à l’heure.
Débarquement efficace, comme il est coutume au Japon et en Corée du Sud.
Et un au revoir sans trop d’enthousiasme de la part de l’ équipage.
Il pleut des cordes mais cela ne nous empêche pas de remercier notre destrier.

Qui combine bien avec ses copains japonais.

Des vestiges de la pandémie sont toujours en pied à ICN.


Sans surprise, nous avons été déposés au satellite du T1 et il nous faudra emprunter une navette automatique pour atteindre le bâtiment principal.


Du concourse jusqu’au T1, en quadrimoteur.

Les contrôles d’immigration en cette fin de matinée sont bien vides. Nous regagnons rapidement une salle de livraison de bagages très verdoyante.


Voici un plan des lieux qui nous aidera à conclure ce récit.

La suite se fera en plus grand et en plus confortable.
Merci pour votre lecture et pour vos éventuels commentaires.
Merci pour ce report.
Voilà un routing bien fourni qui va s’avérer fort varié je suppose.
Très intéressante la description du survol de cette partie du territoire nippon. On y voit à la fois de dynamisme économique actuel, passé, la difficile reconversion pour certaines activités industrielles, etc. Un coin que je ne connais pas, n’ayant pas été plus au sud que Hiroshima lors de ma visite du Japon.
Sinon, sur le vol proprement dit, le pas est très réduit mais avec une telle épaisseur des sièges et une classe unique à 189, c’est fort logique… et tant pis pour les grands !
Bons vols