Bonjour à tous chers lecteurs,
Je vous présente ici le premier volet d'une virée aérienne à l'échelle européenne dans les tous derniers jours d'avril. Cinq vols en deux jours, le rythme est vraiment soutenu, mais mes obligations familiales, professionnelles ne me laissent pas toujours les mains libres. Alors il faut composer avec.
Pour le pourquoi du comment de l’enchaînement de ces cinq vols en deux jours, je vous pris de vous reporter au pavé ci-dessous qui explique un peu plus en détail ce qui m’a conduit à sillonner le ciel européen en une boucle de cinq segments avec autant d’escales, en Espagne, une nuit au Portugal, puis je repars en République tchèque, aux Pays-Bas, le tout avec un départ / arrivée de « ma base », Lyon.
Enchainement de vols
- 1Lyon - Barcelone - Vueling - Économique - A321neo - VY 1221
- 2Barcelone - Lisbonne - Vueling - Économique - A320 - VY 8458
- 3Lisbonne - Prague - TAP - Économique -A330-900neo - TP 3686
- 4Prague - Amsterdam - KLM - Économique - A321neo - KL 1358
- 5Amsterdam - Lyon - KLM - Économique - Boeing 737-800 - KL 1435
Dans mon amour du ciel, du voyage, des rencontres, des visites, il a aussi la passion de ces fabuleuses machines volantes. Bien que le ciel européen soit sillonné par une myriade de compagnies, assez rapidement on en a fait le tour et les opportunités de tomber sur une originalité ne sont pas légion. Et dans cette quête, il faut être patient et avoir les nerfs solides car les déceptions sont monnaie courante. Mon année 2026 est ainsi déjà ponctuée de trois échecs cuisants.
C’est alors avec beaucoup d’appréhension pour ne pas dire de réticences que j’ai monté cette virée. L’objectif, vous l’aurez compris aisément, était d’attraper l’A330-900neo sous les couleurs de la TAP sans forcément se rendre au Brésil. Aux beaux jours, cet appareil est souvent déployé entre sa base de Lisbonne et Funchal et c’est en effectuant des recherches (grâce au site aeroroutes.com) à ce sujet que je trouve cette exclusivité. Après avoir hésité, je me suis lancé dans le montage d’un routing assez soutenu.
En amont, deux possibilités s’offrent à moi : easyJet en direct ou Vueling (VY) un peu moins cher mais avec une escale à Barcelone. Ça fait un petit moment que je n’ai pas volé avec VY, c’est l’occasion de dépoussiérer mes connaissances sur cette compagnie qui m’avait fait bonne impression mais aussi d’une petite balade dans la deuxième agglomération espagnole.
En aval, pour rejoindre Lyon depuis Prague, il n’y avait pas trente-six solutions, ce sera avec KLM et son nouvel A321neo à bord duquel je n’ai pas encore volé.
Si les choses se déroulent comme il le faut, cette virée relèvera enfin le niveau d’une année aérienne qui a fort mal commencé pour moi mais aussi pour bien des compagnies à cause de l’intransigeance, de la démagogie et de l’amateurisme diplomatique de certains dirigeants de pays. En souhaitant que les choses s’arrangent vite pour les peuples directement concernés par les conflits et la marche du monde ne s’en portera que mieux.
Départ de « ma base »
Je mets « ma base » entre guillemets, car souvent je lui fais des infidélités, au profit de CDG, ORY, GVA voire ZRH. Mais pour ce périple, et c’est plutôt rare, je pars et j’arriverai à « ma base ».
C’est fort classiquement que je rejoins l’aéroport avec le Rhônexpress.

Je ne reste jamais indifférent à l’architecture de la gare TGV. Son élégance n’a pas d’égal en France (pour les gares situées sur les LGV - lignes à grande vitesse).


Cette affiche m’apprend que le terminal 2 est fermé. Eh bien c’est pas le signe d’une activité débordante pour Lyon-Saint-Exupéry… Mon dernier passage ici pour me rendre à Poitiers avec Volotea qui partait justement du T2. Tout était bien calme certes, sans doute trop calme.

Je vais aller voir ça de plus près.

Une cloison a même été installée pour condamner l’accès au T2. Et ce n’est pas pour travaux.
On va pas se mentir. Les affaires ne marchent peut-être pas si bien que ça pour le trafic aérien en général depuis le COVID, pour LYS en particulier.

Les départs de la matinée. C'est plutôt calme. Mon vol n'apparaît pas. J'espère qu'il n'y a pas de soucis. Pas de mail ou autre notification. Le vol est bien maintenu… et tant mieux !

Direction le T1 voir s’il y a un peu plus de vie.
Volotea, un des derniers utilisateur du T2, a été obligé de migrer ici.

C'est calme.

Fort heureusement, c’est bien plus animé ici encore que ça ne soit pas la foule des grands jours.

Je vais récupérer deux souvenirs cartonnés de cette première virée.

Et ce sont de vraies cartes aux couleurs de la compagnie ! De plus en plus rare ça.

Le passage des contrôles de sécurité sera une formalité vite expédiée (cinq minutes tout au plus) grâce à un personnel efficace et avenant aidés de scanners modernes qui fluidifient et simplifient grandement les opérations. Vraiment un très bon investissement.
Ce n’est pas ici que je perdrais un seconde ni même un centime.


Je n'avais jamais regardé ces jeux inspirés par le monde du transport aérien.

J'ai quelques coups de fil à donner mais je jette malgré tout un coup d'œil aux unes du jour.

En ce qui concerne le spotting, la météo n'était pas de la partie. Seule appareil intéressant et exploitable, cet ATR 42-500 de Chalair qui s'en va à Limoges, vol CE 72.

Dans les bas-fonds de LYS
Qui dit low cost, dit aile D. Vueling ne fera pas exception à la règle. Toutefois, HOP s'y taille la part du lion, bien que non estampillé LCC.


Toujours aussi industriel, l'impression de traverser un entrepôt logistique.


Notre appareil est déjà là, arrivé bien à l'heure en provenance de Barcelone.
C'est un peu un coup de chance de tomber sur un A321neo sur cette ligne. Si j'en crois Flightradar24, la ligne est couverte quasi exclusivement par des A320. L'appareil est récent, seulement trois ans au compteur.

En voici un peu plus sur cet appareil. https://www.planespotters.net/airframe/airbus-a321neo-ec-nye-vueling/epw28x

En route vers la première escale
Les priorités sont respectées et nous sommes autorisés à fouler le tarmac saintexupérien.

Et contre toute attente, aucune remarque quant au fait que je prenne quelques photos. Je ne vais pas m'en priver.



Instants pré-embarquement.


Nous sommes accueillis chaleureusement et je rejoins mon siège 27A.

Le pas est sans surprise réduit. Il y a 236 places à bord, il faut bien que ça rentre. À ce sujet, nous sommes quasi au complet, ce qui explique peut-être le déploiement d'un A321 en lieu et place d'un A320. Les affaires semblent bien marcher pour Vueling sur cette ligne.

Une tablette aux dimensions réduites.

Le contenu de la pochette.

Vue sur la carte de sécurité.

Souvent les compagnies essayent d'avoir un regard humoristique sur le mal des transports ; Vueling n'échappe pas à cette tendance.

Et enfin le menu des prestations vendues à bord - aucune prestation n'est incluse dans le prix du billet.

Voici en détail la partie alimentaire en vente à bord.











Vue sur le PSU.

Ma vue sur cet A320 easyJet avec une livrée spéciale « Eurovision ».

À 09 h 36, nous sommes au complet.

À 09 h 50, nous repoussons.

Une rareté à Lyon avec cet A320 turc (TC-FHK) de Freebird qui fait du béton depuis trois jours mais qui retournera à Istanbul aujourd’hui même.

Lufthansa CityLine ayant jeté l’éponge, c’est Air Dolomiti qui s’y colle ! Ici, le vol EN 8910 en provenance de Francfort.

Direction la 35 gauche.


Dernière vue sur la gare TGV.

Et zou !

Puis nous passons au dessus de la couche nuageuse.

L’échangeur A42 / A432 à la Boisse et les viaducs de la Côtière.

Après un virage à presque 180 degrés, direction le sud, et passage à contre-jour.
Aviez-vous vu sa majesté le Mont-Blanc ?

Aviez-vous reconnu Avignon ?

L’étang de Berre et la BA 125 d’Istres-le Tubé.

Le delta du Rhône au niveau de Port-Saint-Louis-du-Rhône.


Le vol se déroule tranquillement rythmé par le passage du chariot des ventes à bord. Le personnel aura été efficace, professionnel et souriant.

L’arrivée à Barcelone
La descente est déjà amorcée après un vol bien calme à l’intérieur comme à l’extérieur. Le nord-est espagnol est bien couvert. Nous contournons l’agglomération barcelonaise par l'est avant une arrivée par le sud. Nous sommes ici à Sabadell dont on voit son aéroport, siège du plus ancien club d’aviation espagnol.

Virage pour reprendre un cap vers le nord.

La cimenterie de Vallcarca.

Arrivée imminente.

Vueling en force I.

La fraîcheur irlandaise au rendez-vous.

Deux géantes du low cost se tournent le dos.

Vueling en force II.

Ce Dreamliner colombien est au repos avant de repartir vers Bogota,

Vieille connaissance en ce qui me concerne avec ce 777-300ER canadien à bord duquel j’avais fais Paris - Toronto en 2012.

Après les salutations de l’équipage, je rejoins sans plus attendre le chemin de la sortie puisque j’ai prévu d’aller manger en ville.


Dernière vue sur l’appareil.

L’A321neo repart aussi sec vers Bruxelles avec changement d’équipage.




C’est long et pas forcément bien indiqué.

Après un trajet en bus et un changement de terminal, je trouve la gare après les indications du personnel. Pour une raison que je ne connais pas, on me remet un billet gratuit (et à aucun moment je n’ai dit que j’étais cheminot dois-je préciser).

Direction la gare de Sants.


Ce sera toujours mieux qu’une sandwicherie dans l’aéroport. Et vu que le transport est gratuit, pourquoi s’en priver.

Puis je me balade un peu dans le quartier avant de retourner à l’aéroport.

Le vol selon Flightradar24.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout.
Merci Greg de ce FR !
Arrivé à LYS la veille de ton vol je n'ai même pas fait attention à la fermeture du T2 (d'ailleurs ils ne précisent pas pourquoi, mais espérons que ça ne s'éternise pas).
Un bon routing en perspective qui te permettra de faire d'une pierre deux coups avec l'A339 neo de la TAP et l'A321neo de KLM.
En espérant que ton routing ne se solde pas par des IRGAV.
A bientôt