Bonjour à tous,
Troisième volet de ce périple et point d'orgue de ce voyage dédié quasi 100 % au plaisir aérien. Quasi 100 %, car même si les séjours ont été courts, j'ai quand même pu casser la croûte à Barcelone, Lisbonne, Prague. Les sandwichs, j'en mange à longueur d'année au boulot, alors dès que je peux les éviter, je les évite, dès que je peux manger chaud et varié, alors je n'hésite pas.
Pour les raisons qui ont motivé ce routing soutenu sur deux jours, tout est expliqué dans la section "Information" plus bas.
Mais revenons à nos moutons avions : voici où nous en sommes dans mon routing.
Enchainement de vols
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- 3TP3686 - Economique - Lisbon - Prague - Airbus A330-900neo
- 4KL1358 - Economique - Prague - Amsterdam - Airbus A321neo
- 5KL1435 - Economique - Amsterdam - Lyon - Boeing 737-800
Dans mon amour du ciel, du voyage, des rencontres, des visites, il a aussi la passion de ces fabuleuses machines volantes. Bien que le ciel européen soit sillonné par une myriade de compagnies, assez rapidement on en a fait le tour et les opportunités de tomber sur une originalité ne sont pas légion. Et dans cette quête, il faut être patient et avoir les nerfs solides car les déceptions sont monnaie courante. Mon année 2026 est ainsi déjà ponctuée de trois échecs cuisants.
C’est alors avec beaucoup d’appréhension pour ne pas dire de réticences que j’ai monté cette virée. L’objectif, vous l’aurez compris aisément, était d’attraper l’A330-900neo sous les couleurs de la TAP sans forcément se rendre au Brésil. Aux beaux jours, cet appareil est souvent déployé entre sa base de Lisbonne et Funchal et c’est en effectuant des recherches (grâce au site aeroroutes.com) à ce sujet que je trouve cette exclusivité. Après avoir hésité, je me suis lancé dans le montage d’un routing assez soutenu.
En amont, deux possibilités s’offrent à moi : easyJet en direct ou Vueling (VY) un peu moins cher mais avec une escale à Barcelone. Ça fait un petit moment que je n’ai pas volé avec VY, c’est l’occasion de dépoussiérer mes connaissances sur cette compagnie qui m’avait fait bonne impression mais aussi d’une petite balade dans la deuxième agglomération espagnole.
En aval, pour rejoindre Lyon depuis Prague, il n’y avait pas trente-six solutions, ce sera avec KLM et son nouvel A321neo à bord duquel je n’ai pas encore volé.
Si les choses se déroulent comme il le faut, cette virée relèvera enfin le niveau d’une année aérienne qui a fort mal commencé pour moi mais aussi pour bien des compagnies à cause de l’intransigeance, de la démagogie et de l’amateurisme diplomatique de certains dirigeants de pays. En souhaitant que les choses s’arrangent vite pour les peuples directement concernés par les conflits et la marche du monde ne s’en portera que mieux.
Lisbonne questionne
Réveil bien matinal puisque le départ est fixé à 07 h15.
Je quitte le quartier résidentiel dans lequel j’ai passé une nuit agréable après un bon repas pris hier soir.

Sur le chemin du retour, je passe devant un club sportif. Je n’avais pas fait attention hier soir qu’il s’agissait d’un club destiné au personnel de la TAP.

Voici l’aéroport en ligne de mire.

Il y a de la vie au niveau des arrivées.

Les départs de la matinée. L’activité est vraiment soutenue et c’est bien là où le bât blesse : terminaux étriqués, taxiways mal conçus et peu nombreux, piste unique. LIS est au bord de la rupture et son remplacement est plus qu’urgent. Mais la decision et surtout le financement ont longtemps été repoussés. Ce manque de courage politique a de lourdes conséquences au quotidien.
En attendant des jours meilleurs, les passagers s’entassent, le personnel de l’aéroport gère des casse-têtes tous les jours, les contrôleurs aériens jonglent, les avions font des boucles…

Je commence sans plus attendre le circuit.

Je commence par récupérer ma carte d’embarquement. Pas de chance à comparer à celles d’hier : j’aurais le droit à un ticket de caisse.

On continue le cérémonial.

Et là, par manque de sommeil et donc d’attention, je m’engouffre dans la file normale alors que j’avais payé la veille pour un accès en fast track. À travers un mail de la TAP, cette option était proposée pour 11 euros. Ayant lu avec intérêt un report de Momolemomo qui conseillait ce genre d'option à LIS, j’avais donc déboursé cette somme pour ne pas m’infliger ce qui suit. Je m’en voulais un peu vous imaginez… d’autant plus que l’estimation affichée de 10 minutes s’est rapidement transformée en 15.

Je suis donc condamné à croiser, recroiser, re-recroiser, re-re-recroiser, re-re-re-re… les mêmes têtes déconfites, les mêmes traits tirés, les mêmes bâillements.

Une vingtaine de minutes plus tard, je suis libéré de cette fastidieuse formalité.

Je ne dépenserais pas un seul centime ici.


C’est toujours aussi bas de plafond, limite oppressant.

Ma porte est enfin affichée.

Sans plus attendre, je m'y rends.

C’est le grand calme pour l’instant. Une chose est sûre, et ce n’est pas une surprise à LIS, l’embarquement se fera au loin, après un transfert en bus…

… comme pour cet appareil (CS-TNW) qui commence sa journée par un vol vers Porto, puis un A/R vers Londres, un autre vers Genève avant de revenir ici.

Le personnel procède enfin à l’embarquement, avec strict respect des priorités. Les resquilleurs sont refoulés. Tout cela me fait bien marrer car ce qui devait arriver arriva.


Tout le monde se retrouve dans le même bus ! Pourquoi un tel entêtement à faire respecter l’ordre des groupes pour que ceux-ci se retrouvent entassés au même endroit ? Bref…


C’est pris depuis le bus, pas pu mieux faire avec cet A330-200 B-8982 de Capital Airlines qui vient de se poser, arrivant de Hangzou, vol JD 621. Il porte la livrée Guermas

Puis nous voici arrivés au pied de notre magnifique A330-900neo. Enfin je le tiens ! Ça devient du concret. Plus rien ne semble désormais s’opposer au fait que je voyage à son bord.

En voici un peu plus sur cet appareil qui, comme l’ensemble de la flotte des A339 de la TAP, n’a pas eu de changement de propriétaire. https://www.planespotters.net/airframe/airbus-a330-900-cs-tuc-tap-air-portugal/rz6x1m

L’Airbus commence à absorber le flux des passagers.

Comme toutes les motorisations « neo », je trouve toujours impressionnantes les dimensions des moteurs.
Quelle belle mécanique !


Pas de remarque quant au fait que je prenne des photos.

Instant porte.

Je fais les deux côtés pour le prix.


Nous sommes accueillis avec le sourire et je rejoins mon siège en 12A.

Ces sièges sont équipés d’une têtière réglable en hauteur et sur les côtés.


Le siège est inclinable et est équipé d’une petite étiquette aux couleurs de la compagnie, ce qui donne une petite touche chaleureuse à un siège plutôt sobre.

C’est bien Recaro le constructeur.

La cabine est vraiment très propre.

Le pas est tout à fait correct.

La tablette à deux pans.

Ceinture sans signature.

Un casque sera distribué à chacun des passagers.

Le plafonnier.

Le contenu de la pochette.

Gros plan sur la fiche de sécurité.


La fiche pour le wifi dont je n’ai pas essayé le service.


Le sac d’aisance.

Vue sur notre voisin, un A321neo LR (CS-TXM) va faire un A/R vers Francfort (TP 570/571) avant de rejoindre le Brésil et Belém (TP 47), ce qui illustre le côté "tout-terrain" de cette famille d'appareils.

En route vers Prague
Si un jour on m'avait que je prendrais un vol Lisbonne - Prague, j'aurais été dubitatif. Le Portugal et la République tchèque ne sont pas frontaliers de la France, le vol passe largement au-dessus de mon pays, dans l'autre sens, il survole même Lyon. Mais bon, y a-t-il une logique dans nos choix quand c'est la passion qui nous guide ?
En attendant, nous repoussons.

Les consignes de sécurité sont diffusées à travers l'IFE.


Nous passons non loin du 777-300ER de la TAAG qui fera ce soir le vol DT 653 pour Luanda.

Unique exemplaire arborant la livrée Star Alliance, CS-TUK ira à Miami dans la matinée, vol TP 223.

La pluie s’invite pour de bon.

Le lien avec le Brésil est forcément encore très fort comme en atteste l’arrivée de ce 777-300ER de LATAM en provenance de São Paulo (LA 8146).

Et zou !

Le siège de la Caixa Geral de Depósitos.

La perspective de l’avenue de la liberté.

Puis nous virons vers la droite au niveau du Tage.

L’observation du sol s’arrêtera là.

Le winglet et ses belles couleurs.

Ça se découvrira au niveau du parc national de pics d’Europe dans les Asturies.

Nous quittons la péninsule ibérique à hauteur de Llanes.

Le survol de l'Atlantique ne présentant pas plus d'intérêt que ça, et l'absence de voisin à mes côtés, j'en profite pour explorer les toilettes qui sont très propres. Rien à redire.



J'en profite aussi pour explorer la partie classe économique, divisée en deux parties.
La première est très clairsemée…


… à l'inverse de la deuxième.


Une petite vue sur le galley.

Je profiterais si je puis dire des services à bord. Services à 100 % payants puisque malgré les plus de trois heures de vol, rien n'est offert ou plutôt compris dans le prix du billet, pas même un verre d'eau. Voici donc la carte payante.










Ma sélection était quand même correcte.
J'ai profité de mon achat pour demander les raisons de l'ajout de ce vol supplémentaire (il a aussi volé le 26 avril) vers Prague. J'avais cherché longuement sur le Net un éventuel match du Benfica ou autre club de foot portugais. Mais rien. L'écart entre les prix à l'aller et le retour étaient incroyables avec un ratio de 1 à 6 environ entre l'aller et le retour ; la situation était inversée le 26 avril. Selon l'hôtesse, il ne s'agissait seulement que d'un pic dans la demande des voyageurs. Prague est sûrement bien à la mode aux yeux des Lisboètes.

Focus sur l'IFE
Je dois avouer que je n'ai pas trop explorer l'IFE, mais globalement, je l'ai trouvé de qualité

Le menu.


La géolocalisation était bien faite.



L'appareil est plutôt bien modélisé.

J'aime bien ces villages cités, qui sortent un peu de l'anonymat, même si ça ne doit pas intéresser grand monde à bord.

Le choix cinématographique.




Magnifique survol hexagonal
À l'arrivée des côtes françaises, le territoire se découvre plus ou moins avant d'être vraiment net. C'est par la Vendée que le survol débute.

Nous sommes ici dans la Sarthe, non loin du Mans.

Là, c'est déjà bien plus connu.

Les Franciliens, mais pas que, connaissent bien le coin.

Une vue assez générale sur les Yvelines. Juste au sud de Versailles, le terrain d’aviation de Toussus-le-Noble.

Paris dans son entièreté et sa petite couronne. Le spectacle était magnifique.

Vous aurez reconnu Orly.

Ici, Marne-la-Vallée.

Le nord de la Seine-et-Marne.

Saviez-vous que Jean de la Fontaine y est né ?

L’agglomération de Reims.

Le sud des Ardennes et la vallée de l’Aisne.

Et c’est déjà la Belgique, mais vraiment l’extrémité orientale.

Survol du grand duché du Luxembourg.

Bien que grand ,le survol du grand Duché du Luxembourg est rapide et nous sommes déjà au-dessus de l'Allemagne.
Ici, on peut voire la Spangdahlem Air Base située non-loin de Trèves (Trier).

La vallée de la Moselle et ses vignobles.

Un peu plus loin, on peut observer une autre plateforme, civile celle-là. C'est l'aéroport de Hahn, utilisé comme base par Ryanair pour l'agglomération de Francfort.

Au loin, la confluence entre la Moselle et le Rhin située à Coblence.

À défaut de pouvoir observer son imposant aéroport, voici quand même la ville de Francfort.

Avec le survol de la Haute-Franconie, nous approchons de la frontière avec la République tchèque, située à moins d'une quinzaine de kilomètres d'ici.


L'arrivée à Prague
Cheb (Erga en français), gare frontière où j'avais transité lors d'un voyage en train de nuit de Francfort à Prague. Plusieurs heures sur les rails, seulement une poignée de minutes aujourd'hui.

Les mines à ciel ouvert de lignite sont nombreuses en Allemagne mais aussi ici en République tchèque.

L'agglomération pragoise se dessine.


Puis nous nous posons en douceur sur la piste 12.


Le vol QS 1058 pour Barcelone, avec l'A320 qui porte l'immatriculation toute trouvée OK-IOO. Il en porte plus la livrée du centenaire de la compagnie, mais le IOO y fait référence.

La passerelle s'approche de notre carlingue.

Après les salutations du personnel et un refus de faire en photo la classe affaires de l'appareil (temps de rotation trop court en raison avancée), je quitte donc à regrets l'A330-900neo portugais.

Le vol retour se prépare déjà.

Je ne quitte pas encore l'aéroport, ayant mieux à faire dans l'immédiat.

Après pas mal d'attente, et donc une fois l'ensemble des trappes refermées, voici une photo convenable de l'appareil dans son entièreté, sous un éclatant soleil tchèque. Belle bête non ? Ça change d'un simple A320.

Ceci fait, je rejoins enfin la sortie.


Puis après un trajet en bus et en métro, je rejoins le centre d'une des plus belles capitales européennes.

Objectif goulash et quelques trams.

Le vol selon Flightradar24.

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout.
Merci Greg pour le FR !
Un vol sympa et confortable sur une machine LC pour du MC.
En catering, tu n'as pas eu droit à un chocolat ? L'an dernier j'en avais eu un lors de mon vol entre FNC et LIS.
Selon MisterA32O, il était possible d'avoir un verre d'eau sur demande. Mais peut-être n'est-ce plus le cas...
A bientôt !
Bonjour . J'habite Faro et je prends TAP tout le temps pour Orly , Funchal , Ponta Delgada ou Lisbonne . Je rentre de Funchal sur le vol non -stop FNC FAO . Le verre d'eau est tujours offert sur demande contrairement à Ryanair . Et le petit chocolat est distribué sur tous les vols à l' exception de FAO LIS qui dure parfois 25 minutes 😉
Merci pour le partage. Belle prise pas évidente à capter. Il est toujours compliqué d’attraper des avions long-courriers européens sur des vols intra-européens.
Merci pour ce FR,
Le verre d'eau sur TAP est gratuit, il suffit simplement de le demander aux PNC.
Normalement, ils distribuent aussi des petits chocolats.
11 vol sur TAP en l'espace de 8 mois , systématiquement les chocolats et le verre d'eau gratuit sur demande :)
À bientôt.
Merci Greg de ton FR
Cet aéroport de Lisbonne est vraiment une catastrophe sur tous les points, c'est bas de plafond par endroits et avec une plateforme inadaptée au trafic au point que les vols TAP sont quasi systématiquement retardés et le trafic congestionné.
Bonne pioche avec ce 330 sur un MC européen, tu as bien fait de sauter sur l'occasion 🥰.
Comme dit plus haut, je crois bien en effet qu'il est possible d'avoir un verre d'eau gratuitement sur demande.
À bientôt