Bonjour à tous !
Je vous retrouve pour le dernier vol du trajet "aller". Cette fois, j'arrive enfin à destination !
LE ROUTING
Enchainement de vols
- 1
- 2
- 3
- 4MU5007 PVG TPE
- 5MU5008 TPE PVG
- 6MU243 PVG MXP
- 7AF1331 MXP CDG
- 8AF7436 CDG BOD
LE REPORT
Je vous avais laissé à mon arrivée à Shanghai. J'ai 5H d'escale avant mon vol pour ma destination finale.
À ma sortie de l’appareil, un jeune homme tient un panneau « transfert service », il ne parle pas un mot et se contente de faire signe d’aller tout droit.

Après une longue marche, le premier obstacle est le scan de température. Juste après, les files se séparent, une pour les transits vers le domestique, l’autre pour l’international. Taïwan est considéré comme international, au grand dam des Chinois. Pour moi, ça sera donc la file de droite.

On m’appose un sticker sur ma carte d’embarquement et le numéro de la porte est annoté manuellement.

Après plusieurs contrôles de boarding pass, j’arrive face au PIF.
Il n’y a pas grand monde, je me dis que ça va aller vite, mais que nenni. J’avais oublié où j’étais l’espace d’un instant.
J’enlève un maximum de choses de mon sac pour ne pas qu’il y ait de problème, dont ma trousse de câbles/chargeurs/batteries, en me disant qu’au moins je n’aurai rien d’autre à sortir de mes sacs.
Déjà, je sonne au portique, j’ai donc le droit à mon premier toucher… euh pardon, contrôle ! Mon premier contrôle de retour en Chine. Ça ne m’avait pas manqué, ça. Je peux vous dire qu’ils font toujours ça aussi intensément que dans mes souvenirs en tout cas.
Si mes sacs me reviennent sans problème, le bac avec ma trousse de câbles pose problème. On me demande de l’ouvrir, ce que je fais. L’agent sort alors absolument tout. Il ouvre clé USB, lecteur de carte SD, chaque câble est déroulé. Il a trouvé le problème : l’attache Peak Design pour mon appareil photo que j’appose sur mon sac à dos. Je ne l’avais pas mise volontairement car la dernière fois ils étaient très intrigués par ce bout de métal qui dépassait de ma bretelle… je vois que l’idée de le garder rangé était donc pire.
Il dévisse, regarde la clé qui permet de visser, la montre à sa collègue qui hoche la tête. Ce n’est pas pointu, c’est une simple clé, je ne vois pas pourquoi ça poserait souci. Il me dit alors qu’il va refaire passer ma caisse au scanner. J’attends donc de longues minutes, tout comme d’autres passagers qui sont arrivés entre-temps. Certains s’énervent un peu et montrent bruyamment qu’ils en ont marre. Finalement, après 10 minutes, voici ma trousse qui revient, avec l’intégralité déversée dans la caisse donc. Sympa !
Après cette épreuve, me voilà finalement dans le terminal désert. Même les duty free ne sont pas encore ouverts. Je reconnais très bien ce coin, c’est là où se trouve le lounge, il suffit de prendre un escalator pour monter à l’étage.

Je n’ai absolument aucun numéro de lounge sur mon boarding pass, je ne sais pas du tout où me rendre, mais le seul avec le logo China Eastern est le 137, que je connais déjà.

Je tente donc d’entrer là-bas, et bingo, c’est bien le bon endroit.

On m’accueille avec le sourire, et je réalise bien vite que nous ne sommes pas nombreux en cette heure si matinale.




Il est 7H10 et malgré ça, les prestations salées se succèdent. Dans ce décor imitant un avion, dont je me rappelle très bien, les cuisiniers s’affairent devant les plats chauds.


On trouve toute une succession de mets salés, en revanche pour le sucré, le choix est plus limité.








Un espace réservé aux VIP est présent, malheureusement je ne le visiterai pas.

La fatigue commence à me gagner, je m’en vais donc prendre une douche, espérant que ça me réveille un peu.
L’hôtesse retient mon boarding pass en otage et part m’ouvrir une salle de bain.

On y trouve vraiment tout juste le nécessaire pour se rafraichir après une nuit dans un avion.

Après ça, je ne veux qu’une chose, me reposer. Je demande si une salle de repos est disponible, car j’en avais déjà testé une la dernière fois et c'est vraiment l'idéal.
Malheureusement, ce n’est pas le cas. L’hôtesse regarde son tableau et me dit, via la traduction de son téléphone, qu’il n’y aura pas de disponibilité avant sûrement 10H. Elle me donne un petit vibreur afin de me prévenir si une place se libère.
Je repars arpenter le salon qui s’est bien rempli depuis ce matin.

Mais c'est toujours possible de se poser au calme malgré tout.

On trouve aussi une zone enfant très mignonne :

Peu avant 9H finalement, surprise, mon vibreur s’agite et sonne. Super ! On m’ouvre une des salles de repos. Je crois que j’avais eu la même lors de mon dernier passage. On y trouve un bureau, une petite table, une télé, et bien sûr un grand fauteuil qui permet de s’étendre.

Je somnole un peu ici, ça fait du bien d’être au calme.
Sur les coups de 11H, je décide de quitter le salon. En consultant l’écran, je m’aperçois que la porte a changé, c’est finalement en G139 que je dois me rendre.

Le temps de marche indiqué est de 10 minutes. J’y arrive bien plus rapidement que ça. Le hall est assez grand, nous avons tous la place pour nous asseoir à proximité.

Tout le long du terminal, on peut trouver des fontaines à eau. Je me rappelais de ce bazar à mon arrivée à Shanghai. Même pour de simples fontaines, il y a des dizaines d’écritures.

Ma porte est déjà prête.
Un panneau indique que la porte du vol pour San Francisco a changé, les passagers sont donc envoyés à une autre gate.

Mon avion du jour arrive tout juste pour se mettre en place. Il s’agit d’un A330-200 et, pour la petite particularité, c’est une livrée SkyTeam. Le chargement du catering et du fret ne tarde pas.

Pour l’instant, il n’y a personne en porte mais il ne faudra pas longtemps avant qu’une hôtesse arrive pour distribuer des stickers « PASS » apposés sur le boarding pass, après un contrôle d'identité.
Trois panneaux sont utilisés pour la signalétique, les rangs avant 60, les rangs après 60, et SkyPriority. Nous ne sommes d’ailleurs vraiment pas nombreux dans cette file.

C’est finalement à 11H40 que le boarding débute.

On nous invite à pénétrer dans la passerelle menant à un grand hall et à un escalator.

Après une nouvelle vérification du boarding pass et des passeports, s’ensuit une deuxième afin d’orienter les pax vers la bonne passerelle. Pour ma part, je pars vers la toute première, qui dessert la Business.

À l’entrée, deux PNC, compteurs en main, nous saluent. En apercevant mon boarding pass, je suis automatiquement guidée à ma place en 6L. Il s’agit du tout premier rang. Je connais déjà cette cabine, j’avais eu la même lors de mon vol entre Beijing et Shanghai en 2024.


Les racks à bagages ne sont pas très grands, mais mon steward s’affaire à monter mon sac. Pour mon plus petit sac (le sac à dos), je préfère le garder avec moi.
On peut dire qu’on a l’espace suffisant pour les jambes, mais alors par contre l’IFE est tellement loin !

Sur le siège se trouvent un oreiller et une fine couverture.


Les chaussons sont quand à eux, sous l’ottoman. Pour un vol de 2H, c’est vraiment très bien.

À ma droite, la vieille télécommande fait très vintage. Elle est accompagnée d’une bouteille d’eau.


C’est aussi ici que se trouve la prise électrique.

Les différents réglages du siège :

Petite vue depuis ma place :

Je suis rapidement rejointe par ma voisine, une dame âgée qui voyage avec son mari qui est de l’autre côté du couloir. Sur notre console, un petit papier nous dit de faire attention à nos affaires lorsque nous manipulons téléphones, passeports ou écouteurs pour éviter de les faire tomber dans le siège.
Le plateau de verre de bienvenue arrive tout de suite. Au choix, eau ou jus d’orange. Avec ma voisine, nous optons toutes les deux pour la deuxième option, qui sera déposée sur notre console.
L’embarquement se poursuit à l’arrière, mais de notre côté, la cabine est presque pleine.
Un oshibori nous est distribué et l’équipage en profite pour prendre la commande pour le déjeuner. Le menu est énoncé oralement, au choix, bœuf, poulet, et je ne sais plus quel était le troisième choix. À chaque fois, accompagné de riz. En boisson, je choisis un thé noir (oui, j’ai besoin de me réveiller !).

Les consignes sont diffusées sur l’IFE sur les coups de 12H10, d’abord en anglais puis en mandarin. Oralement, d’autres interdictions viendront se rajouter.

La chef de cabine passe dans les rangs avec un QR code pour faire l’arrival card de Taïwan, mais pour ma part je l’ai faite avant mon départ.
Notre push a lieu à 12H20, et on nous annonce un vol de seulement 1H30. On va donc faire vite !
Comme j’avais mon sac à dos avec moi, on me demande de le mettre sous l’ottoman. J’y avais pensé mais il est pourtant indiqué qu’il ne faut rien stocker dessous, mais bizarrement, tout le monde a la même consigne.

La danse des coffres a lieu (à savoir, deux passages par deux PNC différents, et un petit coup de bâton). Nous partons ensuite au roulage, sur les coups de 12H30.
Trois messieurs qui travaillaient sur le tarmac se mettent en ligne à notre passage et agitent la main pour nous saluer.
Je trouve ça toujours aussi génial.

Nous partons à présent faire la queue pour le décollage, au milieu de nos frères et cousins China Eastern et China Southern.




Certains arrivent, d'autres repartent !

Un peu de spotting divers :


Roulage vers la piste…

Au revoir Shanghai !

C’est finalement à 12H35 que nous quittons le tarmac de PVG.

La prise d’altitude sera un peu longue, puis le service débutera à 13H15 avec la distribution d’un nouvel oshibori.
La table est dressée avec une nappe en papier et un plateau en plastique. Autant sur le long-courrier ce n’est pas top, autant ici, c’est déjà très bien d’avoir un plat chaud sur un vol si court.
C’était plutôt correct. Je n’ai pas touché à l’entrée en revanche, un peu trop crue pour moi. En dessert, des fruits bien appréciables.
On nous sert également ensuite nos boissons accompagnées d’un sachet de noix. Pour finir, la corbeille de pain est proposée avec une multitude de choix.

Quelques turbulences font trembler les verres mais il en faut plus pour nous ralentir. Ma voisine mange comme une goinfre, il faut dire que nous n’avons pas beaucoup de temps.
À 13H50, la descente est entamée et nous sommes débarrassés aussitôt.
Je regarde un peu ce qui se trouve sur l’IFE (même s’il faut des jumelles !). On ne peut le commander qu’avec la télécommande (forcément).

Le contenu est strictement similaire à mon vol précédent.

Les films et séries sont disponibles, y compris du côté du cinéma international. Par contre, niveau musique, c’est le néant. De toute façon, aucun casque n’a été distribué. Ils sont punis de musique ou quoi ?





Je me rabats sur la géovision qui m’affiche un départ d’Algérie… Bizarre car cet avion n'est pas du tout allé dans ce coin du monde.

À 13H50, on nous informe que notre atterrissage est imminent. Les ceintures sont vérifiées, puis s’ensuivent les coffres à bagages (plusieurs fois).
Une vidéo est diffusée au sujet de l’importation de viande interdite à Taïwan, peu avant notre atterrissage.
Nous commençons à bien voir l’île se dessiner. Le ciel est chargé mais de la verdure se devine.



Il est 14H10 quand nous posons nos roues à TPE.

Ici, China Airlines et Eva Air règnent en mètres.

Le roulage ne dure que 5 minutes et nous venons nous stationner à côté de Singapore Airlines.


Une petite musique nous fait patienter pendant les quelques minutes de débarquement. Un dernier sourire à cet équipage, et il est l’heure de quitter les lieux.
La passerelle trahit à elle seule le climat humide de Taïwan.

Un petit au revoir à mon dernier oiseau de ce trajet aller :

Arrivée dans un nouveau aéroport !

Après avoir remonté quelques couloirs dans l’aéroport, j’arrive devant une inspection des bagages, dans le but de voir s’il n’y a pas d’importation de viande. Simple formalité, il n’y a rien à retirer.
Ensuite, c’est le passage par le thermomètre et les tapis désinfectants.
Me voici enfin devant la PAF et ses multiples files. Je me dirige dans la file « autre passeport » et ça ira finalement assez vite. Le policier ne me décroche pas un mot, il me demande de regarder la caméra et de scanner mes doigts comme l’indique la vidéo. Il tamponne mon passeport et me laisse partir.
Ma valise arrive au moment où je pose les yeux sur le tapis à bagages… Ou alors peut-être qu’elle tournait depuis 20 minutes, je ne sais pas ! Une fois attrapée, je me dirige vers la sortie.

Bienvenue à Taïwan !

Me voici rapidement landside.


Avant de quitter les lieux, ma mission est de trouver une carte SIM. Je prends le premier guichet Chunghwa et vais souscrire à une carte 4G pour 15 jours. Il m’en coûte 700 TWD.
Une fois cette bonne chose faite, je pars en direction du métro au sous-sol.

Le train permet de rejoindre directement Taipei Station qui se trouve juste à côté de mon hôtel.

Il est possible de payer directement en sans contact auprès du portique, cela laisse le temps d'acheter une jolie EasyCard en ville !
A noter :
A Taipei Station, il est possible de faire son check in et déposer ses bagages pour les vols de nombreuses compagnies.

A bientôt pour les vols retour.




























Merci pour le FR et le super bonus.
Je vois que la parano des chinois ne cesse d'augmenter vs les accès à TPE/TSA, bcp moins formel et rigoureux il y a à peine 10 ans...
Passer le PIF en Chine reste une expérience pas très plaisante, je confirme.
Merci pour le commentaire :)
Bonjour Laura et merci pour cette suite.
" il ne parle pas un mot et se contente de faire signe d’aller tout droit..." = Il s'agissait peut être d'un sourd muet ? ^^
" Taïwan est considéré comme international " = ça c'est nouveau, généralement au départ d'un aéroport Chinois, les pax ayant un vol vers Taïwan, Macao où Hong-Kong sont dirigé vers une file spéciale.
" je me dis que ça va aller vite, mais que nenni..." = Le zèle des employé(es) des PIF en Chine est agassant, n'oublions pas que le pays est officiellement Communiste !
Le salon Eastern est immense...
" On trouve toute une succession de mets salés, en revanche pour le sucré, le choix est plus limité. " = En général en Asie le petit déjeuner est un véritable repas, avec des soupes, su poissons, des nouilles... C'est sûr que le pain au chocolat est un aliment incongru dans les parages ;))
La cabine va bien pour un vol régional d'une heure trente.
"et je ne sais plus quel était le troisième choix " = Certainement du poisson !
L'offre catering est géniale sur un vol aussi court...
" la géovision qui m’affiche un départ d’Algérie " = Le gag ! Lol
" Ici, China Airlines et Eva Air règnent en mètres = Où plutôt en Maîtres😉. Il manque Starlux la 3ème compagnie du pays, qui monte...
Débarquement dans la superbe aérogare de TPE, sans trop de soucis pour rejoindre la sortie.
Le métro est très pratique pour rejoindre le centre de Taipei.
Félicitation pour le bonus exceptionnel concernant l'île.
A bientôt.
Merci pour ton commentaire !
A Shanghai, Taiwan/HK/Macao sont dans le terminal international.
Tout est indiqué "International & HK/Macao/Taiwan" mais il n'y a aucune différence.
J'adore aller en Asie mais manger des nouilles le matin ne sera jamais envisageable.
Je n'ai pas croisé beaucoup d'appareils Starlux, les deux autres restent beaucoup plus représentées dans l'aéroport.
Le métro express est très pratique si on loge près de Main Station. Au retour j'ai opté pour autre chose ;-) #teasing
A bientôt !
Merci pour ce FR 😃
J'avais suivi sa construction sur un site internet entre 1999 et 2004... C'était assez novateur comme communication à cette époque 🏗️🏢
A bientôt 😉