Bienvenue dans ce FR à destination de Tromso !
Cela faisait longtemps que je souhaitais découvrir le nord de la Norvège en hiver et je profite d'un week-end disponible de janvier pour mettre enfin ce projet à exécution. L'objectif, vous vous en doutez, est de découvrir le spectacle des aurores boréales, certains contributeurs sur ce site ayant aiguisé ma curiosité avec leurs superbes bonus.
Pour se rendre à Tromso, le choix est plutôt limité : c'est soit Norwegian en vol direct soit un vol en correspondance (SK, LX, etc.). Sauf qu'en saison hivernale, AF a ouvert une ligne saisonnière à destination de TOS, à raison de 2 vols rotations par semaine les samedis et mardis. Le vol du samedi matin me convient bien mais les tarifs sont assez élevés. Ce sera finalement en billet prime que le trajet sera réservé, pour 25.000 miles et 65 € en business. Pour 4 heures de vol, c'est plutôt raisonnable, et c'est l'occasion d'une exclusivité sur FR.
Pour le retour, je dois être revenu à Paris le lundi, c'est donc Norwegian qui fera l'affaire, d'autant que le billet est vraiment abordable, environ 50 € l'aller simple. En rajoutant le siège et le bagage cabine, cela fait 92 € l'aller simple, banco.
Pour cette escapade norvégienne, je n'ai pas eu de mal à convaincre mon frère d'être de la partie.
Et maintenant, place au FR !
Celui-ci commence de bonne heure à CDG. C'est en VTC que nous sommes déposés au terminal 2F.

Voici le FIDS de la matinée, notre vol n'est pas encore affiché.

Nous éditons nos BP en borne. L'affichage du plan de cabine nous montre que la cabine business n'est pas pleine.

Malgré l'ouverture de deux postes PIF, il y aura un peu d'attente aux contrôles. Il faut dire qu'on a vraiment des boulets devant nous, entre les passagers qui oublient tous leurs liquides dans leur valise et ceux qui découvrent qu'il faut sortir ordinateurs et tablettes. Les agents du PIF finiront tout de même par ouvrir le 3e poste.

Nous arrivons à 7h30 au salon AF du 2F.

Celui-ci est bien connu. Nous montons directement à l'étage, mais c'est déjà bien plein et nous cherchons un peu avant de pouvoir trouver un endroit pour s'asseoir.


Nous profitons d'un couple qui s'en va pour nous installer près des baies vitrées.
Voyons voir le catering pour le petit-déjeuner. Pain et viennoiseries ne manquent pas !

Non plus que charcutailles et fromages.

C'est un peu plus la dèche pour le chaud.



Nous nous constituons un en-cas avant le petit déjeuner qui sera servi en vol.

Une fois le ventre plein, je pars faire un petit tour du salon. Oublions les soins Clarins, à cette heure matinale le spa n'est pas ouvert.

Il est toutefois possible de se reposer, il reste encore des places disponibles dans la nap room.

Le FIDS affiche notre vol, prévu à l'heure à 9h50.

L'attente se passe tranquillement, le jour se lève doucement sur CDG. J'aime bien ces places près des baies vitrées qui permettent d'avoir une vue sur les mouvements.

Nous rejoignons notre porte 10 minutes avant l'embarquement. Je me méfie un peu du 2F, car l'embarquement par bus n'est jamais impossible et en cas de porte située tout au bout de la jetée, l'accès peut être laborieux. Et de fait la péninsule est d'autant plus encombrée qu'il y a des travaux.

Coup de chance, la porte F24 est située au tout début de la péninsule. Pour l'instant, il n'y a personne dans les files d'attente.

L'embarquement ne devrait pas tarder à débuter.

C'est parti ! L'absence d'appareil en bout de jetée me fait comprendre que nous aurons droit à un paxbus.

Bingo ! Ce n'est pas fondamentalement désagréable, le cheminement sous les passerelles d'embarquement est même plutôt sympa.

Contrairement à ce que je pensais, nous ne sommes pas garés au large, mais en zone hors Schengen donc bien au contact. Voici notre A320.

J'avise le sac à dos de notre chauffeur, aussi bardé de flammes que le mien ;-)

Nous sortons pratiquement les derniers du bus, ce n'est pas bien grave mais le Sky Priority perd tout son sens.
Il faut grimper quelques marches pour rejoindre notre avion.

Salut toi !

Ce n'est pas si souvent qu'on a un 772 comme voisin en volant en A320 à CDG.

Instant porte et playstation.

Je n'oublie pas le fuselage shot, avec en arrière-plan l'aérogare du T2-K.

Accueil souriant en porte par la cheffe de cabine et la PNC. Nous retrouvons à bord la classique cabine moyen-courrier d'Air France, avec siège du milieu neutralisé.

Nous avons choisi le premier rang. Le pas est correct, même si on ne peut pas étendre ses jambes.

C'est bien un A320 qui nous amènera à TOS aujourd'hui (un A320 que j'ai déjà emprunté puisque j'ai effectué un MRS-CDG avec lui il y a bientôt 6 ans).

La PNC distribue des lingettes aux passagers, mais pas de bouteille d'eau, que je dois réclamer.

Bonne nouvelle, nous auront des prises USB pour recharger nos appareils, sur un vol de 4 heures ce n'est pas du luxe.

Deux Espagnols s'installent derrière nous avec une tonne de matériel technique. Mais la PNC vient les voir pour vérifier leurs sièges : en fait ils sont au rang 3 juste derrière. Et c'est là que la PNC annonce : car normalement il y a un bébé à cette place. Mon sang se glace, mes doigts se crispent : aurons-nous droit à un bébé pendant 4 heures derrière nous ?!
Un couple de Chinois arrive avec un enfant en bas âge, s'installe derrière nous et commence à lui mettre des dessins animés (le son à fond) pour l'empêcher de pleurer. Je commence à craindre le pire…
La mère finit par migrer au 1D. Le gamin sera un peu agité mais après le décollage on ne l'entendra plus. La mère, ayant sympathisé avec une autre Chinoise assise au 1F, ne reviendra pas à sa place et le vol sera finalement très calme. Ouf !

Je note que notre appareil est équipé des nouveaux coffres à bagage permettant d'augmenter la capacité d'emport, encore faut-il que les passagers pensent à mettre leur valise sur la tranche.

Notre mono-couloir n'est pas tout seul au 2E-L, un autre A320 est à côté de nous. Celui-ci, je l'ai pris la dernière fois sur un LYS-CDG.

Allez, ce n'est pas tout ça, mais il serait temps d'y aller. Nous quitterons d'ailleurs notre poste de stationnement avec 40 minutes de retard. Le CdB nous aura prévenu, indiquant un "contrôle de bagage" (?).
Pendant ce temps, la CC viendra me faire ses salutations platinesques. La présence de mon frère la perturbera un peu puisque nous avons le même nom et le billet ayant été pris avec mes miles, mon frère apparaît avec le même statut que moi. L'attente est mise à profit pour discuter ensemble.
Pendant le roulage, nous croiserons quelques appareils sympathiques, comme ce 773 tracté par un crabe.

Ici un mérou émirati.

Juste derrière nous, ce magnifique 787 de QF au départ pour le loooong vol vers Sydney avec escale à Singapour, avec une belle livrée aborigène (j'écris ces lignes juste après avoir lu le FR de AirBretzel ayant spotté la même livrée à YVR).

Entre retard et roulage, nous ne nous présentons sur le seuil de piste qu'à 10h45, près d'une heure après notre horaire officiel de départ.

Le départ du doublet sud offre de jolies vues sur le T2.

Notre voisine au 1D se met à l'aise, mais tant que son bambin se tient tranquille, je n'ai pas le coeur à lui reprocher quoi que ce soit… J'aurai pendant le vol l'occasion d'échanger quelques mots avec son mari et ceux-ci étant de Hong-Kong nous discuterons un peu de cette ville que j'ai bien aimé.

En dépit du temps hivernal, la montée offre de jolies vues sur la campagne francilienne.

Nous prenons de l'altitude en piquant vers le nord. Ici la ville d'Amiens.

Les vues au hublot sont magnifiques, nous arrivons sur le littoral belge, avec la ville de Bruges.

Et le port de Zeebrugge.

Jolie vue sur l'île de Walcheren, en Zélande, et l'estuaire de l'Escaut.

C'est à ce moment que le service débute, avec sans surprise une prestation de petit-déjeuner.
Un mot d'ailleurs à ce sujet : dans le protocole d'Air France, les vols partant avant 10h propose une offre de petit-déjeuner, et on bascule sur une offre de déjeuner après 10h. Sur le papier, cela paraît logique. Or pour les vols programmés tout juste avant 10h (c'est notre cas), pour peu qu'il y ait un retard significatif (c'est notre cas), le petit déjeuner arrive donc pratiquement à l'heure du déjeuner. C'est d'autant plus incongru sur un vol long (c'est là encore notre cas), puisque nous arrivons à 14h à Tromso… donc sans avoir déjeuné. J'ai eu le même problème pour un vol vers Tenerife, programmé lui aussi à 9h55 mais qui a eu du retard. C'est sans doute quelque chose à réfléchir en terme de protocole, comme j'ai pu m'en ouvrir auprès de la chef de cabine, ce dont elle a d'ailleurs convenu.

Revenons-en à nos moutons, ou plutôt à notre poisson : mon "râlage" précédent doit tout de même être tempéré par un catering assez peu conventionnel pour un petit déjeuner mais néanmoins excellent, avec du poisson fumé et une salade d'avocats, qui me conviendra parfaitement. On regrettera simplement l'absence de menu pour savoir exactement ce que l'on déguste.

La touche "petit-déjeuner" est rappelée avec le fromage blanc et la viennoiserie, proposée tiède.

A 11h30, il n'y a pas de mal à demander quelques bulles pour accompagner ce brunch.

L'occasion de trinquer à ce week-end entre frangins !

Mon frère ayant un bon coup de crayon, celui-ci ne manque pas de caricaturer cette expédition au-delà du cercle arctique.

Dehors le temps est magnifique et je profite de la vue. Ici une myriade d'éoliennes en mer du Nord.

Hélas le temps se couvre rapidement, j'espère que ce n'est que temporaire, espérant bien pouvoir profiter de l'approche sur Tromso.

Un air-to-air non identifiable.

Alors que nous arrivons au-dessus de la Norvège, après 2h de vol, nous commençons à apercevoir le relief, mais la couche nuageuse reste tenace.

La vue n'en est pas moins magnifique.


Enfin ! notre trajectoire se rapproche du littoral et nous pouvons enfin contempler les étendues glacées de Norvège.



On devine les côtes très découpées et les profonds fjords.


C'est magnifique, mais il est déjà 13h passées et la lumière commence à sérieusement décliner.


Le spectacle continue ainsi pendant de longues minutes, je cède d'ailleurs la place à mon frère pour qu'il puisse lui aussi profiter des paysages.



Au fur et à mesure que nous progressons vers le nord, le blanc est de plus en plus présent.


Les Lofoten qu'on aperçoit en arrière-plan.


Le soleil commence à se coucher, il est pourtant à peine 13h30.


Vue à nouveau sur les Lofoten.


Je vous en remets quelques dernières, difficile de faire un choix dans les photos !


Pendant ce temps, le service continue. Je demande un gin tonic, qui m'est apporté avec le sourire par Eugénie, l'adorable PNC qui a officié pendant le vol en business.

Sur les moyen-courrier longs, le protocole veut que des mignardises soient proposées dans la seconde partie du vol. Celles-ci sont joliment présentées dans une panière.

Le spectacle est terminé, les nuages ayant décidé de monopoliser la fin du vol.

De ci de là, quelques sommets émergent tout de même.

La descente sur TOS est engagée.

Nous passons sous la couche nuageuse et commençons à apercevoir le plancher des vaches.


L'approche finale se fait dans une bonne purée de pois.


L'atterrissage se fait face au sud. Nous aurions été du bon côté pour voir Tromso, mais la ville est derrière la colline.

Nous passons juste au-dessus du stade de Tromso.

Atterrissage dans un paysage tout blanc.

Nous venons nous garer, le ciel est nuageux mais on devine bien les dernières lueurs du soleil. N'étant pas un habitué du grand Nord, je découvre ce qu'est un coucher de soleil à 14h !

L'aéroport de Tromso.

La lumière est magnifique, même si elle est difficile à rendre en photo.

Le tarmac semble tout glacé.

Arrivée au parking à 14h, le pilote aura rattrapé une bonne partie du retard.

Dernière vue sur ce siège, 4 heures c'est tout de même la limite je pense.

Nous saluons nos agréables PNC et les remercions pour leur gentillesse, avant de nous retrouver dans la passerelle.

Notre A320 repartira dans peu de temps pour CDG.

Nous arrivons directement dans la salle d'embarquement. Les grosses doudounes et les bottes fourrées nous donnent une idée de la température extérieure.

Direction la sortie !

Nous croisons une réclame pour le téléphérique promettant une vue imprenable sur Tromso.

Nous arrivons à un premier tapis à bagage. N'ayant pas de bien à récupérer, nous passons notre chemin.

Un long couloir nous mène à la sortie.

Qui se dit "ut" en norvégien !

Bizarrement, nous arrivons à un second tapis à bagage. Pas tout compris là…

Nous ne nous y attardons pas plus et nous voici landside. L'aérogare fait un peu hangar, mais il y a de l'animation et de nombreux commerces.

Par ici la "ut".

Nous sommes saisis par un froid mordant en mettant le nez dehors.

Pour rejoindre notre chambre d'hôte, le plus simple est de prendre le bus. Pour cela, il faut traverser le parking. Il existe un passage souterrain, mais nous n'avons pas vu la signalisation.

C'est ce qu'on appelle une auto bien givrée.

Plusieurs lignes de bus desservent l'aéroport, c'est très pratique et bien indiqué.

Les billets peuvent être achetés sur cette borne. Pour nos autres trajets, tout sera géré avec l'application des transports publics locaux.

Merci de votre lecture, maintenant place au bonus !















Merci Stéphane pour le partage !
Rien à dire sur le vol, effectivement la presta pdj servie à l'heure du déjeuner est un poil incongrue, mais c'est l'horaire qui joue donc compréhensible. Mais encore et toujours ne pas servir de chaud sur un vol aussi long c'est ridicule.
Bonne pioche pour l'appartement, et surtout de la chance. C'est ce qu'il faut pour les aurores. Tu peux passer des nuits entières à "chasser" sans rien voir. Je comprends la déception pour le premier soir mais le second a tenu toutes ses promesses et surtout depuis la "maison".
C'est pour ça que je préfère le lodge, car même si c'est plus cher, tu n'as pas à payer pour aller les chasser, tu le fais depuis chez toi, même si, comme tu le dis, les tarifs sont souvent, trop souvent, bien trop chers.
A très vite !
Merci Stephan pour le commentaire.
Je comprends la nécessité de mettre des règles mais traiter de manière identique des vols d'1h30 et des vols de 4h, ce n'est pas très logique.
Pour le chaud, c'est comme ça mais c'est vraiment dommage.
Pour les aurores, ça n'aurait rien changé d'être au lodge, car le premier soir c'était très couvert sur Tromso. Au moins ça nous a permis d'avoir un premier aperçu. C'est d'autant plus rageant que tout le monde nous a dit que quelques jours auparavant, il y avait eu un déluge d'aurores !
Mais je garde tout de même l'adresse du lodge, tes bonus m'ont donné vraiment envie 😜
A bientôt.
Jolies paysages. Lecture agréable.
merci ;)
Merci pour le commentaire !
Salut Stéphane
Je plussoie le commentaire d'Esteban !
Le salon est bondé tout comme les salles d'embarquement, le Terminal 2F a la côte.
Le confort est limité pour un vol aussi long, et ne pas servir de repas chaud paraît pingre...
Le frérot devait être heureux de voyager avec toi.
C'est que le choc thermique à l'arrivée est impressionnant.
Comme le dit Stéphan, le camping est certes cher, mais inutile de se déplacer pour assister au fabuleux ballet des Aurores Boréales.
Bonne pioche le deuxième jour, du moins la deuxième nuit 😉
Merci pour le partage, à bientôt !
Merci Hervé.
Je ne pense pas que ce soit de la pingrerie, je pense juste qu'AF a fait une erreur tactique en renonçant à équiper ses A220 de fours (ce qui a induit l'alignement de l'offre froide sur tous les appareils).
Toujours ! 😉
Le "camping" pratique plutôt des tarifs de 5* mais c'est vrai que le cadre est chouette. A voir pour une prochaine fois ! Mais comme je le disais à Stephan, le ciel était couvert sur Tromso le premier soir, donc ça n'aurait rien changé.
A bientôt !
Merci pour ce FR fort complet 😃
C'est clair ✏️! C'est pas la première fois qu'on a droit à un aperçu de ses talents me semble t'il 😉
Magnifiques vues 🏔️ bien rafraîchissantes d'autant qu'il fait plus de 30°C à l'extérieur 🥵🌡️
A bientôt ! 😉
Merci Riton pour le commentaire.
Effectivement, bien vu ! Il avait déjà partagé son talent lors de notre escapade en Ouzbékistan.
Rien de tel qu'un FR hivernal en période de canicule ;-)
A bientôt !
Merci pour ce report fort intéressant.
Ah le passage au PIF avec ces bien nommés « boulets ». Ça a beau être affiché, expliqué, présenté, il y a toujours des loupés. Désolant, affligeant, alors que ça ne requiert pas trop de concentration.
Le frangin a réellement des talents de dessinateur.
Vraiment un très bon équipage PNC comme PNT puisque le vol est arrivé presque à l’heure.
La sensation de froid à la sortie doit être vraiment très saisissante.
Ouf ! Le ciel a su se montrer clément en daignant montrer quelques aurores.
Bons vols