Introduction
Bonjour et bienvenue sur ce FR,
Alors que le contexte régional est toujours compliqué avec des alertes quotidiennes à Dubai et que l'école se fait en distanciel, il est temps de prendre un peu d'air frais en France pour que ça se calme.
A ce moment là, une seule compagnie opère de manière fiable entre Dubai et Paris. Air France a interrompu la desserte au début des hostilités et ne l'a toujours pas redémarré au moment d'écrire ce report deux mois plus tard. Sur Emirates donc, deux vols par jour principalement en A380, l'un de jour et l'autre de nuit… Je préfère voyager le jour ! A noter que la durée des vols a été augmenté dès la réservation d'une heure environ. Cela permet de gérer les détours par le sud requis à ce moment là.
Le prix est assez bas, la demande n'est pas énorme à ce moment là… les touristes sont déjà partis et les résidents vont et viennent au compte goutte. Donc c'est parti pour le routing suivant:
Enchainement de vols
- 1EK75 - Economique - Dubai - Paris/CDG - Airbus A380-800
- 2EK74 - Economique - Paris/CDG - Dubai - Airbus A380-800
Une fois la réservation faites, je choisi un siège pour moi grâce au statut Silver mais je ne peux pas le faire pour la famille… Résultat au moment de l'enregistrement ils nous mettent n'importe où quelque soit le siège que j'avais réservé (heureusement que j'avais pris un siège gratuit…). Pour ce vol l'avion apparaît assez vide donc j'arrive à nous remettre tous dans la première cabine à l'avant où les sièges sont habituellement payants ! Ca sent le vol calme : ci-dessous la seconde cabine éco (les sièges en blanc sont disponibles lors de l'enregistrement en ligne).

Reste plus qu'à y aller ! Même en ces temps troublés, les services fonctionnent normalement à Dubai y compris le chauffeur payé par l'assurance pour nous emmener à l'aéroport…

La circulation est plus calme qu'à l'habitude donc nous arrivons en quelques 20 minutes après être passé devant la bibliothèque star de Dubai. Le dépose minute a été reconfiguré par rapport à l'habitude avec uniquement la ligne de dépose en taxi ouverte (sur la gauche du coup un peu plus loin de l'entrée). Pas sûr de la raison de ce changement alors que 3 semaines auparavant (donc pendant la guerre aussi) le dépose minute était en fonctionnement normal.




Expérience au sol à DXB T3
Deuxième changement par rapport à l'habitude : des agents de sécurité vérifient les passeports et les billets avant l'entrée du terminal. C'est presque aussi bien organisé qu'à Bangalore :-) Mais plus rapide : 10 minutes de perdues seulement ! On espère que ça sera temporaire. A l'intérieur c'est assez calme mais loin d'être vide alors que c'est l'heure creuse habituellement.

Les notifications de l'applications Emirates se sont bien améliorés, départ prévu de la porte C18… un peu de marche à prévoir pour aller jusque là-bas, mais déposons d'abord les bagages.

Après une vingtaine de minutes d'attente, nos valises sont pesées : 76,5kg, pas mal !

3 minutes plus tard nous repartons plus léger mais équipés de nos cartes d'embarquement. Direction la porte C18 et le salon Business à proximité de la porte C20 !


En direction des contrôles : petit coup d'oeil au tableau des départs. Il est loin d'être vide, les vols reprennent clairement pour Emirates.

Le passage des contrôles est rapide (moins de 10 minutes pour les deux contrôles). C'est bien l'heure creuse finalement ! Il ne reste plus qu'à monter au niveau départ et à commencer une petite marche au travers du terminal B et C.

Une fois à l'étage direction la droite en face de la boutique LV, on laisse les accès au salons First et Business, on évite les travaux en cours dans la zone Duty Free et on longe les portes B vers le bâtiment C.




Ensuite on rejoint le bâtiment C en descendant ces escalators :

La ballade continue dans le Duty Free du terminal C avant d'arriver aux portes ou au salon Business ! Pour le timing, ça nous a pris moins d'une heure entre la dépose et l'arrivée à la porte, sans forcer. On aurait sûrement pu aller plus vite au niveau de la dépose bagage en passant par les machines.





Je laisse la famille près de la porte et je vais faire un tour au salon avant le vol. C'est pas la foule des grands jours… la fameuse heure creuse ! En entrant, j'ai cru que j'étais seul dans le salon mais il y avait en réalité 2 ou 3 autres passagers…

Le buffet est prêt pour moi ! 11h30 du matin, le déjeuner est en place.




Comme souvent, les vins sont impressionnants pour un buffet de salon Business. J'ai pu en tester deux et ça a accompagné ma petite sélection du jour agréablement.

La vue est assez plaisante avec les portes du côté ville et notre A380 qui se prépare à proximité.

Quelques minutes avant l'heure annoncée, les agents commencent à pré-embarquer le vol en porte.


Un petit coup d'oeil pour vérifier si le vol est bien prévu à l'heure et découvrir quel avion nous est alloué. Ce sera A6-EDU aujourd'hui, un vieux de la vieille (enfin 14 ans, plutôt mid-life), numéro de série 98 ! Reste à voir si l'intérieur a déjà été remis au goût du jour ou pas.

La zone de pré-embarquement était assez petite mais rapidement l'embarquement est appelé par priorité et nous prenons le chemin de l'avion.

On laisse ensuite la passerelle pour l'étage supérieur et on prend la passerelle qui mène à la porte L1 du pont principal.

A bord
Bon, il était évident que la cabine n'était pas la dernière cabine sinon il y aurait eu la Premium Economy dans cette zone à l'avant de l'avion. Nous trouvons beaucoup plus vite que d'habitude nos sièges et nous installons.




Bien que cette cabine ne soit pas de dernière génération, elle est confortable et propre. On se sent bien en s'installant. Bien sûr ce qui vieilli le plus vite c'est l'écran mais même s'il est assez petit, il est fonctionnel et donne toujours accès à tout le gigantesque catalogue de ICE.
Les gros GP7200 sont bien visibles depuis cette partie de la cabine alors que l'embarquement avance rapidement.
Quelques minutes avant l'heure prévu de départ, les vidéos de sécurité sont lancée (tout le monde est à bord) !




Le push-back se fait quelques minutes plus tard à l'heure prévue de départ. Il est sécurisé par le personnel au sol.





La cabine est prête et elle n'est pas pleine dans cette section avant (peut être 75%), mais c'est encore plus vide à l'arrière. Rien de très surprenant dans cette période calme (pas de vacances scolaires, rien de spécifique ce week-end là).

Direction la piste de décollage. Avant de couper la data, on peut voir les petits copains qui partent ou arrivent au même moment.

Le roulage est assez court, en contournant le concourse C du terminal 3 pour aller vers la piste.




Un A350 d'Emirates nous double alors que nous allons vers la piste.





Tout est prêt captain.


Quelques vues sur l'aéroport et la tour de contrôle sur fond de Burj Khalifa.




En attendant que l'A350 décolle, je continue mon film !

Mais je garde un oeil sur l'écran de mon voisin de devant alors que nous nous alignons pour le décollage. Un flight reporter ?

En vol
Décollage à 13h58 (quand même 20 minutes de roulage finalement, tout ça à cause de cet A350 qui nous est passé devant :()). Le silence à l'avant de l'appareil est vraiment impressionnant, en comparaison de l'arrière, où je suis généralement, la différence est notable. Au passage quelques B777 stockés vers le centre de maintenance sont visibles (à ce moment là le trafic n'est pas revenu à 100%). Ensuite le centre ville de Sharjah.






Puis comme l'impose la procédure à ce moment là, on passe au dessus de la mer avant de faire demi-tour vers le désert et ensuite l'Arabie Saoudite.

Un menu papier est distribué à ce moment là : beef or chicken !

Et voilà le désert :

Dans mon film, les personnages sont déjà à CDG… Paul Andreu est très fier du design du Terminal 1. Entre la prouesse architecturale et sa commodité actuel chacun jugera. Nous les rejoindrons au bout de 8h de vol (enfin nous allons nous au T2).

Je commence à regarder si je peux me connecter au Wifi. Sur Emirates jusque là j'ai toujours pu me connecter quand je voyageais en business mais en éco j'ai souvent eu du mal. Voyons voir !

Le package gratuit me convient bien et permet même de naviguer sur flightradar ! Ca c'est du message de compétition.
Vous pouvez voir la route empruntée qui est déjà meilleure qu'au début de la guerre puisque le sud de l'espace aérien des Emirats est ouvert pour les départs de Dubai, permettant un détour moins important (avant les vols vers l'Europe et les USA allaient jusqu'à Oman avant de tourner vers l'Arabie Saoudite). Mais à ce moment là le golf Persique est toujours inaccessible. Au passage l'avion qui est au-dessus de la mer est soit un ravitailleur américain (KC-46A), soit sa position est erronée du fait d'un brouillage GPS (fréquent à cette période au sol comme en l'air).

Un petit geste sympa pour ce week-end de Pâques avec ce biscuit en forme d'oeuf.

C'est l'heure du déjeuner, après 1h15 de vol, le service se fait dans la joie et la bonne humeur et en français grâce à quelques hôtesses particulièrement en forme et engagées.





Sur Emirates on fini son repas rassasié, c'est assez généreux en quantité et le plat choisi ici (boeuf) était bien équilibré. La petite attention sur la thématique de Pâques est sympa. Il est temps de se reposer dans une cabine calme.

On devrait arriver pile à l'heure !

Nous quittons le continent africain et le moyen orient par l'Egypte au niveau d'Alexandrie. Comme vous pouvez le voir, on est pas tout seul à emprunter cette route depuis le moyen orient (les A380 sont bien présents).

Nous voilà ensuite en Europe par la Grèce puis les Balkans dont certaines montagnes sont encore enneigés.




Arrive ensuite le snack avec une boisson et un brownie alors que nous continuons de survoler des paysages vallonés.




Une fois réchauffée arrive la pizza. Healthy !

La tradition italienne n'est pas respectée à la lettre mais c'est chaud et ça cale avant d'arriver.

Les Alpes autrichiennes arrivent ensuite sous nos ailes avec un belle calotte de neige en ce début avril.




La cabine a retrouvé son calme après ce service.

Nous préparons la descente depuis l'est de la France alors que le soleil se couche.




Toujours une arrivée prévu pile à l'heure.

L'ambiance est zen pour cette fin de vol et on retrouve les couleurs des champs de printemps.





Le trajet du jour avec la nuit qui nous rattrape.

Nous atterrissons côté sud de la plateforme avec le soleil bien en face ! Pour les pilotes, lunettes de soleil obligatoires ou pilotage aux instruments :().




Arrivée à CDG 2C
Le poser des roues se fera finalement à 20h00 suivi d'un joli travail du "Brake-to-vacate" qui nous amène en un rien de temps au bout de la piste pour prendre la bretelle à la vitesse idoine.







Le roulage sera court jusqu'au Terminal 2C adjacent. La lumière du soir est magnifique !





Derniers virages jusqu'à la porte C91 tout au bout du 2C. Block time à 20h06, une belle arrivée à l'heure. 4 minutes pour installer les passerelles, une performance très honorable.






Nous sommes dans la passerelles en porte L1 3 minutes plus tard. A nous deux CDG ! Ca commence par un petit contrôle impromptu dans le couloirs… Tous les indiens ont droit à la question dès ce niveau là. Puis arrivée vers les contrôles officiels où il n'y a pas encore d'attente.






4 minutes de contrôles et nous voilà en zone bagage, avec un enfant ça se fait sans utiliser les automates.

C'est à droite. Bon là le timing dérape. Sur nos 4 valises, 3 arriveront en une quinzaine de minutes mais la dernière mettra environ 45 minutes… La boulette !

En guise de conclusion de ce récit, le récap du vol sur FR24.