Après un long week-end réunionnais, entre plongées et randonnées, il est temps de rentrer, à notre plus grand regret.
L'aller a été effectué en business grâce à un upgrade intéressant, mais pour le retour, ce sera à fond de cale, à l'antépénultième rangée d'un 777-300ER haute densité rempli comme un oeuf ;-)
Pour ceux qui auraient raté l'aller, c'est par ici. Au départ, l'objectif était de prendre une dernière fois un vol AF long-courrier au départ d'ORY, et donc pour le retour, c'est à Orly que nous atterrirons.
Enchainement de vols
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Saint-Denis de la Réunion est connu pour ses bouchons sur la route de bord de mer, et ce soir la tradition ne fait pas défaut. Pour un trajet de quelques kilomètres, nous mettrons une bonne heure.
Mais nous avons prévu de la marge et nous déposons notre bolide vers 18h30, soit 2h30 avant l'embarquement.

Il faut remonter cette longue allée pour rejoindre le terminal.

Voici donc RUN à la lumière du soleil couchant. Comme tout le monde le sait, Roland Garros n'est pas un joueur de tennis, mais bien un aviateur.

L'intérieur de l'aérogare est franchement vieillot, et surtout bien peu dimensionné par rapport à l'activité de ce soir.

Le FIDS (en mode écran de gare SNCF bleu) nous montre l'importance du trafic en ce début de soirée à destination de la métropole : Paris (ORY et CDG) mais aussi MRS (où se trouve une importante communauté comorienne).

Nous nous dirigeons vers les comptoirs Air France.

C'est clairement le bordel, des gens refont leurs valises dans le passage.


La foule que vous voyez, c'est pour le vol Air Austral prévu un peu avant le nôtre.

Fort heureusement, bien peu de monde encore aux comptoirs Air France.

Avec deux comptoirs SP, l'attente n'est pas bien longue.

Nous sommes reçus par un agent plutôt sympa et enregistrons notre bagage (eh oui, le rhum ne passe pas en cabine ^^). Il avise les bâtons de marche de Madame, et nous dit que si les bouts sont pointus ils ne passeront pas en cabine. Nous les lui montrons, ils sont bien en caoutchouc, et lui expliquons qu'à l'aller cela n'avait pas posé de problème. Mais semble-t-il à RUN il y a une règlementation spécifique et que les bâtons de marche ne sont pas autorisés. Nous tentons notre chance et seul mon bagage part en soute. Il nous indique ensuite l'accès au salon.
Direction les portes d'embarquement, en empruntant ces escalators.

Le cheminement est étrange, il faut ensuite repasser une porte coulissante.

Les panneaux indiquent les départs sur la droite, mais un panonceau dit le contraire. finalement pour les passagers premium c'est au milieu.

Le fast track n'est pas superflu et permet de passer la PAF à des guichets dédiés en quelques minutes seulement alors qu'il y a foule dans la file générale. Puis c'est au tour du PIF, avec là encore un accès prioritaire.
Et c'est là que le bât blesse, avec les fameux bâtons de marche. Nous tentons d'expliquer la chose, les agents semblent vouloir être arrangeants et appellent leur superviseur. Mais celui-ci se montre inflexible : les bâtons de marche doivent être mis en soute, quelle que soit la forme de l'embout. Madame repart donc dans l'autre sens, escortée par un agent du PIF pour réenregistrer son sac.
Je discute un peu avec le superviseur, plutôt sympathique, qui m'explique qu'il y a une réglementation spécifique à RUN. J'avoue ne pas vraiment comprendre pourquoi, la DGAC édictant des règles applicables à tous les aéroports de France. Bref…
Nous avons convenu avec Madame de nous retrouver au salon. L'accès à celui-ci se trouve étrangement dans le dutyfree, qui propose comme de bien entendu des tarifs plutôt prohibitifs.

On y trouve forcément quelques breuvages de production locale.

Il ne faut pas rater le panneau signalant une entrée par un recoin détourné.

Ensuite, c'est plutôt bien indiqué.

Pour accéder au salon, il faut sonner à l'interphone. J'emboîte le pas aux deux dames devant moi.

Nous sommes bien dans un salon AF, aux pleines couleurs de la compagnie nationale. La cerbérine vérifie les BP et ce n'est pas du luxe, car de nombreux passagers se présentent sans être éligibles.

Ce sera d'ailleurs le cas des passagères devant moi. En attendant, je note la sympathique décoration à l'entrée, avec maquettes modernes et photos anciennes.

Le salon est agréable, de nombreux sièges pour s'asseoir, mais qui seront rapidement occupés.



Malheureusement le salon ne donne pas sur les pistes, mais sur la zone d'embarquement.

Au centre se trouve la zone de restauration.

Au menu, du froid, du chaud et de quoi contenter tous les goûts.


Air France oblige, on y trouve du champagne et une confortable sélection d'alcools, avec bien sûr ce qu'il faut en punch.

Les frigo sont bien remplis : des bubulles, des softs, mais aussi, plus rare, du martini (blanc et rouge), de la bière locale et des jus de fruits tropicaux au verre.

On trouve aussi des yaourts locaux, des coupelles de fruits frais et et même une assiette de fromage !

Terminons ce petit tour par les toilettes, très propres.

J'anticipe l'arrivée de Madame et nous prépare deux coupettes de champagne. Profitons-en pour vous présenter les documents de voyage.

Madame arrive peu après et m'explique qu'elle a dû enregistrer ses bâtons en bagage hors format avec son sac à dos. Procédure un peu compliquée s'il en est (pastille à coller sur le BP, enregistrement du bagage à un comptoir dédié…) mais au bout du compte c'est allé assez vite. Idem pour les contrôles en sens inverse.
Nous nous restaurons légèrement, ayant fait bombance dans un excellent restaurant réunionnais le midi avec un ami, local de l'étape.

Je ne résiste toutefois pas aux coupes de fruit et ses fruits de la passion. Ceux-ci étaient corrects, sans plus, mais ceux que nous avons dégustés ce week-end-là étaient les meilleurs que j'ai jamais mangés !

Je termine cette collation par un vieux rhum réunionnais, histoire de rendre hommage aux breuvages locaux.

Entretemps, comme je vous le disais, le salon s'est bien rempli. Comme à l'aller, avec une petite cabine J de 14 sièges, on se rend compte que de nombreux passagers sont éligibles au salon par le statut (c'est d'ailleurs notre cas). L'ambiance est plutôt sympa, plusieurs passagers se connaissent et connaissent le personnel, on se croirait dans un "banal" aéroport de province alors qu'il s'agit d'habitués sur une ligne de plus de 10.000 km.
Lorsque l'embarquement va débuter, une agente fait le tour des passagers pour les en informer. Nous nous rendons donc tranquillement en porte.

Je suis étonné, je pensais que ce serait la cohue pour un vol annoncé surbooké, mais il n'en est rien. Les passagers prioritaires sont tout juste en train d'embarquer et c'est désert côté Y.

C'est donc sans attente et en toute fluidité que nous embarquons, parmi les premiers.

Deux passerelles sont connectées à l'appareil, à gauche pour les passagers J et W ainsi que les passagers Y assis côté tribord, tandis que la passerelle de droite est dédiée aux passagers Y assis côté bâbord.

Voici un bout de l'appareil qui nous ramènera en métropole.

C'est un peu mieux, avec vue sur le GE90. Voici donc F-GZNG, un 777-300ER de 17 ans en configuration COI.

Madame, qui voyage donc léger après enregistré son sac à dos et ses fameux bâtons de marche, s'engage d'un bon pas dans la cabine au moment même où je tente un flouté sur les instants porte et playstation.

C'est le chef de cabine principal, sur la gauche, qui nous accueille. En voyant mon BP, il voit tout de suite la mention liée à mon statut et, tout en me remerciant de ma fidélité, s'étonne que je voyage tout au fond de la cabine. Je lui réponds que nous préférons voyager en duo mais qu'il n'y avait plus de place aux premiers rangs. Avec élégance, il me dit non sans malice que nous avons bien fait, il y a des bébés au premier rang !
Nous prenons donc à droite. Traversée de la première cabine Y.

Puis de la deuxième…

Et enfin de la troisième. C'est long, un 77W, et plus encore lorsqu'il faut remonter la cabine Y d'un COI.

Nous voici donc arrivés à nos sièges, à l'antépénultième rang. Nous avons choisi ce rang car c'est le plus protégé, grâce à la rangée de trois sièges juste devant qui nous isole un peu du passage dans l'allée. Et les toilettes sont un peu plus loin.


Comme on peut le voir sur cette photo. L'avantage d'embarquer dans les premiers en Eco, c'est qu'on peut prendre son temps pour s'installer tranquillement.

Le léger inconvénient de ce rang, c'est que les sièges en face ne sont pas exactement alignés, et donc les écrans non plus. Voici la vue pile face à moi. Ce n'est pas bien grave, mais il faut s'y habituer.

Je m'installe tranquillement, le pas est plutôt confortable pour mon mètre quatre-vingt. Comme vous pouvez le voir, j'ai ressorti les éléments de confort fournis en business à l'aller.

Car Eco oblige, l'armement standard se limite au stric minimum : casque, coussin, couverture. On en oublierait presque qu'avant le covid, il y avait une trousse de confort en Y chez AF.

D'ordinaire, être installé dans les derniers rangs côté gauche permet d'engager la discussion avec le/la CCY, qui y est basé(e). En l'occurrence ce sera une cheffe de cabine, mais a priori peu encline à échanger. Nous apprendrons tout de même que le vol est surbooké (je me demande d'ailleurs comment se gèrent les situations dans ce cas : le pax s'enregistre mais sans numéro de siège ?). Elle nous explique en effet qu'avec le conflit au Moyen-Orient, de nombreux passagers ont dû être rapatriés en France via RUN. Pas le chemin le plus court, mais sans doute une bonne affaire pour Air Austral qui opère la ligne RUN-BKK.
L'embarquement se poursuit tranquillement, et les racks à bagage se remplissent rapidement. Malgré plusieurs annonces de l'équipage (et le bon sens), de nombreux pax y mettront manteaux et autres petits sacs, ce qui pose inévitablement des problèmes pour les valises des derniers à embarquer.

A nos côtés, un bel A350 d'Air Caraïbes (volant sous code BF) qui doit partir dans 1 heure pour ORY également.

Ce sont bien des gouttes que vous avez aperçues sur le hublot. Nous avons réussi à passer entre elles pendant ces quelques jours, et voici qu'au moment du départ, une pluie diluvienne se met à tomber. Quelle chance !

Les consignes de sécurité sont lancées.

Nous repoussons avec un quart d'heure de retard.

La cabine est plongée dans le noir pour le décollage.

Pas de vue potable à vous offrir, entre la nuit noire et la pluie. Je parviens tout de même à attraper un bout de la côte réunionnaise, qui me permet de dire au revoir à cette belle île qui nous a bien accueillis.

Un long trajet nous attend pour rentrer.

La cabine est allumée et le service débute peu après le décollage avec la remise d'une lingette rafraîchissante.

Contrairement à ce que j'ai pu voir jusqu'à présent, le chariot effectue son parcours de l'avant vers l'arrière. Mince alors ! Mais pas d'inquiétude, la cheffe de cabine nous apporte gentiment de quoi patienter. Ce n'est pas le champagne de la J ni ses biscuits apéro, mais c'est l'attention qui compte. Les autres passagers font mine de n'avoir rien vu…

Ce n'était d'ailleurs pas un confort superflu, car il faudra attendre près d'une demi-heure avant que le trolley n'arrive à notre niveau.

Cette fois-ci, Madame tente le punch, qui semble remporter peu de succès. Il est pourtant très bon paraît-il.

Voici le plateau qui nous est proposé. Notons les mini flûtes au sésame en apéro, c'est sympa.

L'entrée est un taboulé, assez rafraîchissant. Quant au plat, c'est forcément chicken or pasta, mais cette fois il le poulet est présenté avec une touche réunionnaise (on oublie le quinoa en revanche).


Voici les pâtes, choisies par Madame.

En dessert, ce gâteau, qui est un peu sec.

Pour accompagner le tout, nous optons pour un échantillon de vins.

Un repas correct pour l'éco. Le seul vrai reproche porte sur ces couverts en bois.

Pour terminer le repas, je prends un petit cognac, ça change de la poire !

Je tombe ensuite dans les bras de Morphée et me réveille au-dessus de l'Egypte. Il nous reste un peu plus de 4 heures de vol, autant dire que j'ai plutôt bien dormi !

Je vais me dégourdir un peu les jambes. Des passagers discutent au galley. Je note qu'un bar est dressé, avec un choix de boissons.

Joli choix également de snacks sucrés et salés, avec même des sandwichs sous cellophane, parfait pour ceux qui auraient une petite fringale.

Lorsque je reviens à ma place, nous passons juste au-dessus du Caire, qui apparaît très nettement, avec l'île de Zamalek. Souvenirs !

Je somnole encore un peu. Le second service débute au niveau de la mer Adriatique.

Et voici le tant attendu sac Bon Appétit, qui fait un peu honte quand même.

Voici le tout déballé. C'est tout de même chiche, d'autant que le pain est immangeable.

En revanche, la viennoiserie chaude est très bonne.

Je suis l'approche sur ORY grâce aux caméras.

Nous sommes alignés !


Nous atterrissons à 6h25 du matin (9h25 heure de Saint-Denis), pour une arrivée au parking peu après, donc avec quelques minutes d'avance sur l'horaire. Ce n'est pas plus mal, cela nous permet d'arriver juste avant les vols des Antilles.

Etant donné la taille de la cabine, il nous faudra tout de même un peu de temps avant de pouvoir quitter l'appareil.

Voici les deux sièges que j'avais lorgnés, mais ils étaient déjà pris lors de la réservation.

Etonnamment, la PAF est passée très rapidement grâce aux Parafe, et à 7h nous voilà déjà en direction de la sortie.

Direction la livraison des bagages.

Cet escalator est déjà en panne depuis plusieurs jours, je m'étonne toujours du temps nécessaire à ADP pour procéder à la réparation de ces machines.

Tiens, Amex fait une pub non co-brandée AF. Une anticipation du départ de la compagnie tricolore de la plateforme ?

Voici la salle de livraison des bagages. L'attroupement au fond est bien pour notre vol.

Inutile de nous presser, les bagages arrivent tout juste.

Ma valise arrive très rapidement.

Ainsi que le sac à dos de Madame avec ses fameux bâtons de marche, le tout emballé dans un grand sac.

Retour sur Paris, avec la formidable ligne 14, qui change quand même la vie depuis et vers Orly. Nous serons dans le centre en moins de 30 minutes, parfait pour enchaîner sur une bonne journée de travail !

Merci de votre lecture et de vos commentaires éventuels ! Et maintenant place au bonus.








Hello Stéphane
Quel boxon en arrivant à RUN, ( y compris sur la route côtière... )
Heureusement que les comptoirs AF n'étaient pas encore pris d'assaut.
C'est quand même navrant de devoir enregistrer des bâtons de marche...
D'après mes souvenirs, le salon n'est pas très grands, mais l'offre miam-miam et glouglou est tout à fait correcte.
Ah ces gens qui essayent par tous les moyens de s'incruster dans les lounges😤.
Le prénom de l'ami réunionnais ne commencerait t'il pas par B ?😉
A bord, le choix d'avoir pris les sièges au fond de l'avion donne quelques avantages.
Le plateau servi me rappel furieusement celui que j'ai eu lors de mon dernier voyage vers SFO, en mars dernier, le sac Bon Appétit est toujours le gag du petit-déjeuner.
C'est sûr que le marmottage fait vite passer le temps.
L'avantage de débarquer parmi les derniers, est que l'attente dans la salle de livraison des bagages est réduite, et les bâtons étaient emballés, un moindre mal.
La ligne 14 est une bénédiction à ORY, pour qui se rend dans le centre de Paris.
Travailler le jour même de son arrivée reste extrêmement éprouvant, et dans mon métier ce n' est même pas envisageable...
Merci pour le partage, à bientôt pour d'autres pérégrinations.
Merci pour ce récit très fluide.
C’est tout de même un comble qu’Air France ait quitté ORY, alors que l’aéroport n’a jamais été aussi accessible depuis le centre-ville de Paris…
Bons vols
Bonjour, merci pour ce FR et ce superbe bonus de l'île intense que j'aimerais tant visiter.
Quel bazar avec tous ces passagers à l'enregistrement, on se croirait bien dans une gare surtout avec ces écrans ! Les avantages liés au statut sont comme toujours très appréciables.
Le salon bien que petit semble être très agréable, puis un bon vol malgré ce petit déjeuner pas super présentable mais qui semble correct dans son contenu. Je vous écris d'ailleurs en ayant un sac "bon appétit" qui vient de m'être servi :) L'offre en eco s'est un peu améliorée chez AF, même si elle n'a pas totalement retrouvé son niveau pré Covid (en plus de la trousse de confort il y avait un menu).
C'est toujours un plaisir de vous lire, vous donnez l'impression qu'on est en train de vivre le voyage avec vous !
À bientôt