disclaimer : Le texte est entièrement mien. Cependant, j'ai utilisé l'intelligence artificielle dans le but de corriger les éventuelles fautes de français ayant pu subvenir.
Mesdames, Messieurs,
Lecteurs occasionnels ou émérites,
Bienvenue à bord de ce vol AF498 reliant Paris, aéroport Charles-de-Gaulle, à Saint-Martin, aéroport Princess Juliana. Prenez place dans ce siège 44C.
Les plus attentifs remarqueront aisément que je n'ai plus publié depuis octobre 2016. Le style a donc changé, en tout cas j'ose l'espérer à la relecture de mes anciennes aventures.
Les raisons de cette absence prolongée sont multiples : la première est que j'ai moi-même eu la chance de faire de l'aviation mon métier, en qualité de PNC d'ASC - agent de sécurité cabine - dans la prestigieuse Armée de l'Air. Les vols "crew" ne trouvant pas leur place ici, je me suis donc abstenu.
La deuxième raison est que cette aventure a été plus courte que prévu, et lorsqu'elle s'est achevée (contre ma volonté) en octobre 2020, le goût de l'avion m'a échappé. Ou, en tout cas, il aurait été trop dur de prendre place à bord sans pouvoir exercer.
Je reprends donc mon histoire avec l'aviation à l’occasion d'un voyage que l'on pourrait qualifier de pèlerinage pour mon père, qui m'accompagne dans cette aventure, et moi-même. Le voyage, donc, s'effectuera avec notre compagnie nationale française, et sera le premier pour moi avec AF au départ de Roissy. Il s'articulera comme suit :
Enchainement de vols
- 1Paris CDG - Saint-Martin SXM AF498
- 2Saint-Martin SXM - Paris CDG AF499
Cette aventure, en réalité, ne commence pas le jour même du vol, mais la veille. Mon père prendra un train depuis l'est de la France jusqu'à Paris ; je le rejoindrai en cours de rail, en mon fief de Dijon. Nous dormirons à l'hôtel afin d'arriver tôt à Roissy le jour du vol. Décollage prévu à 10h10 : nous programmons une arrivée au terminal 2E à 07h00 afin de pouvoir déposer chacun notre bagage à l'endroit dédié, et surtout dans l’idée de flâner dans l'aérogare. "Pèlerinage", a-t-on dit.
Nous voici donc :
Au petit matin, je récupère mon BP sur l'application Air France. Celui-ci m'indique une porte d'embarquement K51. J'en suis satisfait, car cela nous évitera plus tard de prendre le rail en direction des portes L ou M. En revanche, une petite surprise nous attend au terminal. J'en reparlerai plus tard, mais les initiés savent déjà à quoi s'attendre.

Conformément à nos prévisions, le service de VTC nous récupérera à l'heure à l'hôtel, non loin du terminal, et nous déposera peu avant 7h00.
À ce moment de la journée, le FIDS se présente ainsi. Le vol AF498 est annoncé à l'heure, en codeshare logique avec KLM sous le numéro 2349, et le check-in est affiché à la banque 10. C'est donc après ce premier repérage que nous nous dirigeons vers notre gauche.

Nous arrivons donc à hauteur de la zone d'enregistrement numéro 10, où nous retrouvons des bornes automatisées.
Une agente est présente et, vu le peu de passagers à ce moment-là, elle nous guidera de bout en bout pour enregistrer notre bagage et placer le fameux "bag tag" sur l'anse latérale. Nous placerons ensuite notre valise sur les tapis roulants. Deux coups de scanette plus tard, les voici parties en direction des entrailles de CDG. Nous récupérons nos BP papier : direction, nous aussi, airside.

Pour la suite, pas de photos au PIF ni à la PAF, pour des raisons évidentes.
A fortiori, il y a du monde, et le temps de parcours de 12 minutes jusqu'aux portes K, indiqué précédemment sur le FIDS, est une estimation bien trop optimiste pour être réaliste, car le passage du PIF en lui-même prendra près du triple de cette durée. Nous passerons sur les machines d'ancienne génération, où quelques passagers bien mal organisés utiliseront jusqu'à quatre bacs pour leurs affaires personnelles…
Nous passerons ensuite sans difficulté la PAF, où le système PARAFE est éprouvé et approuvé. Quelques instants plus tard, nous laisserons la ville derrière nous pour nous retrouver devant un alignement parfait de boutiques de luxe. Ce monde n'étant pas le nôtre, ce sera tout droit, direction les portes.
Je trouve ce terminal particulièrement joli, avec cette belle moquette rouge et ce toit en bois très élégant.


C'est à ce moment précis que la mauvaise surprise arrive. Nous tournons à droite pour repérer notre porte d'embarquement, allons au bout de la jetée et voyons un panneau indiquant K51, accompagné d'une flèche indiquant une direction vers le bas… Nous suivons donc cette flèche, confirmant le mauvais pressentiment d'un embarquement par pax bus.
Cela ne me réjouit pas pour deux raisons. La première est qu'un embarquement par pax bus signifie un avion au large, et, à titre personnel, j'espérais embarquer par passerelle et pouvoir spotter l'oiseau avant d'embarquer. La seconde est qu'étant en zone 5, nous serons parmi les derniers à embarquer, et notre siège étant dans la dernière rangée de l'appareil, je m'attends à ne plus avoir de place pour le bagage à main que j'ai avec moi.
La "déception", toute relative, étant passée, nous profitons tout de même de cet espace pour photographier deux avions plus récents que le nôtre, à savoir :Zoro Un A350 - F-HTYH en provenance de Kinshasa, repartant pour Cape Town :

Et un B787-9 Dreamliner - F-HBRA arrivant de Beijing et repartant pour Dallas :

À ce moment, il est encore 7h42. L'embarquement commence à 9h15. Vous l'avez compris : j'ai une heure trente à tuer !
Il se trouve qu'à ce moment-là, la jetée est du terminal 2E est en travaux, à l'extérieur au moins. Il n'y a donc pas d'avions stationnés à cet endroit. Le terminal y est donc désert, le calme règne et contraste avec l'agitation de l'extrémité ouest.
Des chaises sont disposées tout au bout du terminal, avec vue sur les portes L. Nous nous y installons pour profiter de la quiétude des lieux, et cet A220-300 F-HPNY arrivant de Manchester vient nous dire bonjour. Cet endroit est absolument parfait pour une petite séance de spotting. Nous y resterons 45 minutes entre presque-sieste et presque-spotting.

À 8h45, il sera temps de se diriger lentement vers notre porte, en passant par un célèbre chocolatier. Il est 9h00 lorsque nous arrivons ; l'embarquement est sur le point de commencer.

Le premier bus arrive avec cinq minutes d'avance. Les priorités sont respectées et, à ce moment-là, il me semble qu'il y a bien peu de monde. J'imagine alors un vol peu rempli. Ce sentiment est exacerbé par le fait que, bien qu'étant en zone 5, je serai dans le deuxième bus pour monter dans l'avion. Spoiler alert : j'ai tout faux. En réalité, une fois installé à bord, seule une trentaine de places restera vacante.
J'arrive donc à bord. Accueil très chaleureux de l'équipage, qui aura été absolument formidable de bout en bout.
À ma gauche, une brochette tricolore.

Devant moi, le pitch(oune)… Je vais souffrir…

Devant moi toujours, l'IFE, déjà en fonctionnement, programmé sur les caméras, montrant qu'effectivement : nous sommes au large !

Cela a été dit à de nombreuses reprises : ça brille ! De plus, le ménage ayant eu lieu juste avant notre arrivée, des traces d'humidité persistent sur l'écran. Je passerai un coup de chiffon à lunettes et celui-ci retrouvera sa brillance immaculée.
La vidéo des consignes est lancée. Elle sera suivie d'un spot publicitaire tourné récemment en faveur d'Air France. Voici la cabine :

Nous repoussons, roulons un temps qui semblera une éternité pour rejoindre la 09R, mettons plein gaz et tournerons dans un large virage à gauche, direction l'ouest.
Au moment du service de champagne des classes avant, un verre nous sera proposé au retour des PNC. Nous acceptons volontiers.
Cheers !

Un peu moins de deux heures après le décollage, à 12h00 précisément, heure française, le repas nous est servi. Il est composé d'une salade de blé plutôt bonne en entrée, puis, au choix, de gnocchis ou d'un poulet/polenta en plat. C'est ce dernier choix que je ferai. Le tout est accompagné d'un fromage et d'un dessert plutôt bon. Seul le plat principal était quelconque, et l'ensemble vaudra une note de 7/10. Je conclurai avec la classique, mais néanmoins délicieuse, liqueur de poire.

Quelques films auront suivi : Astérix, Dossier 137… Accompagnés de petites photos, le hublot les rendant compliquées.





Le reste du vol se passera exclusivement au galley arrière, à discuter beaucoup, vraiment beaucoup, avec les PNC présents.
Je rejoindrai mon siège pour la box "Bon appétit", n'ayant de bon que le nom, composée d'un yaourt à boire, d'un sandwich froid garni de je-ne-sais-quoi et d'un gâteau au chocolat. 4/10 pour l'ensemble. Je l'accompagne d'un chocolat chaud.

À la fin du vol, l'une des PNC nous apportera un magnet et un marque-page "souvenir de vol", que nous partagerons avec mon papa.

L'arrivée à SXM se fera rapidement ensuite : atterrissage piste 10 avec force, freinage puissant et court.
De nouvelles mesures sont en place depuis octobre sur l'île, avec un enregistrement obligatoire préalable sur le site entry.sx et un contrôle automatisé rallongeant considérablement le temps de passage. Étant les derniers passagers à avoir quitté l'appareil, nous sortirons landside environ 45 minutes plus tard.
Merci de m'avoir accompagné à bord. J'espère que vous avez pris autant de plaisir à me lire que moi à rédiger ce report.
À très bientôt.
Mathieu.
Merci pour ce report et pour ce retour.
Les A330-200 chez AF deviennent rares voire une espèce en voie de disparition. Plus que six exemplaires.
Ils ont beaucoup sillonné l’Afrique et doivent laisser la place. Cependant, la ligne de SXM est pour l’instant hors d’atteinte.
Bons vols