Bienvenue dans ce nouveau routing à destination de la Chine !
Cela faisait un moment que je voulais aller en Chine (continentale). L'exemption de visa, valable jusqu'à fin 2025 (et prolongée depuis), était un bon prétexte pour mettre cette destination dans ma liste 2025.
Plusieurs régions avaient retenu mon attention :
- le Yunnan, dans le sud-ouest, avec ses paysages, ses villes et sa culture spécifique
- le Sichuan, avec ses pandas et ses paysages naturels
- le Shaanxi, avec la ville de Xian et l'armée enterrée de terre cuite
Les tarifs sont plutôt intéressants, notamment avec les compagnies chinoises (qui profitent de leur avantage concurrentiel de pouvoir survoler la Russie), et c'est finalement une offre de Shanghai Airlines qui retient mon attention.
En effet, la compagnie, filiale de China Eastern, propose un vol direct hebdomadaire entre Budapest et Xian au tarif de 1400 € en J. Il est possible de rejoindre Shanghai, Kunming (dans le Yunnan) ou Chengdu (dans le Sichuan) pour à peine plus cher avec un vol en correspondance.
Je n'ai qu'une semaine et je souhaite faire au plus simple : c'est donc Xian que je retiens comme destination.
Pour le pré-acheminement, j'ai préféré jour la sécurité en prenant un Paris - Budapest avec Air France. Le tarif n'est pas cadeau (plus de 200 € avec la carte WE, auquel viendra se déduire le bon d'achat reçu d'Air France pour mon anniversaire), mais BUD est une destination devenue chère.
Pour ceux qui ont lu les deux premiers FR de la série, nous avons eu un léger contretemps avec l'annulation de notre vol pour BUD. Mais nous avons pu rallier la capitale hongroise dans les temps, et nous voilà donc fin prêts pour le gros morceau du routing, avec le vol long-courrier à destination de Xian.
Sauf erreur, ce FR est une exclusivité, Shanghai Airlines n'ayant jamais été reportée en 787. Comme vous allez le constater, le produit pratiquement identique à celui de China Eastern, qui a racheté Shanghai Airlines, et les billets ont d'ailleurs été achetés sur le site de MU.
Enchainement de vols
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Après un bon déjeuner dans un restaurant sympa du centre de Budapest, nous passons récupérer nos affaires à l'hôtel, et nous voilà en route pour l'aéroport. Nous avons un peu de temps devant nous et c'est donc en bus que nous rejoignons BUD, pratique depuis le centre-ville et très bon marché.
Avant d'arriver nous passons devant l'Aeropark. Il faudrait vraiment que je prenne le temps de le visiter, avec ses vieux appareils soviétiques. A gauche un Tupolev 134, à droite un Ilyushin 18.

Ou encore ce Tupolev 154 tri-réacteur.

Le bus nous dépose directement devant l'entrée du terminal 2A.

Cela tombe très bien, car c'est justement de là d'où part notre vol pour Xian. Cela étant, le terminal 2A est dans le même bâtiment, un peu plus loin. Je n'ai pas trouvé de logique aux vols affectés à chacun de ces terminaux.

Les comptoirs de Shanghaï Airlines sont situés juste à l'entrée. Nous sommes tout de suite impressionnés par le nombre de passagers qui attendent pour le check-in.

Fort heureusement, trois comptoirs SkyPriority sont disponibles. En arrière-plan, on voit la propagande (je ne vois pas d'autre mot) du précédent gouvernement hongrois vantant sa politique pro-famille.

A côté, se trouvent les comptoirs du vol BUD-TLV opéré par la compagnie Bluebird Airways (inconnue pour moi). Là aussi les files sont bien chargées.

Je redoute un peu d'attente car il y a un groupe de Chinois devant nous. Fort heureusement, ils s'enregistrent tous au même comptoir. Nous sommes pris en charge par un sympathique agent hongrois. Celui-ci nous enregistre, car à ma grande surprise l'enregistrement n'était pas possible en ligne, ce qu'il me confirme. Globalement, l'expérience d'achat et de gestion de la réservation avec China Eastern n'est pas extraordinaire, et encore très loin de ce qui se fait avec les compagnies européennes.
Sur une ligne aussi atypique que ce BUD-XIY, je suis étonné par l'affluence, mais l'agent m'indique en souriant qu'il y a moins de monde que d'habitude. Comme quoi, certaines liaisons en apparence improbable ont en fait tout leur sens !
Notre préposé complète ensuite manuellement les vouchers nous permettant d'accéder au salon.


Une fois nos BP en mains, nous nous dirigeons vers les contrôles de sûreté. Nous constatons que la file d'attente pour notre vol s'est allongée et déborde désormais largement dans le hall.

Le PIF est passé à la vitesse de l'éclair, nous avons profité du fast track mais même dans la file générale il y avait très peu de monde.
Nous voici donc airside à peine 20 minutes après être arrivés à BUD. Comme vous pouvez le constater le programme des vols pour cette après-midi est plutôt consistant. Il s'agit principalement de vols moyen-courrier, mais on trouve quelques destinations plus lointaines comme DXB, RAK, CAI, et même ICN.

Le passage par le dutyfree est obligatoire mais nous ne nous y attardons pas.
L'aérogare de BUD est agréable, avec sa hauteur sous plafond et ses grandes baies vitrées donnant sur les pistes. En cette fin novembre, les décorations de Noël commencent à pointer le bout de leur nez.

L'agent au comptoir nous a remis un plan pour nous rendre au salon. Les indications sont claires.

Pour cela, il nous faut passer la PAF. Là encore, très peu de monde, d'autant plus qu'un agent nous indique les parafe pour les ressortissants européens. Je dois avoir un épouvantable accès anglais, car celui-ci s'est adressé à nous en français…

Nouveau passage par un dutyfree, qui ne retiendra pas plus notre attention que le premier.
La zone hors Schengen n'est pas très réjouissante, même si elle offre de belles vues sur les pistes.

Le salon se trouve à l'étage, c'est le Plaza Premium Lounge qui nous accueillera ce soir.

C'est principalement un salon accessible par carte ou abonnement, mais on note quelques compagnies aériennes : outre Shanghai Airlines, il y a BA, LY, EK et KE.

Avec si peu de vol hors Schengen on aurait pu penser qu'il n'y aurait qu'un seul salon, mais il y a aussi le Celebi Platinum Lounge (on adore les nomenclatures qui rivalisent de termes glorieux). On notera qu'EK paie pour les deux salons. En tout cas, c'est plutôt salutaire en terme de concurrence.

L'accueil est sympathique et dynamique, pour autant nos vouchers sont scrupuleusement examinés avant de nous laisser entrer.
Le salon est petit mais je l'ai trouvé plutôt agréable.


Quelques alcôves sont disponibles, dont l'une est réservée.

Voici le bar, avec une offre gratuite et une offre payante.

Les prix ne sont pas particulièrement attractifs, même si à la réflexion j'aurais peut-être pu essayer le tokay pétillant, un cépage typiquement hongrois.

Les fenêtres donnent sur le tarmac, c'est toujours plus sympa.

Concernant l'offre de restauration, celle-ci est plutôt riche, voyez plutôt. Je trouve ça plutôt sympa de proposer des sandwichs, c'est pratique à emporter pour ceux qui volent en Y et souhaitent compléter un peu la restauration à bord.

Voici l'offre chaude.



Le salon accueillant également les passagers du vol El Al, il y a toutes les adaptations nécessaires.


Nous avons bien déjeuné ce midi et nous avons un dîner qui nous attend à bord, la collation sera donc particulièrement frugale. L'occasion également de vous présenter les documents de voyage.

Juste au-dessus du salon, se trouve une terrasse, que je ne manque pas d'aller visiter. Celle-ci est grande et agréablement aménagée. Que voilà un aéroport avgeek friendly !

La lumière du soleil couchant est belle, mais hélas la vue ne porte que sur la faune low cost.

Je redescends retrouver Madame au salon, et qui vois-je arriver ? Notre destrier du soir ! (bon, d'accord, je l'admets, je l'ai pisté sur FR24 ^^)

Et celui-ci vient se garer juste sous notre nez. Et avec ce beau coucher de soleil, on peut dire qu'on est vernis ! Voici donc B-220K, un 787-900 livré neuf à Shanghai Airlines il y a 4 ans. Au moins nous savons que nous n'aurons pas de retard, il est tout juste 16h et nous avons encore 2 heures avant le départ.

Après le départ du vol BA, le salon est plus calme et il ne reste plus que les passagers pour XIY. A part nous, il n'y a que des Chinois, un avant-goût de ce qui va nous attendre pour les prochains jours ^^

Lorsque l'embarquement ne va pas tarder à démarrer, nous quittons le salon pour rejoindre notre porte. En chemin, sont affichées les récompenses Skytrax obtenues par BUD. En arrière-plan, notre 787.

La porte n'est pas très loin. Les files sont bien matérialisées, avec une signalétique ad hoc pour les passagers SkyPriority.

La file commence à se former pour la file Eco.

L'embarquement sera assez cocasse. Le sketch commence avec un papy qui arrive en poussant son fauteuil roulant rempli de bagages. Il se fait vertement rappeler à l'ordre par les agents MU, qui insistent pour qu'il s'assoit dans le fauteuil. Ca continue ensuite avec le groupe de Chinois qui était devant nous au comptoir, ceux-ci passent devant tout le monde, guidé par un agent chinois. Ils n'étaient pas au salon et ils ne seront pas non plus en J. Sans doute une délégation. Puis lorsque l'embarquement commence, le premier passager s'avère voyager à fond de cale et ne veut pas rejoindre sa famille qui fait la queue plus loin. Les agents doivent insister, c'était drôle.
Bref, nous embarquons donc et nous voici accueillis en porte par des agents très souriants, mais étrangement positionnés hors de l'appareil.

De la presse est mise à disposition, mais celle-ci est presque exclusivement en chinois.

Pour autant je ne me laisse pas distraire et procède au fuselage shot.

L'accueil en porte est agréable. Ce joli bouquet agrémente l'entrée dans l'appareil. A droite, j'aperçois la Premium, qui semble confortable.

Pour nous ce sera à gauche. Comme c'est désormais la tendance, on retrouve une cabine plutôt fermée, avec des "suites" isolées les unes des autres.

Voyageant en couple, nous avons logiquement pris deux sièges au milieu. Ce sera le rang 8.

Voici notre espace pour les prochaines heures. La première impression est bonne, avec des éléments qualitatifs, même si la sensation d'enfermement est réelle. La cloison séparant les deux sièges est trop présente.

Les sièges sont jolis, avec des appui-tête en motif de pivoine et des lampes qui ne sont pas sans rappeler celles d'Etihad. Pour mémoire, la cabine est exactement la même que celle de China Eastern, à la différence que MU ne dispose pas de 787 dans sa flotte. Comme vous pouvez le deviner sur la photo, les PNC ne chôment pas et s'activent, aidant les passagers à s'installer et à ranger leurs bagages dans les racks.

Le premier rang est vendu comme une "business suite". Le siège est strictement identique, mais il y a un peu plus de place. Je les aurais bien essayés, mais la plus-value était importante sans confort supplémentaire réellement significatif.


Comme je le disais, les PNC ne lambinent pas et lancent le service au fur et à mesure de l'arrivée de chaque passager. Celui-ci commence par un oshibori chaud sur réglette. Vous noterez le petit mot pour éviter que les petits objets ne viennent se perdre dans les méandres des mécanismes de siège, ce qui laisse présager un problème récurrent.

Faisons un peu le tour de l'armement. Le sac contenant les chaussons est top, à la fois élégant et parfaitement réutilisable (comme le suggère explicitement la mention please take me home).

Chaussons bien rembourrés au demeurant.

Sur le côté, se trouvent le casque ainsi que la trousse de confort.

Celle-ci reprend le motif de pivoine et le noeud chinois.

Le contenu n'est pas très original ni prolifique, mais il contient le strict nécessaire.

Voici les consignes de sécurité, celles-ci sont au logo de Shanghai Airlines (ce qui n'est pas si évident car pratiquement tout sur ce vol est aux couleurs de China Eastern, la compagnie-mère).

Il y a également un flyer pour la connexion au wifi, mais malgré la bonne volonté de l'équipage nous ne parviendrons pas à nous connecter. J'avoue ne pas avoir beaucoup persévéré, n'étant pas un adepte de l'internet en vol.

J'ai aussi le plaisir de trouver un journal dans l'aumônière, mais celui-ci est parfaitement illisible pour moi !

Il y a bien un canard chinois anglophone, celui-ci fait d'ailleurs référence à l'exposition qui se tient à Budapest sur les soldats de l'armée enterrée. Bon, on gardera beaucoup de recul sur la ligne éditoriale, comme le montre l'article adjacent sur Taiwan.

Terminons le tour du siège avec ce rangement situé sous la tablette, plutôt pratique mais qui présente un risque certain d'y oublier quelque chose.

La connectique est complète, avec même un système de paiement (qui s'avérera inutile en vol).

Le verre d'accueil, sans doute l'un des meilleurs moments en vol, est promptement proposé, avec un choix d'eau ou de jus de fruit. Je demande du champagne, la requête est acceptée !

Madame n'est pas en reste, une excellente occasion de trinquer à ce voyage.

Le moodlighting est activé, avec une ambiance feutrée en cabine. Celle-ci est partiellement remplie, j'ai compté 7 sièges disponibles, dont 1 en "business suite". Hormis nous, un seul autre passager n'était pas Chinois.

Le champagne est bon, je demande s'il est possible d'être resservi. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'équipage fait tout pour satisfaire les passagers.

Profitons-en pour nous mettre à l'aise, le temps que l'embarquement se termine. La boîte à pied n'est pas très large, mais elle est profonde, mes grandes cannes y tiennent sans problème.

Les sièges sont très isolés les uns des autres. De ma place, je ne vois aucun passager, y compris ma voisine du 8A, et ce sans même tirer la cloison.

Cloison qui, de fait, ne change pas grand-chose, même si elle offre une intimité que peuvent apprécier certains. Personnellement je laisserai la porte ouverte durant tout le vol.

Les consignes de sécurité sont lancées, sans surprise celles-ci mettent en avant les richesses du pays, ici la muraille de Chine.

Il y aurait de faux airs du Japon par moment.

Partant de BUD, et XIY étant situé bien plus à l'ouest que Pékin ou Shanghai, le temps de trajet n'est finalement pas si long, avec moins de 9h de vol.

Voyons voir ce que propose l'IFE. C'est celui de China Eastern, sans aucune mention à la compagnie qui opère le vol.

Le choix de films n'est pas si mal, même si logiquement on y trouve beaucoup de films chinois.

30 minutes après le décollage, le service se met en route. Celui-ci débute par un nouvel oshibori.

Puis la table est dressée, dommage que la nappe soit en papier, ce n'est pas très qualitatif.
Commençons par l'apéritif, servi avec quelques nuts. Je reste au champagne, d'autant que celui-ci est très bien.

Je ne connaissais pas cette maison, mais c'est toujours intéressant de découvrir de nouveaux producteurs, même si clairement la compagnie vise avant tout une gamme tarifaire inférieure aux grandes maisons de champagne.

Voyons voir le menu que nous propose FM. Sans doute par souci d'économie, le menu à l'année est imprimé en une fois, à vous d'aller chercher la bonne page en fonction de votre période de voyage.

Pour nous, ce sera donc cette page. Entrée, soupe, 4 choix de plats, fromages, fruits et dessert, tout cela semble copieux, espérons que le catering fera honneur à la richesse de la cuisine chinoise.

Et voici pour le petit déjeuner avant l'arrivée.

Voici la carte des boissons. On note un choix intéressant de thés. Pour les alcools, c'est plus limité.

La prise de commande a été effectuée avant le décollage.
Voici le plateau tel que déposé. La première impression n'est pas fofolle, avec le set en papier et le plateau un peu petit.
Nous voici donc en présence d'un goose liver with pear jelly and balsamic salad et d'une tom yum soup.

L'idée de proposer du foie en avion est intéressante (quoique peu consensuelle) mais c'est raté et sans aucun intérêt : le foie est trop froid, la brioche également, presque rassie. Quand à la gelée, elle est franchement insipide. En revanche, la soupe tom yum est bonne et bien relevée.
Notons les couverts en métal, siglés du logo de China Eastern, ce qui contribue à apporter de la confusion sur l'identité propre de FM.

Etonnamment, les baguettes sont en métal, ce que je pensais être une particularité coréenne.

Proposition de pains, j'opte sans hésiter pour le pain à l'ail.

Pour le plat principal, j'ai choisi le stir fried chicken with noodles. C'est correct sans être extraordinaire.

Madame a choisi le poisson, qu'elle a apprécié.

Comme je le disais, la sélection des vins n'est pas extravagante. Ma PNC cafouillera d'ailleurs un peu, me disant d'abord qu'il n'y avait que le vin argentin en rouge, alors qu'en réalité il n'y a que l'australien. Ce sera donc un shiraz kangourou.

Comme à mon habitude, c'est la géovision qui accompagne ce repas. Nous passons terminons celui-ci alors que nous sommes juste au dessus de la Pologne. Et très exactement l'aplomb de Gdansk, que nous avons visité quelques mois plus tôt. Nous ne sommes plus habitués à ces routes nordiques depuis la fermeture de l'espace aérien aux compagnies européennes.

Le repas se conclut avec une proposition de fromage et desserts.

Je fais l'impasse sur le fromage qui n'était pas très aguicheur et me contente de fruits (plutôt mûrs d'ailleurs) et d'une glace Haagen Dazs, une option facile à laquelle recourent fréquemment les compagnies asiatiques.

Pas de digestif, mais un thé pour finir, joliment servi dans ce service en porcelaine fine bone.

Le service est très diligent et les PNC ne lambinent pas, pourtant ce n'est pas parfait. Le débarrassage est notamment approximatif, avec l'oshibori du début du repas et l'emballage des nuts qui resteront sur la tablette pendant tout le repas sans qu'une PNC ne se sente le devoir de les retirer.

Petit tour aux lieux d'aisance, qui sont propres. Le sol en mode petits carreaux n'est pas banal.

Quelques fleurs agrémentent l'endroit, même si la composition est un peu kitsch.

De retour à mon siège, j'explore un peu l'IFE. Il est possible de faire une visite 3D de l'appareil, y compris du cockpit, c'est plutôt chouette.

On peut ainsi explorer chaque classe de voyage. Ici la business (et son premier rang pompeusement qualifié de first).

La Premium semble confortable, les tons clairs sont plaisants.

Et enfin l'Eco, avec une configuration 3/3/3.

Je dégote un jeu qui ressemble au go, mais bien plus accessible. Amusant.

L'IFE propose également un bon choix de films, mais je n'ai pas eu le temps d'y regarder de plus près. Il nous reste moins de 7 heures de vol, c'est plutôt court pour passer une bonne nuit, nous ne tardons donc pas à passer en mode dodo. Bien entendu, le siège est full flat.

Je fais une petite nuit de 5 heures et me réveille alors que nous sommes au-dessus de la Mongolie.

Le second service démarre, je trouve que c'est un peu tôt, mais comme nous sommes réveillés, pourquoi pas ! Un nouvel oshibori chaud est amené.

Pour me réveiller, je commence par un thé, essayant de varier sur la liste proposée au menu.

Pour le petit déjeuner, il y a une option occidentale et une option chinoise. J'ai bien sûr choisi cette dernière, avec congee et dim sum, même si je ne suis pas convaincu que le croissant fasse très chinois.

Je profite que la cabine ne soit pas très remplie pour aller prendre quelques photos aux hublots. Le soleil se lève et nous avons une belle lumière.

C'est mieux de ce côté-ci. La vue sur les immenses étendues désertiques est impressionnante.


Je suis scotché au hublot.



Allez, encore quelques-unes.


Malgré la légère brume matinale, le temps est incroyablement claire.


Le spectacle est vraiment superbe. La cabine est passée du mode nuit au mode moodlighting, et les passagers cmmencent à désopacifier leurs hublots.

Un mot sur les sièges côté hublot justement, qui dans cette configuration sont alternativement proches de l'allée ou du hublot. La cloison fait que quelle que soit la configuration, l'intimité est bien préservée.

Nous discutons un peu avec les PNC, mais même si on sent une volonté de bien faire, leur niveau d'anglais étant très approximatif, les échanges sont assez laborieux.
Je leur demande s'ils vendent des flammes Shanghai Airlines, mais manifestement non. Souhaitant me faire plaisir, ma PNC me ramène des stickers. Ce n'est pas vraiment la même chose, mais j'ai trouvé l'attention touchante.

Notre arrivée est proche désormais, il reste moins d'une heure de vol.

Je demande s'il est possible d'avoir un dernier thé, la requête est acceptée avec le sourire comme à chaque fois, mais l'atterrissage étant proche, ce sera dans un gobelet.

Il est temps de boucler la ceinture, qui est à trois points.

Nous atterrissons avec près d'une heure d'avance sur l'horaire, les vents ont dû être sacrément favorables. Les passagers business sont invités à débarquer dans les premiers par la porte 2L. J'essaie de remercier la cheffe de cabine pour son équipage qui a été très attentionné, mais là encore, elle ne comprend pas ce que je lui dis. Dommage d'ailleurs de ne pas avoir eu de prise de congé de nos PNC, ce n'est sans doute pas l'usage sur les compagnies chinoises.

Dernière vue sur notre destrier, sous un beau soleil automnal.

Une petite marche nous attend pour rejoindre la sortie. A première vue, XIY est grand et moderne, ce qui ne surprend pas vraiment.

Les couloirs à remonter sont interminables, fort heureusement les tapis roulants fonctionnent.

Comme je l'indiquais, peu d'avions au contact. Ces immenses infrastructures à l'arrêt sont impressionnantes.

10 minutes après être sortis de l'avion, nous arrivons à la PAF. Comme vous pouvez le constater, c'est désert.

Je ne m'amuse pas trop à prendre des photos, mais la procédure est hyper rapide, nous passons à un guichet, prise d'empreintes (la machine donne d'ailleurs les instructions en français), un coup de tampon et nous sommes autorisés à entrer en Chine. Jusqu'à fin 2025 (et la mesure a été reconduite pour 2026), les ressortissants de plusieurs pays dont la France étaient exemptés de visa, une mesure destinée à booster le tourisme. Pas sûr que ça ait fonctionné, en tout cas cela facilite grandement les formalités d'entrée.
Je vous retrouve donc après la PAF. XIY étant notre destination, nous prenons la direction de la sortie.

La salle de livraison des bagages est immense et baignée de lumière naturelle.

Mais elle est pratiquement vide.

Il faut dire que le trafic international semble particulièrement limité.

J'enclenche ma e-Sim et commande un VTC via l'application Didi. Le lieu de prise en charge est bien indiqué.

Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines, il faut suivre un bon trajet pour le rejoindre.
Quand je vous disais que cet aéroport était désert…

Il faut étrangement sortir et longer de grands espaces bétonnés.

Pour arriver à ce parking.

Une fois arrivés, l'attente est rapide et nous voilà en route pour Xian.

Merci de votre lecture, et maintenant place au bonus !











