Bonjour à toutes et tous,
Après une reprise en fanfare sur le site, j'ai eu un problème de connexion avec mon PC… Trois semaines tout de même sans pouvoir y accéder. !
Ce nouveau mini routing, s'avère correspondre avec mes premiers vols de l'année 2026.
Je dois solder quelques jours de congés non pris en 2025, le service de la " Répartition " m'accorde deux jours de compensateurs à coller à un week-end, je pose une journée le 27 février et une seconde le 2 mars.
Mon conjoint navigue à vue au niveau de la planification de ses repos, il ne dispose de son "roulement" qu'une quinzaine de jours à l'avance, voir une semaine ! Et il n'est pas possible de prendre 4 jours de congés à la suite en pleine saison. Pour rappel, nous résidons à l'année dans une célèbre station jurassienne de sports d'hiver, mon mari travaille dans la grande distribution, le magasin est ouvert 362 jours par an. ( Fermé le 1er janvier, 1er mai, ainsi que le 25 décembre décembre ). Il faut donc que je programme un séjour en solo dans un pays qu'il n'a pas ou plus envie d'aller, voir ou il est persona non gratta, ( avoir la nationalité taïwanaise n'est pas un avantage ).
A la base je pensais me rendre au Maroc, et plus précisément à Marrakech voir Agadir, le prix des billets en direct au départ de GVA avec LX est généralement très abordable, autour de 150 € en Y… A cette période de vacances scolaires en France les tarifs s'envolent, dépassant allègrement les 380 € !!! Le reste des destinations du vieux continent ne me tente guère, nous allons en Italie en juin, Je risque de trouver de la neige en Turquie, les iles Grecs sont hors de prix ! Pour l'instant, à suivre…
Je n'ai pas l'obligation d'utiliser une compagnie aérienne d'une alliance en particulier. Etant SEN à vie chez LH, Platinum jusqu'à fin 2027 chez AF, et a plus ou moins longue échéance Gold chez QR, grâce un status match du partenaire hôtelier All Accor avec la compagnie qatari.
Par curiosité, je donne un coup d'oeil sur quelques destinations outre Atlantique, parmi lesquelles, au Canada : Toronto, aux States : New-York, Miami, Los Angeles et San Francisco. Les tarifs proposés en classe économique depuis la cité de Calvin, sont particulièrement bas ! S'agissant du Canada, Toronto est affiché à 420 € via YUL avec AC, ou FRA et YUL avec LH. L'attrait d'une arrivée et d'un départ depuis l'aéroport de YTZ est séduisant, le prix est légèrement plus élevé. Concernant la côté Est des USA, New-York arrive en pôle position à partir de 389 € avec la plupart des Majors, alors que Miami est proposé à 460 €. Reste que les hivers à Toronto et New-York sont souvent frisquet…
Dans un premier temps, la Floride retient mon attention… La météo est généralement douce à cette période de l'année, les hôtels n'affichent pas des prix déments, contrairement à Big Apple. Voyons voir ce qui se passe en Californie… LAX est proposée à + de 500 € avec UA, via IAD, ouais, bof ! C'est encore plus cher via FRA avec LH, ou via YUL avec AC. Allez, un dernier regard sur San Francisco… Et là, je tombe sur un GVA-CDG-SFO à 450 € avec Air France ! Les horaires sont convaincant, deux nuits sur place à Union Square à prix doux, le BART est idéal pour rejoindre le centre ville depuis l'aéroport, j'adore l'ambiance de Frisco, je l'ait visité à plusieurs reprises, en Californie la météo se montre agréable et voyager avec AF est toujours un plaisir, de plus les 4 segments me rapporteront 34 XP. Je n'hésite pas longtemps avant de faire chauffer la carte de crédit…
On va dire que ce court séjour à San Francisco correspond à la mise en bouche de mes vacances de printemps, puisque je rentre d'Amérique le 2 mars, et redécolle de GVA le 6 du même mois…
Place au troisième récit de cette mini série.
Enchainement de vols
- 1
- 2
- 3AF083 - Economique - San Francisco - Paris - Boeing B777-300ER
- 48R1442 - Economique - Paris - Geneva - Airbus A319
En route vers SFO
On prend le même et on recommence, depuis mon hôtel situé sur Powell Street, le BART est le moyen de transport le plus pratique pour se rendre à l'aéroport. Le paiement du voyage est réalisé avec ma carte bancaire, le scan est directement intégré au portillon donnant accès au quai, pratique !


Après 35 minutes de trajet le train atteint son terminus. Comme toujours je suis très en avance.

SFO International Terminal
Le hall des départs est lumineux et haut de plafond.

La mode est à l'honneur en ce début de printemps…

Consultation du FIDS, les destinations sont indiquées par ordre alphabétique comme partout ou presque en Amérique du nord.

Les comptoirs dédiés au groupe Air France KLM sont situés dans le fond du bâtiment.

L'enregistrement
Les banques sont ouvertes plus de 3 heures avant le décollage, et pas mal de monde se presse dans les files.

La carte Platinum m'autorise à emprunter l'accès prioritaire, durant mon court séjour à San Francisco j'ai reçu plusieurs messages d'AF me proposant un surclassement en Classe Affaires à 1350 €, uniquement sur le segment SFO - CDG, merci mais non merci.

Cette dame au comptoir ralentie considérablement la bonne marche de la file, 5 personnes sont passées devant moi, elle ne bougera après mes démarches d'enregistrement !

Pour ma part, je récupère la carte d'embarquement en moins de deux minutes, auprès d'une charmante guichetière qui n'oublie pas de me souhaiter un agréable voyage, à présent direction l'accès aux portes.

Les comptoirs AF ne sont pas très éloignés de la zone de transition, il existe un coin prioritaire mais seulement réservé aux PMR et aux équipages.

SFO airside
La queue semblait longue sur la photo précédente, il n'en a rien été. Les agents de contrôle sont aimables, idem concernant ceux de la fouille. Me voici airside moins de 10' plus tard. Evidemment l'espace commercial fait partie du paysage, les différents lounges sont indiqués clairement.

Inutile d'emprunter cette allée, le salon Air France se trouve sur la gauche juste après le PIF.

C'est par ici que ça se passe.

Difficile de se tromper, à moins de souffrir de cécité ou d'analphabétisme…

Salon Air France
La porte donnant accès au lounge géré par notre chère compagnie nationale, est situé à moins de 30 mètre des panneaux d'information.

Je reçois un très bel accueil en français de la part d'un binôme d'agent(e), vêtus d'un uniforme AF. Le salon propose une jolie vue sur les opérations, Un zozieau de la soeur Batave est arrimé à la passerelle, tandis qu'un américain de Star Alliance patiente plus loin, et qu'un autre avion Coréen est tracté vers un parking, ( cette dernière compagnie à déposé le bilan dernièrement ).

Le salon est lumineux et bien agencé, la fréquentation des lieux avoisine les 60 %.


Aucun souci pour me trouver un fauteuil ou asseoir mon auguste séant.

Un bar est disponible à l'extrémité de la salle, les barmaids sont ici aussi très aimables.

Retour dans le premier hall ou se trouve le buffet, les jus et sodas sont au frais dans les armoires réfrigérantes. Tireuse à eaux et choix de thés et infusions.

Les bouteilles de vin avec un flacon de Champagne, derrière les biscuits apéritifs ne sont pas en reste.

Le salade bar est convenablement fourni.

Le stand des plats chauds également, le personnel veilles sans cesse à réapprovisionné les contenants vides.

Choix de pains, cookies et viennoiseries, alors que nous sommes pile poil à l'heure du déjeuner.

Panel de fruits frais

Charcuteries et fromages font bon ménage, notez les crackers près du " plateau " de laitages.

Les desserts ne sont pas en reste, j'en est déjà l'eau à la bouche…

je n'ai pris qu'un petit déjeuner frugal ce matin à l'hôtel, commençons le festin par un apéritif, j'opte pour un Jack Daniel's et une petite assiette de charcuterie, le néo jurassien adore le jambon cru.

Continuons les agapes avec une flûte de Champagne, de la salade, un sandwich chaud excellent, encore du jambon cuit et cru, le pain au noix se montre délicieux.

Le plat de résistance, un ragout de boeuf avec des légumes verts sont accompagné d'un velouté de potiron, le tout complété de vin rouge californien, of course…

Pour ceux qui me connaisse et contrairement à l'ami Théodoric, je ne fais pas l'impasse sur les douceurs. ( Par contre comme Jules, je déteste le fromage cru ). L'expresso conclus ce mémorable déjeuner.

Le Boeing 787 de KLM est au repoussage à destination de la Venise du nord de l'Europe.

Présentation du sésame du jour.

Après ce superbe moment passé au salon, je le quitte quelques minutes avant le début de l'embarquement, le cheminement vers la porte n'est pas trop éloigné.

Le Boeing 777-300ER d'AF attend d'ingérer sa cargaison de voyageurs, tandis qu'un Airbus A350 arborant les couleurs de CX roule vers le taxiway, pour un long vol vers Hong-Kong.

Non, je ne suis pas à GVA !!!

L'embarquement
Les passagers de la zone 1 sont déjà dans la passerelle, je n'attends qu'une poignée de secondes avant de me diriger vers la porte, autant dire que les priorités sont scrupuleusement respectées.

Pas de doute je me trouve au bon endroit !

Passage dans un finger aveugle sans aucune publicité sur les parois.

L'instant porte est assez bien réussit, sous l'oeil amusé d'un steward.

La vie à Bord
L'accueil à bord est particulièrement aimable, je traverse la Business Class sans regret… Les 1350 € demandés en supplément m'ont passablement refroidi.

Je n'ai pas reçu d'offre lors de l'OLCI concernant la classe prémium.

Première cabine de la classe économique, c'est ici que je m'arrête.

Les sièges très connus sur ce site, sont armés d'un oreiller, d'une couverture et d'un casque.

La Prémium se trouve 3 rangées devant, séparée de la bétaillère par une cloison, ce qui n'est pas le cas chez Lufthansa par exemple…

Le plafonnier réduit au minimum.

Les coffres z'à bagages offrent un bon espace de rangement.

Ma voisine côté couloir est une dame âgée, je l'aide à placer son bagage à main dans l'un des rangements, à ce moment je croise les doigts pour n'avoir personne entre nous…

Le coussin qui me sert surtout à me caler le dos.

La polaire pour ne pas avoir froid au pieds.

Le pas(rabole), est satisfaisant pour ma grande taille.

Pas grand chose dans l'aumônière, mis à part la fiche sécurité et le sac vomito, nous sommes très fort en France concernant la propagation des euphémismes, ici le " Sachet Confort ", appelons un chat un chat, tsss…

Une prise est disponible entre chaque fauteuil.

Durant la phase d'embarquement, plusieurs messages invitant les pax à ne pas photographier le personnel et les voyageurs sans leur accord, sont diffusés, à bon entendeur… L'IFE est d'une taille correct.

Tablette avec un porte gobelet.

Le débattement du dossier reste conséquent.

Alors que le dernier passager monté à bord c'est installé, le CDB prend la parole en souhaitant la bienvenue à tous, le temps de vol annoncé sera de 10h40, avec quelques précisions sur l'itinéraire et la météo clémente à Paris, pas de turbulences prévus… Les consignes de sécurités sont diffusées via l'IFE. Sans surprise, je retrouve le même équipage qu'à l'aller.

Nous repoussons sous le soleil avec 5 minutes d'avance ! J'ai oublié de préciser que mon rêve de profiter de la présence de Casper à mes côtés c'est envolé, maigre consolation, mon voisin est heureusement fluet et de petite taille…

Le taxi vers la piste n'est pas vraiment long.


Le vol
Nous sommes numéro 2 au décollage, rien à voir avec les longues attentes dans les grands aéroports américains aux heures de pointe.


C'est parti !


Un CRJ200 de United vient de se poser sur la piste parallèle, ça me rappel mon dernier vol à bord de ce petit coucou avec mon ami Esteban, lors d'un voyage mémorable qui nous avaient conduit en Alaska, t'en souviens tu Stephan ?

L'avion est bien cabré lors de la montée initiale.

Nous longeons la baie de San Francisco.

On devine le Golden Gate Bridge en haut à gauche de cette image, au fond le centre ville de Frisco.


Le Golden Gate Park et sa plage à son extrémité.

Zoom sur Financial District.

Le Bay Bridge et l'île de Yerba Buena, ainsi que les pistes d'une base militaire.


Plus loin l'aéroport d'Oakland, ( OAK ), une légende raconte qu'une passagère pas très futée avait acheté un billet au départ de New-York pour se rendre à Auckland en Nouvelle Zélande, elle pensait avoir réalisé le coup du siècle à la vue du tarif plutôt attractif… Sauf qu'elle a belle et bien atterrie en Californie !

Poursuite de la montée justement au dessus d'Oakland.

Une serviette rafraichissante est distribuée par un jeune et ravissant steward, je n'aurais pas droit aux salutations platinesque, quel scandale. ^^

Comme mon cher ami Tonton Christian, je programme un album de Michel Sardou… Qui entonne à ce moment précis : " Et mourir de plaisir ".

A table !
Les trolleys sortent du galley une bonne heure et demi après que les pilotes aient mis le cap sur Cincinnati.

Le plateau tel que distribué, il y avait le traditionnel choix entre les pâtes et le poulet, j'ai choisi le ce dernier.

A la suite d'un léger rangement…

Je me serais bien descendu un apéritif dans le corgnolon, afin d'accompagner ces mini flûtes.

Des lentilles en salade, ça tombe bien j'adore ce légume.

Le poulet baigne dans la sauce avec des petits pois et haricots verts, le légume référence étant une purée de panais.

Fromage du Wisconsin, duo sel / poivre, le pain n'est pas mauvais, le fondant au chocolat bien qu'industriel, m'étonne agréablement par la saveur qu'il dégage, j'avais peur de manger un gâteau étouffe chrétien, il n'en fût rien, miam !

Ce Bordeaux rouge fait l'affaire pour accompagner le repas.

Hélas les couverts sont en bois, ( d'arbre ).

Je termine le festin en demandant un café et une liqueur de poire. Le PNC était enthousiaste, souriant et n'hésitant pas à échanger avec chaque passager, c'est toujours appréciable de voler avec un équipage heureux d'effectuer correctement son métier…

Les plateaux sont débarrassés au dessus du Lac Supérieur.

Je lance un film, " Nuremberg " je tenais absolument à le voir, et je n'ai pas été déçu… Russell Crowe est admirable dans le rôle de Goring.

Puis vient le moment de tomber dans les bras de Morphée, je somnole et arrive plus ou moins à dormir deux heures, j'ouvre les yeux alors que l'avion se pointe au dessus de l'Irlande et que les lumières sont rallumées.

Deuxième service
Le sac Bon Appétit est distribué dans la foulée, je le décline tandis que mon voisin dévore son contenu.

J'opte juste pour un café.

Nous passons à l'aplomb de Londres, mais je ne suis pas du bon côté, puis la Manche apparaît très vite.

Terre, terre ! Nous voilà présentement au dessus de la douce France, du moins ce qu'il en reste…

Approche et atterrissage
L'île de France est en vue !

Virage à gauche pour se placer dans l'alignement de la piste, l'on distingue au loin les tours du quartier de La Défense.

Sal….ie de téléphone ! il s'éteint alors que nous sommes en bordure de l'aéroport du Bourget, nous atterrissons comme une feuille sur une des pistes du doublet sud.

le roulage s'effectue à vive allure, nous voici 10 minutes plus tard entre les terminaux L et M.

" PNC dernier virage, désarmement des toboggans ". L'avion stoppe devant la jetée L exactement selon l'horaire prévu !

Le débarquement
Traditionnel instant Danette dès que l'extinction des moteurs.

Le débarquement s'effectue tambour battant, avec une prise de congé aimable de la part de l'équipage.

Une longue marche sans petit livre rouge m'attends afin de rejoindre les jetées du Terminal 2F.

Bye, bye beau destrier…

J'actionne l'indicateur de changement de direction et dépasse à vive allure par la gauche, le troupeau de pax en provenance de SFO, mais aussi d'une autre destination.

Dernière ligne droite avant le passage de l'immigration, fort heureusement tous les scans Parafe fonctionnent ce jour là… Et pas de PIF à franchir lorsqu'on est en correspondance sur un vol transfrontalier, va bene…

Merci de m'avoir lu, la suite et fin à lire et à ne pas rater suit dans le prochain épisode, un banal CDG - GVA, effectué avec la compagnie Amélia.
Hello Hervé,
Un long vol de retour qui se passe bien.
Pratique le BART qui permet de relier l'aéroport pour un tarif raisonnable et facilement en payant avec sa CB.
Tu m'étonnes Anatole.
Il aurait été bon d'ouvrir un autre comptoir le temps que le problème soit résolu.
Le salon est parfait et l'offre de qualité, ce qui n'est pas courant chez les majors US.
Superbes vues au départ sur San Francisco.
L'effort à été fait sur les classes avant mais l'Eco a été oubliée fini l'apéro, les couverts en bois et le sac bon appétit ne font pas vraiment une référence d'élégance à la française. En plus, le plat ne donne pas envie.
Un emprunt au salon permet de palier cette incongruité. 😇
Arrivée après une petite sieste et un passage rapide à la PAF, what else.
Merci mon ami pour le partage et à bientôt pour le dernier saut de puce vers l'Helvétie.
Merci Hervé pour cette presque fin de ce court routing....
Merci pour la citation au sujet de l'écoute de ton album de Michel S.
Toujours pas mal "a tein ku" pour le retour, toujours en vol de jour?
Même si tu n'étais pas au rang 1 (de la Y )....
Il était impossible de te surclasser en miles pour la W ou la J ?
À bientôt pour un autre retour au pays trumpiste !
Merci Hervé pour ce retour que tu as semblé apprécier tant au salon qu'à bord.
L'upgrade était hors de prix, en effet et la W était l'ancienne.
Tu n'as pas opté pour un siège avec plus d'espace, gratuit vu ton statut ?
Même équipage qu'à l'aller ; ils t'ont reconnu ? tu en as discuté avec les PNC ?
De belles vues de San Fransisco au départ.
Voilà un film que j'aurai aimé voir et que j'ai laissé passé...
Pas de sac mauvais appétit : pas faim ou expérience de l'aller à éviter ?
A bientôt mon ami.