Re-bonjour à toutes et tous,
Une fois mon expertise terminée, il me reste près de 6 heures avant mon vol retour.
Je vois de la lumière chez un coiffeur — timing parfait, ma tignasse criait à l’aide — et comme j’ai encore plus de 5 heures à tuer, je me dis : pourquoi pas sacrifier quelques bouclettes.
Résultat : me voilà ressorti avec une coupe à ras, le cuir chevelu qui découvre le monde et moi qui ai perdu 2 kilos… principalement en cheveux (les bouclettes, repousseront).
Léger (juste un peu !), aérodynamique et prêt à affronter les courants d’air, je décide de retourner à l’aéroport comme à l’aller : à pied, évidemment. Après tout, avec moins de cheveux, je devrais aller plus vite
Je vous présente un des endroits les moins adaptés à la marche pour rejoindre l'aéroport.

Idem pour la dernière ligne droite où seule une piste cyclable (non protégée) est disponible.

Mais après environ 300 mètres, une contre-allée desservant un aéro-club et d'autres sociétés de services permet une marche en sécurité.

Vue sur la tour de contrôle.

Le vent souffle violemment et, croyez-moi, il est plutôt froid… surtout quand on a beaucoup moins de cheveux que ce matin !

Cette baie vitrée absente sur la façade de l'aéroport rajoute encore de la tristesse à ce bâtiment (d'après une source interne à l'aéroport, la baie cassée ne date pas d'hier…).

Oh, des Legos géants protègent l'entrée des voitures-béliers (qui aurait l'idée de vouloir réaliser un casse dans cet aéroport ?).

Il n'y a pas d'âme qui vive autour de l'entrée. Je pousse la porte, elle n'est pas verrouillée, ouf !
Le FIDS est en fonction.
Le prochain et dernier départ du jour est mon vol prévu à 20 heures ; il est actuellement 16h11…

Aucun bruit dans l'aéroport et les lumières sont éteintes, c'est une très bonne initiative.
Je trouve un coin avec des sièges et surtout des prises électriques.

Les dalles lumineuses du plafond sont bien éteintes.

La lumière du jour permet de donner une certaine pénombre. J'en profite pour me reposer.

18h10 : j'entends des pas au loin, un agent arrive pour allumer la lumière.

Une boîte aux lettres est disponible dans l'aérogare, et différentes boîtes aux lettres sont disponibles pour les différents occupants.

Je vais faire un tour à l'extérieur pour prendre quelques photos, au cas où, un jour, des courageux souhaiteraient rejoindre le centre-ville à pied. À la sortie du parking, il faut obliquer vers la gauche,

vers le terminal affaires,

puis se diriger vers le grand bâtiment ; il ne reste plus qu'à traverser ce parking pour retrouver la contre-allée.

En retournant au terminal, il y a un peu d'animation avec des taxis qui arrivent, plus d'une heure avant l'arrivée du vol venant de Paris.

Pendant que je me documente en lisant l'historique de l'avion servant d'emblème à l'aéroport, je vois un étrange manège de taxis arrivant et repartant aussitôt, estimant sûrement que le nombre de taxis en attente était déjà trop important.

À 18h35, je me dirige vers le seul et unique comptoir d'enregistrement ouvert. Superbe accueil, nous discuterons quelques minutes. Mon interlocutrice m'annonce qu'à partir de la semaine prochaine, Air France sera la seule compagnie sur la plateforme, Ryanair la désertant, estimant que les taxes aériennes sont trop élevées en France.

Je lui demande s'il y a un voucher, vu qu'il n'y a pas de salon. Elle n'était pas au courant que cela existait ailleurs ; elle pense que les vouchers doivent être disponibles quand c'est Air France qui gère l'enregistrement, c'est peut-être l'explication ? Elle m'indique qu'elle ne sera pas à la porte d'embarquement, mais que c'est sa collègue, accompagnée d'une jeune fille en formation, qui officiera.
Il y a bien des salons, mais c'est pour les séminaires.

Suivez le guide pour l'embarquement !

Je vous présente les vols pour les 24 heures suivantes,

Puis les arrivées.

Quelques PAX sont en attente de l'ouverture du PIF.

Incroyable : deux lignes sont ouvertes ! Si je ne me suis pas trompé, cela mobilise 5 agents ! Je capte quelques échanges amicaux entre agents et PAX (sûrement des habitués). Il faut même sortir les casques des sacs.

Je vous présente la salle d'attente.


Système D pour bloquer les portes et ainsi l'accès à la salle contiguë.

Bon, pas d'erreur, je suis à la bonne porte.

Un gabarit est disponible pour les bagages cabine : aucune rayure ou marque, il ne doit pas servir bien souvent. Deux parapluies sont disponibles dans le coin pour les agents.

La vue sur le tarmac est désespérément vide.

Comme prévu, les deux agents arrivent en porte et, comme vu avec leur collègue à l'enregistrement, je vais titiller la jeune fille en formation en lui posant des petites questions : « Pouvez-vous me dire si j'ai un voisin ? », « Puis-je bénéficier d'un pré-embarquement ? »… Honnêtement, elle a réussi à répondre à mes différentes questions, bravo à elle !
J'échange avec sa collègue en attendant le "go" pour le pré-embarquement. Elle ne comprend pas la désertion de Ryanair, car le taux de remplissage était très bon ; ils ont obtenu les subventions pour leur venue et abandonnent la plateforme avant la date prévue, et bien sûr sans aucun remboursement des subventions, au moins au prorata temporis. J'ai vraiment du mal avec la philosophie de cette compagnie !
J'ai entendu il y a environ une heure un avion atterrir, j'ai trouvé l'élu. Je ne connaissais pas cette compagnie : Michelin Air Services.

À 19h32, je suis invité à embarquer et je suis accompagné.

Notre avion et les informations afférentes.



Instant porte.

Fuselage shot.

De nouveau un accueil 5 étoiles.
J'ai une ancienne cabine.

Le pitch est supérieur à la nouvelle (je suis au même rang que ce matin, le 3).
Quelques instants après mon installation, je reçois une petite collation
Et un long mot très touchant.

Mon regard sur le packaging des petits sablés est attiré par une mention originale. En effet, il est indiqué le nombre de salariés de l'entreprise : 175. Je précise que cela ne me pose aucun problème, mais je n'en vois pas l'utilité. Un petit nombre pourrait faire penser à une fabrication artisanale ; 175, c'est déjà une belle PME. Ne gâchons pas notre plaisir, ils sont très bons.


20 heures, porte fermée et nous mettons en marche,

et la pluie en profite pour faire son apparition.

Notre piste.

20h07, nous nous lançons

Distribution de la collation en double.

Mais la collation n'est qu'un détail, le vol étant peu rempli, j'ai eu le loisir de discuter plusieurs fois avec la CC et Julie. Leur implication dans leur travail est à 200 %, c'est « leur » compagnie et l'ensemble des PAX présents peuvent profiter d'un service agréable et souriant. Quel plaisir de voyager dans de telles conditions !
C'est la dernière rotation de la journée pour l'avion. Il ne faut pas gâcher… Cela tombe bien, j'adore cette boîte.



20h53, la descente est déjà bien entamée

Atterrissage en douceur à 20h58.

Roulage vers le terminal.

J'arrive à voir l'avant d'un Aircalin.

Bien qu'étant au troisième rang, je ne serai pas dans les premiers à sortir, je serais bien resté plus longtemps à bord…

Dernière vue sur notre destrier.

Un petit tour de nouveau dans les superbes couloirs du 2G.

Non, ce n'est pas assez long.

Je n'avais jamais fait attention à cet affichage qui manque de clarté. En effet, un couple d'Anglais ayant compris que l'on devait arriver au 2G m'a demandé son chemin ; l'affichage sur l'écran manque de précision.

Bagage annoncé pour 21h38.

Comme la semaine dernière, mon bagage sort quelques instants plus tard. 21h21, je passe landside.

11 minutes plus tard, je suis de passage au 2F.

L'escalator pour rejoindre le CDGVAL est à l'arrêt.

Depuis plusieurs voyages, je n'ai pas de problèmes de bagages, mais aujourd'hui Air France m'en invente un ! Dans ce sens-là, ce n'est pas grave.

Résultat des courses : un peu moins de 24 kilomètres aujourd'hui, même pas mal ! J'ai juste un bras plus long que l'autre maintenant, il a fallu la tirer, cette valise cabine !

Merci de m'avoir lu.
Après un prochain routing classique, le suivant sera un peu plus exotique.
Le vol seon Flight Radar

le départ

Altitude Max 24.000 ft

L'arivée
Bonjour merci pour le FR
Les Falcon de groupe Michelin sont des visiteurs assez fréquents au Bourget, et il fut un temps déjà où il n'était pas rare d'en voir un faire un passage express à CDG (parfois même pas 20 minutes au sol de mémoire).
Pour votre question du vol aller, Régional y opérait dans les années 2000. Des centaines de millions d'euros d'investissement dans des infrastructures qui n'ont finalement pas été récompensés hélas. Hop ! y a gardé un centre de maintenance hérité de Régional.
Merci pour la lecture et le retour
Le Falcon est un très bel avion, mais peut-être peut-il transporter des pneus (pour les A320 et B737) et donc assurer le service après-vente ?
Cependant, si l’usage est réservé aux hauts cadres et à la direction, l’usage des vols commerciaux pourrait être une solution alternative, plus verte en termes d’environnement et moins coûteuse pour Michelin
Très mauvais retour sur investissement !
À priori, personne ne souhaite reprendre la place libérée par le départ de Ryanair.
Quel dommage, l’infrastructure est disponible !
La fenêtre cassée et non remplacée est peut-être un signe de lent déclin.
c'est ce qu'on appelle souvent la « théorie de la vitre brisée »
A bientôt
Bonjour
Les Falcon sont sans aucun doute pour les dirigeants, hauts cadres et peut-être clients de marque. Ils permettent évidemment une grande liberté de déplacement et de ne pas dépendre des vols commerciaux, surtout vu la pauvreté de l'offre au départ de la France (il faut voir comme le nombre de vols Le Bourget <-> ouest de la France a augmenté vu qu'il n'y a presque plus aucun service domestique au départ de Paris).
À CDG, il s'agissait clairement de déposer/récupérer des passagers pour/de leur vol long courrier.
Merci pour la reponse