Il est de ces jours où vous vous réveillez subitement et vous vous dites : « tiens, et si je faisais un énième FR sur un vol La Navette » ?
Eh bien sachez que ce jour vient d'arriver pour moi, et c'est non sans fierté que je me lance à mon tour dans la grande épopée des reportages passionnants de vols reliant Paris à une grande ville de province… et quitte à faire très original, autant aller à Toulouse !
Introduction (parce que ça n'est pas parce que c'est un vol La Navette qu'il ne faut pas d'introduction)
Le vol s'inscrit à l'occasion d'un A/R chez moi en région parisienne, le temps d'un week-end prolongé par le pont du 11 novembre. Départ vendredi dernier dans l'après-midi (en manquant de rater son vol grâce à un chauffeur zélé de Tisséo qui ne voulait pas redémarrer d'un arrêt tant qu'une passagère n'était pas descendu du bus, celle-ci ayant eu le malheur d'oser… demander au chauffeur de répéter le prix du ticket ! ne cherchez pas à jouer au plus malin avec un homme du Sud !). Vol sans histoire si ce n'est qu'il était à bord du F-GTAQ, l'avion LabLine, bien qu'apparemment le vol n'était pas dans ce cadre puisque c'était celui de 15h15 et non de 15h45, qu'aucune mention n'en a été faite pendant le vol et qu'étant donnée la descente que nous avons faite, vraisemblablement le contrôle ne nous a pas accordé de faveur écologique.
Tout ça pour dire qu'Air France semble donc ne même pas réussir à programmer LE vol LabLine, l'unique hebdomadaire, sur l'avion qui arbore fièrement la livrée éponyme. Passons, ça n'en vaut pas un FR.
Bref, nous voilà donc en ce mercredi matin pour le premier vol au départ de Paris-Orly (en concurrence avec un vol vers Bordeaux mais cette fois nous avons gagné) : le vol AF6152 à destination de Toulouse-Blagnac.
Place au palpitant FR !
Réveil sonnant à 4h58. Ça pique un peu. L'horaire a ses avantages et ses inconvénients. L'avantage, c'est que ça force un départ à une heure où l'A86 semble ne pas encore connaître la définition du mot « embouteillage ». L'inconvénient, c'est évidemment qu'à cette heure-ci chaque minute de sommeil compte.
Bref, c'est sans se soucier de prendre de quelconques photos que nous partons direction Orly-Ouest, où je vous retrouve au niveau -1 du parking qui peut servir habilement de Dépose Minute.

Enregistrement évidemment effectué en ligne la veille, mais tout de même passage aux bornes pour imprimer son étiquette bagage et obtenir un beau BP (quitte à ne pas être écolo, autant y aller jusqu'au bout).

J'avais pu changer mon siège la veille pour le 9F, étant initialement placé une quinzaine de rangées plus au fond…
Une fois les précieux papiers obtenus, hop on colle comme un grand son étiquette bagage et direction l'enregistrement automatique des bagages (puisqu'on fait tout comme des grands au Hall 2). À noter d'ailleurs que l'enregistrement d'un bagage coûte 15€ avec un tarif Mini, alors que la différence entre tarif Mini et Classic est de 20€, de quoi économiser 10€ sur chaque A/R (contrairement à ce qui peut et a pu être affiché sur leur site, je n'ai jamais constaté de différence supplémentaire : j'ai toujours eu le choix de mon siège, toujours été crédité de mes Miles…).

(Oui, l'heure pique toujours.)
Puis direction le PIF où je suis sans doute arrivé 2 minutes trop tard (ça se joue à ça le matin) : résultat, une bonne queue s'était déjà formée, mais heureusement tout était très fluide, tous les postes étant ouverts. Agents courtois et avec le sourire.
Quelques minutes plus tard, malgré le monde, je me retrouve donc côté piste en attente de l'embarquement, qui sera annoncé très rapidement (l'heure théorique étant 5h45, souvent retardée avec des excuses bidons du genre « on attend la passerelle » pour ne pas dire « on préfère que vous attendiez là plutôt que dans l'avion, de toute façon il n'y aura pas 1h10 de vol).

Pas pris de photo, mais l'offre de presse était complète en passerelle (encore heureux pour un premier vol !).
Entrée dans l'avion, une PNC et la CC souhaitant plus ou moins la bienvenue (je dis « plus ou moins » parce que bon, c'est Air France quand même, entre deux passagers ça papote, ça fait un peu autre chose, ça va à droite à gau… ah oui pardon, « bonjour Monsieur, bienvenue à bord »). Mais enfin rien de trop gênant non plus : de toute façon, sur ce vol, les passagers ont une fâcheuse tendance à être un peu zombie.
J'arrive à mon siège 9F, vu, revu et re-revu. Avec un pitch qui est ce qu'il est, paraissant évidemment toujours trop court quand on est fatigué et qu'on s'affale sur son siège.

Pas de vue de l'avion (de toute façon il faisait nuit), mais les plafonniers parlent d'eux-mêmes : c'est un récent. (F-HBNJ pour les fadas d'immat'.)

Non, vous ne rêvez pas, distribution d'oreillers à ceux qui en souhaite un ! En ce qui me concerne, je n'ai pas eu trop le choix, l'hôtesse m'en a tendu un directement avec un sourire et un « Monsieur, peut-être ? » : je crois que quelque chose se voyait sur ma tête…

J'ai tout de même décliné l'invitation de la couverture (car oui, même des couvertures étaient proposées !).
Bon, après, le classique : mise en route, consignes, luminosité dans la cabine baissée, le commandant qui se rend compte un peu avant le seuil de piste qu'il a oublié de se présenter et d'annoncer qu'on aurait le droit à 1h05 de vol aujourd'hui (du coup on zappe l'annonce en anglais, pas le temps et de toute façon c'est plus pour le folklore sur un ORY-TLS si matinal), et décollage face à l'Ouest.
Je somnole rapidement (merci l'oreiller) et me réveille tout de même pour la collation (par l'odeur du café alléché), c'est que j'ai un FR à faire moi ! Et en plus, je suis sûr que vous ne connaissez pas la chocolatine AF…

Dans les choses à noter tout de même :
- l'apparition depuis quelques semaines de l'Évian en lieu et place de la Cristalline ;
- promis j'ai ouvert l'œil pour tenter de confirmer la théorie, mais pas grand monde d'endormi autour de moi malheureusement… mais la semaine dernière à bord d'un même vol, la personne devant moi dormait et l'hôtesse lui avait spontanément posé sur la tablette à côté (toute la rangée était libre) un verre d'eau pour son réveil. Du coup je n'ai pas pu faire passer cette épreuve à cet équipage (j'aurais peut-être dû continuer à dormir finalement), mais hélas j'ai bien peur que ça ne relève plus d'un excès de motivation de la part d'un PNC que d'une consigne AF. :-)
Pendant ce temps, dehors, évidemment et encore plus de ce côté-là, il fait nuit noire. La cabine, quant à elle, est en mode plein phare.

Puis même si ça ne se voit pas vraiment, le service terminé, la luminosité est redescendue.
Sauf que manque de bol, quand les PNC passeront débarrasser, ils remettront plein phare, pour rebaisser une nouvelle fois le débarrassage terminé. Certes la lumière, ça n'est pas génial pour dormir, mais on s'y fait et rapidement ça ne devient plus trop gênant ; en revanche ces changements de luminosité toutes les 10 minutes ça n'était pas vraiment top.

Bref, contestation à part, l'occasion pour moi de prendre une photo de la rangée. Vous noterez que je ne vous ai pas menti en disant que des couvertures étaient proposées. Et vous noterez également que ce vol n'est pas réputé pour son remplissage (bon point en revanche de bloquer les sièges de sorte à ce que quasiment tous les sièges du milieu soient dans les faits neutralisés).

Arrivé en finale à Blagnac, le jour se levant je me suis dit que vous ne seriez pas contre une petite vue aérienne de la région sous ses nappes de brumasse.

Et arrivée en porte pile à l'heure.

Le temps de débarquer, j'arrive devant le tapis à bagage sur le coup des 7h31 tapantes.

(C'est ma traditionnelle photo floue, pour vous plonger au plus près de l'expérience que je vivais alors.)

Livraison des bagages prévue à 7h42 sur l'écran mais dans les faits à 7h35 j'avais ma valise, prêt à… attendre une grosse demie-heure ma navette-taxi.
Du coup attente sur les sièges devant les comptoirs de location de voiture. Un indice se «cacherait»-il pour nous indiquer que nous nous trouvons bien à Toulouse ?…

Vous noterez, même si c'est en fait assez peu visible, que l'escalator (bien pratique) est en réparation, mais qu'un marquage au sol a été placé pour guider vers les ascenseurs/escaliers les plus proches (de l'expérience que j'ai eu d'Orly, apparemment tous les aéroports ne jugent pas cela nécessaire, cela mérite donc d'être remarqué).
Et c'est sur cette pointe de chauvinisme que s'achève ce FR… palpitant, vous en conviendrez ! ;-)
Ahh les vols navette, ça me rappelle que j'ai un BOD ORY à écrire!
Merci pour ce récit qui rend la chose plus enjouée....
Merci pour ce reportage très agréablement rédigé.
Et c'est toujours un plaisir de revoir le pays :=)