Bonjour à tous les FRistes,
On se retrouve aujourd'hui pour le début d'une semaine dans les parcs naturels américains de l'Utah et de l'Arizona.
Celles et ceux qui sont assidus de la lecture de mes reports savent qu'il y a un an, je suis parti en Californie, au Nevada et jusqu'à Grand Canyon West, avec arrivée par LAX (https://flight-report.com/fr/report/72734/air-france-af020-paris-cdg-los-angeles-lax/) et retour par SFO (https://flight-report.com/fr/report/72879/air-france-af083-san-francisco-sfo-paris-cdg/).
Un voyage qui m'avait énormément ébloui, mais pour lequel j'étais resté sur ma faim : je n'avais vu que la rive ouest du grand canyon, et je sentais que l'exploration des régions rocheuses d'Utah et d'Arizona m'attirait grandement. Profitant d'un ESTA valide, et du fait d'avoir toujours le pass annuel pour les parcs, je décide, cette année, de réorganiser un voyage aux Etats-Unis, cette fois exclusivement dédié aux parcs nationaux des Rocheuses. Au programme : Red Canyon, Bryce Canyon, Zion Canyon, Glen Canyon, le lac Powell, Monument Valley, la rive sud du Grand Canyon (la meilleure !), ainsi que la route 66.
Près de 2000 kilomètres de voiture, avec une arrivée prévue à Salt Lake City, et un retour prévu de Phoenix.
Il y a un an, Air France a ouvert une ligne directe Phoenix - CDG, qui me rendra bien service.
Quant à l'arrivée par Salt Lake City, j'ai le choix entre le vol direct sur Delta Airlines, en code share avec AF, ou la correspondance à Amsterdam et le vol KLM, et c'est cette dernière option qui sera la plus avantageuse pour moi.
Voici le routing complet :
Enchainement de vols
- 1AF1640 - Economique - Paris -> Amsterdam - Airbus A320
- 2KL609 - Economique - Amsterdam -> Salt Lake City - Boeing 777-200ER
- 3AF069 - Economique - Phoenix -> Paris - Airbus A350-900
La genèse de ce voyage américain étant expliquée, venons-en à notre report en lui-même.
Nous empruntons le RER B pour nous rendre à CDG, qui pour aujourd'hui fonctionnera sans problème.
Arrivée dans le couloir qui mène au terminal 2F, sous un beau soleil :

Les guichets skypriority sont naturellement ouverts :

L'agente d'escale me remet ma carte d'embarquement, et étiquette mon bagage en soute, direction Salt Lake City - nul besoin de le récupérer à Amsterdam naturellement.

Passage rapide également du PIF, où je ne subirai aucune attente :

Au total, jusqu'à maintenant, une grande fluidité entre l'arrivée à CDG, l'enregistrement au guichet et les contrôles aéroportuaires.
En quelques minutes à peine, nous sommes airside, dans une galerie que nous connaissons bien et que nous apprécions pour le fait de n'être pas trop harcelante quant aux boutiques !

Direction le salon du terminal 2F que nous ne présentons plus !

@Jarvis, si tu lis ce report, sache que des pains aux raisins y sont disponibles !

Un salon toujours aussi agréable, à mon sens l'un des meilleurs salons au monde.
Pour ce matin, il n'est pas trop bondé, et j'y retrouve facilement ma place fétiche, tout à fait à droite, au rez-de-chaussée, au niveau du bar !

Je décide d'y prendre un gros brunch : viennoiseries, yaourt, salade de fruits, rooibos et madeleine :

Selon le FIDS, notre vol est pour le moment à l'heure.

On voit le plus ancien avion d'Air France encore en service, Zulu Delta, le seul héritier de l'époque d'Air Inter, qui, avec ses près de 30 ans de service, mériterait selon moi d'être réformé. Sans doute attend-il la fin de la validité de sa Check C.

Florilège d'appareils tricolores :

Je resterai un long moment au salon, ce qui me reposera.
L'embarquement est normalement prévu à 11h10, et c'est vers 11h que je décide de quitter le salon pour me rendre en porte d'embarquement, en principe la porte F44.

L'oiseau revenant du Maghreb, il est stationné au 2E, et c'est donc, en principe, un embarquement par paxbus.
Cet embarquement ouvre à l'heure, et je suis le premier passager à embarquer.
Me voilà à avancer dans la galerie :

Mais immédiatement après moi, les agentes d'escale stoppent l'embarquement.
Elles reçoivent un appel de l'équipage : l'avion a un gros problème technique. Il va falloir changer d'appareil.
Une agente d'escale vient alors en ma direction, et me demande de revenir au niveau de l'aérogare. Sur le logiciel amadeus, elle me débarque.
Nous sommes sommés de nous rendre en porte F51, où un autre A320 vient d'arriver, d'où les passagers débarquent encore. Cela sera notre avion pour AMS, en l'espèce X Ray-Juliet (F-GKXJ). Cela laisse néanmoins présager d'un important retard.
En porte F51, il y a deux airbus au contact. Celui de gauche (le plus visible sur la photo) partira vers FCO ; celui de droite, F-GKXJ, dont ne nous voyons que la queue, sera le nôtre :

Instant nouvelle porte d'embarquement, où l'avion est initialement retardé de 30mn.

Commence alors un gros cafouillage, et un manque d'information flagrant.
Ayant prévu large pour la correspondance (près de 4h), je ne suis pas plus inquiet que cela. Mais autour de moi, les gens commencent à s'agiter : nombreux sont les passagers à avoir des correspondances d'environ 1h, et certains, même moins. Si, cette fois, le retard est dû à la faute à pas de chance (en l'occurrence un problème technique), et est donc logique, je regrette souvent de voir de nombreux vols pour amsterdam souvent retardés, alors que c'est une navette dans laquelle près de 80% des passagers sont en correspondance. Cela serait ces vols qu'il faudrait protéger en priorité, selon moi.
A côté de moi, une jeune femme, d'une vingtaine d'années environ, commencera à se faire remarquer de tous. Elle possède une correspondance pour Mexico, avec un vol KLM supposé partir d'AMS à 14h20. Elle dit tout haut à l'agente d'escale qu'elle a subi la même chose il y a un mois déjà, et qu'elle attend toujours l'indemnisation d'Air France pour avoir raté sa correspondance, et que plus jamais elle ne prendra Air France. Je tente de la rassurer en lui expliquant qu'ayant un billet de bout à bout, elle sera de toute façon protégée et prise en charge à AMS, qu'elle recevra sans doute très prochainement une réponse positive pour son indemnisation d'il y a un mois, et, après l'avoir vérifié sur flightaware, qu'un vol Aeromexico part d'AMS à 22h pour Mexico, en cas de problème. Aeromexico appartenant à Skyteam, elle aura sans doute facilement un rebooking sur ce vol, si elle rate sa correspondance.
Mais rien n'y fait.
Au bout d'un moment, l'agente d'escale l'invite à aller voir le service client situé à l'entrée de la jetée F2, pour une éventuelle réservation sur le vol direct CDG MEX, en lui disant qu'il est probable que sa valise ne suive pas son parcours.
Malgré cet événement, je dois avouer que la confusion augmente encore d'un cran quand les agents au sol annoncent d'abord embarquer le vol de Rome, censé partir plus tard que le nôtre, puisqu'il est prêt avant. Tous les passagers du vol d'AMS sont invités à se pousser, pour laisser passer les passagers romains. "Mais on a des correspondances", entend-on crier par ci par là.
Vers 12h15 environ, soit 30mn après l'heure initialement prévue de notre départ, nous pouvons enfin embarquer.
Instant couloir :

Instant passerelle :

Je m'installe à mon siège 5A.
Vue d'ensemble d'une cabine bien connue :

A nos côtés, November Echo, qui tournait depuis ORY jusqu'à il y a un mois :

Pitch classique sur A320 AF :

Plafonnier première version, trahissant un âge assez avancé pour cet airbus :

La plupart des passagers étant assez pressés, l'embarquement est très rapide. D'ailleurs, je ne reverrai pas la jeune femme que j'ai tenté de rassurer, et qui a, en dépensant sans doute plusieurs centaines d'euros, été rebookée sur le vol direct CDG MEX.
Les PNT prennent la parole et expliquent le pourquoi du comment. Le précédent avion avait une pièce défectueuse, et le choix s'est posé de prendre cet airbus, qui n'avait pas d'autre rotation ensuite, mais avec retard, ou d'attendre une durée potentiellement indéterminée pour la réparation de l'avion initial. Ils ont opté pour la solution de prendre cet appareil, et s'excusant du retard. Retard compensé par un temps de vol très court, de 45mn, et un atterrissage qui ne sera pas sur la "Polderbaan", minimisant grandement le temps de roulage à AMS.
Nous repoussons à 12h40, soit avec 55mn de retard.
Flaps 1+S :

Oiseau AF au loin :

Oiseau Srilankair, et d'une compagnie en Star Alliance :

B767 United :

77W Thai Airways, pour BKK :

Autre oiseau :

772 El Al :

Nous décollerons de la 09R
Alignement :

Takeoff.
Man FLX Runway SRS Autotrust blue :

100 knots :

V1, Rotate :

Positive climb, gear up :

Vue d'un 359 TK qui vient d'atterrir, en bretelle de dégagement :

Flaps 0, pendant que l'avion tourne à gauche, pour se remettre en direction du nord :

Vue sur les installations de CDG au loin :

Le vol étant extrêmement court, le service commence quasiment instantanément après le décollage.
Depuis un mois environ, les vols Air France de moins de 2h ne bénéficient plus d'un sandwich, mais du traditionnel choix "sucré ou salé ?" C'est censé être plus rapide, mais hélas, le service en perd en qualité. Cela reste toujours largement mieux qu'un buy on board inadmissible sur une legacy.
Je choisis l'option salée, ainsi que de l'eau en boisson :

Montée au faible niveau de vol fl280 pour ce court vol.
Nous survolons Lille, ainsi que son aéroport LIL :

Nous voici en Belgique :

Puis aux Pays-Bas, alors que les PNT annoncent le début de la descente :

Vue sur le port de Rotterdam :

Installations industrielles :

Passage rapide au fl100, et préparation de la cabine à l'atterrissage :

Flaps 1, et ralentissement de l'avion :

Flaps 2, et virage d'alignement :

Gear Down :

Flaps 3 :

Flaps full :

Vue sur les alentours d'Amsterdam :

100 hundred above :

Minimum, continue :

Spoilers, reverse green, decel :

Roulage très bref, la piste nous dépose quasiment au niveau de l'aérogare.
On aperçoit très vite la couleur dominante : le bleu ciel.

Et le vert :

Au total, avec ce roulage bref et le temps de vol court, nous arriverons en porte à 13h30, soit avec 20mn de retard seulement par rapport à l'heure initialement prévue d'arrivée :

En me disant cela, je pense au fait que la jeune femme qui partait pour MEX aurait sans doute réussi à avoir sa correspondance !
C'est ici que je vous laisse pour le moment, je commence mon transit jusqu'à mon prochain vol dans 4 heures.
Merci de m'avoir lu,
A bientôt pour la suite.
Eelv1996
Merci Elie pour ce FR.
Le stress de l’incident est bien retranscrit. J avoue que perso, un transit AMS non Schengen, pour être serein, je prévois tjs 2h mini. Car outre l’incident / retard avion, il peut aussi y avoir la queue à la paf. Je suis tjs surpris de voir des pax oser une telle configuration avec une heure de transit 😇car même si c est vendu comme ok sur le papier, la pratique montre souvent que c est source à émotion !
Au moins, on voit que le slot est suffisamment sur estime pour cdg-ams pour réussir à effacer 30 min du retard au départ 😈 de quoi peut être se dire que oui, 1h de transit non Schengen, ça passe laaaaaarge 😂
À bientôt pour la suite
Merci Jeff pour ce commentaire et pour ta lecture !
Oui, un temps court de correspondance est souvent source de stress, et tu oublies même pour moi encore une raison, presque la principale : les bagages. Souvent, en courant, en faisant les yeux doux à la PAF, tu arrives à avoir ton vol. Mais ton bagage, surtout à AMS, lui, peut rester sur le carreau. Pour cette raison, j’évite les correspondances trop courtes et je suis même encore plus précautionneux que toi : pour moi c’est 3h (à AMS).
À bientôt !
Merci Elie pour ce FR sur une route que je connais bien !
Superbe programme, Nous l’avons les années précédentes en plusieurs fois, de magnifiques souvenirs 😍
Chacun ses travers, Laura c’est les Madeleines, et moi j’avoue c’est les pains aux raisins, c’est grave docteur😂
Pour une fois, nous sommes d’accord sur la qualité d’un salon 😉
Normalement dans ce cas, il n’y pas de frais pour le PAX, c’est un deal gagnant pour la compagnie, pas d’indemnité de retard à versé au PAX.
Nous avons eu un similaire, suite à des conditions météo difficile nous avons manqué une correspondance à Atlanta pour CDG, nous avons été rebooké par Amsterdam sans frais, et ainsi limiter le retard à moins de 3 heures (à l’époque statut Gold)
Avoir les vols KLM et Transavia sur la même base à du sens, alors que chez nous c’est compliqué de créer de la synergie entre les deux compagnies
Je pense que Stephan pourra le confirmer, en 10 ans, les temps théoriques de vols ont subit une forte inflation, histoire de limiter les retards...
À bientôt
Merci Gilles pour ta lecture et ton commentaire.
Oui un programme vraiment extraordinaire (des bonus touristiques viendront aux prochains FR), qui me fait dire que les US sont, je pense, le plus beau pays du monde. J’y ai passé une semaine extraordinaire.
Deuxième salon, après Montréal, sur lequel nous tombons d’accord ☺️
Concernant la passagère, la différence avec ta situation à Atlanta est qu’elle n’avait pas encore manqué sa correspondance. Elle a anticipé de la manquer à AMS et a donc changé son billet en conséquence. Donc dans ce contexte là, je ne sais pas dans quelle mesure elle n’a pas dû payer - cela aurait été gratuit pour sûr si à Amsterdam elle avait effectivement manqué son transfert.
Les synergies sont excellentes à AMS, puisque Transavia est en code share avec AF, KL et DL, alors que ça n’est pas le cas à ORY. Cela dit, on ne va pas se mentir, si Transavia arrive à CDG, c’est je pense la mort d’Air France sur moyen courrier !
À bientôt :)