Bonjour à tous les FRistes,
Nous avons passé une semaine à sillonner la Géorgie - un bonus touristique est disponible pour découvrir ce magnifique pays.
En y allant sans attentes, nous avons réellement été éblouis par ce pays, pas encore trop touristique, et que je recommande vivement. Les villes post-soviétiques côtoient des paysages somptueux, encore enneigés en ce début mars, avec une nature encore libre.
Je recommande sincèrement la destination.
Il est désormais temps de rentrer, avec un vol de 5h30 effectué par notre compagnie nationale, avec un service moyen-courrier (et un airbus A320). Il s'agira de l'antépénultième TBS CDG d'Air France, la compagnie nationale arrête définitivement la desserte de Tbilissi à la fin du mois de mars, et ne la reprendra plus ensuite.
Rappel du routing :
Enchainement de vols
- 1
- 2AF1053 - Economique - Tbilisi -> Paris - Airbus A320
Par souci de commodité, nous logeons à l'hôtel Ibis de l'aéroport de Tbilissi la veille, pour nous éviter un réveil trop précoce le lendemain matin.
Vers 6h du matin, c'est à pieds que nous gagnons l'aéroport de Tbilissi, l'hôtel étant à une centaine de mètres de l'aéroport, et parfaitement accessible à pieds depuis l'installation :

A notre arrivée, les guichets Air France sont encore en cours d'installation :

Le FIDS indique toute une série de vols qui ne seraient pas disponibles aujourd'hui depuis CDG : deux vols pour VKO assurés par Georgian Airways, et un vol pour AER (Sotchi) assuré par Redwings Airlines. Je suis aussi curieux de savoir si les vols pour TLV et DXB pourront décoller, au vu du contexte géopolitique.
Notre vol Air France vers CDG est bien indiqué :

Des comptoirs de certaines compagnies aériennes (El Al, Air Serbia, Eurowings, SunExpress, EasyJet) sont bien disponibles :

Installation progressive des guichets d'Air France, qui ouvrent à 6h30, avec des panneaux qui dans trois semaines ne serviront plus à TBS !

Nous enregistrons nos deux valises au guichet skypriority, et l'agente d'escale nous remet nos deux boarding pass. Elle félicite Madame, parce qu'aujourd'hui, c'est la journée internationale des droits des femmes !

La suite du cheminement implique un passage du PIF, immédiatement suivi de celui de la PAF.
Un fast track est disponible à TBS, mais nos boarding pass Air France ne nous y donnent pas accès. On nous indique qu'Air France ne dispose pas d'accord avec l'aéroport pour le fast-track, mais seulement pour le salon. Faut-il y voir des prolégomènes à tout départ futur de TBS ?

ll n'y a pas beaucoup de monde à la file normale :

La PAF suit immédiatement le PIF :

Nous voici à présent AirSide, et le passage par le duty-free est obligatoire :

Le lounge est particulièrement mal indiqué sur les panneaux de l'aéroport :

A force de marcher, nous finissons par le trouver. Il s'agit du "PrimeClass Lounge" :

Il est assez spacieux, et peu rempli à cet horaire matinal. Un bar propose des boissons à volonté :

Une zone calme est disponible :

Une zone plus animée se trouve de l'autre côté :

Il est tapissé d'oeuvres d'art plus ou moins douteuses :








Son choix en nourriture est riche pour cet horaire précoce :






Nous décidons de nous installer dans la zone calme :

Mon choix de petit déjeuner : pain, beurre et sirop d'érable, pour me préparer à mon prochain grand voyage !

Je succombe aussi à quelques mignardises salées : aubergines gratinées, ainsi que boulettes aux épinards :

Le tout est franchement très bon !
Peu avant l'heure théorique d'embarquement, il est temps de quitter le salon pour se diriger vers la porte 103, notre porte du jour.
Quelques images de la faune locale.
Au premier plan : B737-800 Georgian Airways, qui se rend à Moscou-Vnoukovo (VKO) ; au second plan, A320 de BA vers LHR :

A320 Azerbaijan Airways vers GYD :

B737-800 Sundor vers TLV. Il parviendra à décoller aujourd'hui, malgré le contexte géopolitique :

Alors que notre oiseau fait son apparition, au bout de la coursive :

Tbilissi, the city that loves you, est sur le point d'effectuer l'un des ultimes décollages d'AF depuis son aéroport :

Instant porte :

Les zones sont bien délimitées, et nous nous plaçons du côté skypriority :

L'embarquement commencera avec 10 petites minutes de retard, mais là encore, à l'instar de l'aller, l'oiseau sera loin d'être rempli, ce qui permettra à l'embarquement de se poursuivre rapidement.
Instant couloir :

Passerelle :

Fuselage shot de notre oiseau du jour : Papa Fox (F-HEPF) :

Vue d'ensemble de la cabine depuis mon siège, le 12A. Nous choisissons à nouveau l'issue de secours, du fait de la longue durée du vol :

Le très bon pitch de l'issue de secours :

Le plafonnier relativement jeune de l'oiseau, qui indique "interdiction des appareils électroniques" :

A nos côtés, l'oiseau Sundor embarque également, à destination de TLV :

L'avion étant loin d'être rempli, l'embarquement s'achève dans les temps.
Hasard de la journée internationale des droits de la femme ? L'équipage de ce vol sera 100% féminin ! 2 PNTettes, ainsi que plusieurs PNCettes !
La commandante de bord prend la parole, et annonce un temps de vol assez court pour le retour, de 4h et 50mn.
Nous repousserons avec 10mn de retard.
Flaps 1+S :

Roulage bref vers alignement piste 31 :

Takeoff.
Man FLEX runway SRS autotrust blue :

100 knots :

V1, Rotate :

Positive climb, gear up :

Ultime vue de Tbilissi :

Flaps 0

Nous volerons au niveau de vol 360 jusqu'à Bucarest environ, moment où nous monterons au niveau de vol 380 jusqu'à la fin du vol.
Nous survolons une chaine de montagne entre la Géorgie et la Turquie tout d'abord :

A ce moment-là, le seul et unique service du vol arrive.
Il est composé d'un sandwich (choix entre poulet et végétarien, je choisis végétarien) :

Non pas de 1, mais de 2 gâteaux palets bretons :

Ainsi que d'une boisson au choix (je choisirai le verre d'eau) :

Au risque de répéter ce que j'ai déjà pu dire dans le vol aller, mais pour une durée théorique de 5h30 de vol, il est évident que ce catering est hautement insuffisant, là où il est très bon pour une durée de moins de 3h.
Pour des durées équivalentes ou même moindres (je pense notamment à CDG-TLV), Air France propose un vrai repas.
Le prétexte de l'A320 tombe à l'eau dans la mesure où l'appareil dispose de fours dans les galleys avant et arrière, permettant théoriquement de fournir une prestation chaude pour tout le monde. Il s'agit d'une volonté d'Air France d'harmoniser la prestation par type appareil, et non par durée de vol, ce qui rend l'expérience sur un vol si long vraiment regrettable.
Heureusement, j'ai pu profiter du lounge auparavant, et manger à ma faim, mais ce n'est pas admissible pour une compagnie comme Air France de proposer un tel catering pour un vol d'une telle durée.
A l'inverse du vol aller, les PNC ne proposeront pas de passage d'eau toutes les 45 minutes, attention qui avait considérablement amélioré l'expérience du vol aller. La cheffe de cabine ne vient visiblement pas cette fois du long courrier.
Notons tout de même une attention très agréable : l'une des PNCettes voyant mon statut sur sa tablette, viendra d'elle-même m'apporter une coupe de champagne :

Le vol passe, et je peux profiter du wifi ancienne génération (messages gratuits), ainsi que de l'IFE naturel à mon hublot.
Nous entamons, après un parcours au-dessus de l'Europe de l'Est, après la traversée de l'Adriatique et le survol de Milan, le survol des Alpes :

Nous arriverons par le sud, survol de l'Italie, des Alpes et de la Suisse :

Nous voici à présent, avec un peu d'avance, au-dessus de l'espace aérien français :

La commandante de bord prend la parole, et indique un brouillard avec une visibilité de 0ft au niveau de CDG. Cela implique une procédure ILS de catégorie IIIC, ce qui, en clair, signifie un atterrissage automatique guidé par les seuls instruments et le contrôle aérien. Elle nous demandera d'éteindre tous les appareils électroniques après avoir passé le niveau 100.
L'airbus A320 est certifié pour une altitude minimale de 20 pieds dans la procédure CAT IIIC. Certains appareils peuvent sont mêmes certifiés pour un atterrissage avec une altitude minimale de 0 pied.
La descente commence au-dessus de Dijon.
Nous atteignons la région parisienne, et virage de début d'une longue, très longue vent arrière :

Nous nous poserons sur la piste 08R, face est.
Cette procédure implique habituellement un survol du nord de Paris, où on peut avoir une belle image de toute la capitale, lorsqu'on est assis du côté gauche de l'appareil. Tel ne sera pas le cas, puisqu'une couche nuageuse importante et très basse (quasiment 0ft) bouche la visibilité.
A cet instant, nous survolons le nord de Paris, plus ou moins là où habituellement, nous passons sous la barre des 10000 pieds.
Mais la barre du niveau 100 nous est signalée bien plus tard, l'avion remontant au niveau de Mantes la Jolie en vent arrière :

A mon sens, une telle longueur de vent arrière est imposée par le contrôle aérien, afin de garantir l'espacement des appareils en procédure ILS CAT III C.
Virage de base main gauche au niveau de Mantes La Jolie, et longue finale.
Flaps 1 :

Une PNCette vérifiera que tous les passagers éteignent bien leur téléphone portable, et je ne pourrai pas photographier le reste de l'atterrissage.
Mais je n'avais jamais vu une finale aussi longue.
A 20 pieds, les PNTettes décident de continuer l'approche, et le toucher des roues a lieu en automatique de manière très douce. L'autopilote est déconnecté au même moment.
Spoilers, reverse green, decel :

On ne voit en effet pas grand chose à CDG :

Nous arrivons à notre point de stationnement avec 15mn d'avance.
Nous empruntons la LISA pour nous rendre au hall K, et passer une PAF qui pour aujourd'hui, ne sera pas très fluide, même en skypriority :

En revanche, les valises seront livrées dans les temps, et les priorités respectées :

Le RER, fonctionnel, nous conduira au centre-ville de Paris.

Ainsi s'achève notre magnifique semaine géorgienne.
Merci de m'avoir lu.
A bientôt pour de nouvelles aventures,
Eelv1996









merci pour le FR et le bonus
Je t'en prie :)
Merci Elie pour ce FR
Qui, à te lire, sera sûrement le dernier sur cette compagnie ; avant, était-ce une ligne saisonnière ? KLM est-elle présente sur la plateforme ?
C’est aussi ma méthode pour être à l’abri de toute mauvaise surprise : météo, circulation, grèves, etc.
Le combo serait parfait, mais quitte à choisir, je préfère l’accès au salon plutôt que le fast track.
Le salon ne me paraît pas si mal, en plus tu noteras le beurre français Président.
Peut-être la raison de l’arrêt de la ligne.
C’est quand même très, voire trop léger pour un vol de 5 heures !😔
Merci pour le bonus
A bientôt
Merci Gilles pour ton commentaire !
La ligne AF de CDG vers TBS n'était pas saisonnière. Jusqu'à l'année dernière, AF envoyait 2 A320 par semaine vers TBS. Depuis la saison d'hiver IATA 25/26, on est passé à un vol par semaine (départ le samedi midi de CDG, retour le dimanche matin de TBS - le vol que j'ai pris). A cela s'ajoutait une liaison, saisonnière pour le coup, de TO depuis ORY, qui ne fonctionnait que d'avril à octobre. Cette liaison est maintenue. En revanche, la liaison permanante d'AF est à présent supprimée. En effet, je pense que le faible remplissage y est pour beaucoup.
Maintenant, pour aller à TBS depuis Paris, on a TO qui ne marche que l'été, et Georgian Airways qui fonctionne à l'année.
A ma connaissance, KLM ne dessert pas TBS non plus, mais il y a le Transavia de KLM (HV) qui dessert pour le coup à l'année TBS depuis AMS.
Bref, le groupe Air France-KLM a décidé de transférer aux filières à bas-coût ses liaisons vers TBS.
Le salon est pas mal du tout en effet (hormis la décoration que je qualifierais d'artistiquement douteuse !)
Le catering est en effet très pauvre.
AF maintient ses A320 vers Erevan, donc c'est maintenant la seule destination où on peut avoir un catering faiblard pour plus de 5h de vol depuis CDG.
A bientôt :)