Bonjour et bienvenu(e)s dans un nouveau routing complet qui m'emmène cette fois-ci au Kenya.
Ce n'était pas un voyage planifié, mais l'occasion s'est présentée d'elle-même avec un tarif vraiment très bas entre Stockholm et Nairobi sur le LH Group. Aujourd'hui, une compagnie européenne n'hésiterai pas à proposer le même tarif pour un aller-retour CDG-MAD en Economy si on avait le malheur de ne pas être flexible. Mais nous le sommes, donc nous réservons pour Nairobi, nous dénichons quelques vols intérieurs sympathiques, nous craquons les derniers points BlueBiz qui allaient bientôt expirer pour nous pré/post-acheminer (et sinon, c'était aussi scandaleux que le CDG-MAD en question…) et c'est acté. Comme c'est un tarif LH Group, on mélange du LH, LX et SN pour la curiosité.
Ce qui nous donne :
Enchainement de vols
- 1Paris Charles de Gaulle - Goteborg Landvetter avec Air France en Economy sur E190
- 2Goteborg Landvetter - Frankfurt Rhein-Main avec Lufthansa en Business sur A320
- 3Frankfurt Rhein-Main - Nairobi Jomo Kenyatta avec Lufthansa en Business sur A330
- 4Nairobi Wilson - Ukunda Diani Airport avec Skyward Express en Economy sur Dash-8 Q300
- 5Mombasa Moi - Nairobi Jomo Kenyatta avec Kenya Airways en First sur A380
- 6Nairobi Jomo Kenyatta - Bruxelles Zaventem avec Brussels Airlines en Business sur A330
- 7Bruxelles Zaventem - Zurich Kloten avec Swiss en Business sur E-190
- 8Zurich Kloten - Paris Charles de Gaulle avec Air France en Economy sur A320
Nous sommes arrivés la veille par un vol AF en Economy. Entre les sorties de secours en sièges duo de l'E190 et l'excellent équipage qui était fort à nos soins, l'expérience globale était quasiment meilleure que ce vol en Business avec LH (comme nous allons le voir).

Nous passons la journée à découvrir la ville, que nous ne connaissions pas, et notamment le musée Volvo. A Göteborg, what else ?


Nous restions au Radisson (en Scandinavie, what else ?), central et tout à fait recommandable pour découvrir la ville, et situé juste en face de la gare routière d'où arrivent et repartent les bus pour l'aéroport.


Et c'est donc en fin d'après-midi que notre Volvo 9700 (A Göteborg, what else ?) nous dépose à l'unique terminal.

Celui-ci est sur un plan classique et plutôt sobre, en mode un peu "hangar" avec les guichets d'enregistrements face à l'entrée et les accès aux zones sécurisées sur les côtés. Seule différence notable, une Volvo trône au milieu du terminal. Mais à Göteborg, what else ?

Enregistrement très rapide, tout comme le seront les contôles de sureté dédiés à l'accès prioritaire.

Une fois airside, on retrouve là-encore très classiquement une zone centrale de commerces et deux jetés de part et d'autre avec les portes d'embarquement. Seule différence notable, une Volvo trône au milieu de la zone commerciale. Mais à Göteborg….allez allez, qui suit :) ?

Pour notre part, direction le salon Menzies. J'ai pris peu de photos car il est archi-bondé. En effet, A la date de ce vol, cela ne fait que quelques mois que SAS a rejoint Skyteam, transférant tous les clients Star Alliance de leur salon vers celui-ci, qui n'est pas dimensionné pour. Pourtant, avec son ambiance chaleureuse et ses grandes baies vitrées en angle, il doit pouvoir être très agréable.

Le buffet se concentre sur un salad bar et deux plats chauds. Sans être pléthorique, il est suffisant.

Côté boisson, c'est une offre classique, pas forcément très qualitative avec les distributeurs de vin en tireuse (c'est partout pareil en Scandinavie) et des références d'alcool assez limitées.


Après une courte attente au salon, nous nous dirigeons vers la porte, l'embarquement ayant commencé, par gates automatisées.


Les passagers assis à l'avant sont invités à embarquer par la porte avant, et ceux assis à l'arrière doivent redescendre de la passerelle et emprunter un escalier mis en place à l'arrière de l'appareil. L'optimisation est intéressante mais pas forcément confortable pour tout le monde.

Nous nous installons au deuxième rang de ce qui est identifié comme la "Business Class" mais il s'agit, comme presque toutes les compagnies européennes, d'un siège central neutralisé.


LH enfonce le clou avec un siège NEK pas confortable et un espacement vraiment étroit et non différencié sur les premiers rangs.

La configuration étant dynamique, le magazine du Buy-On-Board de l'Economy est aussi présent à ce siège.

En feuilletant, c'est intéressant de voir que du Champagne est chargé, puisqu'il est proposé à la vente. Mais c'est le Sekt, que LH confirme comme un produit moins-disant, qui sera servi en Business.

On repousse à l'heure pour un décollage dans le noir complet.


Une fois en croisière, notre hôtesse prépare son trolley et se lance la distribution des plateaux.
Je trouve intéressant, dans les vols moyen-courriers Europe, de proposer des plats emblématiques des différents pays européens. Aujourd'hui, la carte nous promet un jambon Vulcano, qui est un jambon sec autrichien à maturation longue, et une Pasteis de Nata emblématique du Portugal (même si les portugais s'offusqueraient certainement de l'ajout de gel à la cerise, mais bon on reste sur LH ^^).
Côté boisson, le maître sommelier porte toute l'élégance de LH avec une offre de "vin blanc" ou "vin rouge".

Et voyons maintenant l'exécution de ces plats :)
Etant coutumier du fait que LH tire le coût du catering le plus bas possible, je m'attendais à très peu de Vulcano, étant le seul élément coûteux du plat. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'il soit totalement absent ;) Et les lentilles ont été remplacées par des pâtes. Donc en fait une salade de pâtes.
Et vue la gueule de la Pasteis de Nata, le gel à la cerise n'est pas la seule liberté gastronomique que LH prend avec la spécialité portugaise ^^

Pour accompagner, on opte pour le "vin blanc". Puis notre hôtesse, qui n'a quasiment pas échangé un mot ou un sourire (sans pour autant être désagréable), s'enfuit à l'arrière aider ses collègues.

Voyons voir cette salade…comme ça, elle a bon aspect, mais je me méfie des notes sucrées / salées dont LH a le secret et dont je ne suis pas fan.

Verdict…c'est bizarre. Ca n'a pas de goût, mes les noix sont caramélisées (ça c'est la note que j'attendais) et la salade est pré-assaisonné d'une vinaigrette amère que je ne replace pas. Ca réussit à être sans goût et mauvais en même temps. Je piocherai encore un peu mais n'irais pas plus loin que ça.

Côté dessert, on oublie la Pasteis de Nata et on met ça sur le compte d'une erreur de chargement. Ca pourrait plaire aux palais sucrés, mais ce n'est pas mon cas. Alors la meringue bien sucrée avec la mousse bien sucrée, je m'arrête là. Pour le coup, ce n'est ni mauvais ni bizarre, c'est juste moi :)

Notre hôtesse repassera pour débarasser, ce sera notre seule occasion de lui demander une mise à niveau des verres. Elle disparaitra ensuite jusqu'à l'arrivée.

Pour agrémenter le vol, je feuillette le magazine. C'est intéressant de voir la valeur des miles sur les compagnies entre le gain et la dépense. Par exemple, chez LH le gain est de 4 miles par euro, soit une valorisation de 0,25€ par mile. Et à la dépense, LH propose d'utiliser 896.000 miles pour 3200€, soit une valorisation à 0,0035€. Il y a tout de même 7000% de différence entre ce que LH donne et ce qu'ils reprennent ;)

Puis rien d'autre de notable. Nous arrivons sur FRA, où bien sûr nous débarquons par bus (je ne pense pas avoir été au contact une seule fois à FRA en MC ^^).

Mais bon, Cobus est une entreprise de Wiesbaden. So, what else ?
Salut Tom merci pour le partage !
Bon, je sais que tu n'es pas bon en reconnaissance d'avion mais ton A220 de l'aller ressemble furieusement à un E190 aux sorties de secours.
Très étonnante erreur de catering de la part de LH, je commence à connaître par coeur toute la carte de tous les plats (et ça a été sujet de vifs échanges entre le service HON et moi !) et la il y a clairement eu inversion des menus entre l'aller et le retour, la Vulcano est servie ex Allemagne.
Par contre que l'équipage ne mentionne rien est très étonnant, après ils ne lisent pas les menus sur le plateau mais quelqu'un a forcément dû dire quelque chose.
Piètre presta en effet :(
A bientôt.
Salut Stephan !
Je dois avoir un problème neurologique avec ça. Une sorte de dyslexie de reconnaissance, parce que maintenant que tu le dis, ça me saute aux yeux. Merci, c'est corrigé.
Je brode, mais je pense qu'il s'agit juste d'une erreur d'association menu / plateau. Il ne peut y avoir autant d'écarts ;)
Sûrement que des habitués de la ligne qui n'ont pas ouvert le menu. Je dois être le seul à l'avoir lu, pour le bien de FR. Et quant à le signaler, qu'aurais fait cette pauvre hôtesse déjà bien chargée entre les deux cabines...?
A+