Re-bonjour à toute la communauté FRiste.
Et bienvenu(e)s sur le retour de cette courte escapade envers la capitale du Japon et son aire d’influence.
Un sommaire descriptif d’une de ses cités-dortoirs est à retrouver en fin de récit.
Le routing est on ne peut plus simple.
Enchainement de vols
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- 2JL241 - Economy - Tokyo > Okayama - Boeing 737-8Q3
Jour de grands départs vers les campagnes du pays, en raison des fêtes du Nouvel An, il s’agit de ce genre de journée à éviter à tout prix, si l’on aime voyager en tranquillité.

Sans surprise, les halls de Haneda sont surpeuplés. On a bien fait en visant large, atteignant l’aéroport 70 minutes avant notre départ (en période creuse, 20 minutes suffisent).

Théoriquement, les parcours dédiés à la clientèle fidèle devraient aider à réduire les temps d’attente. Au T1 de HND on en retrouve quatre : deux à l’aile sud et deux a l’aile nord. Sur chaque aile, un passage est dédié aux émeraudes OW ou aux passagers en Première domestique et un autre aux saphirs OW.

Dans la pratique, le temps d’attente ne s’écourtera pas tant que ça, car le débit ici dépasse aussi les capacités d’office.
Une visite au Salon Sakura qui s’annonçait éclair, sera prolongée d’un chouia dû à un embarquement retardé. Le salon est plein à craquer.
On pense qu’il va mieux enfiler les corridors qui nous séparent de notre porte, située à l’extrémité sud du terminal (comme il est habituel pour les départs plus à l’ouest d’Osaka).

Le cheminent est aisé, mais il faut compter environ 8 minutes de marche, d’après les informations fournies par JAL (un peu moins, si on avance agilement).

Les environs de notre porte n’améliorent pas le degré d’entassement humain. En outre, aucune action n’est discernable au-delà des barrières de contrôle.

On aura le temps, donc, d’immortaliser notre bête du soir, qui se fait un peu la difficile.

Les digues sont levées à départ théorique +7 minutes et nous rejoignons une passerelle agencée de manière déconcertante.
On se croirait dans une maison hantée de fête foraine !!

Les portes sont à leur place.

Double fuselage.

Je suis bien surpris de retrouver cette bestiole Okinawaise pour un trajet entre deux villes dans l’île de Honshu. Tant mieux ! On rentera avec des notes un peu plus colorées.
La cabine est une copie conforme de celles de la maison mère, avec un total de 165 sièges (20 en classe J et 145 en classe économique).

Je me rétracte : les housses sur les appuie-têtes des sièges en classe J sont beaucoup plus bariolées (sympathiques) que celles déployées par la maison mère.
(Désolé pour la piètre qualité de l’image)

Voyez plus nettement les différences ci-dessous :
(corporate)


Comme à l’aller, notre siège nous offre presque deux hublots.

Mais notez que la rangée derrière nous (10), coté bâbord, est dérobée de vues extérieures.

Ces sièges sont vraiment confortables.

Et confèrent un large espace de vie à ses utilisateurs.

Ses pochettes sont aussi remplies que celles de JAL, avec des sacs d’étiquette, fiches de sécurité, guide utilisateur connexion Wi-Fi (gratuite pour tous), catalogue de divertissements et magazine de vol.

Par rapport à la maison mère, le catalogue d’achat disparaît, et il est remplacé par un catalogue de divertissement saisonnier, spécifique à JTA. C'est une bonne chose !
Ventrebleu ! Le magazine de vol n’est pas celui de JAL (Skyward) mais un d’original (Coralway).

Tiens, celui-ci inclut un article qui nous présente les housses, récemment refaçonnées (il paraît qu'il s’agit de leur 11eme itération).

Selon Takara-san, sa créatrice, les têtières combinent des motifs floraux de saisons distinctes, ce qui rende l’ensemble intemporel et informe. À la façon d’un bon champuru okinawais. Des techniques traditionnelles de teinture bingata 紅型 furent utilisées dans la manufacture.
Le réseau de JTA. Notre vol ne figure pas sur la carte mais il existe un HND-KMQ reliant, donc, deux villes de l’île de Honshu.

Repoussage à heure théorique de départ + 20 minutes.

Au revoir, T1 de HND.

Les consignes de sécurité sont également spécifiques à JTA.
Un peu plus rigolotes que celles de JAL, sans pour autant tomber dans le vaudeville ou dans la longue promotion touristique (contrairement aux accoutumances de nombreuses compagnies aériennes ces derniers temps).

On reste sur le sujet, on garde un ton ferme et martial… mais des créatures extravagantes - et disciplinées - se mêlent à des personnages humanoïdes.


Les cieux sont regagnés avec 42 minutes de retard.

Je commence à m’inquiéter pour les correspondances à notre arrivée, car OKJ est très éloigné du centre-ville, notre vol est l’avant-dernier de la journée (écartée seulement de 20 minutes avec l’ultime vol) et nos options de transport se limitent à bus -raisonnable- ou taxi -prohibitif-.
Mais de toute façon, on ne peut rien faire. Afin de mettre tout ca du côté, il va mieux essayer de profiter des vues nocturnes du plateau de Kantô.
Le tronçon aérien de l'Aqua-line, qui est complémenté par un tunnel qui émerge tout près de l’aéroport de HND.

Les côtes de Shonan 湘南 avec l’île d’Enoshima 江の島, lieu hautement touristique, à la pointe.

Notre croisière se déroule doucement et nous atteignons les alentours d’Okayama à arrivée théorique +17 minutes. Aurons-nous rattrapé un peu le retard ?

Toucher du tarmac de l’aéroport Okayama Momotaro à 21h42 locales, soit 27 minutes plus tard que prévu.
Le roulage est court et on accoste le terminal avec brio.

Sans délais, nous mettons nos voiles et nous abandonnons le navire.
(Désolé encore pour la pauvre qualité de la photo).

Nous saluons un équipage qui aura été nettement plus convivial qu’à l’accoutumé chez JAL. Je crois que les airs du tropique y sont pour quelque chose.
Nous sommes toujours concernés pour l’éventuelle absence des navettes reliant le centre-ville. C'est ainsi que nous négligeons la description photographique de l’aérogare d’arrivée. Mais il est étonnant de constater qu’elle est un copier-coller d’un grand nombre d’aéroports régionaux du Japon, y compris MYJ.
Un petit couloir collé aux baies vitrées et séparé par des barrières basses conforme le parcours des arrivées. Le moment venu, une partie de ces barrières s’ouvrira pour accueillir les passagers au départ, qui attendent au-delà desdites barrières.

Par la suite, des escaliers ou escalateurs invitent les arrivants à descendre d’un étage afin de rejoindre la salle des livraisons, qui elle est toujours petite et efficace dans le handling.

Des portes coulissantes automatiques et vitrées s’ouvriront pour retrouver une salle de pas perdus étriquée et agrémentée de quelques échoppes et de beaucoup de gens souriantes, à l’attente.
S’agissant du Japon, il était envisageable, mais au guichet des navettes nous sommes rassurés. Etant au courant du retard, ils attendent tous les arrivants désireux d’utiliser leurs services avant de partir vers la ville. Chouette !
Ceci marque la fin de notre récit,
Merci d’être arrivés jusqu’ici et très bons vols à tous et toutes.





