Bonjour,
Me revoilà en direction de Bogota pour la troisième fois en moins d'un an, et de nouveau pour le travail. La dernière fois, en jouant avec le système de réservation de mon entreprise, j'avais pu prendre l'aller en Business avec KLM et le retour en éco avec Air France.
Cette fois, je fais des recherches afin d'optimiser mes statuts sachant que mon année de qualification Flying Blue, comme celle d'Iberia Plus, se termine le 31 mars. J'ai déjà requalifié le Gold d'Iberia dont les Elite Points extra ne servent à rien et le compteur retombe à 0 le 1er avril. Par contre, Flying Blue permet de garder les XP extra accumulés. J'essaye donc de privilégier des vols Skyteam et trouve un aller en Premium Eco et un retour en Business avec Air France.
Parfait, ces vols me permettent d'arriver au 31 mars avec 294 XP. Si proche des 300 XP du Platinum, c'est con mais tant pis. Au moins je commencerai l'année avec un surplus de 114 XP et ainsi je n'aurai plus "que" 66 XP à faire pour renouveler le Gold une année supplémentaire.
Je ne reporterai que les vols long-courriers de ce routing.
Enchainement de vols
- 1AF1401 - Economique - Madrid > Paris CDG - A320
- 2AF422 - Premium Economy - Paris CDG > Bogota - A350-900
- 3AF423 - Business - Bogota > Paris CDG - A350-900
- 4AF1100 - Business - Paris CDG > Madrid - A320
J'arrive de Madrid peu après 8h au Terminal 2F. J'ai environ 6h de transit avant le départ de mon vol pour Bogota.
Il se trouve que LoraHoshi est au salon du 2F et on décide de s'y retrouver. On me refuse l'accès au salon car mon vol part du 2E, alors on se retrouve en salle d'embarquement du 2F pour discuter un moment avant son départ.

Je pars ensuite vers les vols intercontinentaux.

L'espace pour le contrôle de passeport est assez étriqué pour tous les passagers qui y passent. C'est optimisé au maximum mais ça reste assez bordélique.
Mon vol part des portes M, je dois donc descendre au rez-de-chaussé pour prendre un bus. Là encore il n'y a pas beaucoup de monde et pourtant ça donne l'impression d'être très mal organisé. Les destinations des bus ne sont pas claires, les gens dans la queue stressent à cause de vols qui embarquent, ils se ruent tous sur le premier bus disponible sans savoir où il va tout en se faisant engueuler par le personnel.

À bord les annonces sont fausses, annonçant pendant tout le trajet que le prochain arrêt était le 2F alors qu'on venait de quitter le 2F. Ça rend confus les américains autour de moi qui ne savent pas s'ils vont au bon terminal.

J'arrive aux portes M après 30 minutes de transfert. En soi, pour un aéroport comme Paris, c'est acceptable mais la manière pourrait être améliorée.

Je me rends de suite au salon.


Le salon est grand et divisé en plusieurs espaces.


Je me dirige en premier vers les douches, à côté des soins Clarins.

Une fois frais, je me rends au buffet pour prendre un petit déjeuner.


Le buffet est assez décevant lorsque j'y arrive. Il n'y a que quelques tranches de fromages et de jambon, un peu d'oeufs et du bacon, des fruits et des yaourts natures.


Au niveau des boissons, on a du café, du thé et de l'eau.

Ainsi que des alcools forts.

Un peu plus tard, des employés sortent quelques plats chauds, des desserts et des jus qui remontent le niveau.

Je prends un sélection de desserts, très bons.

Pendant ce temps je regarde le plan de cabine et on me propose un surclassement à 459€ que je n'accepte pas.

Je quitte ensuite le buffet pour trouver un siège proche des fenêtres, histoire d'avoir une vue un peu plus intéressante.


Ça me permet de voir l'A220 de mon collègue qui arrive de Madrid. Il a réservé ses vols juste avant moi et a pu prendre le Madrid - Paris CDG de 10h. Quand j'ai réservé, il ne restait plus que le vol de 6h du matin… d'où mon départ très matinal de Madrid et mon transit de 6h.

Il me rejoint ensuite au salon, où il prendra une assiette de fromage (ou plusieurs). Les vins sont sortis.

Une petite coupe de champagne pour trinquer à deux à ce voyage. En plus d'être un collègue c'est un ami, ce qui rend ce voyage pour le travail bien plus agréable.

Nous quittons le salon peu avant le début de l'embarquement, il faut marcher pour rejoindre notre porte M48 au fond du terminal.

Il y a une exposition d'art sur Maillol dans le terminal.

Notre A350 est là. C'est le F-HTYK. Il a presque 5 ans et porte le nom d'Aubusson.


L'embarquement commence à l'heure.

J'entre parmi les premiers dans cette cabine Premium Economy configurée en 2-4-2 sur 3 rangées.


J'ai toujours une préférence pour les sièges en fond de cabine et j'ai choisi un hublot au dernier rang pour ces 10h de vol.


C'est assez confortable, l'assise est bonne et le legroom aussi.

L'écran est de bonne taille.

Malgré ses nombreux reflets.

Le choix de divertissement est bon et on y trouve facilement quelque chose d'intéressant, surtout d'un point de vue français. Ça me permet de voir quelques films français dont j'ai entendu parlé mais qui n'ont pas passé les Pyrénées.

Un casque est sous l'accoudoir.

Il n'est pas inconfortable mais pas particulièrement de bonne qualité. Il y a pire mais à titre de comparaison Iberia donne en Premium le même casque qu'en Business.

Contrôles du siège, tablette, télécommande et une bouteille d'eau déjà placée.

Les PNC distribuent la trousse de confort.

Elle contient le nécessaire, c'est à dire un masque, des boules quies, des chaussettes et une brosse à dent avec du dentifrice.

Je discute pendant l'embarquement avec mon voisin, un danois très sympathique qui part en Colombie pour la deuxième fois dans le but d'observer des oiseaux. On discutera pas mal pendant le vol et les repas et il passera une grande partie du temps à étudier un gros livre intitulé "Birds of Colombia" et à prendre des notes.
Repoussage à l'heure.

Un A380 d'Emirates

Dernière nous, un B787 de Westjet.

Décollage vers l'Ouest pour un vol de 10h20.

Un B777-200 d'Air France qui s'est envolé juste avant nous pour Bangkok.


Evreux

Le service se met en marche et les PNC distribuent une serviette nettoyante et une boisson. Je choisi un verre de champagne.

Laval

Je devine au loin le Mont Saint Michel.

Il fait beau et on croise du monde sur l'Ouest de la France. Parfait pour une petite séance air-to-air.
Un A320 de Brussels Airlines, reliant Funchal (Madère) à Bruxelles.

Suivi par un B737 de Transavia Holland, faisant Arrecife - Eindhoven.

Puis un B737 de TUI Fly. Tenerife - Düsseldorf.


Puis pour terminer, un A320 de Brussels Airlines. Tenerife - Bruxelles. Mes photos intriguent mon voisin, qui s'amuse de me voir photographier un autre genre d'oiseau.

La route du jour nous fait passer bien au sud. Nous survolons Nantes et les côtes Atlantiques au niveau du Croisic.


On voit assez bien les îles du Morbihan.


Le verre de champagne est retiré et les PNC sortent les trolleys pour le repas.

Arrivé à notre niveau, le PNC nous propose des pâtes ou du poulet. Je prends les pâtes au basilic.
Je reçois le plateau, regarde le menu et réalise vite que ça ne correspond en rien au menu de la Premium. En fait le PNC nous a donné, au danois et à moi, le plat de la classe éco sans prévenir. Après le siège, le catering est le plus gros marqueur de différence entre la Premium et l'Éco. Si le catering est le même qu'en éco, la Premium se justifie encore moins, surtout quand on prend en compte la différence de prix chez Air France.
Je peux comprendre qu'il n'ait plus de plats disponibles, quoi que sur une cabine de 24 sièges ça ne devrait pas être difficile de charger suffisamment de plateaux.

Voici donc le plateau dans son intégralité.
Le plat et l’entrée sont assez quelconques. Ça se mange mais sans plus. Le gâteau au chocolat est très chocolaté, ce qui n’est pas forcément un reproche, mais là il est trop dense et trop lourd.
Le pain reste la grande déception. Il s'émiette quand on coupe un morceau et n'est pas particulièrement bon. J'en ai eu des meilleurs sur d'autres compagnies européennes.
Franchement je m’attendais à mieux. La Premium de British Airways a une offre gastronomique bien meilleure.


Nous continuons notre route vers le sud et nous voilà au dessus de l'Espagne.

Je prends une poire pour terminer ce repas un peu décevant.

La cabine est plongée dans le noir pour la traversée de l'Atlantique. Je prends cette photo pour vous donner une idée de l'inclinaison du siège.

Je lance le film sur Charles Aznavour et le termine avec encore 6h30 de vol pour arriver à Bogota.


Les PNC passeront plusieurs fois proposer de l'eau et des snacks pendant le vol. En premier sont proposées des glaces à la vanille puis un peu plus tard ils sont passés avec une boîte de snacks contenant des madeleines, chocolats, et caramels.


Les lumières sont rallumées un peu moins de 2h avant l’arrivée.

J'en profite pour rouvrir le hublot alors que le soleil commence un peu à se coucher.

Les PNC distribuent le sac Bon Appétit que je pensais révolu en Premium Eco. Ce n'est pas ça qui va améliorer ma déception concernant le catering de ce vol.
Le même est distribué en éco. Je le trouve satisfaisant pour un petit déjeuner en éco sur un vol de nuit, comme sur le Bogota - Paris, mais pas sur un vol de jour en Premium Éco.

Il contient un yaourt liquide, une compote, un tartare de concombre, du pain et un cake tomate-chèvre-pesto sans goût.

Ainsi que les couverts en bois que je déteste.

Mis à part un verre de champagne dans un verre en verre au lieu de carton lors de l'apéritif, j'ai eu le catering de la classe éco. Si j'avais payé ce vol de ma poche, je l'aurais eu mauvaise.
Pour le reste du vol, je me contente de regarder le paysage, dont ces îles du Venezuela.

Puis un joli coucher de soleil alors qu'on approche de Bogota.



Descente et arrivée de nuit.



Nous sommes en porte à 19h10.

L'immigration est rapide et n'ayant pas de bagage en soute, nous sommes dehors à 19h30.

Merci d'avoir lu et à bientôt.
Merci Moritz pour le partage,
Tu aurais pu acheter du SAF pour passer la barre des 300 XP
Dommage qu'en long transit tu n'es pas pu accéder au salon 2F
La signalétique et l'organisation de CDG sont mauvaises.
La salon du 2M est vaste et le buffet est très nettement sous dimensionné et tu as eu de la chance que le salon n'était pas bondé comme lors de mon dernier et unique passage.
Très belles photos des air to air : téléphone ou appareil photo ? car je n'ai jamais réussi à faire d'aussi belles et nettes photos !
Non mais pour le catering, j'ai cru que c'était une blague !! Mais c'est carrément honteux de servir un plat de l'éco, et en plus en douce !
Ne l'as tu pas fait remarquer au PNC ? Moi une fois en J on m'avait filer la trousse de la W sans rien dire. J'avais appelé le PNC et il m'avait dit qu'ils n'en avait plus... Bon c'est moins grave que le repas mais j'avais fait une réclamation.
Fais-en une salée et tu auras, c'est la moindre des choses, une compensation en exigeant de l'argent ou un voucher.
Le sac "mauvais appétit" est toujours là !
En gros à part le siège, l'ensemble est très très décevant.
Merci pour le partage et à bientôt.
Merci pour ce FR Moritz. Ce fut un plaisir de te croiser au 2F ce jour-là.
Vraiment pas glop cette prestation en Y+. On en avait parlé, et je trouve toujours que cette classe Premium ne vaut pas le coup. Certains repas spéciaux + options sièges en éco font le taff pour bien moins cher.
J'adore le salon du 2M, il est très réussi et très complet.
A bientôt à CDG peut-être ;)
Bonjour et merci pour ce fr,
Étant passé au format Youtube depuis un bout de temps, j'ai un peu perdu l'habitude de commenter après lecture mais là, entre le refus de l'accès au salon du 2F et le catering Y en Y+ passé en douce, c'est juste à pleurer... C'est surtout ce point qui m'a poussé à commenter ton fr...