Bonjour à tous !
Mon dernier vol remonte à Novembre et mon dernier vrai voyage à Juillet ! On peut dire que ce n'est pas dans mes habitudes, mais malheureusement un drame est venu frapper à la porte de ma famille. Ces derniers mois ont été très difficiles sur tous les plans, et c'est aussi pour ça que j'ai été un peu absente dernièrement.
Cette année j'avais prévu de me rendre en Laponie en mars car j'avais des engagements professionnels en novembre. Mars est une période que je ne connais pas du tout car si vous me suivez vous savez qu'en général je pars en novembre, durant la nuit polaire. Mais cette année, bien m'en a pris de vouloir décaler ce voyage en fin de saison, car je ne serais pas du tout partie si ça avait été prévu pour novembre.
Point de nuit sans fin et de neige incertaine, mars est généreux en neige et a un bon équilibre jour/nuit. Moi ce qui m'intéresse c'est surtout la nuit, vous savez pourquoi…
INTRODUCTION
Cette année j'ai jeté mon dévolu sur Levi, en Finlande.
L'avantage de partir en pleine saison c'est qu'AF dessert plusieurs destinations en Laponie y compris Kittilä, l'aéroport proche de Levi. Ça me fait gagner un temps certain et me permet de faire le trajet en une journée, au lieu de perdre deux jours de voyage et de passer deux nuits à Helsinki.
J'ai réservé mes billets MPL - CDG - KTT aller-retour en Juillet, avec ma carte week-end pour 370€, mais quelques mois après j'ai déménagé à Bordeaux, ma région d'origine. J'ai longtemps pensé devoir faire le trajet en train jusqu'à MPL afin de pouvoir attraper ce vol. A chaque fois que je regardais on me demandait 600€ pour changer par BOD car les prix avaient beaucoup augmenté ! Finalement, à force de surveiller, un bon matin de fin janvier, je reçois une notification de Google Flight qui m'indique que le prix du vol a chuté. Je me précipite sur AF et la modification ne me coûte plus que 130€, c'est beaucoup mieux. Mon nouvel itinéraire est donc BOD - CDG - KTT.
LE ROUTING
Enchainement de vols
- 1BOD - CDG - AF7441
- 2CDG - KTT - AF1322
- 3KTT - CDG - AF1323
- 4CDG - BOD - AF7440
LE REPORT
Il est 3H40 quand le réveil sonne ce matin, jour du départ. Ça pique ! Moi qui avais l’habitude de la navette de MPL ou du parking P6, me voilà toute déboussolée.
A cette heure-ci, pas de tram ou de bus pour rejoindre l'aéroport et je n’ai pas voulu m’y aventurer en voiture en pleine nuit, sans trop connaître, j’ai donc opté pour un Uber. Et d'ailleurs, merci Gilles pour tes renseignement sur BOD.
Je le réserve la veille pour 4H du matin, il m’en coûte 35€ (je vis près de la gare St Jean donc dans le Sud de Bordeaux).
Quelques minutes avant 4H, mon chauffeur est bien là.

Il est très sympa et me dépose à l’aéroport 20 minutes plus tard. À cette heure-ci, il n’y a personne sur la rocade !

Redécouvrons ensemble l'aéroport de Bordeaux. Mon dernier passage ici date de 2019, quand j'étais partie avec mes parents (sur Aer Lingus).

L’aéroport ouvre à 4H, mais les guichets Air France sont encore vides à mon arrivée (peu avant 4H30). Il y a un gros entonnoir devant. Il faudra attendre 5 minutes pour que quelqu’un vienne remettre de l’ordre dans les files.

Bordeaux accueille pas mal de trafic, mais certes, beaucoup de low cost.

Les guichets SkyPriority sont très bien matérialisés, de même que l’accès au PIF dédié sur la droite.

Un petit corner AirFrance est disponible sur le côté :

Quelques minutes après, une armée arrive et prend place derrière les guichets. En tout, il y en aura 6 ouverts. Pas mal !
Ils s’installent tranquillement alors que nous prenons place dans les files.
Nous sommes à peine 10 dans la file SP. La file classique, elle, n’en finit plus.
Durant l’attente je fais connaissance avec une Américaine qui rentre chez elle au Texas après un trip en France. Nous parlons un instant, elle voyage en Business jusqu’à Dallas et me confie qu'elle privilégie toujours AirFrance.
Le personnel blablate entre eux, il est 4H45 quand le go est donné, les guichets ouvrent enfin.
Ma valise est étiquetée jusqu’à Kittilä et on m’indique que je peux passer le PIF sur la droite puis me rendre au salon face à la porte 22 d’où partira mon vol.
Voici mon joli boarding pass aux couleurs d'AF :

L’accès au PIF prioritaire se situe à droite, en comparaison au PIF classique qui est sur la gauche.

Je pensais avoir un tapis dédié mais il n’en est rien, il s’agit d’une déviation pour rejoindre le PIF classique. Je pense qu’en cas de gros flux, ce PIF-là doit être ouvert mais aujourd’hui ce n’était pas le cas. Malgré tout, on me fait directement accéder au tapis classique sans faire aucune autre file.
Je préviens que j’ai besoin de plusieurs bacs car j’ai beaucoup d’électronique. Pas de problème, on m’en donne 3, et en plus ils sont grands. Pas la peine de sortir le fer à lisser ici, par contre appareil photo oui. Chacun fait vraiment à sa sauce.
Premier passage, bip bip… les chaussures ! Ah oui c’est vrai, je dois tout le temps les retirer celles-là. Deuxième passage, c’est bon. Je récupère mes affaires et même avec le temps de tout ranger, il n’est que 4H51.
On peut dire que c’est efficace à BOD !

Côté airside c'est très minimaliste.

Ici, on est en territoire AirFrance. Les horaires des vols du week-end sont un peu étranges. 5 vols le matin, dont deux à 40 minutes d'écart, mais qu'un seul l'après-midi pour ce samedi. Le dimanche, il y a des vols pour Lyon, une ligne survivante, que j'avais déjà prise en 2008 quand j'habitais encore à Bordeaux. C'était d'ailleurs mon tour premier vol ! #nostalgie

Les portes sont pour l'instant assez vides.



Direction le lounge, que je découvre pour la première fois.

Le salon ouvre à 5H, nous avons donc à peine 5 minutes à attendre avant qu’on nous accueille avec le sourire. L’enregistrement se fait sur une borne en scannant son boarding pass.

La décoration est jolie et fidèle à ce qu’on peut attendre dans un salon Air France, car oui, Bordeaux, à contrario de Montpellier, dispose de son propre salon Air France.



Si les espaces assis sont sympas, la prestation, elle, laisse à désirer. Il n’y a vraiment pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Les chocolatines sont surgelées et toutes froides.
Le frigo est bien achalandé en revanche, et la machine à café est plutôt sympa.



Nous ne sommes que 2 à ce moment-là (ma nouvelle amie américaine et moi), mais sur les coups de 5H15, le salon se remplit totalement.
J’en profite juste pour charger mon téléphone car l’heure tourne vite et l’embarquement est prévu à 5H30.
Qui dit salon AirFrance dit, jolie vitrine ! Difficile de ne pas craquer !

Je cherche un petit moment les toilettes mais le salon étant tout petit, je me questionne. Je finis par demander à l’accueil et on m’indique qu’il faut sortir du salon et aller dans le terminal. Ah ben ça alors… ! C’est sûrement la première fois que je vois un lounge sans toilettes. Heureusement les toilettes du terminal sont disponibles et propres.


En porte c’est animé, il y a pas mal de monde, le vol va probablement être plein.

L’embarquement est appelé à l’heure et les zones 1 et 2 sont invitées à se présenter.

Direction mon premier oiseau du jour !

Quel beau museau !

Instant porte :

L’accueil à bord est souriant, comme souvent.
En pénétrant dans la cabine je prends une photo. Le PNC au milieu de l’appareil se rue vers moi et me demande assez sèchement de supprimer la photo où il apparaît. Il vient vérifier mon téléphone pour que je la supprime devant lui, quand bien même il était de profil sur cette photo, et que de toute façon nous masquons toujours les visages sur FR.
Il se radoucit ensuite et me dit que si je veux faire une photo, je le préviens et il se décalera. Non merci, je ne vais pas faire un shooting dans l’appareil non plus.
Après m’être fait engueulée comme une enfant, je fais profil bas et vais m’installer.
(PS : Voici la photo en question, parce que j'aime pas qu'on me dise ce que je dois faire, et parce qu'il y a une corbeille :))

Petite vue sur mon rang avant que les pax n'arrivent :

Cabine bien connue :


Le pitch est très convenable même quand on a un gros manteau.

Une vue en l'air sur le PSU :

Les consignes défilent dans les haut-parleurs, indiquant que le vol est plein et qu’il faut placer nos bagages entre nos jambes, qu’il est interdit de photographier le personnel ou les passagers sans leur autorisation (quelle idée !), et que les power banks sont interdites à la charge et à l’utilisation durant le vol.
Les chargements sont en cours :

Pendant l’embarquement et entre les différents messages, de la musique se fait entendre dans l’appareil. Contrairement à d’habitude il s’agit ici de titres connus (Les moulins de mon cœur, Laissez-moi danser). Étonnant.
Le boarding sera malgré tout assez rapide car à 5H45 nous sommes prêts au départ. Les portes sont fermées 5 minutes plus tard et le commandant de bord nous souhaite la bienvenue. Il nous indique que nous chargeons un peu de fret et que nous allons pouvoir partir. Le temps de vol sera de 1H10 et à notre arrivée à Paris, « un temps bordelais » a-t-il lâché, à savoir de la pluie et 4°C seulement au compteur (il fait le double à Bordeaux quand même, monsieur !).
La lumière est tamisée et notre push se fait à 5H57.

Les consignes de sécurité sont énumérées par l’équipage avant que nous partions au roulage.
Notre roulage est un peu long mais ça me permet d’admirer les appareils des alentours.
EasyJet et Volotea semblent très présents dans le paysage ici, il semble en tout cas que beaucoup d’appareils passent la nuit sur le tarmac bordelais.
Nous ne serons pas le premier avion à décoller ce matin, EasyJet nous précède avec son vol pour Marrakech, et Volotea (également pour Marrakech) est en plein embarquement, et devrait donc nous suivre de peu.
Nous décollons à 6H05 et quittons Bordeaux sous un temps exécrable.
Dehors, la visibilité est nulle, il n’y a que de la pluie qui s’abat sur les hublots.

La lecture à bord avec la fiche de sécurité :



À 6H15 nous voilà à notre altitude de croisière, laissant la pluie loin de nous.


La veille, j’avais reçu un mail d’Air France m’indiquant la présence de Wi-Fi à bord en précisant qu’il faut dorénavant se munir de son numéro Flying Blue pour pouvoir se connecter au pass Messages. Et bien j’aurais voulu tester pour vous mais le Wi-Fi n’est pas fonctionnel ! Encore un loupé !

Le rideau est fermé, séparant les 4 rangs de Business du reste de la cabine.
Il est 6H20 et au loin, la nuit commence doucement à se retirer. Les premières lueurs apparaissent vite.


Peu après, le service fait son apparition. Pour ma part j’opte pour un jus d’orange et accepte le palet breton qui est proposé.

Le commandant de bord prend la parole pour nous indiquer le début de la descente et une arrivée prévue à 7H05 à CDG avec 10 minutes de roulage jusqu’au parking, donc avec une avance conséquente. À 6H40 il est déjà demandé de ranger les tablettes et de se préparer pour l’atterrissage. Nous serons débarrassés aussitôt.
Il faudra attendre 7H pour qu’on nous indique un atterrissage imminent. Nous traversons de gros nuages épais avant d’enfin apercevoir la région parisienne.



Nous nous posons à 7H10 sur le tarmac de CDG :


Nous traversons des terminaux où je ne vais jamais, mais du coup la faune est exotique et ça me plaît plutôt bien !




Take off !


Après 10 longues minutes nous venons nous stationner au 2F, région plus connue.


On nous annonce une arrivée avec 7 minutes d’avance afin de « faciliter vos correspondances », oui enfin c’est surtout que les vents le permettaient, rien à voir avec nos correspondances. Il est vrai que rares doivent être les passagers en vol direct pour Paris.
La passerelle est rapidement mise en place pour un débarquement à l’extrémité du 2F.

Au revoir !

Le cheminement pour rejoindre les départs est bien connu.

J'ai 2H30 devant moi, mon prochain vol étant à 9H55.

A bientôt pour la suite vers Kittila (et pour un bonus.. promis, il y aura un bonus !)
Merci beaucoup pour ton report, et hâte d'avoir la suite du voyage à KTT !
S'il est regrettable de la part d'Air France de proposer un salon d'un si bas niveau, en revanche, le fait que les toilettes se trouvent à l'extérieur du salon n'est pas spécifique à BOD. J'ai déjà vu ça ailleurs, à commencer par ORY 2 ;) - salon qui va être repris par TO. J'ai déjà vu ça dans deux ou trois autres aéroports, notamment HAN.
Bons vols
Il est certain que ce n'est pas la faute d'AF, mais je trouve ça regrettable de devoir aller dans le terminal quand même. Mais parfois bien sûr, il n'y a pas le choix au niveau des infrastructures.
Je me doute qu'il y a d'autres lounges concernés, mais ça doit rester assez rare quand même.
A bientôt !
Les vols à 6h du matin, c'est quand même difficile.
Jamais trop compris la logique. La France est le seul pays qui m'oblige à chaque fois à sortir l'ordinateur de sa pochette. Jamais eu à le faire dans le reste du monde.
J'ai déjà vu à plusieurs endroits les toilettes en dehors du salon. Le Premium Traveller d'Orly par exemple, ou le salon Air France de Francfort. Ce n'est jamais très pratique mais j'imagine qu'il n'y a pas le choix.
Merci pour ce FR
On est d'accord, 6h c'est rude. Mais c'est le seul vol qui me permettait d'attraper celui de KTT et d'arriver le même jour, alors ça vaut le coup. Je confirme, il faut non seulement sortir la pochette mais en plus, ne rien déposer dessus, sinon on est bon pour un second tour...
Je ne fréquente ni ORY ni FRA, ceci explique peut-être cela !
A bientôt pour le prochain FR dont tu connais l'introduction 😉
merci pour le FR
Ca existe , ce n'est pas rare d'en voir mais c'est une exception heureusement
faut etre plus discrete , ou alors faire style de tapotter dans son telephone
Lol
oui c'est la bande son de sortie ou entree d'avion , je ne sais plus lequel des 2
super