Re-bonjour à toutes et tous,
Nous voici donc déjà sur notre cinquième et dernier segment de notre tour du monde ; malheureusement beaucoup trop court à notre goût. Car, comme à Auckland, passer seulement deux jours à Singapour, ce n'est pas suffisant.
Rappel du routing
Enchainement de vols
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5AF257 - Affaires - Singapour > Paris - Boeing 777-300ER
Pour le pourquoi de comment je vous invite à lire le premier segment
J'avais choisi le vol du soir pour optimiser le temps sur place. Nous avons pu profiter de la piscine jusqu'au dernier moment, l'hôtel nous ayant mis à disposition une chambre pour pouvoir prendre une douche et nous habiller pour affronter la météo parisienne, bien différente pour notre retour.

Délicate attention de l'hôtel qui nous a laissé l'accès au lounge (heureusement, nous en reparlerons plus tard).

Ce dernier segment n'était pas celui vraiment espéré. Le 25 juillet, soit 100 jours avant le vol, je contacte l'assistance pour vérifier s'il reste de la place en Business et si ce vol est éligible au surclassement grâce aux coupons, ce qui est le cas.
J'effectue donc, le 26 juillet, la réservation PPT > AKL > SIN > CDG par l'intermédiaire d'un OTA (Gotogate) en Premium Eco (offre que j'avais repérée quelques jours auparavant), comptant utiliser 3 coupons de surclassement pour effectuer le dernier segment en Business.
Le 27 juillet, je reçois la confirmation de nos vols. Ne voulant pas embêter la ligne d'assistance en ce dimanche, je décide d'attendre le lendemain pour demander l'upgrade grâce aux bons de surclassement.
Et là, c'est la douche froide : la classe Business est sold out !
Pourtant, c'est la cabine offrant le maximum de sièges Business qui est déployée : 60.
L'agent pense à un problème informatique et propose de me rappeler.
Il me rappelle une heure plus tard pour me confirmer qu'effectivement, une réservation pour 45 sièges a été effectuée pour une société, et que c'est bien le seul vol à plus ou moins un mois de ma date qui est totalement plein en Business !
Le chat noir est toujours avec moi !
Comme conseillé, j'ai simulé régulièrement des réservations sur le site, et le résultat était toujours le même : pas de proposition en Business.
Mais le jour du départ, à 14h50, je reçois un SMS d'Air France me proposant d'opter pour un confort supérieur en cabine Business ?!


Je demande à Madame, qui est hors ligne, de se connecter : même proposition ?!
Sauf qu'elle est totalement différente au niveau tarif :
499 € pour moi, et 1399 € pour elle !!!!

Et non disponible pour la petite ?!

Je profite immédiatement de l'offre qui m’est proposée (nous avons convenu d'occuper le siège par roulement).
Pour vérifier les limites du système, j'aurais bien tenté de réserver pour Madame, pour voir de quelle manière AF aurait géré la petite de 5 ans toute seule en Premium.
La curiosité était bien là, mais pas le budget.
19h10, nous empruntons l'ascenseur au look vintage pour rejoindre le rez-de-chaussée où notre Grab est censé arriver dans 3 minutes.

Un dernier au revoir au Pullman, où nous avons vraiment passé un excellent séjour avec du personnel attentionné

Nous voici installés pendant que le chauffeur range les valises.

Une trentaine de minutes plus tard, nous sommes déposés à la bonne porte.

Nos bagages portent encore l'étiquette Priority de Star Alliance.

Deux minutes plus tard, nous arrivons au comptoir qui n'est pas encore ouvert.

Pour une fois, je décide d'utiliser les bornes.

Une hôtesse se propose pour coller la première étiquette.


Mais voyant le SkyPriority, elle nous propose de nous accompagner au guichet physique et demande à un agent d'ouvrir le guichet (5 minutes en avance seulement) pour nous enregistrer : délicate attention.

L'agent du comptoir nous remet nos billets, nous explique le cheminement pour passer la PAF et l'emplacement du salon Qantas. Nous suivons ses indications

la PAF est une simple formalité sans attente.


Dès que la moquette fait son apparition, l'ambiance change : c'est plus silencieux, plus chaleureux, plus feutré, je dirais plus agréable.

Notre vol est sur le troisième écran, prévu à l'heure, soit dans 2h40. Beaucoup de destinations non disponibles depuis l'Europe sont à l'écran.

Ayant du temps devant nous, j'entraîne la famille dans une visite partielle de l'aéroport.

Nous rencontrons des files d'attente devant les portes, car le PIF se passe avant de rentrer dans la salle de pré-embarquement. Cela n'a pas que des inconvénients : par exemple, il suffit d'arriver en porte quelques minutes avant la fin de l'embarquement, et ainsi on évite la queue…

Un petit tour de Skytrain

Un magnifique sapin XXL est présent.

Nous descendons au T2, et retournons au T1 en marchant

le parcours est agréable.

À deux heures du départ, direction le salon.

Chaque engin en circulation projette au sol une zone de sécurité à respecter pour le conducteur et les PAX.


Notre salon Qantas est en vue.

Bah non, le premier est le salon First.

Nous nous mettons en quête du salon Business.

De nouveau, nous montons d'un niveau :

il est au bout du couloir.

C'est toujours surprenant d'être admis dans un salon d'une alliance différente (Oneworld). Superbe accueil, avec courbettes et sourire omniprésent.

Impossible pour le salon de renier ses origines.

Un FIDS est disponible au salon, concernant uniquement les vols éligibles à ledit salon.

Nous trouvons sans problème une place pour nous trois, car le salon est vaste. Mais il est froid, aussi bien au sens propre qu'au figuré. C'est aligné, il n'y a pas d'habillage, aucune recherche de mise en scène.



Il fait nuit, mais il me semble totalement aveugle.
Intéressons-nous à l'offre de restauration ; voici les plats proposés.

Le résultat en photo : rien de fou.




Le coin dessert


J'allais oublier le plat signature


Le coin boissons.


La petite s'est endormie. Une employée du salon, sûrement consciente de la froideur des lieux, a amené une couverture ; merci pour son initiative.

Pour une fois, je ne présente pas d'assiette de mon festin !
Car rien ne m'a tenté, j'ai juste rempli une coupelle avec des chips, plutôt bonnes d'ailleurs.

Nous quittons le salon 40 minutes avant l'heure de notre vol, ne sachant pas trop à quoi nous attendre pour le passage du PIF.
Là aussi, des travaux de réfection de travelators sont en cours.

Mais les palissades sont plus sympathiques que les blanches de CDG.

Nous arrivons rapidement à notre porte

et, surprise, pas d'attente pour passer le PIF.

Le catering est en cours de chargement pour notre destrier.

Au moment où je regarde ma réservation, je vois la roue qui tourne en haut de l'écran…

et par magie, mon siège change ! Chouette, j'ai récupéré un hublot (notez que pour un vol de nuit, l'importance est moindre).

Je me présente au guichet pour confirmation de mon siège ; très bon accueil, édition du billet avec le nouveau siège et proposition de scanner nos billets dans la foulée pour bénéficier d'un pré-embarquement. Nous voici assis devant la porte.

Quelques instants plus tard, exactement 6 minutes après nous être présentés au PIF, nous embarquons.

Un couloir totalement aveugle, mais avec moquette, nous conduit vers notre avion

Le premier jet-bridge est réservé à la Première ; l'ensemble des autres classes embarque par le même jet-bridge.

Un long jet-bridge totalement aveugle, mais avec moquette, nous conduit à notre porte.

Instant PS. Plusieurs caméras délivrent différents flux vidéos.


Instant porte.

Superbe et merveilleux accueil en porte. Je suis accompagné par la CCP à mon siege, qui m'informe que c'est elle qui a procédé au changement de siège, car sur mon dossier elle a vu qu'il était indiqué « préférence hublot ». Avec une telle attention, le vol se présente très bien.

Je lui indique que pendant le vol, nous allons permuter de siège avec ma femme. Elle me répond qu'elle aurait bien surclassé Madame et la petite, mais que malheureusement il ne reste qu'un seul siège libre ; elle est au courant de nos déboires pour l'utilisation des bons de surclassement.
L'armement complet est déjà disposé sur le siège, ainsi qu'un petit mot bien sympathique.

la fiche technique de notre vol

et de notre avion

Un écran fixe indique pendant quelques minutes les consignes pour les batteries externes.

J'installe dans la foulée le surmatelas.

Un verre de bienvenue est rapidement proposé.
À la vôtre !

Je ne sais pas si c’est le champagne ou les piaillements intempestifs de mes co-pax de la cabine avant, qui s’interpellent dans tous les sens, mais j’ai rapidement un mal de tête ! J’ai ma petite idée sur la cause… :)
Rapidement, je découvre le « coupable » de la réservation de l’ensemble des places disponibles en Business sur ce vol : Chanel. Sur les 16 passagers de cette première cabine, nous ne sommes que deux hommes ; les 14 autres sont des collaboratrices de la célèbre maison.
Au détour de certains échanges, j’apprends qu’il y a eu des désistements : « C’est dommage que XXX n’ait pas pu venir, c’était vraiment trop bien ! ». Cela explique les quelques places libérées en Business au dernier moment.
Pour être parfaitement honnête, dès le début des consignes de sécurité, la cabine est (enfin) devenue silencieuse.
Cela me rappelle une anecdote. Il y a une trentaine d’années, à l’époque où j’avais mon magasin de HI-FI, VIDÉO et AUTORADIO, j'avais gagné un challenge Pioneer : un voyage de dix jours à Singapour et Bali. Nous étions un groupe d’environ 80 personnes, entre les revendeurs et le staff. Après trois jours passés à Singapour, l'ambiance était électrique !
Lors du vol entre Singapour et Denpasar, des coussins se sont mis à voler à travers la cabine, les passagers hors du groupe finissant même par y participer ! La non-réaction des hôtesses n'a fait qu'amplifier le mouvement. Ayant été clairement identifiés comme les responsables, nous avons subi des contrôles poussés à l’arrivée : les caméscopes étaient confisqués si nous ne pouvions présenter la facture ! (Heureusement, les appareils ont été rendus au départ).
Retour au présent :
La vue depuis mon siège

La vue depuis la caméra avant (avec, au passage, une petite pub pour une compagnie locale :) ).

22h50 : Push.

Mise en avant de la France sur une vidéo. Pour une fois, ce n'est pas un monument qui est à l'honneur, mais un lieu remarquable : le Mont-Blanc.

Nous nous dirigeons tranquillement vers la piste.

Nous passons au plus près du fief de Singapore Airlines.

Cette communication d'Air France est très classe et évoque le luxe.

Cela tombe bien, j'ai une petite vue sur la Première.

En repassant sur la caméra avant, j'arrive à distinguer quatre avions en approche.

Un mini-jet au départ.

Nous continuons notre chemin vers le seuil de piste dans un vacarme assourdissant venant des casiers à bagages. En effet, l'aire de roulage est constituée d'une multitude de plaques de béton présentant sûrement des différences de niveau ; les vibrations des pneus remontent jusqu'aux casiers à bagages.

Après 15 minutes de roulage, nous arrivons enfin au seuil de piste.


Alignement

Poussée

Décollage.

par le hublot

10 minutes après le décollage, un oshibori bien chaud est proposé.

Suivi d'un apéritif ; je ne demande qu'une bouteille de Perrier.

Vingt minutes plus tard, le plateau avec l'entrée, le dessert et les fromages est proposé (plusieurs PAX sont déjà en phase de sommeil). C'était frais et correct, mais un ton en dessous de ce qui est proposé lors des départs de Paris.

Puis le plat principal.

Le même système de mesure indique un niveau supérieur de 3 dB par rapport à un A350.

je m'endors pour quelques heures ensuite.
Je me réveille à ce niveau.

Il est largement temps d'échanger mon siège avec Madame.

Voici notre rang en Premium

Je connecte mon casque à ce nouveau siège.

La petite n'a pas trouvé le sommeil, trop hypnotisée par les dessins animés.

Plusieurs fois, des PNC passent proposer des boissons.

C'est sûr, passer d'un siège Business à un Premium, cela change le confort ! Je n'arrive pas à retrouver le sommeil, je m'occupe donc.


Nous survolons des zones qui faisaient les gros titres il y a quelques années.

La petite a récupéré une tasse avec du chocolat chaud.

Nous sommes seulement à 36 000 ft, bien loin des 43 000 ft atteints entre AKL et SIN.

La petite demande à voir sa maman, une PNC propose de l'accompagner.
Cette démarche, réveille sa maman ! Ce qui entraîne un nouveau swap de siège. Merci Lison !
Voici l'heure du petit-déjeuner. C'est original et plutôt bon.

sans oublier le jus d'orange

Nous discutons « jus d'orange » avec la cheffe de cabine ; je lui fais part de mon incompréhension quant à la non-montée en gamme de ce produit si basique ! Elle me propose de goûter le jus d'orange de la Première.
La couleur est légèrement différente. À mon palais, il est meilleur, mais toujours inférieur à celui proposé par KLM en Business. Je suis d'accord, les goûts et les couleurs, cela se discute, mais factuellement, la pulpe présente chez KLM apporte un plus.

Un oshibori est de nouveau distribué ; le spectacle de Florence Foresti m'a bien détendu.

Le vol approche de la fin. J'en profite pour revenir sur l'extraordinaire façon d'être de l'équipage, qui a toujours été présent et dont l'objectif était de rendre ce vol inoubliable pour l'ensemble des PAX. Une prestation de haut niveau effectuée avec le sourire.

Merci particulièrement à Delphine, Wallid, Nathalie, Karine et Peggy B. (prénom plutôt rare, mais il y en avait deux sur le vol) qui se sont directement occupées de nous. Et comme je le dis toujours, c'est la cheffe de cabine Laurence (qui part prochainement à la retraite, malheureusement pour nous) qui est la cheffe d'orchestre et qui donne le LA.
Je découvre le PIP !

Vue avec effet sur la banlieue parisienne.

Plus classique :)

Il est déjà possible de distinguer la piste au loin.

Vous la voyez maintenant ?

Toujours pas ?

Ne me faites pas peur !

Atterrissage en douceur.
Roulage rapide vers le terminal.

PNC, dernier virage.

Moteurs stoppés.

Le système est déjà réinitialisé, prêt à repartir pour une nouvelle aventure.

Vue de la cabine La Première lors de la sortie.

Prise de congé plus que sympathique à la sortie : nous nous ferons la bise avec deux PNC. La relation créée pendant ce vol s'apparente à une relation d'amitié.
La petite, qui n'a pas vraiment dormi, a l'énergie pour monter l'escalier quatre à quatre. Aïe, aïe, aïe, le reste de la journée risque d'être difficile pour nous !

L'idée est bonne, mais après un vol de nuit, on a hâte de rentrer à la maison.

Dernière vue de notre valeureux destrier.

Un travelator en fonction

Puis de longs couloirs


parsemés de tapis roulants en fonction…

ou pas…


Nous marchons depuis une dizaine de minutes quand nous croisons un agent d'ADP chargé de l'orientation des PAX, gentiment « déjanté », qui nous accueille en chantant. Sa bonne humeur est très communicative, l'ensemble des PAX a le sourire. Bravo à lui !

Nous ne sommes pas en correspondance et, malgré cela, nous voici repartis pour un vrai parcours !

Avec des couloirs plus ou moins chaleureux, des portes, des escalators, un métro…



pour enfin se retrouver au passage de la PAF.

Un peu plus de 10 minutes seront nécessaires, malgré le Sky Priority et le Kids Priority.

Je râle, alors que… rien ne vous interpelle sur la photo ?

Et, réminiscence du passé ou encore sous le charme de l'équipage (choisir la bonne case), j'ai regardé le carrousel pour le vol de Shanghai et non celui de Singapour !!!
C'est une fois devant l'écran que je percute.

Et bien sûr, les deux carrousels ne sont pas dans la même zone !

Chemin inverse.

Et nous arrivons devant le bon carrousel : livraison terminée ! Nos bagages sont bien sur le tapis.

10 minutes plus tard, nous sommes dans le Uber (qui roule en Tesla) qui va nous raccompagner au stationnement de la voiture à Saint-Witz

Entre la sortie de l'avion et la sortie de l'aéroport, plus de 2 kilomètres ont été parcourus (vous enlevez 300 mètres pour ma bévue), cela fait quand même beaucoup.

Sur le chemin, nous assistons au lever de soleil, moins impressionnant qu'en avion, mais agréable à contempler.

Merci de m'avoir lu, et à très vite pour des FR plus classiques et la publication « dans leur jus » de ce qui aurait dû être mes deux premiers FR en 2022.