Bonjour à toute la communauté FRiste.
Et bienvenu(e)s sur une courte escapade vers l’aire métropolitaine tokyoïte, en raison d’une sollicitation urgente.
Le routing sera presque canonique, en ce qui me concerne.
Presque, car la cohue vers le furusato qu’accompagne les fêtes de Nouvel An rendra les prix du retour hors de portée…
Afin d’éviter un carnage financier, nous fûmes obligés de viser une ville pas très éloignée de MYJ et facilement atteignable en Shinkansen depuis Tokyo/Osaka (ce qui réduit considérablement la demande de transport aérien).
C’est ainsi qu’OKJ entra sur scène, un aéroport qui n’a été rapporté qu’une seule fois* sur le site, en anglais et en tant qu’aérogare de départ.
*(un récit, d’ailleurs, très bien illustré)
En outre, les sympathiques vues qu’on éprouva sur le vol aller m’inciteront à composer le récit qui suit.
Voici la sobre série, qui sera donc complètement publiée.
Enchainement de vols
- 1JL436 - Economy - Mastsuyama > Tokyo -Boeing 737-800
- 2HND-OKJ
Tout commence à la gare locale, au moment où le Uwakai Express no.12 fait son apparition.

Arrêt shopping à la gare JR de Matsuyama, court trajet en bus municipal -ligne 53- et, hop ! nous pouvons solliciter les aimables employées au sol de JAL.

Comme d’habitude à MYJ, le tout (enregistrement et contrôles) se passe sans encombre, rapidement.
15 minutes après avoir atteint l’aérogare nous franchisons les portes du Salon Sakura, très peu fréquenté en milieu de journée.
On profitera du calme et d’une partie des boissons offertes (thés, cafés, lait, jus, sodas, bières ou whisky japonais) pour se rassasier, principalement par le biais du bento acheté en gare.

Car au salon le solide est chimérique. A cet égard, seuls de petites boulettes wagashi (douceurs locales) ou des senbei variés (petites galettes de riz) sont offerts.
Café et petit repos au calme avant de procéder jusqu’à notre porte, située à 15 pas du seuil du salon (10 secondes, env.).
La passerelle est atteinte lorsque l’embarquement prend sa fin, cinq minutes au-delà de l’horaire théorique de départ.

Fuselage expressionniste.

Les compagnies japonaises ne lésinent sur les moyens pour optimiser l’embarquement. Voici un petit explicatif accroché près de la porte de l’appareil et qui facilite le repérage avant d’investir les lieux.

La porte, toujours orangée à MYJ.

Notre cabine est typique des B737 domestiques de JAL. Elle peut accueillir un maximum de 165 passagers, distribués en 4 rangées de classe J* en 2+3 et en 25 rangées de classe économique en 3+3.
* classe spécifique à JAL, à ne pas confondre avec une classe affaires classique.

L’espacement entre rangées de ces appareils ainsi que l’ergonomie de leurs sièges sont vraiment remarquables… Cet après-midi on disposera de deux hublots.


Tout au long du vol ceux-ci nous offriront des vues dégagées.
Pour l’instant, celles-ci se bornent au périmètre aéroportuaire. Ça ne les empêche pas d’être captivantes.
Nos voisins se préparent à partir vers ITM.

Aujourd’hui nous sommes entretenus avec des notes colorées avant notre départ.

Mais ces distractions ne dissuaderont pas certains passagers de suivre attentivement les consignes de sécurité.

Diffusées sur les écrans déployables accrochés au plafond. Chez JAL on ne rigole pas avec ce genre de vidéo. Elle est claire et ferme. J’approuve.

Chouettes finitions et petits détails du siège.

Chaque siège est équipé de deux points de recharge, avec ports USB-C ou -A.

Nos consœurs et nos confrères en partance pour Osaka nous ont devancés.

Dernier virage avant le décollage à +22minutes.

Les installations industrielles du conglomérat chimique Teijin précèdent le massif enneigé d’Ishizuchi 石鎚山脈.

On s’envole avec un peu de retard et sous un ciel partiellement couvert. Tout ça ne nous empêche pas de profiter de belles vues sur la banlieue ouest de Matsuyama, avec son vieux port de Mitsuhama 三津浜.

Ou de la banlieue sud, avec le grand fleuve Shigenobu 重信川 et le complexe sportif sur le Parc central de Matsuyama 松山中央公園.

L’étalement urbain de Matsuyama peine à outrepasser les rives du Shigenobu.

On franchit aisément la fine couche nuageuse.

Peu de temps après, l’élégant massif d’Ishizuchi passe à nouveau devant nos hublots. Cette fois-ci avec une meilleure lumière mais moins enneigé (versant sud oblige).

Il accueille le sommet du Japon occidental (Mt. Ishizuchi, 1.982m) et fait face à la Mer Intérieure du Japon 瀬戸内海, perceptible à l’arrière-fonds de l’image.

Les côtes présentées ci-dessous ne sont pas celles de la Mer Intérieure mais celle de l’océan Pacifique lorsqu’il touche la ville de Mugi 牟岐町 et les îles d’Oshima 大島 et Tebashima 出羽島, situées à l’extrémité orientale de l’île de Shikoku. Six minutes se sont écoulées entre les deux clichés.

Les pochettes des aéroplanes de JAL sont bien remplies de matériel divers : magazine de vol, catalogue d’achat, guide utilisateur Wi-Fi, fiche de sécurité, et plusieurs sacs d’étiquette (traduction littérale du japonais).

Lors de notre traversée de l’océan une charmante pcnette nous offre une boisson chaude. Du thé vert pour moi.

Lorsque cette même charmante pcnette revient, et vu le faible nombre de passagers, je me permets de demander une deuxième boisson, servie avec le même sourire.
JAL Skytime, comme boisson froide.

On fonce vers orient.

Mais à un moment donné, lorsque l’archipel des Izu 伊豆諸島 entre en jeu, on doit remonter vers le nord.

On y confronte alors la montagne qui symbolise la nation et qui commence à souffrir d’un sévère surpeuplement en saison d’escalade.
Ici, elle est au centre-droit de l’image.

Et là, elle est sous le winglet de notre appareil.

En bas de la couche nuageuse, on retrouve le soleil couchant.
En premier plan la péninsule de Boso 房総半島, au centre la péninsule de Miura 三浦半島 et sur la gauche, en arrière-plan, la péninsule d’Izu 伊豆半島.

Plein de trafic maritime sur la baie de Tokyo.

Nombre de parcs industriels juxtaposent l’aéroport de Haneda ainsi que la baie de Tokyo.

Le terminal 3 de Haneda, jadis connu comme terminal international, juste après notre atterrissage.

Et le Terminal 1, maison mère de JAL.

Le roulage nous offre de charmantes vues sous une douce lumière.

On accoste notre terminal juste 6 minutes sur l’horaire prévu. On a bien rattrapé notre retard pendant le vol.

Le terminal 1 de Haneda mélange arrivées et départs sur le même plancher. Mais il est suffisamment large pour absorber l’affluence sans problèmes majeurs.
Et il gâte les amateurs du repérage aéroportuaire.

Tout au long de la bâtisse.

Ceci met fin à ce court récit, illustrant un vol qui m’est très familier mais qui nous offrit de belles vues hivernales cette fois-ci.
Merci de votre lecture et très bons vols à tous et à toutes.