Soyez les bienvenus sur le dernier acte de notre long périple en fin de 2024 vers l’ile de Bali.
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- 87C1703 - Economy Seoul > Matsuyama - Boeing 737-800
Une nuitée bien reposante sur le bedtown d’Unseo 운서 précède notre arrivée à l’aéroport d’Incheon, atteint après deux gares, 8 minutes et 1.500 KRW.

La gare ferroviaire Incheon International Airport Terminal 1 reste toujours aussi futuriste.

Et elle guide efficacement ses usagers vers leur destination.

Inauguré en 2001, soit trois ans après le design de Sir Norman Foster à Chek Kok Lap, le Terminal 1 d’ICN affiche avec fierté sa charpente. Mais, dans l’ensemble, je trouve l’espace suranné. Surtout si on le compare avec son contemporain hongkongais.

Les comptoirs 7C sont communs aux nombreux vols de la compagnie au départ d’ICN. En période de pointe, l’enregistrement peut s’engorger.
Heureusement, couper la file reste possible lorsque le départ de son vol approche. Le personnel encourage même cette pratique.
Nous profiterons de ces laissez-passer.
Il ne nous reste que 85 minutes avant le départ de notre vol, et il nous faut encore franchir les contrôles de sécurité, jamais très performants au T1 d’ICN.

On aura besoin de 25 minutes pour retrouver ce panneau d’affichage, déployé sur l’atrium du grand centre commercial étoffant l’aire de départs du T1.

Voici un aperçu de la configuration du terminal.

La lumière qui descend d’en haut est bleuâtre et je trouve que l’architecture a également mal vieilli ici. Mais au moins, on peut se balader dans la galerie commerciale sans avoir à contourner des étalages remplis de marchandises.
Et l’agencement fait preuve d’initiatives louables.

Toutefois, on n’a pas le temps de s’attarder car il nous faut emprunter une navette avant d’atteindre notre porte d’embarquement, située dans le Concourse.

Très sympathiques, toutes ces installations artistiques.

La navette fait le bonheur de beaucoup, même si les vues ne sont pas des plus bucoliques.

Quelques minutes plus tard, nous grimpons jusqu’à l’étage des départs dudit Concourse. Sans vraiment des déambulations ni des lambinages, 80 minutes se sont écoulées depuis le moment où le métropolitain nous a déposés en gare !!
(désolé pour le flou dans la photo)

Dans ces circonstances il vaut mieux ne pas trop trainer. Toutefois, je ne peux pas m’empêcher de portraiturer notre bête.

Agée de 15 ans au moment de ces prises, elle ne fêtera jamais ses 16 ans.
Car environ un mois plus tard, elle cessera d’exister.

La malchance voulut qu’un attroupement d’oiseaux et un mur de béton mal placé se combinèrent et l’aéronef du vol 7C 2216, ainsi que presque tous les passagers, périmèrent sur l’enceinte de MWX, fin décembre 2024.
Petit prosternement face à cette grande tragédie.

Encore quelques pas jusqu’à notre porte.

Qui est déjà passée au rouge.

Les agents chargés du dernier contrôle pressent les passagers récalcitrants à franchir le pas.
Le nez de notre maintenant défunt aéronef.

Et son torse.

Fuselage.

Et porte.

Avec cela, les devoirs de FRiste sont presque aboutis.
La cabine des B737-8 de Jeju Air est configurée ‘à la Ryanair’ : 189 sièges en une seule classe. Dur.

Mais la fortune nous sourit cet après-midi, car on a été attribué d’office un siège en sortie de secours.

Où le pas est beaucoup plus tolérable.

La cabine est loin d’être remplie alors que les portes viennent d’être fermées.

On repousse avec 5 minutes de retard.

Notre long roulage, d’environ 15 minutes, nous offrira un court safari aéronautique :
Air Premia (YP) en 787-9, T’way (TW) en 330 et Korean Air (KE), en plusieurs formats.

Asiana Airlines (OZ), en très grand format.

Une autre, tout aussi grande, en version cargo (K4, en Reine des cieux).

La japonaise Zipair (ZG) -jalienne, même !- qui, comme Air Premia, affiche un seul spécimen dans sa flotte (787-8, mais ce sera bientôt deux spécimen).


OZ toujours en Airbus long-courrier.

MU en A321, avec d’autres en arrière-plan.

Les maitres des lieux ont un terminal dédié.

On regagne les cieux à +25min sur l’horaire de départ théorique.
Voici la maison accueillant les maitres des lieux (Incheon T2).

Très rapidement on franchit la lisière du polder bâti entre les iles de Yeongjong 영종도et Yongyu 용유도 afin de construire l’aéroport d’Incheon.

Qui fait face à l’archipel de Bukdo-myeon 북도면

L’espacement entre sièges juxtaposant l’issue de secours est remarquable.

Jeju Air propose un catalogue d’achats, où l’on peut acheter des produits cosmétiques ou de herbes médicinales.

Ainsi que des fruits en vrac.


La préambule du catalogue est consacrée à la nourriture disponible à bord.

D’abord, on met en avant les cinq produits les plus populaires : les nouilles instantanées épicées l’emportent, face aux jus de mandarine ou aux canettes de bière Kloud.

100ml de cabernet sauvignon sont vendus à 6.000 KRW ou 600 JPY.
La canette populaire en est à 5.000KRW ou 500JPY

Tout comme les nouilles instantanées.

La traversée est courte et on sillonne les cotes de l’archipel japonais seulement une heure après le décollage.

Le toucher du tarmac de MYJ se fait quelques instants plus tard, 10 minutes avant l’horaire officiel.

Les forces de l’empire nous saluent.

Débarquement parmi les derniers et salutations sincères du personnel de bord, très professionnel.

Dernier hommage à notre défunt destrier.

Son nez pointe à côté des forces de l’Empire.

Paix à son âme.

On conclut avec un de ses petits frères, déployé par les forces impériales et en train d’être repoussé avant de s’envoler vers HND.

Voilà la série finalement complétée.
Merci de votre lecture et très bons vols à toutes et à tous.
Merci pour le partage de ce court vol low cost.
Quel dommage pour l'aéronef que tu as pris soit impliqué peu de temps après dans le crash de Muan.
A bientôt 😉
Tout-à-fait, c'est très dommage ce genre d'accident.
Les coeurs des communautés du sud de la Corée du Sud ont été déchirés par la tragédie. Et l'aviation civile sud coréenne, secouée.
Il faut juste souhaiter que des leçons aient été apprises, afin d'éviter ou minimiser des erreurs similaires.
Merci de votre commentaire et à bientôt !
C'est spartiate surtout quand on compare avec les vols précédent chez CX même si le siège en Exit rend le vol moins inconfortable.
Du low cost pur et dur mais sans supplément bagage à payer.
Un pensée pour celles et ceux qui étaient à bord de cet avion quelques semaines plus tard.
Merci pour le partage et pour tout le routing bien sympathique. A bientôt.
Le contraste de style entre Cathay et Jeju est frappant. Mais, au final, toutes deux amènent leurs passagers à bon port (enfin, presque toujours).
Oui, des prix low et des services low (mais pas si low que d'autres low cost). Et 7C est la seule option, si on veut relier ces deux aéroport en vol direct (chose qui nous convient fortement).
Pensée partagée, pour tous ceux concernés par le tragique accident.
Merci, Michel et très bons vols ! En Asie, si possible !
Hello SaraNoTabi et merci pour ce report exotique pour nous autres Français.
Tragique coïncidence d'avoir emprunté HL8088 quelques semaines avant le terrible crash de Muan.
Il ne renie pas ses origines l'appareil ayant été originellement livré à la low-cost Irlandaise
Pour revenir sur l'expérience au sol à ICN je trouve que c'est étonnamment chaotique. J'avoue que je m'attendais à une prestation plus sérieuse du principale aéroport Coréen.
Le spotting à ICN et lui plein de couleur et de variété et attire sérieusement mon coté av-geek 😇
Pour le confort à bord bénéficier d'un siège en issue a due grandement aider 😉
Bon vols !
Merci beaucoup pour la lecture et pour l'instructif commentaire.
Par endroits, ICN donne des signes de fatigue ou vieillissement: seulement certains chanceux (personnel navigant, femmes enceintes, enfants en bas, etc) ont droit à des files prioritaires. Le reste se retrouve coincé dans des couloirs trop étroits, menant aux postes d'inspection.
Vivement un renouveau de ces goulots d'étranglement !
Merci encore et très bons vols.