J’ai eu l’opportunité de choisir notre vol retour du Japon à bord de l’A350‑1000, ce qui m’a donné une motivation supplémentaire pour un court FR. Le départ très tôt le matin n’a cependant pas aidé : encore à moitié endormi, j’ai clairement manqué d’énergie pour capturer autant d’images que je l’aurais voulu.
Le produit JAL ayant déjà été largement présenté ici et sur les réseaux sociaux, je n’avais pas l’ambition de le réinventer.
J’espère malgré tout que ce petit aperçu offrira un tour d’horizon utile et agréable pour les curieux.
Enchainement de vols
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- 3JL45 - Affaires - Tokyo > Paris - Airbus A350-1000
ENREGISTREMENT
À peine arrivés au Terminal 3 après un trajet en Uber depuis le centre de Tokyo (Kanda - JPY 9,310), nous tombons sur une scène assez inattendue : des dizaines de cartons gigantesques, presque de la taille de frigos, s’entassent au niveau des arrivées en attendant d’être acheminés vers les départs.
Un autocollant sur l’un d’eux m’a tout de suite rappelé que la Fashion Week de Paris commence dans quelques jours — une période que je redoute avec une surcharge des vols et stars en tout genre. Autant dire qu’on pouvait déjà s’attendre à un avion complet.
En arrivant en zone d’enregistrement Business, on découvre que presque tous les comptoirs ont été remplacés par des bornes automatiques de dépose bagage. Seuls deux comptoirs “classiques” subsistent, et une longue file d’attente nous attend.
L’agent d’accueil insiste pour nous orienter vers les bornes automatiques, mais nous préférons passer par un comptoir traditionnel : les informations y sont plus claires, et les étiquettes bagages sont correctement apposées.
L’équipe au comptoir, visiblement sous pression par les passagers Fashion Week, expédie les formalités sans un sourire. Ils manquent même d’oublier l’étiquette Fragile que nous avions demandée. L’accueil laisse un goût un peu amer, surtout venant d’une compagnie asiatique où l’on s’attend généralement à un service plus chaleureux et attentif.


SALON JAPAN AIRLINES
Après l’enregistrement, nous poursuivons sans difficulté vers le passage de sûreté puis le contrôle d’immigration, tous deux étonnamment rapides à cette heure matinale. Les boutiques sont encore fermées, ce qui nous laisse le temps de nous orienter vers les salons JAL.
Nous repérons d’abord le Sakura Lounge au 4ᵉ étage, mais décidons finalement d’attendre quelques minutes l’ouverture du Sakura Lounge Skyview, situé un étage plus haut avec un espoir d'une vue plus dégagée. L’ouverture est prévue à 7h00, et le salon ouvre presque à l’heure après quelques soucis d'ouverture des portes de l'entrée (source pour nous d'hilarité devant ce grain de sable dans la mécanique de précision de la vie nipponne). Hé oui, le salon a dû ouvrir une minute en retard avec toutes les excuses du personnel lors de notre entrée.
À notre surprise, les premiers passagers japonais devant nous se ruent presque en courant pour choisir les meilleures places. L’ambiance est soudainement compétitive, mais nous parvenons à nous installer face aux grandes baies vitrées, juste à temps pour admirer un superbe lever de soleil sur les pistes.
Nous profitons alors d’un petit‑déjeuner convenable, avec une mention spéciale pour le curry (leur spécialité). Pour accompagner le tout, un verre de champagne et le jus de fruit signature SKYTIME.
Lever du soleil (on aperçoit notre appareil positionné en 3ème position) :

Petit déjeuner :




EMBARQUEMENT & RETARD
Nous nous présentons en porte à l’heure indiquée, avec le respect habituel des priorités… et l’excitation à découvrir enfin l’A350‑1000 (JA-01WJ) et la nouvelle cabine affaires de JAL. L'accueil de l’équipage est chaleureux dès les premiers instants. Le vol semble complet et la cabine Business à 95% occupée par des Japonais.
Très vite, une annonce tombe : le vol aura environ une heure de retard au sol. Le chargement des soutes prend plus de temps que prévu (ah bon ? les cartons pour les défilés de la Fashion Week peut-être ?). Nous prenons notre mal en patience, d’autant que ce contretemps nous offre finalement un bonus inattendu : un peu plus de temps pour profiter de cette cabine, encore immobile mais prometteuse.
CABINE
Une fois installés, les premières impressions du produit affaires sont un peu en‑deçà de mes attentes. Les cloisons, assez hautes, donnent immédiatement une sensation d’enfermement une fois assis. Heureusement, nous voyageons côte à côte et pouvons abaisser la cloison centrale, ce qui ouvre un peu l’espace. La palette de couleurs, très sombre, n’aide pas non plus à créer une atmosphère plus ouverte. Les sièges côté fenêtres sont à privilégier si vous voyagez en solo.
En observant de plus près, les sièges montrent déjà quelques signes d’usure (rayures), ce qui surprend pour une cabine aussi récente (à priori 2023). Le ménage semble avoir été fait un peu rapidement après l'arrivée du vol précédent en provenance de LAX : je découvre une paire de chaussons coincée au fond de l’espace pour les jambes, sous l’écran. Pas vraiment ce qu’on attend d’une compagnie réputée pour son sens du détail.
À notre siège nous attendent une paire de chaussons, un sur-matelas, une couverture et un pyjama… dont le style laisse franchement à désirer. On est plus proche de la toge d’hôpital que d’un vêtement premium, et il faudra d’ailleurs le laisser à bord après le vol (sans regrets).
La trousse de confort, sans être luxueuse, est petite et reste assez complète. On y trouve notamment des câbles de recharge — une excellente idée — ainsi qu’un support pour téléphone très pratique.
Côté équipement, l’IFE est vraiment impressionnant par sa taille, même si les reflets sur l’écran viennent un peu gâcher l’expérience. Les haut‑parleurs intégrés dans les têtières, censés offrir une immersion supplémentaire, se révèlent plutôt inutiles — voire gênants lorsque certains passagers en abusent, rompant le calme habituel d’une cabine affaires. J'utiliserai mon casque personnel en Bluetooth.
On trouve néanmoins plusieurs rangements bien pensés : un espace pratique pour la trousse de confort, un autre près de la tablette latérale pour poser lunettes ou téléphone, une petite penderie capable d’accueillir un vêtement léger (mon sweat‑shirt épais y rentrait parfaitement), ainsi qu’un casier dédié aux chaussures.
Tous ces éléments ont déjà été largement détaillés dans d’autres FR, donc je ne m’y attarderai pas davantage.
À noter que l’accès Internet gratuit pour les passagers premium s’est révélé pratiquement inutile sur ce vol. Le réseau satellite ne couvre pas une grande partie de la route passant par le nord du Pacifique et les États‑Unis, ce qui limite fortement la connexion. Mieux vaut ne pas compter dessus pour travailler ou rester connecté en continu.
La suite 5G :

Chaussons, Couette, Sur-matelas et Pyjama :

Internet à bord :

ROUTE
Depuis le début du conflit en Ukraine, nous sommes désormais habitués à cette nouvelle trajectoire qui contourne la zone et passe par l’Amérique du Nord. Ce détour fait désormais partie du paysage des vols entre le Japon et l’Europe, même si le trajet s’en trouve bien rallongé.




MENU
Nous avions la possibilité de sélectionner notre repas à l’avance via le site de JAL, une option que nous utilisons systématiquement. Nous choisissons toujours le plat régional de la compagnie aérienne du pays de départ : c’est en général le plus abouti, le plus authentique et celui qui reflète le mieux le savoir‑faire culinaire local.
Cette fois, nous avons opté pour le menu japonais Washoku, signé par le chef Jun Mishina.
À noter que seule la première prestation peut être réservée à l’avance. Le second service, lui, n’est disponible qu’à la demande, jusqu’à 1h30 avant l’atterrissage. C’est un fonctionnement pratique sur le principe, mais un peu frustrant en réalité : selon le moment où l’on commande, le choix peut rapidement se réduire, surtout sur un vol très chargé comme celui‑ci. Ce fut cas de mon compagnon limité au second choix tout aussi délicieux (selon lui).





REPAS A BORD
Nous avons eu l’occasion d’apprécier l’ensemble des plats du premier service, tous très réussis et fidèles à la finesse du Washoku.
Pendant le reste du vol, nous avons également profité des snacks disponibles à la demande, directement commandables via l’IFE. Une option pratique qui permet de grignoter ou de compléter son repas selon ses envies, sans avoir à attendre un passage de l’équipage.
PREMIER SERVICE
Oshibori d'accueil :

Apéritif : Single Malt Kanosuke

Entrée : Irodori Gozen

Plat principal : Dainomono

Dessert : Panna Cotta cerise et thé vert


SNACK
Sandwich Tonkatsu :

Ramen au Yuzu (signature JAL) :

Karage et Rame Yuzu pour mon compagnon :

SECOND SERVICE
Le Dainomono du chef Fumiko Kono :

Le second choix (choisi par défaut par mon compagnon) :

CONFORT
Après le premier repas, et après m’être replongé avec nostalgie dans le film Lilo & Stitch, je prépare mon lit pour quelques heures de sommeil. La literie est plutôt confortable, même si j’ai rapidement compris qu’il me faudrait des bouchons d’oreilles : le passager installé juste devant ronflait suffisamment fort.

TOILETTES
Profitant de notre heure d’attente au sol due au retard de chargement des soutes, je décide d’aller faire un premier tour aux toilettes réservées à la cabine Business. L’IFE propose même un petit plan pour s’y rendre depuis son siège — un détail amusant mais plutôt pratique.
L’équipement en lui‑même est standard, avec les fonctionnalités habituelles… et bien sûr les toilettes à la japonaise, toujours un petit plus appréciable. En revanche, une forte odeur d’urine m’accueille en ouvrant la porte, ce qui surprend franchement pour un avion qui n’a même pas encore décollé. L’endroit n’inspire pas confiance, et j’ai soigneusement évité ce bloc pendant tout le reste du vol. Étonnant et un peu décevant.


ARRIVEE A PARIS
Nous atterrissons à Paris sans encombre et ne perdons pas une minute pour débarquer, dépassant au passage les nombreux agents venus accueillir les personnalités attendues pour la Fashion Week. Nous embarquons ensuite dans le monorail pour rejoindre le terminal principal.
À l’immigration, c’est presque irréel : pas un chat. Nous passons aussi bien par PARAFE (passeport européen) que par les guichets classiques (passeport US) en un instant.
Nous arrivons ensuite en salle de livraison des bagages, où l’attente commence. Une annonce finit par s’excuser du retard, dû au temps nécessaire pour décharger l’avion et au volume exceptionnel de bagages sur ce vol — ce qui ne nous surprend pas vraiment après ce que nous avions observé au départ. Heureusement, nos valises apparaissent rapidement.
Nous quittons alors l’aéroport et nous engouffrons dans notre Uber pour un retour bien mérité à la maison.

Merci pour ce report.
Un vol JAL en J est toujours gage de qualité. Ce vol bien que perfectible ici ou là reste tout de même fort agréable.
Dommage au sol cette précipitation et ce manque de sourire au desk.
A bord la cabine parait agréable ; le catering parait vraiment bien, bien présenté, de qualité, à la japonaise ; en effet prendre le plat local au départ du HUB de la compagnie, il n'y a - quasiment - pas photo !
Arrivée rapide à CDG, Paris vous aime !
A+