Avant de commencer, je m’excuse du faible nombre de photos : lorsque le trajet ou l’aéroport devient une routine, la motivation pour photographier chaque étape a tendance à diminuer. Ce vol, vendu sous numéro Japan Airlines mais opéré par Korean Air, a été l’occasion de retrouver l’A380, que je n’avais pas emprunté depuis janvier 2020 (à note le petit bug chez JAL : le vol apparaissait dans leur système opéré en B787-900, dommage ça aurait été la nouvelle cabine…). Bien que je privilégie habituellement la liaison Gimpo–Haneda pour des raisons pratiques, l’arrivée à Narita convenait mieux cette fois-ci.
Enregistrement
L’enregistrement se fait dans une zone Premium dédiée, à l’écart des regards. Un peu d’attente, fréquente tôt le matin, mais le processus reste fluide.
En revanche, l’aéroport d’Incheon ne propose toujours pas de file prioritaire pour les passagers de première et de classe affaires, ce qui surprend pour un hub de cette importance.
La file du passage de sûreté est longue, mais les scanners récents permettent de laisser liquides et appareils électroniques dans les bagages.
Salon Korean Air
Nous choisissons le salon le plus éloigné, récemment rénové, dans l’espoir d’éviter l’affluence. L’ambiance est feutrée, avec un choix de plats de bonne qualité (coréen et petit déjeuner continental). Les boissons se commandent uniquement au bar, mais les cocktails sont servis dans des verres de cantine (nous optons pour des mimosas un jus de pomme). Le nombre limité de sanitaires (un toilette et un urinoir côté hommes) constitue le principal point faible.

Retard
Présentation en porte d'embarquement à l'heure dite, nous apprenons un retard d’environ une heure en raison de vents forts à Narita.
Nous patientons alors dans un second salon Prestige situé après l’immigration, plus calme après la première vague de passagers. L’offre y est similaire, y compris les cocktails toujours servis dans des verres peu valorisants.
Embarquement & Cabine
À l’heure indiquée après l'annonce du retard, l’embarquement est déjà bien avancé. Le vol semble complet, y compris les 94 sièges de la cabine affaires.
L’accueil de l’équipage est chaleureux, avec des excuses sincères pour le retard. Nous sommes les derniers à embarquer pour le pont supérieur.
Les sièges en version 2-2-2 restent identiques à ceux d’avant la pandémie, avec un simple rafraîchissement des tissus : le vert céladon a été remplacé par un marron foncé pour s’harmoniser avec la nouvelle Prestige Suite 2.0 des A350.
Chaussons à disposition, rangements généreux côté fenêtre typiques du pont supérieur de l’A380, et prise de commande des repas sur tablette. Nous choisissons le plat japonais.


Service à bord
Après un décollage sans incident, le service commence rapidement. La cheffe de cabine revient vers nous pour signaler un manque de plats japonais et demander avec milles excuses à mon compagnon s’il accepterait de changer pour le plat coréen. Celui-ci refuse poliment en raison de la présence de poisson. Elle n’insiste pas, s'excuse une nouvelle fois et semble avoir trouvé une solution auprès d’autres passagers.
Voyageant fréquemment entre le Japon et la Corée, je suis toujours surpris par l’ampleur du service proposé sur ces vols courts : repas copieux, boissons et tout le cérémonial comme sur un long-courrier, alors que le vol dure à peine deux heures et est souvent sujet à des turbulences.
Le plat était bon et servi dans la vaisselle Armani Casa, mais difficile d’en profiter pleinement en raison de la pression de finir avant la préparation de la cabine avant la descente.






Arrivée à Narita
L’atterrissage est mouvementé, confirmant la présence de vents violents. Voir l’A380 tanguer autant est inhabituel, l’appareil offrant généralement des approches très stables.
Malgré le retard, le passage à l’immigration est rapide — notre vol étant le seul à arriver à ce moment-là — et les bagages sont livrés sans attente.
Alors pourquoi publier ?
C'est dommage de n'avoir qu'une vue de l'intérieur de l'A380, aucune vue du salon de l'aéroport.
On reste sur sa faim même si on peut consulter le menu dans son intégralité.