Au terme d'une petite semaine passée à Shenzhen, je regagne mon domicile à Marseille, via le hub Turkish Airlines (TK) d'Istanbul. Une plateforme très utilisée par les Marseillais, puisqu'elle permet d'accéder à une très grande variété de destinations orientales et asiatiques en économisant du temps et de l'argent par rapport à un transit via des hubs européens comme Paris ou Francfort. TK opère d'ailleurs deux vols quotidiens depuis Marseille en A321 très bien remplis.
J'accède à l'aéroport d'Hong Kong via le train Airport Express qui est rapide et particulièrement efficace. Si les contrôles douane et sécurité sont rapides, l'attente au dépose-bagages est particulièrement longue. Dommage que TK ne fasse pas partie des compagnies partenaires pour le dépose-bagages autonome, voir le dépose-bagages à la gare centrale de Hong Kong, qui m'aurait permis de ne pas me trimballer mon gros sac toute la journée en ville.
L'aéroport de Hong Kong est finalement un centre commercial de luxe géant. C'est beau, lumineux, clinquant, mais on s'y ennuie facilement si l'on n'a pas des millions à dépenser dans du Vuitton, Dior ou Balenciaga. Je patiente donc à proximité de la porte d'embarquement en observant les mouvements d'avion à travers les baies vitrées.





L'embarquement s'effectue rapidement, grâce à des portiques automatiques, sur lesquels il suffit de présenter son visage, puis une très longue passerelle, l'une réservée aux clients business, l'autre à la classe éco. Cela n'empêche toutefois pas les clients éco de devoir traverser la seconde moitié de la classe business pour accéder à leurs sièges, ce qui ne doit probablement pas être très bien perçu par les clients de cette dernière.
Après avoir traversé ce Boeing 777-300ER âgé de 10 ans tout pile, je gagne mon siège 53 K, situé sur la dernière rangée. J'ai sélectionné ce siège pour 15 euros car il permet d'être assis à côté du hublot tout en n'ayant qu'un voisin à côté et un peu plus d'espace entre le siège et la paroi. Je le trouve un peu plus confortable, ce qui est particulièrement important en raison de ma taille (191 cm) et la longueur du vol (11h30). Sur cet appareil, les trois dernières rangées latérales ne sont en effet équipées que de deux sièges contre trois pour les autres (configuration typique de 3-3-3 mais 2-3-2 sur les trois dernières rangées du fond). Revers de la médaille : les turbulences sont ressenties de façon un peu plus importante puisque nous sommes quasiment situés au niveau de l'empennage. Note : la photo de mon siège vide a été prise après le débarquement.





Grâce à des sièges plutôt fins, bien inclinables et aux particularités de cette rangée finale, les conditions de confort sont finalement acceptables malgré mon gabarit. J'ai connu bien pire dans le passé, à bord des A330 rincés de feu XL Airways sur des vols interminables entre La Réunion et Marseille, ou des 777 dans l'ancienne configuration COI d'Air France, par exemple.





Le système d'infodivertissement est âgé mais il marche plutôt bien et il propose une bonne variété de contenus en français. Toutefois, la fonction de duplication de l'écran de son smartphone ne marche absolument pas. J'avais pourtant téléchargé l'application demandée (pas dispo sur les stores officiels…). Une prise USB-A et un port Jack se trouvent sous l'écran (la prise USB a tendance à se débrancher toute seule, cependant). En milieu de vol, je dois également signaler aux PNC un bug qui freeze complètement l'écran. Je demande à l'équipage de réinitialiser mon système, et après une dizaine de minutes d'attente, mon écran fonctionne à nouveau.
Bon point pour Turkish : je bénéficie d'une connexion wifi gratuite illimitée pour la messagerie grâce à ma souscription à leur programme de fidélité Miles & Smiles effectuée lors de la réservation du vol (je n'ai aucun mile pourtant). Le prix des autres formules n'est pas délirant : 9 $ pour 250 Mb, c'est plutôt correct pour une connexion satellite sur ce long vol. La connexion est efficace. J'ai pu discuter avec mes proches à n'importe quel moment du vol via Messenger, Snapchat et Whatsapp.







Je découvre la dotation pour ce vol, qui est généreuse pour de l'éco : une trousse contenant brosse à dents, dentifrice, bouchons d'oreilles, chaussettes antidérapantes, masque et pantoufles. Un casque audio de piètre qualité ainsi qu'un coussin et une couverture complètent les accessoires fournis sur ce vol exclusivement nocturne.
J'observe le chargement des derniers bagages et des colis de fret avant le repoussage. Notre appareil passe sous la grande passerelle aéroportuaire avant un long roulage pour gagner la piste. Je n'avais jamais vu d'avion passer sous un pont.





La cabine est calme au décollage, qui s'effectue avec une vingtaine de minutes de retard. Je savoure le hurlement des puissants GE90 qui propulsent sans difficulté notre 777 dans les airs. Quelques minutes plus tard, l'équipage distribue un oshibori, un menu et une bouteille d'eau. Les enfants bénéficient d'un petit sac à dos floqué Turkish Airlines dont je n'ai pas pu voir le contenu. Concernant les menus, c'est sympathique, mais génère inutilement des déchets. Le menu pourrait être affiché sur l'écran d'infodivertissement pour éviter la production de déchets déjà importante sur les vols longs courrier, entre les pochettes, écouteurs, emballages de repas et boissons.







Quelques dizaines de minutes plus tard, le dîner nous est servi. Il est assez généreux et plutôt bon, fait rare dans mon expérience personnelle sur les vols long-courrier. Je déguste le traditionnel gobelet de jus de tomate en regardant « Seul sur Mars », avant de passer en configuration « sommeil ». J'incline le siège, pose le coussin contre la paroi et oriente mes genoux vers les quelques espaces disponibles.
Notre triple sept suit une route radicalement différente du vol aller, mettant cap bien plus au nord, vents de face. Nous traversons intégralement la Chine d'est en ouest avant de franchir le Kazakhstan puis la mer Caspienne avant de gagner la Géorgie et la Turquie. Cette route est plus longue : 9 026 km contre quelque 8 000 km à l'aller, ce qui ajoute près de 2 heures au temps de vol. Tout s'effectue de nuit et malgré une demi-lune, rien n'est visible à l'exception de quelques lueurs urbaines. Des turbulences modérées ponctuent régulièrement ce vol.





Deux heures avant l'atterrissage, l'équipage nous tire du sommeil en rétablissant progressivement l'éclairage. Un petit déjeuner nous est ensuite servi. Il est tout aussi généreux et goûteux que le dîner. Ce n'est pas de la grande cuisine mais l'ensemble est très satisfaisant.




La descente est douce, mais alors que nous sommes alignés pour l'atterrissage, à quelques centaines de mètres du seuil de piste, la commandante remet soudainement les gaz. Nous sommes repartis pour un tour. Cette commandante à la voix très jeune prendra la parole pour nous informer d'un « problème de logistique aéroportuaire » nous contraignant à effectuer un go-around. La seconde sera la bonne. Nous arrivons à Istanbul au terme d'un vol de 11h33. Le 777 est parqué sur une zone de stationnement au large. Plutôt décevant avec la fatigue du vol. Nous devons débarquer, sous une légère pluie, par les escaliers puis en Cobus. En quatre passages à Istanbul, je n'aurai jamais pu voir l'ombre d'une passerelle, que ce soit pour embarquer ou débarquer.






Merci pour ce FR.
Repas corrects et qualitatifs, vous avez eu une cabine avec IFE rénovés par rapport à certains 77W et c'est nécessaire.
D'accord avec vous sur l'inutilité des menus papiers et des déchets engendrés.