Bonjour à tous,
Toutes les bonnes choses ont une fin et ce séjour ne déroge pas à la règle, il est temps de rentrer à la maison.
Aujourd'hui, c'est un très long vol qui nous attend (mon plus long à ce jour), avec en bonus, un petit goût de tour du monde.
Pour le pourquoi du comment du routing, vous pouvez vous referrer au premier FR de la série.
Le voici résumé ci-dessous.
Enchainement de vols
- 1
- 2
- 3KIX-CDG - Y - Retour à la maison en mode facile
KIX
Le jour J, on se réveille tranquille.
Pourquoi ? car nous avons choisi la facilité que de dormir à l'hôtel Nikko Kansai fort pratique et directement en face du terminal (quelques compléments sont aussi dispo dans le bonus).
Contrairement au départ ex FDF où j'apprécie le dernier bain de mer avant de filer à l'aéroport densifiant ainsi le planning de la dernière journée, ici, c'est relax.
Faut dire que notre séjour a été raccord avec la légende et nous avons eu plusieurs jours à 20000 pas.
Donc, ce matin, goûtons sans modération ce bref parcours de notre hôtel jusqu'au terminal 1.

Et c'est une ligne droite !


Nous voilà dans le terminal avec de beaux volumes mais à la décoration plutôt sobre.

Il faut remonter d'un niveau pour atteindre celui des départs.
Pour trouver le comptoir, il suffit de suivre le carré rouge.

Nous irons du côté classique après avoir passé le filtrage de l'agent d'accueil vérifiant l'éligibilité.

La formalité sera rondement menée et après avoir réussi à mettre les 2 valises à mon nom (le risque bagages est cependant moins important sur un vol direct), je récupère pléthore de coupons pour toute la troupe : un pour le fast track, un pour le salon.
Pour le salon, ce sera le KIX Lounge KANSAI.

Nous voilà aussi légers qu'à l'aller car tout l'extra est rentré de force dans les bagages en soute à l'exception des parapluies transparents à 700 yens achetés à l'arrache un jour de pluie au Family Mart et que nous ramenons comme un trophée du séjour (chacun le sien).
L'entrée dans le circuit PIF est est en vue et cela fait à peine 10 minutes que nous sommes entrés dans le terminal.

Au FIDS, tout est au nominal.

Direction la fast lane.

AIRSIDE ET SALON
7 min plus tard, nous voilà airside.
Ici, c'est PIF hybride car il suffit juste de sortir le PC mais il peut rester dans sa housse, pas besoin de le mettre à nu.

C'est parti maintenant pour la PAF.

Passées en 4 min chrono via des portiques automatiques type PARAPHE.
Il est 10h20.

Comme souvent, on finit par redescendre ce qu'on a monté…

Et nous voilà dans le duty free.

Une fois passé cette première zone, nous sommes accueillis par une grande maison nationale.
Pour le dépaysement, on repassera.
Le plan maintenant est de laisser copax senior et junior au salon pour ensuite tenter quelques achats de dernières minutes.

Après avoir posé les deux larrons, je passe une tête à notre porte (en face de l'escalator du salon), histoire d'immortaliser l'avion du jour qui ne me reverra probablement pas souvent vu la taille de la flotte AF 787 et leurs destinations.


Ensuite, je démarra ma mission, mais soyons honnête, elle sent le sapin.
En effet, mis à part les boutiques de luxe autour de LV, rien de bien folichon dans ce duty free et surtout pas pléthore de gadget / souvenir japonais. Il fallait bosser son dossier avant. Point de panique car je ne cherchais plus qu'un dernier item, et force est de constater que même en marchant de la zone centrale jusqu'à l'aile nord, je n'ai pas été ébloui par les boutiques en présence.
Il y a néanmoins de nombreuses boutiques dédiées aux gâteaux/douceurs locaux.
Que vais je donc bien ramener ?
Et bien quelques vues de spotting et du KIX bridge ! C'est déjà pas mal.
Celui-ci (le spotting) n'est pas non plus des plus renversant.







Je suis plus fier de ma photo du KIX bridge.

Arrivé au bout du terminal, je décide de revenir à la zone centrale avec le petit métro automatique disponible au dernier niveau.
Ce sera plutôt assez amusant de faire ce bref parcours en toiture en métro.


Passée ma ballade "broucouille", je rejoins mes copax au salon.
L'entrée est plutôt sobre.

A l'intérieur, la sobriété est toujours de mise et l'espace conséquent.
Et mes copax ont trouvé d'ailleurs une place sans difficulté un peu plus tôt.


De ce que j'ai pu lire de précédent FR, les salons japonais ne sont pas réputés pour la profusion de leur buffet.
Celui-ci me surprendra par sa taille mais il reste bien fidèle à la couleur locale.
Pas mal d'options salées mais peu de sucré.
Il est possible d'avoir quelques cocktails à la carte moyennant un petit supplément.






Vu que nous venons de petit déjeuner, je me contente d'un duo original entre café et umeshu on the rocks.
De son coté, copax junior sifflera du jus de pomme non stop…

EMABRQUEMENT ET CABINE
30 min après ce dernier apéro nippon, direction la porte.
Nous nous présentons à midi pile avec pour objectif d'embarquer rapidement.
Si les files ne sont pas encore constituées, elles seront prestement organisées avec priorité à la zone 1.
Nous serons de fait parmi les premiers à nous mettre à la suite pour la zone 2.

Et à 12h05, nous voilà déjà en approche de la passerelle.

Porte en approche.

Instant porte et fuselage shot suivi d'un accueil agréable par une PNC japonaise très sympathique avec qui j'aurai l'occasion de discuter en croisière avec un autre pax lorsque les heures s'étireront au delà de l'infini.


En attendant, direction nos sièges.

Le trône familier s'offre à moi.
L'armement est quand même plus qualitatif pour ce qui est des coussins, écouteurs et couverture que chez les cousins de KL, en tout cas de mon point de vue.
Par contre, une fois assis, j'ai le sentiment d'être plus à l'étroit.
Pourtant, Aerolopa est formel, c'est blanc bonnet et bonnet blanc entre les 2 cabines.
Il convient donc toujours de se méfier de ses impressions.
Une chose est sûre par contre, je ne suis pas dépaysé.

La revue de l'environnement n'appelle pas de remarques particulières.







Par contre, nous sommes pile sur l'aile, ce qui ne va pas être du plus grand effet pour les photos.
Au passage, je m'étonne, comme à AMS, de la position d'un volet (pas sûr que ce soit le bon terme) qui est en position basse.
Ce "volet" en vol aura été assez captivant à observer car effectuant en permanence de mini corrections en dehors des mouvements plus marqués lors des virages par ex.
Sa position au parking est par contre étonnante, cela m'aurait paru plus logique de le trouver à niveau.

Du groupe des voisins, je distingue Air China qui me toise en mode "tu a laissé filer une J à si bon tarif pour te retrouver là ? tu vas t'en mordre les doigts, ingrat !".

De son coté, l'embarquement va vite progresser car ce cette vue prise à 12h11 à l'annonce "fin d'embarquement", il ne s'écoulera que 20 min.

Le hublot est identique mais son bouton en meilleur état.
Côté latence, celle-ci reste bien sûr la même.


Patron, le menu svp.
Du très classique.

A peine ai je eu le temps de me demander si je devais saliver, 12h30 résonne : le fameux fin d'embarquement.
Le retrait de passerelle sera rapide et à 12h41 nous repoussons.
D'énormes vibrations façon GE90 se feront entendre contrairement à l'aller. Cette différence sonore/vibratoire est je trouve très étonnante.
Entre temps, le captain nous aura fait l'article habituel sur le vol à venir avec toute de même cette précision hors de mon ordinaire "nous prendrons la route pacifique aujourd'hui".

Les consignes sont lancées.

Le taxi démarre à 12h46 sous le regard de CX.

Une dizaine de minutes de taxi seront nécessaires pour rejoindre la piste bien que l'aéroport ne soit pas gigantesque.
C'est pas tous les jours que, du hublot, on croise une navire au parking…




LE (TRES LONG) VOL
Nous décollons dans la foulée de notre arrivée au seuil de piste.
Ici aussi, direct, virage à gauche mais léger.


Le wifi sera une promesse en carton.
Pas de starkink mais au départ je pensais trouver le salut avec le wifi standard en allant même jusqu'à acheter un pass surf.
Las, jamais cela ne fonctionnera passé le dit décollage. Une plaie.
Pile le jour du vol le plus long. Les boules.
L'usb par contre est ok.

J'essayerai plusieurs fois en vol, tel un junkie cherchant sa dose mais que ce soit 30 min après le décollage ou 10h, ce sera la même rengaine.
Connexion, déconnexion, bug, moulinage, game over.

On survivra.
Une lingette est distribuée pendant la montée (tumultueuses).
14h de vol onwards, l'absence de distribution d'une bouteille d'eau (50 cl) comme sur KL est vraiment décevante.

Pour lancer le marathon, je me mets directement en mode cinéma.
A moment du service des plats spéciaux/enfant (13h40), le CC passe une tête et me demande si nous souhaitons également être servis en avance ou à défaut, donner notre choix pour le sécuriser.
Pour éviter tous poulet-gate, on "passera commande" mais pour le service normal qui aura lieu à 14h10.
C'est la première fois me semble t'il qu'on me propose cela mais pour le coup, j'ai trouvé cela bien.
PS : C'est ici la première attention "platinum" qui ressort là où sur KL il n'y a rien eu de particulier.
PS2 : Sans aucun lien avec la remarque précédente, j'aurai l'occasion aussi de discuter avec lui au galley arrière en croisière.
En fait, les PNC ont été tous très disponibles et enclin à faire causette avec les pax errant dans la nuit à venir. Cette "disponibilité" est à saluer car eux aussi, sur la fin, doivent bien en avoir plein les bottes malgré la possibilité du repos dans l'espace crew rest.
Revenons au plateau, et de fait, au poulet.

Avant d'ouvrir la cassolette, je ferai le plein des liquides, miso inclue.

La suite reste classique. C'est bon mais un "c'est bon" moins surprenant que celui de KL, probablement victime d'un sentiment d'un "comme d'hab".

Un peu moins d'une heure plus tard, on passe au café.
Le rhythme est tranquille et c'est pas plus mal car, à quoi bon courir, le vol a à peine comméncé.

16h, une vue d'aile magnifique.
La cabine passe en mode sombre.
L'image est belle et poétique je trouve mais la purge est devant nous, il reste encore 10 h de vol !

Je me dépêche de faire un tour aux commodités avant de poursuivre ma séance ciné.




16h25, mode sombre aussi "en baissant un peu du hublot" et en filant vers la nuit.
A noter que celui ci sera bloqué par l'équipage pour la suite de la croisière.

20h30, je pars au galley pour grignoter.
Je trouve des sandwich à l'emballage peu pratique mais fort bons.
Contrairement à KL qui a rincé toute la cabine, ici, c'est à la demande (faut venir a l'arrière en fait) et la distribution est "maitrisée".

Cette vue depuis l'arrière de la cabine va devenir mon repère pour les heures à venir.

Je ferai plusieurs A/R entre mon siège et le galley. C'est long !
Une petite énergie se fera jour à l'arrière car en approchant du grand nord, il n'était pas impossible que des aurores boréales s'invitent dans notre voyage. Perso, je n'ai rien vu.
Il est minuit heure du Japon. La fatigue, l'absence de wifi, je ne sais pas où je suis… mais dehors, le spectacle est magnifique.
Vu qu'il ne reste que 4 h de vol, nous sommes a priori au dessus du Groenland.
Cette vue me réconcilie (un peu) avec le temps de vol.



01h40, heure japon, on rallume la lumière.
Je n'ai pas réussir à dormir une seconde et je suis au bout de ma vie malgré les échanges sympathique au galley.
Le moment pour moi d'avoir une pensée pour une pax qui, suite aux événements du Moyen Orient, a été reroutée sur AF pour faire en Y et ce, d'une traite, KIX-CDG-GRU-THE. Je n'ose imaginer son état à l'arrivée.
En attendant, pour nous, l'arrivée se profile mais avant, c'est le sac bon appétit qui fait son apparition à 02h20.
Si ca présentation reste discutable, son contenu soutient finalement la comparaison avec ce que KL nous a servi à l'arrivée à KIX.
Le friand fromage est ici aussi plutôt bon.
Il y a la possibilité de se faire en sus un petit sandwich thon crudités avec ce qui est proposé.



03h00 du matin, le trio de zombie retient son souffle.
Copax senior a réussi quelques heures de sommeil (le privilège de l'âge) mais on est en train de perdre copax junior désormais sur exténuement ultime.
Le poste nous annonce une arrivée à l'heure. Il va être temps de passer en heure locale.
Le second coucher de soleil de la journée va bientôt arriver.

La dernière heure de vol s'effectuera sans encombre et nous touchons délicatement la piste à CDG à 19h33.
Si le toucher était doux, le freinage appuyé, lui, réveille !

Nous arrivons au T2E-Hall M à 19h40. Celui ci est … désert.
C'est à ce demandé pourquoi nous avons été mis là.

Le débarquement par la cabine J me donnera l'occasion de voir et de coucher le fameux surmatelas qui me parait néanmoins assez fin.
Néanmoins, faut que je trouve un moyen de le tester.
A noter que la cabine J est dans un état de bordel avancé.


Il est 19h50, nous quittons l'avion.

Le T2E-M, désert je vous dit.

Fatalement, faut se taper le LISA.
J'en profite pour faire l'article à copax senior qui sera désormais abonné à CDG après des décennies de ORY.
Dernier sursaut de FRiste avant de n'avoir qu'une seule idée en tête : rentrer au plus vite pour me doucher et me coucher.


Nous passerons la PAF via les paraphes très rapidement.
Copax Junior étant de nouveau autonome dans son passage.
Le temps ayant fait son œuvre, un cran de liberté (& fluidité) supplémentaire est atteint.

Fourbus, nous nous trainons vers le tapis 33 qui nous gratifiera d'une livraison rapide.
Savourons la promesse tenue pour les bagages SP.

Nous serons dans le Uber à 20h30, pris en charge par un chauffeur très sympathique et nous ramènera à bon port avec une conduite remarquable. A noter aussi le côté désert de CDG pour un vendredi soir de fin de vacances scolaires : où sont passé les gens ?
Pour conclure, la trace radar de ce vol qui marque pour moi la durée de vol la plus longue depuis mon tout premier décollage, une première boucle d'hémisphère et enfin, le premier transpacifique.
Je le savourerai à froid car dans ce uber, la fatigue éclipse tout autre sentiment de réjouissance.

Vous trouverez un petit bonus rapide des hot sports très touristiques que nous avions au planning à dessin.
Le Japon est toujours aussi beau.
A bientôt.
















Merci Jeff pour ce report.
Qu'as-tu pensé du 787 ? Je n'aime pas vraiment ce type d'avion sur AF.
Tu pourrais faire une réclamation pour ton wifi inopérant.
Concernant le 2EM à CDG, en effet, je vois mal l'intérêt d'arriver là le soir, mais au moins le tout semblera avoir été rapide.
Bons vols