Suite de notre transit à AMS direction le Japon.
Pour le pourquoi du comment du routing, vous pouvez vous referrer au FR précédent.
Le voici résumé ci-dessous.
Enchainement de vols
- 1
- 2AMS-KIX - Y - Premier long courrier KL depuis belle lurette
- 3KIX-CDG - Y - Retour à la maison en mode facile
TRANSIT AMS
Nous nous sommes quitté au pied du FIDS après avoir débarqué de notre vol précédent en porte C9.

Il convient maintenant de rejoindre la PAF puis de chercher le fameux lounge 52.
Nous progressons sereinement car nous avons largement le temps.
La distance à parcourir est quand même conséquente.
Vu qu'on devra rester assis 12h, autant faire un peu d'exercice avant.

A l’approche de la PAF, je me dis que KL et AMS ont décidé de me mettre bien aujourd'hui.
Comme vous le constatez, l'attente est quasi inexistante.
On passera les portiques sans encombres et à 11h40, nous sommes en zone non Schengen.

SALON
Le marathon n'est pas pour autant terminé.
8 minutes de marche nous seront nécessaires pour atteindre l'entrée du lounge 52 qui fait aussi partie du baptême.
En effet, c'est mon premier passage ici avec son escalator iconique et toutes ses petites maisonnettes.




L'expérience sera mitigée car s'il y a beaucoup d'espace, le salon est très fréquenté et les assises peu pratiques selon moi pour nous poser et déjeuner. Rien de bien méchant en soit.
On s'installera à des tables hautes avant d'aller jeter un œil au buffet.
Je me rendrai compte plus tard qu'un niveau supérieur était aussi disponible et peut être plus confortable mais n'ayant pas correctement fait mes devoirs FR avant de partir, nous sommes restés à notre point de chute initial.
Avec le recul, nous sommes probablement sur un buffet satellite.






Mais tout satellite qu'il est peut être, il y aura de quoi faire un déjeuner plutôt goûtu.
Le dédale de câbles est trompeur car notre recherche de jus sera infructueuse, la puissance délivrée étant anémique.
Nous serons sauvés par les prises à bord.

Le temps étant plutot confortable, nous avons glandé comme des pro à notre table puis fait le minimum syndical de visite des lieux.
A noter qu’après cette exposition de maisonnettes et en allant vers les toilettes, il y a plusieurs consignes permettant d'avoir les mains libres (malheureusement, je n'ai pas pris la photo).

13h30, il est temps de lever le camp.

Quelques minutes de marche à peine nous séparent de notre porte.
Mon premier 787 est devant moi.
Ma seule expérience KL en long courrier est celle de 2017 où j'ai fait mon tour d'honneur en 747, combi qui plus est (si ça vous dit, c'est ici).
De nouveau KL apporte une expérience qui se démarquera !
Je dis que mon premier 787 est devant moi, mais au moment de la rédaction, me voilà dans le dur….
Car je ne sais plus distinguer qui est qui pour les 2 portraits sachant que l'un est notre destrier et l'autre, le 78X pour Panama City.
Y a challenge, mais normalement, c'est le premier…


Une chose est sûre, ce profil, c'est bien le mien.

Pendant que je glandouille face à mes deux 787, je repère au loin l'avion des pompiers au profil plus 747.

Bon, il s'agirait de ne pas s'emmêler les pinceaux également pour les files, lesquelles se constituent à partir de 13h55.
La zone 1 sera appelée en priorité et l'éligibilité contrôlée.
J'ai bien vérifié en amont que j'attendrai devant la bonne porte. :D

Une fois la file de la zone 1 constituée, la zone 2 est mise en place à la suite.
Nous serons parmi les premiers de la dite zone 2 pour nous jeter dans la passerelle à 13h58.

Un petit aiguillage est prévu.
Pas de surprise, pour nous c'est direction 30 et au delà !

Instant porte (discutable) et fuselage shot inédits me concernant.


Nous faisons un bref passage par la W qui semble accueillante,

Avant de remonter la cabine Y pour le moment peu courue.
L'eco confort est dans la première cabine Y (têtière noire), mais pour cause de dime non versée, nous poursuivons jusqu'à la seconde cabine.

Nous y voilà, mon royaume pour les 11 prochaines heures.
Ma première impression est plutôt bonne même si le coussin et la couverture font très cheap à l'oeil.


Je me lance dans une petite revue de l'environnement (dont certaines photos ont été prises durant le vol).
L'espace me parait correct et le siège assez confortable.
A noter que le recline est important, au point d'être gênant pour le pax derrière ce qui aura valu à mon père d'avoir littéralement la tête dans son écran en croisière.
Si une prise usb est dispo sur l'écran, une prise conventionnelle est accessible également : on ne manquera pas de jus.





Le temps que l'embarquement progresse, vue de profil de notre voisin pour PTY.

Le programme annoncé semble plus copieux en heures de vol que prévu mais cela va vite se corriger.

En cherchant le menu (non dispo in fine), je constaterai la promotion de la bière locale en 2 versions.

Le flux de pax a faibli, ca sent le départ.

Mais avant, à 14h30, distribution des écouteurs qui eux aussi font très cheap.
Vivement qu'on généralise la connexion Bluetooth aux IFE pour qu'on puisse utiliser nos propres écouteurs.

14h35, les choses sérieuses commencent : push back et ajustement du temps de vol sur l'IFE avant le lancement des consignes.


Le taxi démarre à 14h40. C'est propre.

Nous croisons PH-BQN qui contrairement à son pompeux label "Asia" file pour MEX. On lui dit que ce n'est pas le bon sens ?

Notre roulage avance et semble nous mener pas trop loin.

LE VOL
A 14h45, nous voilà au seuil de la 18L.
Nous mettons les gaz à 14h49 avec un décollage comprenant un rapide virage à gauche et plutôt prononcé (à basse altitude).






10 min plus tard, nous voilà bien lancés, au dessus des nuages.

15h, distribution d'une bouteille d'eau avec une lingette.
Autant le dire tout de suite, celle-ci manquera cruellement dans le protocole AF au retour je trouve.
Ici en tout cas, c'est un bon point.

Je me connecte sans difficultés au wifi, certes limité aux seuls messages.

Nous sommes maintenant bien au-dessus des nuages quand une fulgurance me rattrape : il n'y a point de cache hublot !

Diantre, il est temps de faire mumuse avec le bouton (qui a visiblement du vécu).
Ca marche plutôt bien mais j'ai été surpris du temps de latence.
Au final, un bon vieux cache fait bien l'affaire quand même.

Le temps que le service se lance, je m'élance à l'assaut des commodités.
Sous le regard d'une porte.

Il y a comme un peu de ce côté "fin de soirée" ici avec de l'eau un peu partout mais ce n'est que de l'eau !
Pas de grandes nouveautés ici.




Le service démarre à 15h45 donc une heure après le décollage et commence par l'arrière en remontant l'allée.
Au choix, poulet ou pâtes proposés par une sympathique PNC qui nous parlera français également, sympa.
Notre trio opte pour le poulet.
Le plateau est serré et sera étonnamment bon. Vraiment bon selon mon goût alors que KL n'est pas du genre à être encensée sur ce point.
Je m'inquiète de l'absence de dessert mais celui-ci sera distribué plus tard.


Environ 1h plus tard, nous voilà débarrassés et la lumière tamisée.
Le pax devant mon père passe direct en full recline ce qui impose la même position si on veut pouvoir avoir assez de recul pour l'écran.
La photo ne rend vraiment pas bien pour ce qui est de la proximité/exiguïté que cela génère.
Arrivé 5j plus tôt de son FDF-ORY en J, il y en a un qui se prend un petit coup de pelle de réalité. LOL

Pour le sentiment d'espace, il faut regarder par la fenêtre, laquelle reste à la main du pax.

Il semble qu'on avait mentionné un dessert non ?
Il arrive à 17h05 et pour le coup, lui, il est moins engageant que le plateau.
Je vous laisse juger mais sachez qu'il est meilleur que beau.


Maintenant, il est temps d'écumer l'IFE, bien fourni.
Peu avant la mi vol, je passe faire un petit refill au bar avant la prochaine séance ciné.
Je suis étonné de voir les boissons proposées en canette.

A 20h20, un petit encas est distribué avec sa bouteille d'eau en sus.
Ma foi, il tombe à pic d'autant plus que côté sommeil, ca commence à piquer du fait de notre réveil matinal.

Après cet épisode et un 2e film, je pars trainasser au galley où on discutera un peu avec les 2 pnc présents, y compris notre PNC francophone.
Par contre, ils veilleront au grain quant à l'affluence dans la zone en mentionnant le nombre de masques disponibles en cas d'urgence.
Aussi, lorsque se constituera une petite "foule" attirée par le bar / le mouvement / la discut', il sera poliment suggéré aux piliers de bar et de crachoir d'envisager de regagner leur siège respectif.
De retour à ma place, l'ennui commence à me gagner et me pousse à jouer avec le hublot.
Le mode sombre permet de filtrer le soleil comme des lunettes certes mais je me demande si ce n'est pas une mauvaise idée de regarder l'astre du jour trop directement à travers ceux ci (j'ai spontanément pensé aux avertissements lors des éclipses qui disaient que pour regarder le soleil : prévoyez des films spéciaux et oubliez vos lunettes de soleil, aussi foncées soient elles).


Une chose est sûre, le temps lui s'écoule inexorablement et à 00h50 (soit 1h45 avant l'arrivée), le petit déjeuner est servi.
Le friand - like au fromage est chaud et plutôt bon.

Une fois tout cela avalé, je passe en mode "pilote" pour suivre la fin du vol.
Ce sera l'occasion de vivre en direct notre montée à 39000 pieds avant d'attaquer le survol de la Corée du sud.

01h50, soit en heure locale 09h50, on attaque les côtes japonaises.
20 min suffiront à rejoindre la baie d'Osaka.





Qui dit baie, dit bateau, on se tire la bourre.

10h15, on est posé.
Je suis déjà venu à KIX mais c'était il y a 15 ans mini.
Je savoure ainsi ce bref taxi qui s'offre à moi.








Bref n'est pas une vue de l'esprit car à 10h20, nous sommes au parking.

Petite excitation générale.
Celle-ci ne nuira pas à l'efficacité car à 10h28, nous sommes déjà en passerelle.

Direction les formalités.

Non sans dire au revoir à notre oiseau du jour.

Une petite marche nous attend.

Mais la ville est à portée de vue et notamment le pont iconique de KIX.

Arrivés à la PAF, une petite difficulté se fait jour.
Si je m'étais bien inscrit sur le site "Visit Japan Web" en ajoutant mes copax façon tribu, je n'ai pas généré et imprimé les 3 QR codes nécessaires à la formalité mais que le mien (pensant qu'il valait pour nous 3).
Petit moment de solitude car la personne au niveau des machines n'étant pas fluent en anglais (et un peu rude) n'arrêtera pas de me dire where is the other QR code…
Finalement, en lui donnant mon tel elle me montrera qu'il fallait bien finaliser le processus pour chaque pax et générer 3 QR codes séparés bien que nous soyons inscrits dans le même dossier.
Rien que pour ce moment, je bénie ma e-sim activée en amont qui m'a permis de me sortir facilement de l'ornière.
Passée cette petite suée, nous nous retrouvons chacun affecté à une lettre (B et C de mémoire), lettre qui sera utile pour le passage de la douane après la récupération des bagages (ne me demandez pas la logique d'attribution des dites lettres).
D'ailleurs, pour les bagages, c'est en bas.
Mais avant, la PAF nous collera notre petit visa.



Les bagages arriveront assez vite.
Une petite queue sera nécessaire pour passer devant le douanier qui effectuera une fouille manuelle d'une de nos valises.
L'occasion d'un petit moment cocasse quand il tombera sur mes 2 malheureux pods de lessive dans leur bocal avec son étiquette "noisettes au chocolat".
Ensuite, la fatigue commençant à peser sérieusement, j'ai un peu laissé tomber les photos pour courir au train, le trajet étant court de la zone arrivée à la gare.
Notre hôtel étant à Namba, nous nous dirigeons vers le stand Nankai où l'agent me suggéra de prendre le "local train" partant sous peu et qui a le bon gout d'être moins cher que l'express pour une trajet plus long que de 10 min.
Nous passons donc en immersion immédiate.
Soyons franc, la fatigue a cisaillé le trio au point que notre première activité aura été une petite sieste avant de partir en quête de notre premier udon.
On se quitte sur la trace FR 24 de notre épopée du jour.
A très vite pour le retour.

Merci beaucoup pour ce FR.
Très bon vol KL en effet, compagnie sur laquelle le catering semble en très nette amélioration depuis quelques mois, toutes classes confondues. Ce qui n'est hélas pas le cas sur sa compagnie sœur, AF.
Bons vols !