Chers Fr-istes, mes respects,
Voici le premier FR de 2026 qui m'a cette fois ramené de Marrakech à Paris.
Une nouvelle fois, c'est la compagnie verte, fille de notre chère compagnie nationale qui m'aura transporté.
Le vol aller ne sera pas reporté par manque de temps et de coudées franches pour procéder à un reportage digne de ce nom.
Bonne lecture et bons vols à toutes et tous.
Arrivée à l'aéroport de Marrakech Menara
Alors que je ne suis encore qu'au petit déjeuner, un message me prend entre le café et les msemen (délicieuses crêpes).
Ce brave F-HTVA, 737-800 de son état, accuse un retard d'environ 40 minutes en cette fraiche matinée.
Devant de toute façon déposer la valise et récupérer mon BP, je décide de ne rien changer au programme initial, je travaillerais davantage en salle d'embarquement.
En voiture donc, et en moins de 30 minutes, me voici rendu à l'aéroport.
Un record quand on sait que le weekend précédent avait lieu le marathon de Marrakech et que la circulation fût chaotique.

Dépose bagage, PIF / PAF
Il y a en tout 6 bornes d'enregistrement et tout autant de personnel qui s'active pour fluidifier le plus possible les opérations avec le sourire,
Ayant prévu le nécessaire, ce n'est qu'une formalité. A gauche, du côté d'une certaine compagnie irlandaise, les esprits semblent s'échauffer.
Il est 9h25 à ma montre quand ma valise part sur le tapis roulant,
Il est 9h45 quand je range mon passeport une fois toutes formalités passées.
Je note que l'immigration marocaine est particulièrement vigilante quant au bon tamponnage des passeports.
En effet, après le passage "classique" devant les policiers en guérite, 2 officiers vérifient à l'issue que les passeports ont bien été tamponnés à la bonne date.
Derrière moi, une famille sera raccompagnée car apparemment quelque chose ne collait pas…





Airside

Il est 9h45, le vol TO3011 est retardé, un coup d'oeil rapide à FR24, notre oiseau, depuis 10 ans sous les couleurs de Transavia arrive tranquillement dans l'espace aérien marocain.
D'après le FIDS, c'est bien le seul à être en retard ce matin, il ne me reste plus qu'à musarder…
La bonne blague, je ne suis pas venu pour les vacances, une table un peu isolée dans une célèbre enseigne de boisson à la caféine, un bon casque antibruit et le temps va passer tout seul.
Juste le temps de prendre ces quelques clichés à la volée, embarquement prévu en porte A5. Le duty free est d'une taille honorable même si nous serons tous d'accord, ce n'est pas ce qui compte …
Je n'y ferais néanmoins pas d'arrêt.





C'est parti pour Paris


Aux environs de 11h15, je me décide à y aller,
Après avoir une nouvelle fois traversé le DF, me voici en porte où s'affiche en rouge les lettres "LAST CALL".
L'attente en pré-embarquement n'est pas ma tasse de thé, j'arrive donc dans la file parmi les derniers. Le dispatch m'envoie vers un escalier puis sur le tarmac.
Etant installé en 31C, la chose est parfaitement logique et c'est avec plaisir que je prends le temps d'admirer cet oiseau. Je constate d'ailleurs avec plaisir qu'une famille prend la pose sous le winglet, ça change du "PAS DE PHOTO" gueulé à torts et à travers sur les aéroports français…
Bref, je serais le dernier à emprunter l'escalier de la RAM, l'accueil par l'hotesse de l'air en porte est souriant et chaleureux.
"PNC, fin d'embarquement", tout le monde est assis et la bonne surprise, me voici seul sur ma rangée. Une sieste sera la bienvenue.
Ben oui mais non, en rangée 27, des parents débordés peinent à contenir leurs progénitures et je vois les PNC se concerter. Se lève alors de la dite rangée, une petite dame d'un âge respectable qui se dirige vers moi.
L'hotesse n'a pas le temps de d'ouvrir la bouche que la petite dame est installée en 31A, avec un sourire reconnaissant.
Présentation rapide du CDB et de la CC qui s'excusent pour le retard, les opérations à Orly en sont quelques peu égratignées par le captain qui ne manque pas d'un humour un peu piquant mais toujours correct.
Le ballet des démonstrations est lancé, et c'est avec environ 1 heure de retard que nous quittons finalement le sol marocain.



Après une trentaine de minutes, ce brave BOB est de sortie.
Je note que la gamme s'est étoffée et diversifiée depuis l'année passée.
Les PNC multiplieront les allers et retours avec les galleys, "un croque monsieur", "deux pizzas", "trois tajines" (trouvez l'intrus).
Je me contenterais d'une bouteille d'eau et succomberais à la gourmandise en me laissant tenter par un cake marbré, l'ensemble me coutera 6€ en pièces, grandement appréciées par les hotesses, en proie à un désespérant manque de liquidités.
La petite gourmandise part bien vite, la preuve, pas eu le temps de la prendre en photo.
Le marchand de sable est en train de passer, casque sur les oreilles pour m'isoler des enfants décidément bien turbulents quelques rangées devant, masque sur les yeux et fermez les écoutilles.


Arrivée
Il est peu avant 15 heures quand je suis réveillé par quelques secousses.
Les seat belt signs sont allumés, nous sommes bas, le sol est proche malgré une bonne couche de nuages.
Nous serons posés sur la piste 25 dans les 3 minutes qui suivront, j'aurais dormi pendant presque 2 heures.
Le débarquement se fait directement au contact du terminal 3 entre un 320 neo à droite, un 737 et le 777 en partance pour La Réunion sur la gauche.
Pas besoin de vous dire vers quel avion j'aimerais me ruer dès à présent…
A 15h10, me voici dans le spaghetti qui mène au Parafe.
En arrivant dans la salle de récupération des bagages, la livraison est terminée.
Ma valise fait tranquillement du manège sous l'oeil acéré de plusieurs agents de la douane qui ne manqueront pas de la faire passer une nouvelle fois sous la machine à rayons X pendant que l'un d'eux me pose les questions génériques. Cela n'aura pas duré davantage de 20 secondes.

