Bonjour à tous,
Le 24 novembre dernier, Aircalin a renforcé sa desserte de Paris-CDG en passant de deux à trois vols hebdomadaires, soit un peu moins d’un an après l’avoir inaugurée. La compagnie française, porte-drapeau de la Nouvelle-Calédonie, confirme ainsi la bonne santé de cette route emblématique, véritable trait d’union entre la capitale et l’un des territoires ultramarins les plus éloignés de la métropole.
Cette liaison constituait à l’origine un pari audacieux en raison de sa longueur. Bien que prévue de longue date, son ouverture a été avancée pour deux raisons principales : d’une part, la fermeture de l’espace aérien russe, qui allongeait considérablement le trajet historique via Tokyo ; d’autre part, les émeutes de 2024 et la faiblesse du yen, qui ont fortement réduit la demande des touristes japonais et rendu non viable la desserte de la capitale nippone.
Le choix de l’escale à Bangkok s’est rapidement imposé comme une évidence. Située à quasi équidistance entre Paris et Nouméa, elle permet de réduire les pénalités d’emport avec l’Airbus A330neo, tout en offrant des possibilités de correspondances via un véritable hub régional en Asie du Sud-Est. À cela s’ajoute une forte demande entre la France et la Thaïlande, la compagnie bénéficiant de droits de trafic lui permettant de commercialiser séparément ou conjointement chacun des tronçons.
Flight-Report vous emmène ainsi en Nouvelle-Calédonie, à bord de l’Airbus A330neo d’Aircalin. Nous vous proposerons trois épisodes dans les prochaines semaines :
- Épisode 1 : présentation du produit au départ de Paris, visite sur le tarmac de l’avion et des différentes classes, avant une arrivée à Bangkok depuis le cockpit.
- Épisode 2 : immersion dans les coulisses de Bangkok Air Catering, qui fournit les plateaux-repas d’Aircalin au départ de la capitale thaïlandaise, suivie du vol vers Nouméa, avec un bonus consacré à leur centre de maintenance et de formation.
- Épisode 3 : le vol direct de Nouméa à Paris, l’offre de divertissements à bord ainsi que le déroulé de l’arrêt technique à Bangkok.
Enchainement de vols
- 1Episode 1 - SB501 - Affaires - Paris → Bangkok - Airbus A330neo
- 2Episode 2 - SB501 - Affaires - Bangkok → Nouméa - Airbus A330neo
- 3Episode 3 - SB500 - Affaires - Nouméa → Bangkok → Paris - Airbus A330neo
Enregistrement
C'est depuis le terminal 2C de Paris-Charles-de-Gaulle que les vols d'Aircalin opèrent.

Horaire du soir oblige, de nombreux passagers sont déjà présents lors de l'ouverture des comptoirs.


Des comptoirs différenciés existent pour les clients Premium Economy et Business Hibiscus.

Où un effort floral est fait pour donner une touche d'exotisme bienvenue pendant les longs mois d'hiver parisiens.

Je récupère rapidement ma carte d'embarquement, le nom du salon est indiqué dans la section "commentaires", il s'agit du Primeclass.

Après le passage des formalités : Police aux frontières (PAF) puis poste d'inspection filtrage (PIF), direction l'étage supérieur où se situent la plupart des salons du terminal 2AC.

Salon Primeclass
Le logo d'Aircalin est bien présent à l'accueil.

Ce salon est, pour rappel, l'ancien salon d'Etihad Airways. Après avoir été brièvement nommé "Paul Maxence", il est désormais exploité sous la marque "Primeclass". La décoration et le mobilier restent globalement inchangés depuis son époque sous le giron de la compagnie émiratie.
Juste derrière l'accueil, on retrouve une salle pour les familles ainsi que quelques bureaux.


La partie principale propose des fauteuils et des canapés.

La vue depuis le salon donne sur les points de parking du terminal 2A.

Sans oublier la zone restauration, qui dispose de plusieurs tables pour se restaurer.

L'ensemble de l'offre est en libre-service, tant pour le bar…

…dont voici l'offre de vins et de champagne…

…thé et café…

…que pour le buffet.
L'offre solide se compose d'un bar à salades, d'une soupe, de cinq plats chauds, de fromages, de charcuteries, de laitages, de desserts et d'un flan pâtissier.







Pendant ce temps, les opérations s'activent autour de notre avion.

F-ONEO est l'un des deux Airbus A330-900neo d'Aircalin ; il a été livré le 6 août 2019.

Et porte le nom de Kanuméra, une célèbre baie de l'île des Pins.

Côté motorisation, l'A330neo est exclusivement équipé de Rolls-Royce Trent 7000.

Caractère insulaire oblige, l'emport cargo est important pour Aircalin : l'A330-900neo peut accueillir 11 palettes ou jusqu'à 33 conteneurs LD3, soit près de 45 tonnes.

Embarquement
L'embarquement débute à l'heure, dans le respect des priorités.



Aircalin utilise Flying Blue comme programme de fidélité et reconnaît ainsi les différents statuts.
Les passagers encartés Flying Blue Gold, Platinum, Ultimate ou Club 2000 peuvent ainsi également embarquer en priorité, même s'ils voyagent en classe économique.

Comme vu au sol, seule la seconde passerelle est utilisée à Paris ; l'embarquement s'effectue donc par la porte 2 gauche.



Visite des différentes cabines
Commençons notre visite par la première cabine, située à droite en embarquant.

Plan cabine de l'Airbus A330-900neo Aircalin - ©AeroLOPA
La Premium Economy a été introduite par Aircalin lors de l'acquisition de ses A330neo ; elle est équipée de 3 rangées en 2-3-2, soit 21 sièges au total.

Il s'agit du siège ZIM Magic de l'équipementier allemand, proposé ici avec un espacement de 38 pouces et une inclinaison de 6 pouces.


Chaque siège dispose d'un port USB-A et d'une prise universelle.

Les écrans en Premium Economy mesurent 13,3 pouces de diagonale.

Passons ensuite en classe économique, où l'on retrouve deux cabines pour une capacité totale de 224 sièges.

Avec cette configuration particulièrement appréciée en 2-4-2.

Il s'agit du siège ZIM Flexible NG.



L'armement cabine comprend une couverture et un oreiller.

Chaque siège dispose d'un port USB-A sous l'écran ainsi que d'une prise universelle partagée entre deux sièges.
Les écrans sont HD et mesurent 11,1 pouces.

Terminons notre visite en remontant la cabine jusqu'à la Business Hibiscus, qui occupe l'ensemble de l'espace entre les portes 1 et 2.

Une configuration en quinconce en 1-2-1 pour un total de 26 sièges.


Le galley avant avec une vue sur la porte 1 droite.

Il s'agit du siège Opal de l'équipementier français STELIA Aerospace.

Les sièges 1, 3 et 6 sur les côtés sont plus proches de l'allée (il n'y a pas de rang 4).

Alors que les sièges 2, 5 et 7 sont plus proches du hublot.

C'est le cas de mon siège 7A, situé au dernier rang de la cabine.

Chaque siège dispose d'une desserte avec un petit rangement fermé faisant penser à une boîte à bijoux.
L'armement du siège comprend une bouteille d'eau Evian, la trousse de confort et un casque audio antibruit.

Sur l'assise, d'une largeur de 20 pouces, un oreiller avec un motif corail.

En face, sur l'ottoman : la couette légère, le surmatelas et une paire de mules.


L'ottoman est rétroéclairé ; il est assez profond et dispose d'un petit rangement. C'est aussi à cet emplacement que l'on retrouve la pochette littérature.

Les commandes tactiles du siège sont simples et intuitives.

L'écran HD de 15,6 pouces.

Et terminons cette présentation du siège par la prise universelle et le port USB-A situés sous la console.

Le service débute au sol avec la proposition d'un verre d'accueil : kir royal, champagne, jus de fruits ou eau.

L'appareil est équipé de deux caméras extérieures offrant une bonne résolution.

Repoussage à l'heure et diffusion des consignes de sécurité, qui mettent en valeur la richesse des paysages néo-calédoniens.

Roulage sous une pluie battante vers la piste 26R.

La cabine est éteinte pour notre décollage de nuit.

C'est parti !

En vol
L'éclairage à bord est rallumé progressivement, en profitant au maximum des teintes offertes par le mood lighting de l'appareil.

On débute par la distribution d'un oshibori, proposé à la pince.

Suivi par un bon pour profiter du Wi-Fi ; les passagers Business disposent de 250 MB.

Airshow
Aircalin utilise FlightPath 3D pour son système de géolocalisation, l'une des plus belles modélisations disponibles.


Notre temps de vol sera particulièrement long ce soir : en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, nous emprunterons une route bien plus au sud, via l'Égypte.

Ce trajet en ligne droite est donc parfaitement théorique.


Trousse de confort
Le kit de confort met également en avant la culture locale ; plusieurs modèles existent, dont celui-ci, créé par une artiste calédonienne lauréate d'un concours organisé par la compagnie.


Le contenu est très complet : masque pour les yeux, mouchoirs, bonnettes d'écouteurs, bouchons d'oreilles, disques de coton, kit dentaire, stylo, sac à chaussures, paire de chaussettes…

…et trois cosmétiques de la marque française Payot : crème pour les mains, crème visage et baume à lèvres.

Dîner
Le menu du vol.

Deux feuillets sont insérés, le premier détaillant la carte des vins.
On y retrouve uniquement des références françaises : deux rouges (Bordeaux et Vallée de la Loire), un blanc (Chardonnay)…

Et un champagne Premier Cru.
Le second feuillet présente l'attention "Gourmet" ; ce mois-ci, il s'agit d'un vinaigre balsamique de Modène.

Le reste des boissons est détaillé, avec deux choix de whiskies, vodka, gin, cognac, rhum, liqueurs et bières.
L'offre de thés est particulièrement qualitative, en provenance de la maison Fauchon, avec pas moins de sept références différentes.

Le dîner débute par un apéritif ; j'opte pour un gin tonic accompagné d'une mise en bouche et d'un mélange de noix et de fruits secs.


Le trolley refait son apparition pour la suite.


Le menu, présenté comme "Gourmet", propose une entrée unique, le choix entre quatre plats, les fromages et trois options sucrées en guise de dessert.

L'entrée est présentée au plateau, où l'on retrouve également la salade de saison, le beurre, la vinaigrette, le sel et le poivre, l'assiette à pain et le jeu de couverts enroulés dans la serviette.

L'offre de pains est présentée à la corbeille.

Salade de saison

Le fameux moment "Gourmet" avec ce vinaigre balsamique de Modène est présenté dans un contenant ne le mettant pas vraiment en valeur.

L'entrée
Crevette grillée sur son tartare à l'avocat et au citron, avec sauce thaï
Volaille au paprika, salade de haricots verts et champignons

L'entrée est bonne, mais la crevette unique ne fait pas très généreuse.
Les morceaux de poulet ne paraissent pas très nobles pour une entrée Business.
Le plat chaud
"Choucroute" de la mer au beurre blanc, chou blanc et pommes de terre

Intrigué par cette option originale au menu, j'ai bien aimé cette choucroute, qui supporte bien le réchauffage.
Notre sélection de fromages

Correct.
Les douceurs
Royal au chocolat

Très bon.
Le service a été un peu long, mais assuré par un équipage ayant à cœur de bien faire et de consacrer du temps à chaque passager.
Le survol de l'Égypte.

Et plus particulièrement les lueurs du Caire.

Repos
Il est temps de passer le siège en mode full flat et de l'agrémenter de son surmatelas.


La nuit sera plutôt bonne, me réveillant un peu plus de deux heures avant l'arrivée.
L'airshow a malheureusement planté au-dessus de l'Inde, ce qui semble habituel en raison de problèmes de GPS jamming.

J'entrouvre mon hublot pour apercevoir l'immensité de l'océan Indien.


La cabine est rallumée avec le mood lighting en préparation du petit-déjeuner.

Petit-déjeuner
Le menu présente un choix entre trois options : le continental, l'assiette froide (qui correspond en fait au continental avec une assiette de charcuterie et de fromages) et l'américain, qui offre lui-même deux plats chauds différents.

Réveil en douceur avec un verre de smoothie.

L'ensemble de la prestation est présenté sur un plateau.

Coupelle de fruits frais
Brisures de cookies granola
Fromage blanc

Très bon.
Confiture à la fraise, mais surtout un pot de miel 100 % calédonien d'un producteur local, "Bee Happy".

J'opte pour l'option salée pour le plat.
Frittata de pommes de terre, courgettes en sifflets et concassé de tomates.

C'est bon et plus original que l'éternelle omelette.
Approche et arrivée
Devant, notre équipage, composé de deux commandants de bord et d'une officière pilote de ligne, prépare notre arrivée à Bangkok.
Nous avons exceptionnellement pu être présents dans le cockpit avec leur autorisation.


Le trajet du jour, qui ferait plaisir aux platistes.

Après avoir longé l'Italie, nous avons survolé successivement la Grèce, l'Égypte, l'Arabie saoudite, le sultanat d'Oman, l'Inde et enfin la Birmanie.

L'aéroport de Bangkok Don Mueang.

La capitale thaïlandaise se dessine dans la brume.


On suit le Chao Phraya pour effectuer une procédure en vent arrière pour une arrivée piste 01.

Virage à 180 au-dessus du golfe de Thaïlande.

Approche ILS 01-Z, autobrake "low" et altitude de décision à 260 pieds (le fameux "minimum").



En cas de remise de gaz : vitesse limitée à 210 nœuds, virage à droite au cap 105 et montée à 4 000 pieds pour rejoindre GUXAR.

Piste en vue.


Bienvenue à Suvarnabhumi.

Roulage rapide vers la nouvelle jetée d'embarquement.

APU bleed ON pendant le roulage.

Dernier virage.


Tous les passagers sont invités à débarquer, y compris ceux qui continuent vers Nouméa.

Les deux passerelles sont utilisées ici.


Mais pour nous, c'est direction la sortie.

Vidéo
PRATIQUE Depuis le 24 novembre 2025, Aircalin propose trois vols hebdomadaires entre Paris et Nouméa via Bangkok. Il s’agit de l’option la plus rapide pour rejoindre la Nouvelle-Calédonie depuis la métropole. La compagnie commercialise également les trajets entre Paris et Bangkok, ainsi qu’entre Nouméa et Bangkok.
Les vols sont opérés en Airbus A330-900neo, configurés avec 26 sièges Business Hibiscus, 21 sièges Premium Economy et 224 sièges en Economy.
Le réseau d’Aircalin comprend également Singapour (avec des accords de partage de codes avec Air France et Singapore Airlines), Auckland, Brisbane, Nadi, Papeete, Port-Vila, Sydney et Wallis.
La flotte se compose de deux Airbus A330-900neo et de deux Airbus A320neo, dont un exemplaire ne vole actuellement pas, ses moteurs étant loués à Air New Zealand.
Merci pour le partage et la présentation du produit, j'ai hâte d'essayer à mon tour !