Bonjour à tous,
Je me lance dans ce nouveau FR à l’occasion d’un déplacement professionnel à Miami, qui sera combiné avec un petit crochet pour une mission à Fort de France. Je n’ai par contre pas fait de report pour le vol CDG-Miami avec Air France, déjà maintes fois reporté.
Mon routing initial me faisait faire l'aller-retour Miami - Fort de France en business avec American Airlines. C'était sans compter sur la tempête hivernale qui s'est déchaînée sur les Etats-Unis pendant que j'étais bien au chaud dans les Antilles. Les opérations d'American Airlines ont été sérieusement perturbées, et mon vol retour Fort de France - Miami a été annulé. Le vol suivant étant trois jours plus tard, j'ai été rerouté sur Pointe à Pitre le soir même avec Air France en business, puis sur Miami le lendemain avec American Airlines, mais en éco car la business était déjà complète. Je suis content qu'ils m'aient trouvé une solution qui me permette d'attraper mon vol retour pour Miami, mais déçu d'être déclassé en éco. L'avantage c'est que ça me permettra de reporter les deux classes de voyage sur un vol Miami - Antilles. Voici donc mon routing final :
Enchainement de vols
- 1AF090 - Business - Paris CDG –> Miami - Boeing 777-300
- 2AA2901 - Business - Miami –> Fort de France - Airbus A319
- 3AF611 - Business - Fort de France –> Pointe à Pitre - Airbus A319
- 4AA2901 - Economié - Pointe à Pitre –> Miami - Airbus A319
- 5AF093 - Business - Miami –> Paris CDG - Boeing 777-300
Arrivée à l’aéroport
C’est jour de marathon en ce dimanche matin à Miami, certaines routes sont bloquées et des panneaux indiquaient partout dans la ville que le trafic routier allait être perturbé. J’avais en outre consulté le FR de Pititom sur le vol MIA-SXM effectué un dimanche de janvier l’année dernière qui mentionnait une attente énorme (plus d’une heure dans la file prioritaire) aux contrôles de sécurité à l’aéroport. J’ai donc réservé mon Uber avec une marge conséquente, avec un départ à 7h de mon hôtel à South Beach. Résultat : aucun trafic, mon taxi parfumé au cannabis (c’est légal en Floride) me conduit à l’aéoport en 20 minutes, j’arrive donc avec 3h d’avance sur mon vol et je n’attendrai même pas 10 minutes aux contrôles de sécurité. Comme je voyage juste avec une valise cabine j’ai zappé la zone d’enregistrement.


Le terminal et le salon
Je fais un petit tour rapide dans le terminal D monopolisé par American Airlines. Il est tout en long, avec une architecture classique d’aéroport américain vieillot et ne présente pas vraiment d’intérêt, si ce n’est le skytrain permettant de se déplacer plus rapidement d’un bout à l’autre du terminal et qui offre de belles vues sur le tarmac.

Pas de doute, c’est bien le terminal d’American Airlines.

Je me rends au salon situé à côté de la porte D30, ayant lu qu’il présentait l’avantage d’avoir une vue sur les pistes contrairement à celui situé en porte D15.
Ma carte d’embarquement est scannée par un agent de la zone d’accueil située au rez-de-chaussée, qui m’invite à me rendre au salon sur la gauche en arrivant à l’étage.

En sortant de l’ascenceur, je constate que le salon sur la gauche est un Admirals Club, tandis que le salon Flagship est sur la droite. Bien que voyageant en business sur un vol international (à un prix prohibitif d’ailleurs, le billet aura coûté presque aussi cher que le CDG – Miami avec Air France), je n’ai pas droit au salon Flagship car la business sur mon vol n’est pas labellisée « Flagship » et je ne suis que Ruby chez Oneworld. Je trouve cela vraiment mesquin..
L’Admirals Club est déjà bien rempli ce matin, et j’ai entendu une hôtesse à l’accueil dire qu’ils ne vendraient plus de « day pass » pour aujourd’hui. Il y a une salle principale avec des fauteils, des tables un buffet de nourriture, un bar et un buffet pour les boissons non alcoolisées, et des photos des cabanes de Miami Beach accrochées au mur pour donner une touche locale à la déco.



Puis deux autres petites zones avec des fauteuils, et un deuxième buffet dans un couloir avec une offre identique au premier.


Un stand de gaufres sponsorisé par Mastercard vient compléter l’offre solide.

Au fond du salon se trouve une zone de repos avec des sièges qui n’ont pas l’air très ergonomiques avec leur dossier raide et leur assise trop courte pour s'allonger.

Le salon dispose également d’une sorte de business corner avec des Mac mis à disposition dans un couloir, d’une salle pour les enfants à peu près vide et sans aucun jeux, et de douches que je n’ai pas visitées.


Je me trouve par miracle un fauteuil près de la baie vitrée dans la salle principale.

Un petit QR code sur la console entre les deux fauteuils permet de commander des boissons ou des plats servis directement à la place, mais je n’ai pas testé ce service. Les deux plats qu’il était possible de commander étaient payants, tandis que pour les boissons alcoolisées il on pouvait commander à la fois les cocktails ou vins gratuits ou ceux proposés avec un supplément. L’offre de cocktails gratuits semblait tout à fait décente, mais je ne l’ai pas testée, je suis resté sur un petit déjeuner sans alcool.

Je vais ensuite étudier les buffets et le bar plus en détail.






Ma première sélection.

Deuxième round. Vous noterez les couverts en plastique. Ca fait vraiment cheap, ça coupe mal, et c'est mauvais pour l'environnement : trois points en moins.

Et une petite touche sucrée pour finir.
J’ai donc goûté à peu près l’intégralité de l’offre solide : c’est très basique, la qualité est très moyenne, mais ça fait le job. Je m’attendais à pire après les horreurs que j’avais lues sur les Admiral Club.

L'embarquement
Je quitte le salon après ce petit déjeuner copieux à défaut d'être délicieux. J'arrive à la porte d’embarquement une demi-heure avant l’heure de décollage prévue. Mauvais signe : aucun avion greffé à la passerelle.

Ca ne loupera pas, on nous annonce quelques instants plus tard que le départ est retardé à 11h05 car nous attendons l’avion qui est encore au hangar. L’avion arrivera à 10h55, et nous décollerons à 11h50 avec plus d’1h30 de retard. Je soupçonne la grosse tempête hivernale faisant rage dans le reste du pays d’avoir quelque peu désorganisé les opérations, et qu’ils aient dû changer d’avion au dernier moment. Le commandant de bord nous expliquera d’ailleurs que notre avion était coincé au fond du hangar derrière d’autres avions et que ça a pris un peu de temps de tout sortir..
Nous finissons donc par embarquer, par une longue passerelle.

À bord
La cabine business à bord de cet A319 est composée seulement de 8 sièges.

Mon siège en 2A est assez confortable, avec un rangement et une prise électrique sous l’accoudoir, mais je trouve qu’il manque un repose-pieds. Le pas est conséquent, mais les passagers du premier rang ont par contre les pieds qui butent contre la cloison avant : je me félicite d’avoir choisi le deuxième rang précisément pour éviter ce désagrément. Il n’y a pas d’IFE, mais American propose une offre de divertissements par wifi. Le choix de film est très conséquent, et une grande partie est proposée en français.






Pendant le roulage nous passons devant les zones de DHL, d'UPS, de Fedex et d'Atlas Air où sont parqués tous leurs cargos, dont quelques MD11 préhistoriques. Je n'ai réussi à prendre en photo qu'un B767 de DHL et un B747 d’Atlas Air.


Les nuages me cachent rapidement la vue au décollage de Miami.

Je réussis quand même à apercevoir South Pointe, la pointe sud de South Beach.

Nous survolons ensuite plusieurs îles des Caraïbes, qui vu d’en haut ont l’air paradisiaques (et la majorité d’entre elles le sont sûrement aussi vu du sol).




L’hôtesse vient prendre les commandes pour le repas assez rapidement après le décollage. Il n’y a pas de menu ni de liste des boissons, on nous demande juste ce que l’on veut boire et l’innénarable « chicken or pasta », qui ne sonne pas très business class. Je choisis le poulet et je reste à l’eau pour le repas. L’hôtesse n’est pas désagréable, mais pas non plus souriante. Il faut croire que les américains n’ont le sens du service que s’il y a un pourboire à la clef.. Elle parlait un peu français par contre, ce qui fait remonter sa note. Elle nous apporte ensuite l’apéritif : un ramequin de noix tièdes et la boisson. Je n’avais pas compris que la commande de boissons valait pour l’apéritif, je commande donc un coca en plus de mon verre d’eau.

Le repas arrive rapidement après l’apéro, servi en une fois sur un plateau.
Je dirais que c’est un peu comme l’offre du salon : c’est très basique, mais ça fait le job.

Je fais un petit tour aux toilettes à l’avant, qui sont réservées à la business : elles n’ont aucun signe distinctif mais elles sont propres (heureusement vu que l’avion sort du hangar). Par contre, je comprends que c’est d’elles que vient les effluves d’excréments qui parviennent par moments jusqu’à mon siège. L’odeur est gênante dans les toilettes, mais heureusement elle n’atteint que très rarement mon siège.

L’arrivée
Le reste du vol se déroule sans encombres. Un arc-en-ciel nous accueille pour l’arrivée en Martinique.

Vue sur Fort de France pendant l'approche.

Nous arrivons avec seulement 45 minutes de retard malgré le départ retardé d’1h30. Un 777 d’Air France, un A330 et un A350 d’Air Caraïbes et un 737 d’Air Canada sont déjà là.

Nous débarquons au large, et rejoignons le terminal à pieds.


Il n’y a personne à l’immigration, je passe en un éclair et saute dans la navette du loueur de voitures qui partait juste quand j’arrivais. J’étais à mon hôtel 25 minutes après avoir débarqué !