Bienvenue à toutes et tous sur ce nouveau récit, premier vol d'une courte série de deux, qui me conduiront à Séoul.
Il s'agit du premier segment d'un billet LIS-AMS-ICN // ICN-CDG-LIS acheté en W sur Air France Portugal, qui avait l'avantage de proposer les meilleurs tarifs.
Le routing est donc, et sera, le suivant:
Enchainement de vols
- 1
- 2KL1580 - Business - Lisbonne → Amsterdam - Boeing B737-800
- 3KL855 - Premium Confort - Amsterdam → Seoul - Boeing B787-9
- 4AF267 - Premium - Seoul → Paris - Airbus A350-900
- 5AF1124 - Economie - Paris → Lisbonne - Airbus A321
Quelques jours avant le vol, je vérifie le status de ma réservation sur l'application AF, notamment pour consulter les possibilités de surclassement.
Et c'est une sacré surprise qui m'attends, en effet, le tarif est absolument délirant, avec un surclassement (en fait une modification de billets) qui dépasse les 5 500€ !

Bien entendu je passe mon tour, et grand bien m'en a pris, puisqu'au moment de l'enregistrement en ligne, une offre bien plus "raisonnable" me sera proposée.
Cela fait longtemps que je n'ai pas volé avec KLM, et encore plus que je n'ai pas volé en J moyen-courrier avec eux.
Je succombe donc à l'offre de surclassement proposée à 89€ pour m'offrir un poil plus de tranquillité en vol, et un service plus attentif.
Comme la veille au soir, c'est grâce à la navette de l'Ibis Styles que je rejoindrai le Terminal 1 d'où sont opérés les vols KLM.
Assez peu de monde à l'extérieur d'un bâtiment à l'architecture relativement traditionnelle pour cet usage.

A l'intérieur, même si sur la gauche du terminal, on retrouve une immense hauteur sous plafond, bien mise en valeur par les décorations de saison…

…l'impression n'est pas la meme sur la droite. Il y a pas mal de monde, qui s'agglutine devant des points de rencontre peu séparés et qui donne une impression globale brouillonne et confuse.

J'ai déjà ma carte au format électronique dans l'application, mais je me plie à la tradition d'obtenir une version papier de ce document.
Il est possible de le faire via des bornes en libre service, qui semble fonctionner pour l'ensemble des compagnies qui fréquentent LIS (exception faites de TAP?)

Ou via des guichets qui sont très correctement signalés, et nombreux!

Peu de doutes quant au chemin à emprunter pour moi, la signalétique prioritaire est clairement mise en avant et il faut être aveugle pour passer à côté.
L'agente au comptoir me recevra rapidement, et s'exprimera à moi dans un Français des plus correct à la vue de mon passeport.
C'est une relative constante ici, nombre de Portugais étant Francophones (voir Francophiles).

On retourne dans la partie droite, sombre et très impersonnelle, de l'aérogare après s'être enregistré.
Il faut en effet monter d'un niveau pour rejoindre les portes d'embarquement.
Ascenseurs ou escalators obligatoires donc, ce qui n'est pas des plus fluides et crée quelques ruptures de charges.

Même si la signalétique est très visible, je ne la trouve pas des plus intuitives.

Encore une fois, c'est sombre, et bas de plafond, l'impression n'est pas très bonne, ces tensoguides qui semblent avoir été déployés sans réelle logique participe de cette sensation.

Ici aussi, à moins d'être aveugle, avouez qu'il est difficile de rater l'entrée dédiée au parcours prioritaire.
Il suffit de scanner sa carte d'embarquement aux portiques pour y accéder.

Mais à l'image du reste du terminal, c'est un service bancal qui est proposé, avec un seul tapis et un seul scanner dédié.
De plus, les agents de contrôle sont particulièrement nonchalants, discutant en eux, et ne donnant absolument aucune information.
Résultat, il y a une attente significative (un gros quart d'heure) pour franchir le filtre.

Une fois l'obstacle passé, on retraverse un espace sombre pour espérer remonter vers la lumière.

Lumière qui semble devoir passer par la traversée obligatoire d'un duty-free où je ne m'arrêterai pas .
Les achats de Noel étant derrière nous!

Il faut continuer à louvoyer entre les boutiques pour accéder aux salons, au nombre de deux dans ce terminal, l'un étant dédié à la compagnie nationale TAP.

Ces derniers se situent sur un genre de mezzanine, à laquelle on accède par un escalator ou un ascenseur depuis le centre de la zone commerciale.


Ces espèces d'avancées, débordant des murs sont en fait des petites pièces, tentatives pour essayer de gagner un peu d'espace.

Et de l'espace il en faut, car on en manque ici.
En cause, la capacité d'accueil du salon qui semble atteindre ses limites.
En effet, le salon ANA semble accueillir tous les passagers éligibles des compagnies hors TAP.
Et ça en fait du monde, du coup il faut faire le tri, les passagers business sont acceptés pour le moment, alors qu'on refoule les passagers à status.

Les passagers désirant rentrer grâce à une carte de crédit ou via PP sont eux invités à faire la queue sur le côté.
Pas étonnant que le salon soit plein, si, en plus des passagers J et à status, on fait rentrer les Priority Pass et assimilés!

Les agents d'accueil sont débordés, ils sont donc très peu attentifs et aimables.
Ils sont même secondés par des agents de sécurité privée, signe que les relations doivent parfois se tendre.
Et franchement les prix affichés sont scandaleux, et il va y avoir pas mal à redire sur l'endroit.

De prime abord, la décoration semble soignée.

Et on retrouve quelques éléments originaux pour un salon d'aéroport, avec par exemple une petite promotion / présentation de bijoux en or.


Il y a également quelques salles de repos, un peu à l'écart du gros du lounge.
Pas de photos de l'intérieur de ses salles qui sont toutes occupées.

De par le fait, elles sont occupées… l'endroit est BLINDE, full de chez full et clairement ça nuit au ressenti.
Je vous laisse juge et vous faire un avis sur la fréquentation.

Les sièges faisant face aux pistes sont bien sur eux aussi occupés.


De toutes façons, la vue y est complétement pourrie par des persiennes qui ne laissent pas passer beaucoup de lumière.
C'est une constante à Lisbonne ou quoi?

L'endroit est franchement à la limite de la suroccupation, notamment par la présence de nombreuses familles avec enfants, poussettes, tapis de jeux… c'est délirant.

La particularité de ce salon réside dans la présence, en son centre, d'un espace, très sombre lui aussi, entouré de murs d'images (via des vidéoprojecteurs)

En cette fin décembre, ils sont en boucle sur la Coupe d'Afrique des Nations, et ces écrans, mêlés aux miroirs, aux colonnes et plafonds noirs donnent à l'endroit un côté absolument glauque!
Est-il besoin de le redire, mais très peu de lumière arrive ici, la disposition des fauteuils et des tables est étouffante, la tenue limite des passagers mettant leurs pieds sur les tables ajoutée à tout le reste font que l'impression est exécrable! Le tout est très peu qualitatif en tout cas.


Même les tables situées proches du coin buffet sont entièrement occupées.
Elles peinent par ailleurs à être débarrassées tant l'endroit est surchargé (et tant certains passagers sont des porcs sans éducation)

On note dans le fond, un bar et sa serveuse, qui proposent les diverses boissons alcoolisées.
Tout se fait à la demande donc, ce qui contribue à créer des files d'attente dans un espace déjà réduit et bondé.
A noter, pas de champagne disponible, mais un prosecco, proposé en version Dry ou Sweet.


Au niveau de l'offre, à l'image du reste du salon, c'est utilitaire, tout au mieux.
Il est 10 heures, les buffets font donc la part belle aux produits du petit déjeuner, ici avec un nombre important de viennoiseries (bonnes par ailleurs)


Pour qui préfère le salé, quelques sandwiches sont également mis à disposition.

Complétés par de la charcuterie qui fait très très industrielle (on est pas encore au Crown Lounge d'AMS si?)
C'est un poil mieux mis en valeur, et quand même meilleur, faut pas pousser!



L'offre alcoolisée, proposée au bar, est complétée par des machines à jus et à soda (un coup de propre ferait pas de mal)

par des frigos qui ne reçoivent que les tonics et les bières (locales, dont une sans alcool)

Ainsi que diverses machines à café, et machines à eaux qui semblent se généraliser dans les salons pour limiter les bouteilles plastique…

Vous l'aurez compris, le salon ne laisse pas un souvenir impérissable, pire il laisse plutôt une mauvaise impression.
Sombre, surchargé, pas loin d'être sale, il n'est clairement pas agréable dans cette situation de sur-fréquentation.
Et je ne sais pas quoi penser du terminal en lui même… Même s'il n'a pas l'air blindé, on sent qu'il y a du monde.
Les sièges sont squattés par de nombreux voyageurs qui sont allongés, ça me donne l'impression qu'il n'y a pas assez de place(s) pour tout le monde!

Malheureusement, ce n'est pas beaucoup mieux en porte.
J'ai été informé du retard de l'appareil, que j'ai par ailleurs suivi sur Flight-Radar.
Je me présente donc en porte seulement après que le vol précédent se soit effectivement posé.
Et ici comme partout ailleurs depuis mon arrivée, je note une fréquentation importante, et une gestion des flux assez hasardeuse.

Il y a bien des tensoguides mais aucune information pour orienter les flux de passagers.
Pas assez de sièges non plus pour s'asseoir et améliorer l'attente ici.


Il faudra attendre un peu plus pour que les agents s'activent et préparent l'embarquement en positionnant les panneaux SkyPriority en tête de file.

Le pré-embarquement ne commencera qu'à 11h25 sans qu'aucune annonce, ni sur le retard, ni sur les priorités, n'ai retenti.
Et forcement ce n'est pas en 15 minutes que le ménage a pu être fait, donc attente en passerelle.

On peut au moins en profiter pour jeter un œil sur la machine qui nous conduira à Amsterdam.
Il s'agit d'un Boeing 737-800 NG qui s'approche de sa majorité (17.5 ans)

Mouais, sur la gauche impossible de voir quoique ce soit…

…mais sur la droite, je peux m'essayer à une tentative de fuselage-shot.

L'accueil au seuil de la cabine est fait par la cheffe de cabine souriante et une partie du reste de l'équipage.
Et je (re)découvre l'aménagement en 3-3 avec un siège neutralisé en J.
Les coloris sont un peu foncés, mais cette cabine présente bien.

On peut noter que la têtière est ajustable sur 3 axes.
Le fauteuil Recaro est relativement fin cependant, même s'il reste confortable pour un vol d'environ 3 heures.


La paroi avant de l'appareil arbore fièrement le logo de la compagnie.
J'aime quand l'identité du transporteur est rappelée comme élément du décors.


Pour le moment, je n'ai pas de voisin, mais le plan consulté lors du check-in ne mentira pas, la cabine sera pleine.

Ces sièges, de conception moderne, ont adopté le fait de déporter l'emplacement pour les consignes et un éventuel magazine de bord sur la partie supérieure du dossier.

On retrouve donc les consignes et un peu de littérature, qui a une tendance à disparaitre de beaucoup de compagnies.

On retrouve dans celle-ci quelques rappels sur les règles à respecter pour rentrer dans l'UE ou concernant les quotas pour le duty-free.

Autre élément constitutif des assises modernes, le repose tablette / téléphone, qui vient ici se substituer à un véritable IFE.
Ca peut faire la blague pour un court vol, surtout avec une prise USB et un wifi opérationnel.

Avec une tablette un peu imposante, il n'est pas possible de la sécuriser avec le crochet supérieur, attention donc lors des montées et d'éventuelles turbulences.
Pour le reste, ça fait le travail.


Il est 12h15 quand nous repoussons enfin, mon voisin étant arrivé, il faudra vous contenter de cela.
On devine juste l'empennage de l'appareil AF qui est arrivé il y a peu.

On ne tarde pas pour tirer le rideau une fois l'altitude compatible atteinte.
On notera qu'un effort est fait pour égayer tout cela, ça change du traditionnel rideau uni.

Comme précisé plus haut, pour suppléer à l'absence d'IFE, on peut compter sur un réseau WiFi.
Pour s'y connecter, ce n'est pas compliqué!

Les pass sont les mêmes sur KLM que sur Air France, la procédure de connexion est par ailleurs similaire.


Le service se met rapidement en place, et celui-ci commence par la distribution d'une serviette rafraichissante.
Il s'agit des lingettes tissées proposées emballées, mais qui sont ici présentée sans leur emballage.

Dans le même mouvement, une grande bouteille d'eau est servie par défaut à tous les passagers.

Le temps pour l'équipage d'amener la prestation.
Chez KLM, celle-ci est présentée sur la forme d'un coffret en carton, qui renferme 3 items.
En complément desquels du pain chaud est déposé.

J'exècre en revanche ces couverts en bois dont le contact en bouche est super désagréable.


Dans cette boite, on retrouve un menu papier sur deux pages.
On note qu'un élément chaud supplémentaire est servi, mais s'agissant d'un chausson au fromage, j'en ferai l'impasse.

La page dédiée aux boissons est aussi importante que celle pour le repas ;)
C'est un peu mieux que ce qui était proposé il y a quelques années, avec un peu plus de références, et une montée en gamme, notamment sur les vins.

J'opte pour le cava pour ma part, avec du jus d'orange frais (très bon) de façon à me confectionner un mimosa.
L'attention pour confectionner un stop-goutte de la part de la CC est à noter.

Je ne pourrais pas vous donner mon avis sur la salade, mais visuellement ça ne présente pas mal, et ça semble suffisant en termes de quantités.
Les amandes sont très bonnes et font un excellent accompagnement pour l'apéritif, et les macarons sont corrects pour de l'industriel.

Difficile d'avoir un avis éclairé sur cette prestation. Elle apparait comme correcte visuellement, pas mauvaise pour les éléments que j'ai pu manger, mais l'impression restante est que ça ne fait pas très business class. La présentation en coffret carton, les couverts jetables et l'importante quantité de plastique y étant pour beaucoup.
Je fini mon repas par un whisky coke qui me sera servi avec le sourire par un équipage qui se sera montré efficace et attentif sans multiplier pour autant les passages.

Le reste de la croisière sera des plus classique et tranquille, pas de turbulences à signaler.
Notre arrivée se fera à 15h50 soit avec une vingtaine de minutes de retard sur l'horaire initial.

C'est avec plaisir que je note que nous arrivons sur la 36C et non sur la Polderbaan, ce qui nous assure un roulage plus court, nous n'aurons donc qu'un taxiing de 10 minutes, même pas.
16h00 quand je peux prendre cette ultime photo de notre cabine, qui aura été laissé dans un bon état de propreté.

Prise de congés sympathique, et débarquement rapide dans les longs couloirs d'AMS.

et direction le comptoir des correspondances pour m'assurer des infos pour mon vol à venir!

Je vous retrouve bientôt pour le vol de continuation qui sera un gros morceau et un FR qui fera du bien à la base de données qui ne connait qu'une seule entrée pour un AMS-ICN
Merci à toutes et tous pour votre lecture, vos éventuels remarques et commentaires et à très bientôt.
Mathieu.