Tiens un revenant !
Ce n'est pas en publiant une fois tous les 4 ans (à peine plus) que je vais pouvoir obtenir cette petite breloque dorée qui cernera ma photo de profil. Sur Flight-report comme à Milan, l'or se mérite et il aurait fallu que je m'entraine bien plus en amont pour espérer décrocher le Graal.
Et au final pour quoi en faire ? Si j'en crois certains lectures de certains athlètes reporters ayant atteints les sommets de l'Olympe de ce site, il semblerait que la considération et l'écoute de nos champions ne soit qu'une promesse vaine. Je ne me ferai pas l'arbitre ou le juge de cette situation. Je resterai juste le spectateur et lecteur déçu de voir s'éloigner ses auteurs favoris et je ne voudrais pas qu'on ne les retrouve qu'en feuilletant les pages de ce site, comme on se souvient de ses champions olympiques en tournant les pages de l'album panini.
Un revenant qui partage ce récit, juste pour vous remercier chers autrices et auteurs qui vous reconnaitrez. Vous remercier d'avoir aimé partager. Et pour seule récompense qui vaille à mes yeux, bien plus que de l'or, je vous renouvelle tout le plaisir que j'ai eu à vous lire et que j'espère avoir à nouveau.
Place à la cérémonie d'ouverture de ce flight-report … pour un vol s'étant déroulé bien avant l'ouverture des Jeux Olympique de Milano-Cortina 2026.
Vol AF1212
Bonjour à toutes et tous.
Quel intérêt à faire le récit d'une navette maintes fois reportée, notamment par l'excellent Okapi ? Peut-être le titre de ce paragraphe apportera un élément de réponse.
En effet, il s'agit bien du vol du matin AF1212 qui était réservé, afin de profiter d'une journée pleine à Milan.
Les notifications tombées dans la nuit en ont ainsi décidé autrement. Le vol était tout bonnement annulé.
Par chance, je me trouvais sur la région parisienne la veille pour des raisons professionnelles. Madame m'avait rejoint par train et nous avions passé la nuit à Roissy en France. Réveil programmé à 04h30 afin de se préparer tranquillement, déposer la voiture au Px et rejoindre la porte pour un embarquement quasi immédiat. Tel était le plan. La notification est tombée à 02h30 suivie de près par une seconde: nous sommes rebooké sur le vol AF1330. Milan patientera un peu. En attendant, recouchons-nous.


L'avantage, dans cette histoire, est que nous profitons de sièges en issue. Le hublot est également conservé.

LES DETECTEURS DE METAL SONT A CE POINT SENSIBLES DANS LES AEROPORTS QUE J'EVITE DE MANGER DES EPINARDS AVANT DE PRENDRE L'AVION (Le Chat)
Il faut l'avouer, nous ne sommes pas du genre à nous rendormir facilement. Alors, après une longue grasse matinée, nous nous levons à 06h30.
Nous prenons le temps, mais, n'étant pas TV, nous ne souhaitons pas rester dans la chambre. J'ai bien checké mes mails pro, mais il n'est quand même pas question de travailler. Aeroville n'ouvre qu'à 10 heures, Nous sommes short pour faire un tour sur Paris et Roissy-en-France se visite très rapidement. Décision est prise de nous rendre à l'aéroport.
Après dépose rapide de la voiture au Px et un coup de CDG VAL, nous voici arrivés dans l'enceinte du terminal 2.

L'heure ne trompe pas, nous sommes very early ! Notre vol n'apparait d'ailleurs pas sur le grand FIDS.

Nous partons pour une activité sans aucun intérêt: une petite "marche" le long des terminaux du terminal 2. Les halls 2D et 2B, même refaits et ouverts récemment, n'ont qu'un intérêt très limité coté landside. Les halls 2C et 2A sont bien plus animés. C'est de ce côté que nous boirons le 1er café de cette journée. Nous quittons la zone, direction le 2F avec un salut à l'A380 Emirates en porte C90.

Nous faisons un petit stop avant d'emprunter les couloirs menant à notre aérogare, afin de récupérer un BP papier.
AirFrance nous propose gentiment de bénéficier de plus d'espace en payant pour un siège en issue de secours … Non merci ?

L'annulation du vol du matin oblige la compagnie à nous créditer d'un voucher de 15 EUR . Cette compensation n'empêche pas la pose d'une réclamation au titre de l'article 261/2004 du règlement européen.

Le temps d'emprunter les travelators et nous voici au terminal 2F, encore bien calme ce matin.


N'ayant pas de bagage et rien de mieux à faire de ce côté, nous passons les contrôles sans aucune attente. Bien sur, il faut encore tout sortir de ses sacs et de ses poches. A quand le modernisme à CDG ?
De l'autre côté du PIF, rien de très original, AF joue à domicile.

Je crois que je prends la même photo chaque fois que je passe par le 2F. C'est toujours une architecture que j'apprécie … Même si elle trouve ses limites, j'en parle très bientôt.

Le FIDS indique notre vol comme étant à l'heure. Nous embarquerons du bout de la jetée.

Le temps de prendre quelques trucs à grignoter grâce aux voucher et nous voici proches de l'embarquement. Mais comment ne pas être exaspéré par ce terminal pas du tout adapté et dimensionné pour les flux passagers. Un ou deux embarquements en bout de jetées et c'est une circulation impossible pour les passagers. Les travaux juste avant n'arrangent en rien l'étroitesse constante du 2F.

Allez zou, il est temps d'y aller. Les zones sont respectées malgré l'étroitesse des lieux et l'impression de cohue qui en découle.


Le petit nez du zozio sous un temps humide.

Il n'y aura pas de meilleur fuselage shot.

Ni de meilleur instant console et porte. Mais je profite de ce moment pour envoyer un petit clin d'oeil à Esteban.

Accueil en porte chaleureux, nous nous dirigeons vers le 11A/B

Plus que nos sièges qui sont bien connus de vous tous, je voulais juste appuyer la sobriété des têtières tout en restant chic. C'est bien sur très subjectif comme impression.

La vue du dehors.

Et la vue du dedans avec un espace accru …

… Puisque nous sommes installés en issue de secours comme le confirment les pictogrammes autour de nous.


Si Marathon avait été à bord, sur que la moquette aurait reçu une mauvaise note … tout comme le blanc de mes chaussures.

Je vous dispense des détails de la cabine, de la littérature de bord et des consignes de sécurité. Vous connaissez tout cela. Ainsi, nous voici au roulage, qui sera plutôt court. Direction la 26R.

Ce triple Seven s'envolera pour DXB en soirée.

Il n'y aura aucune attente pour entrer en piste et mettre les gaz.



La vidéo pour les amateurs.
Rapidement, le rideau sera tiré.

Nous en aurons également profité pour nous extirper de la couche nuageuse.
Un air to air m'amusera plusieurs minutes puisque nos deux avions suivront une route assez parallèle le temps de quelques miles.


Et à la fin il ne restera que les nuages pour divertissement.

Aussi, pour lutter contre notre ennui, les PNC entrent en scène et nous proposent la collation du jour.

La pitance est réduite à peau de chagrin. 20 grammes de biscuits. On en regretterait le sandwich qui était servi.

Dehors, rien de nouveau …

Et pour la wifi, si j'ai pu me connecter sans problème, aucun message n'aura pu être envoyé ou reçu.

Le début de descente est rapidement annoncé. Pour la vue sur les Alpes, il faudra patienter le vol retour.

Nous sommes encore à 17000 ft lorsque nous passons au dessus des plaines du Po et du village de Torrazza Piemonte.

C'est dans la minute qui suit que nous pouvons enfin deviner les Alpes.


Notre descente se poursuit et nous devons également ralentir l'allure. Il faut dire que le contrôle italien nous a fait bénéficier d'un petit raccourci. Ce seront plusieurs minutes de gagnées. Grazie.

Un dernier virage et nous serons en finale. Nous venons de passer Trecate.


Les fumées des cheminées de la centrale thermoélectrique de Turbigo.

Et nous nous sommes posés en 35R. Piste rapidement dégagée.
Ne nous trompons pas, nous sommes bien à Milan Malpensa et non sur un aéroport irlandais.
Pas de vidéo de l'atterrissage: les images en contre-jour ne donnent pas un effet terrible.

Arrivés en porte alors que Vueling s'envole.

Nous sortirons bon derniers de l'avion après une courte discussion avec l'équipage.

Une dernière vue sur l'appareil du jour.

Nous n'avons pas de bagage à récupérer.

Il ne nous reste plus qu'à attraper un bus, aussi rapide que le train ! Mais un peu moins cher.
Cela marque la fin de ce tronçon aller. Le retour est quelque part dans mes brouillons mais il faudra sans doute vous armer de patience pour le lire. Et je ne doute pas qu'avec les Jeux Olympiques, quelques autres vols de/vers la capitale lombarde vous seront narrés.

DONNÉES DE VOL




Bonjour,
Merci pour ton FR.
Tu es tombé sur la vague d'annulations de vols en A220 au début de l'année, à cause des 14 aircrafts on ground d'Air France. Ne t'y trompe pas, la neige n'y est pour rien là-dedans. C'est le choix d'AF - catastrophique - de l'A220 qui en est la cause, avec ses nombreux problèmes techniques. Je crois que maintenant cela va mieux.
As-tu pu toucher ton indemnisation ?
A bientôt