Me voici de retour pour finir la série en cours (qui n'est pas la dernière de l'année 2025).
Je vous retrouve donc pour le dernier segment de ce voyage, qui me ramènera à Paris depuis Istanbul.
L'intégralité des 4 reports est disponible avec le schéma suivant:
Enchainement de vols
- 1
- 2
- 3
- 4TK1821 - Business - Istanbul → Paris - Airbus A350-900
Transfert au sol à IST
Je vous avais laissé à la sortie de mon vol arrivant de Manille, où une agente TK essayera de me faire changer de vol pour en prendre un partant une heure plus tard, mais j'ai préféré refusé pour avoir enfin l'occasion de découvrir l'Airbus A350-900 que TK a récupéré auprès de SU, parfois surnommé TurkoFlot et qui m'échappe depuis trop longtemps.
Il est donc un peu plus de 5h10 du matin quand je reprends ma fonction de flight reporter dans les interminables couloirs d'IST.
La signalétique est bonne, et on notera la présence d'un fast track non pas pour les passagers à status, mais pour les voyageurs les plus jeunes ou les plus senior.

Les informations sont claires, bien qu'un peu trop nombreuses à mon gout, mais l'indication de temps nécessaire est un point positif.
L'utilisation d'un code couleur est une bonne chose également pour faciliter le repérage des passagers et des cheminements.

Violet pour le domestique donc, avec très peu de monde en cette heure trop matinale.

Et rouge pour les transferts internationaux, avec un nouveau contrôle PIF à prévoir.


Ce Poste d'Inspection Filtrage sera rapidement franchi, puisqu'il ne me faudra que 10 minutes pour revenir dans la zone principale de l'aérogare.
C'est encore une fois une marche longue qui m'attends pour retrouver le salon, les travelators aident bien!

5h20 donc quand je suis dans la zone commerciale du terminal.
Le bâtiment est vraiment beau, et il est très agréable quand il y a peu de monde, ce qui est le cas ce matin.

Les indications pour rejoindre le salon sont bonnes, on retrouve facilement le chemin du lounge.

L'accueil se situe en haut d'un escalator, et quelques agents sont présents pour qui a besoin, mais pour le moment ils sont occupés ou sur leur téléphone!

Salon Turkish Airlines Business Lounge
L'accès au salon se fait de toutes façons de manière autonome, le passager devant scanner sa carte d'embarquement aux portiques automatiques (c'est également le cas pour ressortir du lounge.)

Je ne vous ferai pas un tour exhaustif des lieux, l'endroit étant déjà fortement documenté dans mes FR précédents, ainsi que dans la base de données du site.
Rien ne bouge ici, et surtout pas le piano mécanique.

Même si quelques travaux sont en cours en son sein. Il y avait une expo sur l'histoire de la compagnie derrière cette cloison, avec quelques jolis clichés.

Quelques nouveautés divertissantes sont mises en avant à l'entrée du salon, avec par exemple cette fonctionnalité de traceur de vols, projeté sur un support hémisphérique.
Ca ne révolutionne pas le produit, mais c'est amusant.

Un autre gadget à les faveurs de mon attention, et ne vous fiez pas à ce tout petit panneau.

Puisqu'il cache un simulateur de vol immersif au design très futuriste!
Il s'agit d'un simulateur utilisant un casque de VR et une plateforme dynamique censée vous immerger dans le survol d'Istanbul, en ressentant les mouvements du vent et du vol.
Je n'en profiterai pas ce matin, la machine étant à l'arrêt, je dois être en dehors des heures de fonctionnement de l'engin.
Dommage, mais je m'en remettrai sans mal.

Il est à signaler que le salon est particulièrement calme et vide en cette heure avancée de la nuit (ou en ce début de matinée.)

Il y a toujours un peu de monde devant le mur d'écrans du salon, des casques sans fil (IR) permettent de capter le son des téléviseurs.
Le cliché permet également de mettre en lumière le travail de design effectué au sein du lounge.

Un rapide focus sur l'offre du pdj, avec quelques viennoiseries, et notamment de bons croissants.

Les immuables Simit (spécialités turcs au sésame) sont déjà de la partie, ainsi que d'autres déclinaisons de pains.

Et quelques pâtisseries orientales viennent compléter une partie de l'offre, et de l'offre sucrée notamment.

L'offre liquide n'a pas évoluée, le prosecco est toujours manquant…

Je ne profiterai que peu du salon et de son offre, puisque mon temps de connexion est relativement court ce matin, bien que nous soyons arrivés très en avance du vol précédent.
6h30 sur le cliché, mon vol vers CDG est prévu à 7h55 ce qui veut dire qu'il ne va pas tarder à passer en Go To Gate (H-60 min) et compte tenu du temps de marche estimé et affiché pour aller en porte, il est temps de rassembler mes affaires et de me mettre en route.

Cheminement au sol et embarquement
En chemin, je rencontre quelques agréables boutiques qui ne font pas recette.
Ici un café qui vous invite à découvrir les traditionnels de la cuisine Turque, à des tarifs rédhibitoires cependant!

Il nous faut redescendre d'un niveau pour accéder aux portes d'embarquement.
Encore une fois, la fréquentation est minime pour le moment.

Sur le chemin, je note que certaines portes sont fermées et isolées, par ces espaces vitrés.
Je pense qu'il s'agit d'emplacements réservés aux vols vers les US ou le UK (hors Schengen en tout cas)

Tout est calme en tout cas sur la porte qui va accueillir notre vol.
Absolument pas fan du sponsor qui est affiché en grand au dessus de chaque porte du terminal (j'aime pas les plateformes de trading, encore moins celles de cryptos!)


Je suis en quasi pole position, prêt à bondir des starting blocks! En effet, je voudrai être parmi les premiers à embarquer pour découvrir cette cabine.

Dans les faits, il y a une foule assez dense qui a commencé à se former derrière moi, et c'est plutôt désorganisé.

7h15 quand l'embarquement commence et que je peux vous offrir une vue volée sur l'appareil du jour.
J'aime bien la silhouette de cet A350!

J'apprécie le fait qu'un double finger soit utilisé, facilitant ainsi la gestion des flux.

En revanche, c'est sur que pour le fuselage shot c'est moins pratique :)

Vol TK1821 - Airbus A350-900 - Business Class
L'accueil au seuil de cabine est enjoué, franc et donne le ton (le bon!)
Et je découvre donc cet intérieur qui ne présente pas les couleurs habituelles de la compagnie Turque.
La cabine est ici configurée en 7 rangées de 4 sièges, disposés en 1-2-1.

Les sièges des rangées paires sont proches du hublot, et séparés du couloir par une large tablette, garantissant une bonne privacy.


Pour augmenter cette notion d'espace personnel, les sièges peuvent être encore plus isolés grâce à la présence d'une porte coulissante.
Celles-ci sont très efficaces pour garantir l'isolement avec le couloir et le reste de la cabine.


Le siège, dans les tons bleus et orangés, propose une ceinture 3 points et est armé d'un petit coussin dès l'embarquement.

Les hublots sont très grands, et les sièges aux rangées paires permettent d'en profiter de très près!

Le fauteuil offre de nombreux espaces de rangements, en bas, côté couloir, un tiroir coulissant permettant par exemple d'y glisser ses chaussures.


Le petit placard attenant à la tablette offre divers espaces de rangements cloisonnés et peut aussi accueillir un casque.
Celui-ci est refermable, et l'élégante loupiotte complète ce côté du siège.


Pour finir le tour du propriétaire et des rangements disponibles, une espèce de penderie, à côté de l'écran, permet par exemple d'y stocker une veste (trop peu profond pour y ranger un gros manteau cependant.)


L'IFE est utilisable au sol, et propose, comme sur le reste des vols empruntés, une selection de chaines en direct.

Sous l'écran, une grand table coulissante, qui se replie, mais qui est d'une excellente stabilité.

Le long du siège, la télécommande tactile vient compléter l'offre de divertissement.
Elle permet d'afficher un second contenu sur cet écran, et aussi de piloter l'IFE principal.

Les connectiques du sièges sont parfaitement bien conçues et assez complètes, avec une prise jack (qui nécessite un adaptateur pour utiliser son propre matériel), et des prises de recharge USB et de courant multistandard.

Les contrôles du siège sont électroniques, simples, et intuitifs. J'apprécie personnellement le mode DND et le bouton qui contrôle l'ensemble de l'intensité lumineuse de la "suite".
Cependant, leur emplacement fait qu'ils tombent pile sous mon coude et que je les actionnerais par mégarde à plusieurs reprises.

Je profite que nous sommes au sol pour vous illustrer que le siège se transforme en un lit parfaitement plat, dont le confort peut etre amélioré grâce à des surmatelas stockés dans les coffres à bagages supérieurs.


Illustration du même siège côté aile, mais en rangée impaire, où l'assise est plus proche du couloir.
On note que les casques ont été distribués.

Enfin, un des éléments qui trahi l'histoire et l'historique de cet appareil, avec cette boucle de ceinture siglée de l'ancien propriétaire Russe.

Aller, on a fait un bon tour du hard product, il est temps de passer au soft.
Et cela commence par le verre d'accueil toujours proposé au sol pendant que l'embarquement se poursuit.
TK ne semble proposer par défaut que des boissons sans alcool, mais sur demande, un verre de champagne me sera amené.
Celui-ci est correctement rempli, et servi avec soin et le sourire depuis le galley sur un plateau.


Quelques noisettes me sont servies proactivement pour accompagner la boisson.

Les menus sont distribués au sol dans le même mouvement.

Le ciel se lève gentiment sur ce méga-aéroport et offrira quelques belles vues, ici avec un jumeau.


Le protocole se poursuit, avec la distribution d'un oshibori chaud.
Je note que c'est le défilé au siège 1K devant moi (PNT / PNC / CC), le passager doit avoir un status élevé :)

Je profiterai de la lignette pendant la diffusion des consignes sur les écrans, signe que notre départ est proche.


Le ciel se lève rapidement alors que nous repoussons.
J'aime vraiment beaucoup la ligne de cet appareil.

Il semble d'ailleurs que TG ait choisit le même A350 pour relier la mégapole Turque à la capitale Thaïlandaise.

Un malotrou!



Quelques appareils plutôt dédiés à du cargo (et quelques vols charters pour MNG)

Ici, un énorme 777 Qatari en version fret.


Et là, la vue sur l'originale tour de IST avec un tronçon d'appareil dédié à l'entrainement des pompiers.

Malgré le gigantisme de l'aéroport, son développement semble se poursuivre bon train.



Il est 8h30 quand nous nous arrachons du sol, et nous gagnons rapidement de la hauteur.

Je n'attends cependant pas que nous aillons atteins notre altitude de croisière pour m'amuser avec les hublots, qu'il est possible d'obscurcir partiellement grâce à une espèce de persienne.
Une option d'obscurcissement totale est également proposée.

Le Wifi aura été fonctionnel sur l'ensemble des appareils et des 4 vols empruntés.
C'est appréciable, et la procédure de connexion reste immuable (tout comme le quota proposé)

Les tarifs pour qui voudrait s'offrir quelques Mo complémentaires.

Voyons voir ce qui est proposé pour ce vol relativement court d'à peine plus de 3 heures. Il s'agit d'une offre de petit déjeuner.
On commence à connaitre par cœur les produits locaux, qui sont de nouveau rappelé sur une demie page du menu.

Le plateau est amené du galley, sans passage de trolley en cabine.
La première proposition est servie par défaut, avec cette selection de fromages et de dinde fumée.
Elle repart illico, pour cause d'allergie…

Le PNC s'en excuse, mais il n'y est pour rien, et m'apporte en échange (et après m'avoir demandé), un croissant et un simit chauds!
Excellents tous les deux par ailleurs.

Pour la suite, le menu offre un choix de 3 plats chauds, parmi lesquels deux salés et un sucré.
J'opterai pour Homemade blueberry pancake. Caramelized apples, warm vanilla sauce
C'est bon, même si c'est loin d'être transcendant, et je tourne au champagne pour accompagner le repas et mon retour sur Paris.


Après cette prestation correcte, je fais un rapide passage aux WC, qui sont équipées spécifiquement de produits Molton Brown pour la classe avant.

La croisière se passe agréablement, avec un équipage vraiment dévoué, aux petits soins, très avenant et souriant.
Nous échangerons quelques mots, notamment sur la version de cet appareil, qui, selon les dires des PNC, est agréable pour effectuer ces courts vols.

11h40 en Turquie, moins deux heures pour l'heure FR. Notre vol a donc durée 3h10 effectifs.
J'aime beaucoup cette approche avec un soleil encore bas, les ombres sont marquées.



Une dizaine de minutes de roulage sera nécessaire pour approcher de notre point de stationnement au Terminal 1 de CDG.

De façon assez étonnante, Saudia, bien que membre de SkyTeam, semble être pensionnaire du Terminal 1 et non du 2E comme une grande partie des autres compagnies de l'alliance

Pour l'heure, c'est ce sublime A380 âgé d'une dizaine d'années, qu'Etihad à pris l'habitude d'aligner sur paris, qui attire mon regard.




Des agents sont présents pour nous accueillir, aussi, la passerelle sera mise en place rapidement.

Arrivée à CDG Terminal 1
Nous permettant de débarquer en quelques minutes seulement de l'appareil.
A l'image du reste du vol, la prise de congés par l'équipage sera souriante et très franche.

Pas de doute sur l'identité du coucou du jour, avec ce cliché digne d'un fichier judiciaire!

Le passage de la PAF se fera relativement promptement, grâce a des PARAFE fonctionnels.
Le cheminement complet vers la sortie est assez rapide lui aussi, il ne me faudra que 10 minutes pour rejoindre les tapis à bagages.

Signe, que nous sommes à Paris, l'heure estimée de livraison des sacs ne sera qu'indicative.
Prévue à 10h08, une autre information viendra vite contredire le premier écran.

Les premiers sacs sortants à 10h20, je récupérerai le mien sur les coups de 10h25.
Ce n'est pas dramatique, mais cela reste assez long quand même, surtout si l'on compare ce temps aux performances des aéroports Asiatiques notamment.


C'est ici que j'arrêterai mon récit, ainsi que cette série.
Je vous remercie pour votre lecture, vos éventuels remarques et commentaires, et vous donne rendez-vous très vite pour un nouveau routing!
Excellent début de weekend à tous et toutes.
Merci Mathieu pour ce FR et cette série.
La plaie du téléphone portable pour les agents...
Tu ne rates pas grand chose, c'est amusant mais pas exceptionnel non plus.
Les couleurs d'Aeroflot ! les PNC avaient d'ailleurs deux uniformes : le bleu en hiver et l'orangé en été. Classe.
Ce qui change de notre dernier vol ensemble au départ d'IST.
Je viens de réaliser qu'en fait tu tournes au champ' pour le petit déj. Bravo.
Et sans doute aussi pour les vols long courrier, tant la cabine est qualitative et fait envie.
Il manque tout de même la trombine ;-)
Il ne vaut mieux pas arriver en même qu'un vol Air China (comme ça m'est arrivé la dernière fois).
A bientôt pour une suite que je pense connaître ;-)
Re Stéphane, merci pour ta lecture attentive;
Meilleur ressenti lors de mon passage au salon TK, lié à la faible fréquentation.
TK a souvent testé différents gadgets dans ses lounges, j'ai souvenir du simulateur de golf, et du circuit automobile.
Je vois que SU t'as marqué :)
Tu sais que je n'ai aucun problème à bruncher au champagne, et ce même à une heure matinale. Aucun soucis sur aucun de mes 4 vols pour me faire servir un verre en boisson d'accueil là où on nous l'avais refusé il y a quelques temps.
J'ai deux séries "récentes" à publier, et tu connais les deux :) l'une pour l'avoir partagée ensemble, l'autre pour en avoir longuement discuté!
Merci beaucoup Mathieu pour ce dernier récit du routing
Pour 3H1O de vol tout donne envie : l'oiseau, la cabine, la restauration, l'interaction avec l'équipage
Au sol : malgré l'heure matinale pour le salon et sur le chemin vers l'embarquement tout était bien calme c'est ce qu'il faut pour bien préparer ensuite le vol
A très bientôt :)
Merci pour la lecture et les remarques pertinentes.
Avoir une vraie config business sur des vols courts en Europe est rare mais c'est un vrai plus.
Avoir un wide-body sur un vol court l'est peut etre encore plus, et avoir un gros porteur, avec une vraie J moderne, sur un appareil d'une compagnie qui ne volera sans doute plus de si tôt dans nos contrées est une sorte de consécration :)
J'ai par plusieurs fois essayé de chopper ce TurkoFlot, quitte à programmer des voyages spécifiquement dans ce but, mais un swap de dernière minute m'en avait gardé éloigné à chaque fois!
Ma vision de IST et de son salon quant la fréquentation est moindre est bien meilleure, n'étant habituellement pas fan de cet aéroport, même si je lui reconnais bon nombre d'avantages.
A bientot pour d'autres vols!
Hello Mathieu
IST est ultra moderne et gigantesque, il est prévu qu'il puisse accueillir jusqu'à 200 millions de passagers ! ( D'où la poursuite des travaux ).
Le salon est très agréable lorsqu'il est calme, tu es passé à la bonne heure.
La cabine avant de cet élégant Airbus A350 me plait beaucoup, moi qui adore la quiétude.
Le surmatelas améliore considérablement le confort du siège lorsqu'il est en position lit.
N'as tu pas renseigné TK à l'avance de ton allergie alimentaire ?
Comme toujours la compagnie envoie du lourd concernant le catering sur un vol de moins de 4 heures, si en plus l'équipage était sympa...
Tout cela donne un excellent vol.
Merci pour le partage, à bientôt.
Cette cabine a de la gueule. Elle paraît même supérieur à celle des A350 classiques de TK.
Entre la cabine et le service, il y a un monde d’écart avec les autres compagnies opérant Paris - Istanbul.
Merci pour ce FR
Merci pour le partage,
Ce n'est pas facile de voler dans un A350 équipé de cette cabine.
Sur la liaison Paris-Istanbul, TK propose un produit J bien au-dessus de la concurrence.
L'aérogare de départ est gigantesque, bien trop à mon goût, il y a trop de marche à faire entre les portes d'embarquement. Un système de train/bus/metro à l'intérieur du terminal serai bienvenu (un peu comme celui de SIN ou de IAH).
A bientôt,