Voici le dernier de cette série de FR qui nous a conduits jusqu'en Malaisie pour ce week-end du 11 novembre, via Tunis et Doha.
Comme expliqué dans l'introduction, pour revenir de Tunis, plusieurs options sont possibles : AF / TO pour les compagnies françaises et TU / Nouvelair pour les compagnies tunisiennes. AF était hors de prix, TO pas vraiment compétitif quand on rajoute les options. Nouvelair ne me tentait pas vraiment, en revanche TU pourquoi pas ? La compagnie est réputée pour ses retards, mais sur un retour, ce n'était pas gênant en soi. Le billet en J est à peine plus cher qu'AF en Y, donc autant se faire plaisir. Ce sera donc TU, qui de plus arrive à ORY, bien pratique pour revenir sur Paris avec la ligne 14.
Ce vol permettra également de rafraîchir notre amie la BDD, car le dernier FR en business sur Tunisair remonte à 2019, et de ce fait il n'a pas été si simple de se faire une idée du produit J de la compagnie tunisienne.
Voici donc le routing complet avec tous les vols et les FR associés.
Enchainement de vols
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- 6TU - Affaires - Tunis > Paris - A320
Je vous avais quittés à la sortie de notre excellent vol en provenance de DOH. Nous connaissons un peu les lieux, y ayant déjà transité quelques jours plus tôt, avec l'agréable surprise de voir un comptoir de correspondance plutôt efficace. C'est donc sur la gauche qu'il faut prendre.

Nous nous présentons au comptoir en question et leur expliquons que nous n'avons pas nos boarding pass. L'agent est modérément aimable et nous demande sur quelle compagnie nous volons. Opoman et moi-même sommes sur TU, ce qui ne pose pas de problème, en revanche Marcety rentre avec AF et l'agent lui indique sèchement qu'il ne peut pas délivrer de BP et qu'il faut repasser landside.
Nous essayons d'insister mais il coupe court à toute discussion en nous expliquant qu'AF n'a pas d'agent de ce côté-ci (ou ne paie pas pour ça).
Nous convenons de garder les affaires de Marcety tandis qu'il passera les contrôles de sûreté, attendra l'ouverture de l'enregistrement et nous rejoindra au salon.
Opoman et moi attendons donc nos BP, ce sera l'affaire de quelques minutes. L'espace de transit n'est pas désagréable en soi, avec beaucoup de lumière naturelle, du wifi et même de quoi recharger ses batteries.

Nous ne sommes pas les seuls passagers en correspondance, contrairement à ce que je m'étais imaginé.

Nos BP en main, nous passons un contrôle de la PAF (sans tampon étant en transit) et rejoignons le salon.

J'ai déjà eu l'occasion de le décrire lors de mon précédent passage, et autant dire qu'il ne m'avait pas laissé une impression très positive. Pour le coup, je ne sais pas si c'est l'heure qui joue, mais il sera bien moins rempli et du coup un peu plus agréable.
Nous nous installons dans un coin tranquille en attendant notre compère.

Comme je vous le disais, l'affluence reste modérée.

Voici le bar, j'y retrouve le jeune homme qui officiait déjà à l'aller.

Côté catering, il y a de quoi se nourrir mais il ne faut pas non plus trop en demander.

Il y a du chaud.



Et du froid.


Les documents de voyage. Le BP a été dûment tamponné par une vigoureuse PAFwoman aussi aimable que ses homologues français.

Voici le FIDS de l'après-midi. Les trois prochains vols de TU sont tous prévus en retard, ça commence bien.

Le même une heure plus tard. Et ça n'a pas loupé, notre vol de 16h55 a déjà une heure de retard dans la vue.

Entre temps notre troisième larron nous a rejoint, non sans mal, nous rapportant un joyeux bazar pour repasser les contrôles. Nos vols partent à peu près en même temps (enfin en terme d'horaire théorique) et nous avons une longue escale, parfaite pour débriefer de notre week-end et commencer déjà à préparer le prochain.

Vue d'ensemble du salon.



Les consignes sont surprenantes, mais manifestement adaptées aux comportements de certains passagers.

Les toilettes ne sont pas vraiment au standard des aéroports internationaux modernes, mais disons qu'elles remplissent le rôle pour lequel elles ont été conçues, ce qui est le principal.

Mais voilà que vers 16h30 arrive notre appareil, en provenance d'Alger avec une bonne heure de retard. Notre vol est désormais prévu à 18h, et on se dit qu'une partie du retard va être rattrapée, mais non, ce serait trop simple.
Entre-temps, notre ami Marcety, qui devait partir après nous, prend congés de nous et s'en va prendre son vol Air France qui sera lui à l'heure.

Nous rendons donc en porte d'embarquement sans trop nous presser. Sur place, en l'absence de file matérialisée, c'est un peu la pagaille.

Mais une agente vient dire à tout le monde d'aller s'asseoir, l'embarquement n'étant visiblement pas près de démarrer.

Cela me laisse le temps de tirer le portrait de notre appareil, un A320 de 14 ans.

Vue sur la salle d'embarquement, je ne sais pas si le vol sera complet mais il y a du monde.

L'attente pour embarquer sera longue et surtout sans aucune information fournie. Un agent finit par arriver, il tapote un peu sur son ordinateur, puis il se met sur son téléphone. De même que ces deux collègues assises derrière, qui jouent sur leur téléphone avec le son à fond. Tout cela ne fait pas très professionnel.

On continue sur le professionnalisme des procédures locales : un gars arrive et sort une clé de sa poche, l'agent en porte ouvre la porte, rend la clé au premier qui s'en va et va dans le jetbridge. Il n'y a donc plus personne en porte (à part les deux filles absorbées par leur jeu sur leur téléphone) et la porte reste ouverte.

A 18h, notre vol est toujours annoncé à… 18h ! Vraiment, tout ceci n'est pas très sérieux. Je ne mentionne même pas le logo de la compagnie qui, comme au salon, n'est pas au bon format.

5 minutes plus tard, l'agent revient et lance l'embarquement. Une grande file s'est formée spontanément et nous nous positionnons dans ce qui semble être la file business, mais comme rien n'est indiqué, c'est un peu chaotique.
Nous voici donc dans les premiers à emprunter le jetbridge.

Nous avons droit à un nouveau contrôle des passeports en passerelle. Vue sur notre A320 (il faudra que le gestionnaire de l'aéroport pense à remplacer les néons de certaines lettres…).

C'est un agent de sécurité qui nous accompagne jusqu'à l'appareil.

La voie est libre !

Fuselage shot, peu probant avec les reflets.

Nous sommes accueillis en porte par la cheffe de cabine et une PNC. C'est un peu la surprise, car impossible de connaître la configuration de l'appareil, certains A320 de Tunisair disposant d'une vraie business et d'autres pas. Bonne pioche, nous héritons de confortables recliners, en configuration 2/2 sur 3 rangées. On notera qu'il n'y a pas de cloison de séparation avec la cabine Eco, comme c'est le cas sur les A320neo reçus par TU.

Nous avons réservé les sièges du premier rang. Même s'ils ne sont plus de toute première jeunesse, ceux-ci sont larges et bien confortables.

Vue sur le premier rang côté gauche, qui donne une idée du pitch.

La cloison de notre côté montre une moquette murale sérieusement élimée.

Le pas ne permet pas d'étendre ses jambes, mais c'est confortable. En revanche, le jour côté carlingue et donnant sur le galley n'est pas du meilleur effet.

Surtout avec cette vilaine prise électrique apparente.

Une abondante documentation est disponible dans l'aumônière.

On y trouve les consignes de sécurité, spécifiques à cet appareil et à son "jumeau".


Un autre bon point : TU propose encore un magazine, ce qui est de plus en plus rare.

Je profite de l'embarquement pour y jeter un oeil. Il commence par quelques dates de l'histoire tunisiennes.

Malgré sa taille modeste, la Tunisie possède plusieurs aéroports, dont certains avec un trafic international qui illustre la vocation touristique du pays.

On retrouve la classique (mais souvent intéressante) page sur les régions locales à découvrir.

Je pense que le moment qui m'a le plus fait rire, c'est la double page dédiée au salon de Tunis. Les commentaires sont si dithyrambiques qu'ils en deviennent ironiques. Je pense que soit le rédacteur n'a jamais vu le salon, soit il a voulu faire du second degré.

Voici quelques perles : on parle d'expérience "unique et inoubliable", avec des "mets raffinés", dans un "espace d'exception". Bien évidemment l'internet est à "très haut débit" et "le personnel est hautement qualifié".

Vous ne le saviez sans doute pas, mais Tunisair Handling est réputé pour son "expertise gastronomique", garantissant une "expérience culinaire de haut vol".

Quant aux boissons, que dire de la "sélection exquise" avec ses "vins raffinés" et ses "cocktails créatifs" ?

On aurait pu imaginer qu'il s'agissait de la réclame pour un très privilégié salon First d'une prestigieuse compagnie, mais non, nous parlons bien du salon visité tout à l'heure, qui selon les avis varie de nul à médiocre. Un bon moment de rigolade quand même.
Plus sérieusement, et ça c'est moins courant, TU communique sur ses résultats financiers, qui semblent s'améliorer.

On notera pour le coup la transparence des informations, comme par exemple le taux de remplissage (pas si élevé que ça) ou la valorisation des réductions de coûts, notamment par la baisse des effectifs de 11%.

Sinon on retrouve la classique carte du réseau. Le réseau long courrier est assez limité (étrange cette liaison avec Montréal), avec toutefois une présence marquée en Afrique de l'ouest.

Et la page sur la flotte, composée à 100% d'Airbus, avec seulement 2 A330 mais tout de même 5 A320neo.

Terminons le tour du siège avec l'accoudoir central, avec de profond porte-gobelets qu'on est plus habitués à voir dans un monospace familial que dans une business class.

Notons par ailleurs la présence de prises (à se partager à deux).

Les premiers contacts avec la cheffe de cabine, très élégante et souriante, sont bons. Lorsque je lui demande à quelle heure nous arrivons, elle me répond avec un sourire malicieux que cela dépend quand on part. J'ai bien aimé la repartie, manifestement elle doit être habituée. Elle me précise que l'avion est plein ce soir, 147 pax annoncés.
La cabine business sera effectivement pleine. Parmi les derniers passagers, arrive ce qu'on imagine être une GP, qui fait la bise à tout l'équipage.
18h35, l'embarquement a été rondement mené en 30 minutes, pas mal. La porte peut être fermée.

La cheffe de cabine prend la parole, souhaite la bienvenue aux passagers et nous annonce une arrivée dans 2h10. Le CdB prendra la parole juste après le roulage.
Nous pouvons enfin repousser. Au loin j'aperçois Transavia, au large mais en A320neo.

Plus loin un A320 ITA, en ancienne livrée Alitalia, je pensais qu'ils avaient tous été repeints mais non.

Les PNC réalisent les démonstrations de sécurité.

Bye bye TUN.

Juste après le décollage, le rideau est tiré et maintenu de manière un peu étrange.

25 minutes après le décollage, le service débute. Voici le plateau tel que déposé, avec l'entrée, le fromage et le dessert - le tout sous cellophane.

Le plateau en plastique rouge n'est pas très élégant, mais il faut noter quelques efforts de présentation, comme cette tasse et ce duo salière -poivrière.

Couvert en métal de qualité correcte, au logo de la compagnie.

L'excellente surprise viendra de la possibilité de prendre du champagne rosé. Et servi dans une vraie flûte s'il vous plaît. J'avoue que je suis un peu bluffé.

Mon camarade me suit avec les bulles, l'occasion de trinquer à ce chouette voyage entre amis.

Et à tous les FRistes ! Ce n'est pas tous les jours qu'on boit du champagne rosé en MC ! (la seule autre fois en ce qui me concerne c'était avec Edelweiss)

L'entrée est bonne et fraîche avec ces asperges bien croquantes comme je les aime. Le poulet était par contre un peu sec.

Pour le plat, la CC nous propose au choix boeuf ou poisson. Pour ma part, j'opte pour le boeuf. Celui-ci est chauffé au galley et amené à la place. C'était bon.

Mon voisin a choisi le poisson, et la CC lui glisse avec un sourire malicieux que c'est le véritable couscous tunisien, le meilleur selon elle bien sûr.

Le service est très agréable, mais comme trop souvent il n'y a pas de second passage spontané pour les boissons, il faut le demander.

L'occasion de goûter ce vin rouge tunisien, que la CC se fait un plaisir de nous amener.

Je me suis régalé !

Je termine avec le fromage, pas inoubliable, mais servi avec du pain tiède et des noix (enfin, un cerneau de noix pour être précis). Les fruits quant à eux auront peu d'intérêt, les agrumes étant plutôt acides.

Pendant le repas, une annonce indiquera qu'en raison d'un problème technique d'eau, il ne sera pas possible de proposer de café ou de thé en fin de repas.
Nous terminons le vol en feuilletant le magazine du dutyfree, qui propose des produits intéressants, ou à tout le moins typiquement tunisiens.

Comme ces vins et liqueurs.

Ou ce tabac pour narguilé.

Nous souhaitons d'ailleurs commander de l'eau-de-vie de figue, mais lorsque nous demandons au PNC celui-ci nous explique que tout a déjà été vendu ! Au mieux c'est un service qui fonctionne bien, et qui semble prouver que les tarifs pratiqués par TU sont intéressants.
La fin du vol se déroule tranquillement. Nous arrivons en région parisienne déjà plongée dans la nuit noire.


Et nous voilà arrivés à bon port. Contrairement à d'habitude, c'est à Orly que se termine ce voyage, où nous retrouvons le patron des lieux qui a récupéré une bonne partie des créneaux d'Air France.

La compagnie nationale y a encore quelques appareils, dont ce 777 qui dessert les Antilles, mais pas pour bien longtemps avec la fin des opérations annoncée pour fin mars 2026.

Lui en revanche, n'est pas prêt de partir d'ici, Frenchbee ayant fait d'Orly Sud (pardon, Orly 4) sa base parisienne.

Nous voici arrivés à destination. J'avais craint un parking au large, mais nous sommes bien au contact.

Les consignes sont à peine éteintes qu'un passager surgit de l'Eco et se positionne en porte pour débarquer le premier. La CC lui demande d'attendre mais le pax est énervé, il dit qu'il doit prendre un train et commence à invectiver la CC. On sent surtout de l'agacement avec les retards récurrents de Tunisair. La CC reste très pro et lui demande de se calmer.
Dès que la porte s'ouvre, il se précipite pour aller attraper son train. Il faut dire tout de même qu'il est 21h et que nous avons 1h40 de retard.

De notre côté nous n'avons pas de contrainte particulière et saluons la CC en la remerciant pour ce vol. Dernière vue sur le museau de notre A320.

Nous arrivons dans une partie rénovée d'Orly 4, un terminal que je n'ai pas l'habitude de fréquenter. L'identité visuelle est identique à celle d'Orly 3, ce qui apporte une meilleure cohérence entre les différents terminaux.

Direction la sortie. Etant dans les premiers à sortir de l'appareil, il n'y aura aucune attente à la PAF.

A cette heure, la salle de livraison des bagages est déserte.

Je me retrouve landside à 21h15, seulement 15 minutes après être sorti de l'avion, ce n'est pas mal du tout !
C'est le moment de se séparer avec Opoman, celui-ci prendra un VTC tandis que je vais profiter de mon pass Navigo et de l'efficace ligne 14 pour rentrer sur Paris.
Pratiquement tous les vols sont partis et les comptoirs d'Orly 4 sont tous déserts.

L'aérogare est littéralement déserte.

Je rejoins la ligne 14 à Orly 3 à pied, la marche est courte mais dans un froid vivifiant après les chaleurs de la Malaisie.
C'est ainsi que se clôture cette série de FR. Je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures.
Merci beaucoup pour ce FR.
Un vol classique TU, avec un retard de seulement 1h40, bien inférieur à la moyenne de la compagnie qui souffre vraiment de graves problèmes opérationnels.
Une vraie J, certes, Un catering correct sans plus. Des PNC agréables, vous avez eu de la chance ! Et une cabine en bon état, trop rare sur TU ! En tout cas pour la J, mais j'aurais bien aimé savoir dans quel état était la Y...
Bons vols!
Merci pour très intéressant FR. Pas mal du tout ça donne presque envie. J'ai adoré l'article sur le salon. Si personne ne te fait de compliments, fais toi en toi même 🤣
J'ai pris Tunisair il y a 25 ans un certain 10/9/2001 et ils étaient déjà en retard a l'époque. On avait un passager en trop dans l'avion... Le lendemain on a fait ''gloup''
Merci Stéphane pour ce FR.
Je m'étais posé la question de ce panneau transit, mais j'ai toujours pris une nuit de sécurité pour mes départs de TUN. Et au retour j'avais tellement de temps que je suis passé landside et surtout une valise à récupérer.
Ce salon n'est pas top du tout, et le plus drôle c'est en effet la description dans le magazine Tunisair qui lui lance des fleurs en veux tu en voilà.😆
Je n'ai jamais pris un vol TU à l'heure.
A bord c'est plutôt bien, et puis cela change un peu , un plat chaud, contre un plat froid ailleurs.
A bientôt
Salut Stéphane
Une fin de routing qui se termine sur une assez bonne note.
L'accueil par le personnel à TUN est souvent perfectible, hélas.
Le comportement des agent(es) est inadmissible.
Les retards de cette compagnie sont légendaires.
Bonne surprise qu'offre cette cabine Business, la Cheffe de Cabine a bien assuré sur ce vol.
Le siège est confortable.
Le catering va bien aussi, avec la divine surprise du Champagne.
Un bon vol au final.
Merci pour le partage et toute la série, à bientôt !