Après deux jours et demi bien sympathiques à Kuala Lumpur, il est temps de rentrer. L'aller étant au départ de Tunis, c'est donc à Tunis qu'il nous faut revenir. Petite originalité dans ce routing, le segment entre KUL et DOH est opéré par MH en partage de code avec QR. J'aurais bien aimé essayé le 350 de MH en vol direct au départ de Paris, mais ce sera pour une autre fois.
MH aligne généralement un A350 entre KUL et DOH, ex-SAS mais avec une cabine tout à fait acceptable. Manque de chance, nous aurons droit à un vénérable A330-300 et sa vieille cabine. Au moins aurons-nous le service MH complet (le galley du 350 ex-SK ne s'y prêtant a priori pas).
Pour ceux qui auraient raté les premiers épisodes, c'est par ici.
Enchainement de vols
- 1
- 2
- 3
- 4MH - Affaires - KUL > DOH - A330-300
- 5QR - Affaires - DOH > TUN - A330-300
- 6TU - Affaires - TUN > ORY - A320
C'est en fin d'après-midi que nous quittons Kuala Lumpur pour rejoindre l'aéroport. Celui-ci est assez loin de la ville mais il est bien relié, grâce notamment au train KLIA Express qui fait le trajet en 30 minutes. J'ai failli convaincre mes camarades de prendre cette option, mais depuis notre hôtel ce n'était pas forcément plus simple de rejoindre la gare et comme les VTC sont très bon marché à KL, la solution la plus pratique et la plus économique était de nous y rendre par la route.
Nous avons eu globalement de la chance pour la météo, sauf le dernier jour où nous espérions pouvoir nous rendre aux grottes de Batu. Tant pis, ce sera pour une autre fois !

La pluie cesse enfin sur le chemin de l'aéroport et lorsque nous arrivons, il fait presque grand beau. L'architecture de l'aérogare est bien visible de loin.

La dépose-minute est efficace, notre chauffeur nous dépose devant les comptoirs Malaysian. Ces grands chapiteaux sont assez impressionnants.

J'avise ces panneaux dédiés aux passages Business et Business Suite (une sorte de First chez MH).

Pour les passagers J, cela ne change pas grand-chose, en revanche MH dédie un accueil spécifique pour ces pax Business Suite

Bienvenue à KLIA !

C'est assez rare pour être noté, ce FIDS est situé à l'extérieur du bâtiment. Avec l'humidité qui règne ici, l'entretien doit être à l'avenant. La fréquence des vols est importante, il faut dire que le caractère insulaire d'une partie de la Malaisie et de l'Indonésie renforce l'importance du trafic aérien dans cette région.

L'aéroport est grand et moderne et il y règne une certaine animation.

Le patron des lieux s'affiche sans complexe. On voit ici l'arrivée du KLIA Express.

Nous nous dirigeons vers les comptoirs d'enregistrement, car même si nous avons pu procéder à l'enregistrement en ligne, les BP ne sont pas disponibles dans l'application QR. De nombreux comptoirs sont de simples dépose-bagage.

Mais il existe aussi des comptoirs classiques avec un accueil "humain", pour lequel il y a d'ailleurs un peu de queue.

Je suis un peu surpris qu'au QG de la compagnie, MH ne dédie pas des comptoirs spécifiques pour la J mieux affichés. Il faudra se contenter d'une unique file prioritaire, d'ailleurs sans fioritures, et qui accueille également les PMR. Nous nous y engageons et avons de la chance, peu après une longue file se forme derrière nous.

Juste à côté, se trouve une file dédiée pour les familles avec jeunes enfants. Très sympa la marelle avec cette jeune pax qui met à profit l'attente.

C'est d'ailleurs à ce comptoir "junior" que nous sommes reçus par une charmante préposée MH.

Celle-ci nous confirme que nous volerons bien sur un A330-300 ce soir, et non l'A350-900 espéré initialement. Elle nous demande si notre destination finale est TUN, nous lui précisons que c'est Paris mais elle ne demande aucun justificatif. Elle nous remet nos boarding pass, joliment décorés avec un liseré doré. A noter qu'elle changera le papier de sa machine pour que justement nous disposions des BP de la J. Autre détail que j'apprécie : le nom du salon auquel nous sommes éligibles est bien indiqué. Depuis KL en volant en J avec MH je n'avais pas trop d'interrogation, mais ce n'est pas toujours aussi explicite.

Petite surprise, l'agente nous indique également que nous avons droit à un transfert privé pour rejoindre le satellite d'où part notre vol.

Le verso du flyer nous indique très précisément le chemin pour nous y rendre. Classe !

Direction les contrôles de sûreté. Tiens, ici comme à DXB, il est possible de gagner une voiture du sport. Attention aux frais cachés…

Pour rejoindre l'immigration, il faut emprunter ces portiques, et ça bouchonne un peu. En face de moi, deux Chinoises qui ne prennent manifestement pas l'avion peineront à comprendre qu'il faut scanner le BP pour passer et tenteront de forcer le passage manuellement…

Cette première étape franchie, il faut descendre. Bonne nouvelle, il n'y a pas trop de monde à la PAF.

Marquée par ces néons bleus d'un goût un peu douteux, voici la file dédiée pour les passagers prioritaires.

Juste avant celle-ci, j'avise cette maquette de l'aéroport (qui anticipe un peu les choses puisqu'à l'heure actuelle il n'y a qu'un seul satellite).

Les formalités sont passées très rapidement (PAF uniquement, le PIF étant en porte), et nous voici moins de 10 minutes plus tard airside. Le terminal est grand et très lumineux, avec de nombreuses boutiques.

Le plan qui nous a été remis au comptoir d'enregistrement nous indique qu'il faut nous rentre en porte G1. Sans celui-ci, nous ne l'aurions pas deviné, rien de particulier n'est indiqué.

Nous tombons sur une agente MH qui garde l'accès d'un ascenseur. Nous voyant un peu hésitants, elle nous confirme que c'est bien ici. Après vérification de nos BP, nous sommes invités à monter dans l'ascenseur. Elle me demande si les informations étaient claires, car manifestement les passagers ont du mal à trouver cet accès, d'où sans doute le plan remis à l'enregistrement.
Nous sommes immédiatement pris en charge à notre sortie de l'ascenseur et sommes conduits dans un grand salon.

Mais nous n'aurons même pas le temps de nous poser car nous sommes tout de suite invités à nous rendre à l'extérieur. Là, une rutilante Mercedes nous attend et un agent se charge de mettre nos valises dans le coffre. Ma foi, tout cela fait plus penser à une First qu'à de la business, non ?

Etant trois, l'un de nous passe à l'avant. Je n'y connais rien en voitures, mais celle-ci semble être du dernier cri et tout électrique.

Ayons une pensée pour les quidam qui doivent emprunter le LISA malaisien ;-)

Il n'y a pas à dire, la balade sur les pistes en berline est tout de même bien sympathique.

Et nous voilà arrivés au satellite.

Franchement, je suis bluffé par le service au sol pour de "simples" passagers business, d'autant que nous n'avons croisé aucun autre pax. On imagine mal comment ce service peut être mis en place pour tous les passagers J, mais en tout cas pour nous ça a été rudement efficace.

Nous retrouvons le satellite qui nous avait accueilli à notre arrivée trois jours plus tôt. Cette grande rotonde végétalisée n'est pas sans rappeler Changi.

Certains endroits sont agréables pour patienter avant son vol, comme ici ce café avec une belle vue sur les pistes et les aéronefs.

Pour nous, ce sera le Golden Lounge de MH qui nous accueillera pour une grosse heure et demie. Il faut reconnaître que la signalétique pour s'orienter est perfectible et nous avons eu du mal à trouver le salon (lequel se situe tout au bout d'une jetée à l'étage).

L'entrée a tout d'un salon flagship, et celui-ci a déjà été bien documenté sur ce site.

Nous sommes invités à prendre à gauche, l'entrée de droite étant réservée aux passagers à statut chez OW, ce qui n'est pas notre cas.

Ce large couloir dessert le bar sur la gauche, qui comme l'a remarqué Pititom peut se fermer au besoin (sans doute pour le ramadan). Au fond se trouve le salon à proprement parler.

Voici le bar, où officient deux barmen. Il y a quelques tables hautes pour s'installer ainsi qu'un écran de télé diffusant du foot.

Les alcools disponibles ne sont pas légion.

Ce que confirme la liste des boissons disponibles.

Le personnel n'est pourtant pas avare de gestes de service et s'emploie du mieux qu'il peut à préparer des cocktails avec cette maigre liste d'ingrédients. Le panneau vert derrière indique explicitement qu'il est interdit aux musulmans de consommer de l'alcool.

Voyons voir la zone principale du salon. Celle-ci est grande, mais l'espace ne sera pas de trop au vu de la fréquentation.

Nous privilégions naturellement les places près des baies vitrées, mais ce sont bien évidemment les plus prisées.

A force de patience, nous finissons par réussir à occuper club quatre.

Il offre une belle vue sur le tarmac, mais les mouvements seront limités.

Si l'offre liquide en alcool est dérisoire, en revanche il faut reconnaître que pour ce qui est du solide, il y a un choix assez impressionnant. A ce comptoir, il est possible de commander une soupe laksa réalisée à la minute.

Pour le reste, c'est autour de ces buffets que ça se passe.

Il y en a pour tous les goûts et tous les palais.



Et encore…



Si ça ne vous suffit pas, il y a aussi des scones et des quiches lorraine (qui en le nom plus que l'aspect).

Et encore du chaud ici.


Pour ma part, je me réserve pour le repas en vol. Je me contente donc d'un apéritif, avec un mousseux parfaitement oubliable.

Mes camarades insistent pour que je goûte ces gâteaux au pandanus. A la limite celui de droite, mais alors celui de gauche, ce sera sans moi !

Allez, on se laisse tenter par le vert (avec un petit gin tonic pour faire passer tout ça). Pour les musulmans, c'est interdit, mais alors pour les autres, le barman n'y va pas de main morte sur le dosage…

Vers 20h, nous quittons le salon. En nous dirigeant vers la porte, on trouve plusieurs boutiques pour ramener quelques souvenirs et dépenser ses derniers ringgits (ce qui ne sera pas notre cas puisque nous n'avons pas eu besoin de retirer d'espèces). S'il est très prisé par de nombreux Asiatiques, pas certain que le durian soit un souvenir qui plaise à beaucoup de monde en Europe…

En porte, il y a déjà la queue. KUL a copié le modèle de SIN, avec un PIF à passer en porte. C'est d'autant plus horripilant qu'il n'y a pas de file dédiée pour les passagers business (il y a bien un second poste, mais celui-ci est réservé à l'équipage et aux PMR).

Il faut donc faire la queue et ça n'avance pas bien vite.

Dans un éclair de lucidité, les agents du PIF ouvriront le second poste à tous les passagers, mais l'essentiel du flux sera déjà passé. Décidément, je n'aime pas ces PIF en porte.
Il faut ensuite scanner son BP à un portique automatique pour accéder à la salle de pré-embarquement.

Que voici. Nous ne sommes qu'au début de l'embarquement et l'endroit ne tardera pas à bien se remplir.

Personne en porte, ce n'est pas bon signe.

Voici notre oiseau du soir qui arrive. Il s'agit de 9M-MTI, un vénérable A330-300 de 13 ans. Il est 20h20, le départ à 21h est compromis… Mauvais point d'ailleurs pour MH : nous n'aurons aucune information sur le retard prévisible.

Voici venir notre équipage. Le CdB et l'OPL se serrent la main et semblent se voir pour la première fois. Euh… les PNT ne sont pas censés faire un briefing du vol au préalable ?…

20h35 : l'équipage est autorisé à embarquer.

Pendant ce temps, notre appareil est en plein avitaillement.

L'ambiance n'est pas géniale dans la salle de pré-embarquement, il y a beaucoup de monde, les PMR sont au taquet pour embarquer les premiers, bref, on sent que la tension est palpable. De plus, pas de toilettes, il faut repasser avant les contrôles puis repasser le PIF.
Le comble, un passager vient se coller juste en face de nous et commence à faire sa prière. C'est moyen, heureusement que les 300 autres passagers n'ont pas eu la même idée.

Côté Européens ce n'est pas mieux, deux Allemandes sont littéralement vautrées par terre au milieu du passage et passent des appels vidéos avec des copines. En même temps, il faut bien choisir sa place assise car les banquettes ne sont pas toutes très propres.
L'attente traîne et enfin à 21 heures les PMR sont invités à embarquer, suivis par les pax prioritaires.

C'est donc à 21h10 que nous arrivons enfin en porte !

MH aligne deux passerelles, dont l'une dédiée à la business. Pas d'erreur, nous sommes dans la bonne cabine.

C'est la CC qui fait l'accueil en porte, souriante mais un peu automatique. Elle m'oriente vers mon siège, en faisant l'effort de m'appeler par mon nom.
Voici donc cette cabine, qui est loin de sentir le neuf. Les habitués de OS/LX ne seront pas dépaysés, c'est exactement le même layout, équipé du siège Vantage de Thompson.

Côté gauche de l'appareil, on trouve des sièges solo, alternativement proche du hublot ou du couloir.

Puis deux sièges centraux et enfin, pour les sièges de droite, alternativement un siège trône et deux sièges.

Cela donne une cabine assez dense mais plutôt aérée, ce qui me convient plutôt bien, d'autant plus que la cabine business, avec seulement 27 sièges, est plutôt restreinte.

Les sièges étant facturés fort chers à la réservation, nous avons attendu l'OLCI pour nous placer. J'occuperai le 7A, au fond de la cabine. L'un de mes co-pax voyagera juste devant moi, tandis que le 3e larron sera royalement installé sur le dernier trône disponible, au premier rang, que nous lui avons laissé de bonne grâce.

Voici donc l'espace qui va m'accueillir pour les 7 prochaines heures.

Les passagers s'installent tranquillement. La cabine ne sera pas pleine ce soir.

Jetons un oeil derrière la cloison, où se trouve une petite cabine Y de 2 rangées juste à l'avant de la seconde porte. Celle-ci est disposée en 2/4/2, classique pour un A330. De manière surprenante, MH n'a pas installé sa business sur l'ensemble de l'espace compris entre les deux portes.

Le protocole se met en route avec le verre d'accueil, proposé au plateau.

Il n'y a que du soft, va pour un mocktail !

Je me dis que comme sur TK, une simple demande peut faire la différence. Je sollicite donc ma PNC pour savoir s'il est possible d'avoir du champagne. Et voilà ! Celui-ci est amené en même temps qu'un oshibori, mais ce dernier est froid et sec, donc sans intérêt. Etrange de la part d'une compagnie asiatique.

Bon, faisons le tour de ce siège. L'espace pour les jambes est profond et pas trop étroit, cela me va bien pour dormir.

L'IFE est de taille correct, mais plus de toute première jeunesse, et comme on le verra plus tard, il sera un peu poussif.

L'armement cabine comprend une couverture, un oreiller et un sur-matelas, que j'installe dès le début du vol.

La trousse est déjà disposée près du siège.

La télécommande donne une idée de l'âge de la cabine.

Qui se confirme avec ce panneau mal rafistolé qui semble avoir envie de quitter l'emplacement auquel Airbus l'avait destiné.

Voici les consignes de sécurité.

La littérature de bord est abondante.

Les IFE sont lancés et MH nous souhaite la bienvenue.

On nous explique comment se connecter à internet, mais malgré mes tentatives et la bonne volonté de l'équipage, qui se montre d'ailleurs assez proactif sur le sujet, je n'y parviendrai pas. Tant pis, cela ne me dérange pas outre mesure.

Les consignes de sécurité sont lancées.

D'ailleurs, il est temps de s'attacher, c'est une ceinture trois points.

Il est 21h45 lorsque nous repoussons. 45 minutes de retard, ça commence à faire un peu, heureusement que notre correspondance à DOH est large. Le CdB a évoqué les raisons du retard dans son annonce (que je serai bien incapable de vous retranscrire ici). Au loin, un A350 qu'on aurait préféré avoir ce soir.

L'IFE est déjà actif mais il est assez nul et peu réactif, c'est pénible. Le choix de film est assez limité, avec une sélection plutôt asiatique.

Je vous épargne les photos pourries du décollage de nuit, nous voici partis vers l'ouest. Comme vous pouvez le constater, la géovision n'est pas de toute première jeunesse.

Avant le décollage, un pyjama est proposé aux passagers, avec choix de la taille. Ce n'est pas si fréquent en business.

Je manque un peu de place pour tout ranger, mais comme je suis au dernier rang, je profite de l'espace juste derrière moi contre le bulkhead pour stocker pyjama et couverture. La trousse de confort viendra se loger dans le petit rangement situé à proximité.

Voyons voir le menu de ce soir. Celui-ci, déjà disposé sur le siège, présente bien.

On commence par le service de brochettes satay, un marqueur de MH. On note que, sans doute pour des raisons d'économie, on retrouve le menu du vol et retour.

La liste des soft. On s'attendrait à un choix un peu plus étoffé de thés.

Le service de l'apéritif démarre, au trolley.

Celui-ci est immédiatement suivi par le service des satay, selon le même circuit.

Mais le service se fait en remontant l'allée de droite puis en redescendant l'allée de gauche. De fait, je suis donc servi en dernier. Ce n'est pas grave en soi, mais c'est un peu long, et surtout le chariot de satay attend derrière le trolley, je suis donc servi un peu à l'arrache. L'avantage, c'est que j'ai eu le temps de voir ce qu'il y avait comme boisson disponible. Je demande donc un petit cocktail à base de gin, de martini blanc et de tonic. Le tout est amené avec des noix et un oshibori.

Il faut bien dire que le tout présente très bien et les brochettes de satay étaient excellentes, bien tendres et pas trop sèches. J'ai tout dévoré !

A ce moment, nous entamons la traversée de l'océan Indien.

La suite est amenée au plateau. Dommage pour le dessert amené en même temps, il n'est pourtant pas si tard.

Les couverts sont en métal, discrètement siglés au logo de MH.

Essayons un peu de vin rouge.

Entrée unique, avec ce teriyaki de thon. C'était bon, le thon était bien tendre, avec les légumes qui amènent une belle touche de fraîcheur

Pour le service du pain, j'opte bien sûr pour le pain à l'ail.

J'ai demandé la carte des vins à la cheffe de cabine, mais je n'en verrai jamais la couleur. Ma PNC m'a proposé du vin australien ou du bordeaux, mais je vois que mon ami Opoman, au premier rang, goûte une autre bouteille. Du coup je demande à ma PNC de se renseigner, et voilà qu'elle me ramène un intéressant pinot noir de Bourgogne.

Je pars donc sur le bourgogne, mais ma PNC insiste pour que je goûte le shiraz australien, je me retrouve donc avec 2 verres.

Passons au plat principal, j'ai choisi le chicken rice, une spécialité singapourienne qui vient en fait du Hainan, en Chine. Ce n'est pas un plat sophistiqué, mais c'est aussi ça le plaisir de la business, de pouvoir manger en vol des spécialités locales simples mais bonnes.

Sur demande, j'ai droit une double ration de pain à l'ail, miam !

Comme bien souvent sur les compagnies asiatiques, dont ce n'est pas dans les cultures locales, le dessert n'est pas bon et sans intérêt. Ne me voyant pas finir, je dois bien avouer à la CC que ce n'était pas à mon goût, ce à quoi elle sourit en me disant que c'est normal, nous sommes français, m'avouant par là même que mes deux comparses n'ont pas non plus aimé.

Le service se termine et la cabine passe en moodlighting bleu.

Nous avons déjà fait un bon bout du chemin.

Je passe faire un tour aux toilettes à l'avant. Au galley, je croise le CdB, avec qui nous échangeons quelques mots. En voyant son tour de cou aux couleurs de l'A350, je lui dis regretter le swap de ce soir et il me confirme qu'il préfère celui-ci à l'A330.
Le seul PNC masculin de la J, présent lui aussi, me dira ensuite que pour sa part il préfère l'A330, qu'il trouve plus stable notamment à l'arrière. Nous engageons donc la discussion, rejoint par mon ami Opoman. Le PNC a volé sur A380, du temps où MH nourrissait de grandes ambitions. Du coup je lui montre la maquette que j'ai trouvé à Kuala Lumpur. Je lui demande d'ailleurs s'ils ont des maquettes disponibles et des flammes. Hélas il ne reste qu'une seule flamme disponible, que je laisserai à mon camarade.

En guise de digestif, nous demandons un Singleton de 12 ans d'âge, (trop) généreusement servi et que je ne finirai pas.

Entretemps l'ambiance en cabine est passée en mode violet.

Je dors environ 3 heures et lorsque je me réveille nous arrivons en vue des Emirats. Je me rends compte que les PNC ont récupéré mon pyjama ; ça ne me choque pas, mais ça sent les économies.

Dernier service d'oshibori, cette fois chaud et humide.

Pas de second service proposé sur ce vol, je demande simplement une tasse de thé verre pour me réhydrater.

Nous arrivons en vue du Qatar. La cheffe de cabine passe saluer chaque passager individuellement. Elle a été top pendant tout le vol, faisant l'effort de s'adresser à chaque passager et se montrant très proactive. Elle fera systématiquement l'effort de m'appeler par mon nom (j'ai vu qu'elle avait fait de même avec Marcety assis devant moi) et de dire quelques mots de français. Elle me souhaite donc un bon retour en France et me dit même "merci".

Je lui signale tout de même que la cloison à mes pieds est en fin de vie, elle en est navrée. Ce n'est tout de même pas très sérieux, on sent que la cabine aurait besoin d'un bon retrofit.

La cabine est progressivement éclairée et préparée pour l'atterrissage. La CC fait une annonce de fin de vol et les PNC se mettent à l'avant de la cabine et salue les passagers en s'inclinant.

Arrivée sur Doha dans la nuit, éclairée comme lors de l'escale aller.

Il est temps de nous dire au revoir !

Nous voici au revenu au QG de QR.

Le roulage nous fait passer à côté de cet A330 de Philippines Airlines.

Mais il s'avère que nous sommes arrivés à notre point de stationnement, qui se situe donc au large.

Dernière vue sur ce siège.

Le débarquement n'est pas très bien géré, tous les passagers étant autorisés à quitter la cabine en même temps, avec une seule porte ouverte en 2L.

L'avantage, c'est que je peux faire quelques photos de notre appareil de ce soir.

Dont ce fuselage shot en règle.

Belle vue sur ce Pratt & Whitney qui a bien travaillé (alors que les A330 sont généralement équipés de GE CF6).

C'est un peu n'importe quoi pour le débarquement par bus, un premier bus "business" repart à moitié vide et surtout aux trois quarts rempli de passagers Eco. Qu'importe, un deuxième bus arrive rapidement, dans lequel je prendrai place avec Marcety.

Belle bête quand même, c'est toujours sympa de voir les appareils depuis le sol.


La route est courte jusqu'au terminal.

Nous attendons Opoman, qui sera dans le bus suivant avec les pax Eco. Il y a pire vue pour attendre ;-) Dommage que les A380 de QR soient équipés des vieux Collins Diamond.

En haut de l'escalator, plusieurs agents sont là pour les passagers en correspondance courte, il faut dire que notre vol a tout de même atterri avec 40 minutes de retard et que le temps d'arriver au terminal, cela fait plus d'une heure et certains passagers courent.

Pour les autres, ce ne sont pas les comptoirs de correspondance qui manquent.

Nous disposons déjà de nos BP sur l'application QR donc nous pouvons nous diriger directement vers les contrôles PIF, avec une file dédiée pour les passagers business.

Ceux-ci seront d'une incroyable fluidité, 2 minutes plus tard nous voici de l'autre côté.

Merci de m'avoir lu, je vous retrouve bientôt pour la suite avec le vol vers TUN et surtout le report du salon First Class de QR.