INTRODUCTION ET GENESE DU VOYAGE
Bonjour à toutes et à tous,
Après deux magnifiques semaines à découvrir l'Ouest américain (San Francisco, Yosemite YP, Sequoia NP, Death Valley NP, Grand Canyon NP, Monument Valley, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Bryce Canyon NP, Zion NP, Valley of Fire et Las Vegas), il est temps de rentrer à la maison en Europe. Comme à l'aller, nous allons voler avec British Airways. En effet, nous avions opté pour la compagnie nationale britannique en raison du prix intéressant (CHF 780.- tout compris) et car cela permettait de voler sur A380 à l'aller sur le segment LHR-SFO et sur A350 entre LAS et LHR. De plus, l'horaire de départ tardif à 22h était intéressant et nous permettait de profiter toute la journée à Las Vegas. Voici donc un rappel du routing complet.
Enchainement de vols
- 1
- 2
- 3Las Vegas (LAS) - London Heathrow (LHR)
- 4
L'enregistrement sur British Airways peut se faire 24 heures en avance avec possibilité de choisir gratuitement ses places à ce moment-là. J'avais connu passablement de soucis pour le check-in en ligne à l'aller, comme souvent avec BA, mais pensais que cela allait être plus facile au retour vers l'Europe. Cela a été moins compliqué que deux semaines auparavant mais l'enregistrement n'a pas été possible depuis mon téléphone portable, message d'erreur oblige, heureusement que j'avais mon ordinateur portable. Le sort nous a réservé les sièges 53J et K. Cela me convenait parfaitement vu que cela nous offrait une place en hublot. Malheureusement, j'ignorais à ce moment-là que le passager en 52K allait rendre le voyage un peu moins agréable.
HARRY REID INTERNATIONAL AIRPORT (LAS)
L'aéroport Harry Reid de Las Vegas a l'avantage d'être très proche de la ville et de son fameux Strip. Il est même possible d'apercevoir les pistes et entendre le bruit de certains aéronefs depuis l'iconique logo "Welcome to Fabulous Las Vegas". En revanche, il a le vilain défaut d'être très difficilement accessible en dehors des voitures privées ou des taxis pour le moment en tout cas. L'option de facilité aurait dès lors été de payer un taxi dans la mesure où nous avions rendu notre voiture de location deux jours plus tôt, mais nous décidons de tenter une autre expérience, soit de s'y rendre en transports publics. Cela complique évidemment un peu la tâche mais rien d'impossible, d'autant plus que nous avions du temps devant nous. En effet, il faut prendre le bus The Deuce (qui circule très régulièrement) jusqu'au centre de location de voiture, d'où partent des navettes gratuites jusqu'aux terminaux. Cette solution a également le mérite d'être la plus économique puisque le prix du bus précité est intéressant (le pass 24 heures est de USD 8.- et nous en avions un toujours valable).
Après avoir récupéré nos valises vers 17h35 au New York New York, nous passons brièvement aux toilettes pour nous changer et mettre des habits plus confortables pour un vol transatlantique et un voyage de plusieurs heures jusqu'à la destination finale. Nous en sortons vers 18h et allons attendre The Deuce à un arrêt assez proche. Le bus n'est pas trop fréquenté et nous pouvons sans autre monter dedans avec toutes nos affaires. La conduite est cependant sportive jusqu'au Car Rental Center et la conductrice lâche quelques jurons en… français ! Compte tenu de la congestion sur le Strip, le prix de la course en taxi aurait probablement bien augmenté.

Nous arrivons au centre de location de voiture à 18h25 que nous avions découvert deux jours plus tôt au moment de rendre notre véhicule. Tout est très bien indiqué pour prendre la bonne navette à destination du T3. L'accueil de la conductrice est d'ailleurs très jovial et elle n'hésite pas à aider les passagers à monter les valises dans le bus. Comme vous le constatez, tout est prévu pour les valises.

Le bus attend quelques minutes pour partir à 18h40. Il est bien rempli sans pour autant être surchargé. Un premier arrêt est marqué au Terminal 3 pour les vols domestiques. Certaines personnes descendent en croyant que c'est la destination finale, alors qu'il faut en réalité rester dans le véhicule pour les destinations internationales. Nous arrivons à 18h50 et j'immortalise la navette, puis les jolies couleurs au dessus de Vegas. Nous voyons également que le nom de British Airways figure sur les panneaux devant cette zone de l'aéroport.


La zone est calme et nous voyons un comptoir extérieur où une balance permet de peser ses valises. Nous effectuons un rapide check et constatons que nous respectons parfaitement ce qui nous est alloué. Nous pénétrons dans le terminal à 18h57 en pensant qu'il n'y aurait pas encore énormément de monde plus de trois heures avant le départ du vol et étant donné que nous sommes quand même en fin de journée. C'est ce qui s'appelait se tromper fortement. En effet, nous constatons une seule file d'attente très longue dans la longueur du terminal. Je demande dès lors à ma copine d'aller se placer dans la file pendant que je me rends à l'avant pour vérifier que cela arrive bien aux comptoirs de British Airways. Après avoir constaté que tel était bien le cas, je la rejoins et une longue attente commence pour vos serviteurs. Certains passagers arrivés après nous tirent une drôle de tête en comprenant que le départ de la queue est bien plus loin, d'autant plus qu'un espace avait été laissé pour circuler dans le terminal et que la queue qui s'était formée. Certains petits malins essaient quant à eux de profiter de l'espace laissé pour circuler pour directement se rendre aux guichets, mais les passagers les plus proches leur indiquent qu'il faut aller attendre plus loin.

Nous touchons finalement au but à 19h45 après quasiment 50 minutes d'attente, ce qui est manifestement un record me concernant. Nous sommes franchement étonnés de la situation d'autant plus qu'il n'y a qu'un seul vol British Airways à cette heure et que six guichets sont ouverts. Peut-être que les gens ont pris peur des conséquences du shutdown entré en force quelques jours plus tôt et ont été très précautionneux.

Quoi qu'il en soit, l'employée qui nous prend en charge est très polie et professionnelle. Ma grosse valise fait 21.2kg et celle de ma copine 20.8kg. Nous avons été manifestement trop sages et aurions pu nous permettre quelques souvenirs de plus. Il nous est proposé de placer nos bagages cabines en soute gratuitement dans la mesure où le vol sera complet. Nous refusons toutefois car nous avons fait quelques achats potentiellement fragiles. Nos boarding pass sont imprimés et le court chemin jusqu'à la sécurité nous est indiqué, tout en nous souhaitant un agréable retour en Europe. Notre vol partira de la gate E3. En chemin, j'immortalise le FIDS qui n'est plus très rempli à cette heure tardive de la journée.

La sécurité est à quelques pas du comptoir d'enregistrement. Heureusement que l'attente est inexistante puisqu'il ne faudra que trois minutes pour passer airside à 19h55. A noter qu'il n'a pas été nécessaire de sortir les appareils électroniques se trouvant dans mes affaires, un bon point.

Nous nous rendons immédiatement à la porte E3 pour attendre notre vol. En effet, nous sommes passablement fatigués par ces deux dernières semaines fort éprouvantes mais ô combien magnifiques compte tenu des endroits visités. De plus, les lieux étaient assez calmes à cette heure de la journée et ne donnaient pas particulièrement envie de dépenser quelques dollars en plus.

Si nous avions été adeptes des jeux d'argent, il nous aurait cependant été possible de jouer quelques deniers en plus vu toutes les machines à sous présentes dans les environs, mais tel n'est pas le cas. A noter qu'il est évidemment rappelé ici les dangers et les addictions que de tels jeux peuvent causer.

De mon côté, je patiente en regardant une série sur ma tablette et je passe aux toilettes. Celles-ci sont propres et me permettent également de remplir ma gourde isotherme. Étant donné que le vol partira quand même à 22 heures, si les horaires sont respectés, je me permets de manger un sandwich acheté plus tôt chez Target en ville de Vegas. Bon appétit !

VOL BA274
A ce stade du récit, il est temps de vous présenter notre avion du jour qui est arrivé depuis Londres Heathrow et qui va retourner à cette même destination. Il est malheureusement compliqué de prendre une bonne photo de cet A350 étant donné la nuit et les reflets sur la vitre.
Modèle: A350-1000
Immatriculation : G-XWBG
Date du premier vol : 7 août 2020, soit un peu plus de 5 ans au moment du présent trajet
Configuration : 56 sièges en Business, 56 en Economy Plus et 219 en économie standard.
Carrière entièrement assurée sur British Airways


Pendant l'attente, des annonces sont effectuées au haut-parleur. Il est en substance indiqué que les passagers n'ayant pas de boarding pass en papier, soit ceux qui s'étaient uniquement enregistrés en ligne, devaient se présenter à la porte car ils ne sera pas admis de rentrer dans l'avion avec une carte d'embarquement électronique uniquement. Sur le moment, je ne comprends pas pourquoi mais je pense que c'est lié au fait que l'embarquement se réalise sur la base de la reconnaissance faciale, une technologie que j'ai pour le moment uniquement vue dans le domaine aéronautique aux États-Unis.

L'embarquement prioritaire pour les enfants et personnes à mobilité réduite est annoncé à 21h30, puis selon l'ordre prévu. Nous devons attendre 21h45 pour que ce soit notre tour avec le groupe 4. La reconnaissance faciale a bien fonctionné nous concernant et nous sommes autorisés à pénétrer sur la passerelle dont la moquette ne me manquera pas. Contrairement à l'A380 à l'aller, un seul jetbridge est utilisé pour faire entrer les plus de 330 passagers.

Instant porte bien évidemment. En revanche, impossible de faire une tentative de fusalage shot compte tenu de la configuration de la passerelle.

L'accueil dans l'appareil est sobre et poli. Nous empruntons directement le deuxième corridor étant donné que nous volerons à nouveau sur le côté droit de l'avion. Ce dernier n'est pas encore très rempli et cela me permet d'immortaliser quelques sièges en classe économique dans une partie de l'avion plus "intimiste" où se trouvent uniquement 15 rangées.

Nous sommes les premiers à arriver au niveau de la 53eme rangée et cela nous permet de nous installer sans stress, en plaçant évidemment le sac à dos sous le siège et les valises cabines dans les rangements prévus à cet effet. Un oreiller, une couverture et des écouteurs se trouvent sur chaque siège. La boule noire est le tour de cou que j'ai emporté avec moi et qui est censé m'aider à dormir.

Il est temps de découvrir la place que je vais occuper pendant les prochaines heures. Je remarque tout de suite que l'écran est de bien meilleur qualité que sur l'A380 emprunté à l'aller.


Après avoir rangé mon passeport suisse, il est temps de s'intéresser au pitch à ma disposition lorsque les sièges sont en position relevée. La photo suivante écrase malheureusement un peu la perspective (objectif 0.6x), mais en résumé, je n'ai pas énormément de place mais c'est tenable étant donné que je peux un peu glisser mes pieds sous le siège, pour le moment.

L'embarquement se poursuit et passablement de gens mettent leur sac à dos/main dans les rangements au-dessus des sièges alors qu'il faudrait normalement les glisser dessous. Il est par ailleurs demandé aux passagers d'accélérer un peu et de traverser la cabine aussi vite que possible car des gens attendent encore dehors et que le vol est déjà en retard. Un message automatique retentit à 22h05 pour annoncer que tout le monde est dans l'avion et je vois les dernières personnes arriver à la rangée 52, soit celle située devant nous. Un jeune homme britannique (compte tenu de son accent) prend place en 52K. Je constate immédiatement à son visage et à son odeur qu'il a manifestement dû beaucoup faire la fête, qu'il était en train de décuver et que sa dernière douche remontait à plus que 24 heures vu les effluves qu'il dégageait. Sur le moment, j'ai seulement espéré qu'il reste calme et n'embête pas trop avec le siège, le cerveau s’accommodant rapidement aux odeurs. Les consignes de sécurité sont diffusées avec un clip à l'humour so british, soit le même que celui à l'aller.

Le poste de pilotage annonce que le pushback a pris du retard compte tenu de la durée de l'embarquement mais qu'il ne faudra pas s'inquiéter, les vents soufflant ce soir-là allant allègrement nous permettre d'arriver à Londres Heathrow à l'heure, voire en avance. Il est cependant indiqué que cela sera synonyme de turbulences assez fortes. La durée de vol annoncée est de 8h30 selon l'application de British Airways, un peu moins sur l'écran de mon siège. Le gars en 52K essaie déjà de dormir mais bouge passablement sur son siège.

Le repoussage a lieu à 22h17. Durant le roulage, je peux apercevoir les lueurs de la ville étant donné sa proximité, notamment quelques hôtels, dont celui dans lequel nous avons séjourné.

Notre A350-1000 se présente en bout de piste 1R. Après une poussée de 32 secondes, les roues de notre aéronef quittent le sol du Nevada à 22h38 très précisément. La ville est évidemment passablement éclairée mais les parties les plus connues ne se trouvent pas de mon côté. De toute façon et d'un point de vue très personnel, je vous concède ne pas avoir particulièrement apprécié la ville de Las Vegas, au contraire de tout le reste du road-trip qui a été un magnifique voyage.

Un premier service apéritif est proposé par les membres d'équipage assez rapidement après le décollage. Comme à l'aller, c'est très classique avec un paquet de petit bretzels salés et une boisson à choix. J'ai pour ma part décidé de prendre de l'eau gazeuse, ne désirant pas boire de sucré et ne consommant pas d'alcool. J'ai eu droit à un zeste de citron pour parfumer le tout.

Après cette entrée en bouche et en attendant le repas principal, je m'attaque aux fonctionnalités de l'écran de bord. Celui-ci est de bien meilleure qualité que celui de l'A380 à l'aller, beaucoup plus grand, une meilleure résolution, une belle réactivité et une offre de divertissement bien supérieure. En effet, je dénote la présence de plus de 400 films dans la langue de Molière, dont l'intégralité des James Bond par exemple.

Après de longues hésitations, je n'opte finalement pas pour les aventures de l'agent secret de sa Majesté mais lance le film "King Williams", qui relate le plan prévu par le père de Venus et Serena Williams pour que ces dernières deviennent des stars du tennis. De toute façon, j'attends juste de recevoir le repas pour le manger et essayer de rejoindre tant bien que mal les bras de Morphée. A 0h15 (heure de Las Vegas), le personnel naviguant commercial arrive à notre hauteur et nous propose évidemment chicken or pasta ? Je me décide sans hésiter pour la première option qui est accompagnée d'haricots et de purée de pomme de terre. J'agrémente le tout d'un petit jus de pomme. Cela reste évidemment de la nourriture d'avion mais cela était relativement bon.
Je tente alors de me connecter au wifi gratuit proposé aux membres du club de British Airways pour les messages. Cela avait bien fonctionné à l'aller mais tel n'est pas le cas au retour. En effet, après m'être connecté une première fois avec mes identifiants, le système me demande de réaliser un nouveau login. Malheureusement, après cela, un magnifique message d'erreur m'indique que… je suis déjà connecté sur un appareil et que je ne dès lors pas l'être sur un deuxième, super ! Je décide alors de contourner le problème et de créer un deuxième compte de fidélité, qui me permettra cette fois d'avoir accès au wifi.

Nous sommes débarrassés de nos plateaux à 0h45 et il est l'heure d'essayer de dormir. C'est à ce moment-là que le passager en 52K décide de baisser très brusquement son siège qui m'éclate littéralement les genoux. Je tente alors de rentrer en communication avec lui en anglais pour lui signaler poliment que je n'ai plus aucune place et qu'il aurait pu avertir. En guise de réponse, j'ai droit à une haleine sentant fortement l'alcool, des paroles débridées et très proches de l'insultant. Je comprends que je n'obtiendrai rien et décide d'appeler un PNC pour lui signaler la situation. Cela se fait directement via l'écran mais l'alerte est automatiquement désactivée après une minute d'attente je suppose. Un steward vient vers moi et je lui indique que je n'ai vraiment aucune place car le passager devant moi a baissé son siège, sans évoquer son état et son odeur. Il me répond qu'il a le droit de faire ainsi et que je peux aussi incliner mon siège. C'est dès lors ce que je fais après avoir demandé et obtenu l'accord du passager derrière moi. J'ai bien conscience que rien n'interdit à quelqu'un de baisser son siège mais j'estime que la bienséance et le savoir-vivre devraient prévaloir pour avertir au moins.
J'essaie alors de m'endormir mais sans succès. En effet, les turbulences promises par le poste de pilotage avant même notre départ sont là et sont plutôt conséquentes. Cela bouge dans tous les sens et le personnel naviguant a évidemment eu ordre d'aller s'assoir après avoir vérifié que chacun avait sa ceinture attachée. J'entends même certaines personnes crier de temps en temps lorsqu'un mouvement de l'avion est conséquent. Heureusement que cela se calme finalement après 25 bonnes minutes de secousses, qui paraissent beaucoup plus longues quand on est fatigués. Je jette un coup d’œil à la carte et constate que nous survolons la Hudson Bay au Canada. Bien que je n'aie pas peur en avion, j'espère vraiment que cela ne va pas recommencer au-dessus de l'Atlantique car le vol risque d'être vraiment long.
Une trentaine de minutes plus tard, alors qu'il est près de 2 heures du matin dans ma tête (réglée sur l'heure du Nevada), je commence à me sentir mal au niveau de l'estomac. J'ai également très chaud et la tête qui tourne. J'enlève alors tout ce qui peut me donner chaud, soit mes bouchons d'oreilles, mon casque audio et mon tour de cou. Je décide alors de réveiller ma copine, qui est au demeurant médecin, et de boire un peu d'eau conformément à ses conseils pour me rafraîchir. Je n'ai cependant pas envie de trop ingurgiter de liquides de peur de rendre le repas et pour ne pas avoir besoin d'aller aux toilettes en dérangeant le passager assis à notre gauche. Finalement, cela passera après une trentaine de minutes où j'ai notamment appuyé ma tête sur les genoux de Madame.
Par la suite, alors que je me sens mieux, je tente à nouveau de dormir mais sans succès car je ne trouve pas de position suffisamment confortable. Je me repose tout de même en somnolant plus qu'autre chose. Lorsque je suis réveillé, je m'amuse un peu avec mon écran de bord qui répond vraiment très bien. On sent vraiment que l'A350 est une machine récente et moderne. A ce propos, j'ai toujours eu l'habitude d'avoir passablement froid lors des vols de nuit mais ce n'est absolument pas le cas dans cet appareil. J'ai également appris par la suite que l'air est moins sec et de meilleure qualité, ce qui réduit la fatigue d'un vol long courrier.
Les lumières sont rallumées avec un effet colorée alors qu'il reste environ 2h30 de vol jusqu'à Londres Heathrow. Les passagers réveillés ont droit à un petit snack et à un paquet de bonbons, de quoi s'assurer que notre glycémie reste élevée. A ce stade du vol et vu la fatigue accumulée, cela se laisse manger sans souci.

Notre A350 se rapproche à grande vitesse de la capitale anglaise et l'horaire semble plus que largement respecté vu que nous sommes censés nous poser à 15h20, soit près de quarante minutes plus tôt que prévu. C'est idéal pour nous dans la mesure où nous avons encore un vol à attraper pour rentrer en Suisse. Mais avant cela, il nous est proposé un petit-déjeuner (soit un déjeuner dans le jargon suisse). Nous avons le choix entre un french toast et un english toast. N'étant pas un grand spécialiste culinaire et compte tenu de mon état de fatigue, j'opte pour la première possibilité, me sentant manifestement plus proche des mets français que britanniques.

En ouvrant ma barquette, je ne suis pas particulièrement motivé par ce que je vois et ce que je sens. Je préfère dès lors passer mon tour même si je n'aime pas jeter de la nourriture. Je pense que je suis totalement déphasé par le décalage horaire et qu'il vaut mieux éviter de prendre un risque, surtout que je m'étais senti mal de l'estomac précédemment. Ma copine mange quant à elle sa part mais m'indique que cela est très moyen et que je ne rate pas grand chose. Après avoir été débarrassés de nos plateaux, notre petit voyageur clandestin poilu se signale et nous rappelle son existence.

Trente minutes avant l'atterrissage, les lumières sont totalement rallumées et le personnel naviguant commercial s'efforce de préparer la cabine en vue de notre arrivée à LHR. Les caches hublots sont remontés et je me dis qu'il serait temps d'immortaliser les fiches de sécurité de cet A350. J'y ajoute également une vue aérienne du Nord de Londres où on reconnaît le stade de football d'Arsenal qui porte le nom d'une compagnie concurrente à BA, ainsi que l'ancien Highbury qui a longtemps accueilli les Gunners.




Les prévisions horaires annoncées précédemment sont respectées puisque notre avion se pose de manière assez sportive à 15h20 sur la piste 27R. Malheureusement, Londres Heathrow est comme très souvent congestionné et il est nécessaire d'attendre qu'une porte pouvant accueillir notre gros-porteur se libère. Après trente minutes de patience, nous avançons finalement et notre A350 s'immobilise enfin à 15h55. Nous allons enfin pouvoir débarquer mais cela prend un peu de temps. Entre-temps, le charmant passager en siège 52K s'est levé, le training baissé au niveau des cuisses, et lâche deux rôts fort ragoutants, confirmant tout le bien que je pense de lui.
Nous débarquons par la porte avant gauche de l'appareil à 16h05. En remontant l'avion vers l'avant, j'immortalise une place business. Je suis sidéré de voir l'état de la cabine en général, les gens ayant abandonné les effets qu'ils ne voulaient pas au sol, alors même que le personnel naviguant commercial est passé plusieurs fois avec des poubelles.

LONDRES HEATHROW (LHR)
En sortant de l'avion, je constate que nous nous trouvons dans le Terminal 5B. Il va falloir prendre le métro interne pour se rendre en zone 5A pour repasser la sécurité et prendre notre avion pour Genève, me retournant une dernière fois sur cet A350 que j'ai eu la chance d'emprunter.


LE VOL SELON FLIGHTRADAR24