Suite de ce voyage pour un long week-end à Kuala Lumpur (pour lequel vous trouverez un bonus en fin de FR).
Pour ceux qui auraient raté le début, tout est ici.
Enchainement de vols
- 1
- 2
- 3QR - Affaires - Doha > Kuala Lumpur - A350-1000
- 4MH - Affaires - Kuala Lumpur > Doha - A330
- 5QR - Affaires - Doha > Tunis - A330
- 6TU - Affaires - Tunis > Paris - A320
Je vous avais laissé à la sortie de notre vol pour Tunis, qui m'a laissé une très bonne impression. Voyons maintenant la plateforme qatarie et surtout le morceau sans doute le plus intéressant de ce routing, à savoir l'A350-1000 équipé de la Qsuite (je ne connais ni l'un ni l'autre).
Nous suivons donc les panneaux de transferts (pas de panneau "sortie" à l'horizon, pourtant même s'ils sont peu nombreux il doit bien y avoir des passagers qui ne sont pas en transit).

Nous remontons le terminal. Une navette automatique, suspendue au milieu de celui-ci, passe devant nous.

Nous sommes accueillis par un grand écran lumineux nous souhaitant la bienvenue. Il y a bien une sortie au bout, mais pour notre part, c'est à droite que nous prendrons pour emprunter le chemin des correspondances.

Un agent nous oriente vers cette coursive rétro-éclairée avec un effet faux marbre.

Encore une petite marche, pas désagréable vu que l'affluence est réduite.

J'avise un passage dédié pour les passagers First et Business.

Le passage du PIF est ultra-rapide, moins de 3 minutes plus tard nous voici de l'autre côté.

Il faut rejoindre le niveau principal avec un escalator. A cet endroit, c'est moins agréable : plus de monde et surtout un plafond plutôt bas.

Le salon First el-Safwa est tout droit, mais c'est le Al-Mourjan qui nous intéresse aujourd'hui.

Pour cela, il faut emprunter un nouvel escalator, dont l'accès est gardé par un cerbère qui valide l'éligibilité des pax.

Le salon est en fait situé au-dessus du PIF.

Il n'y a pas à dire, l'accueil en jette avec ce grand comptoir rutilant. Il s'agit ici du Al-Mourjan "classique" et non du Garden, situé un peu plus loin. Nous n'avons pas beaucoup de temps et nous nous disons que nous profiterons du Garden lors du retour. Une bonne occasion de comparer les deux salons.


Le FIDS entre minuit et 2h du matin est impressionnant, nous sommes en pleine plage de correspondance.

Partons à la découverte de ce salon. La première impression est celle d'espace, avec cette entrée dégagée et ce haut plafond.

Ce qui attire tout de suite le regard, c'est ce grand plan d'eau animé de gouttes qui créent un effet d'onde à la surface. Vraiment magnifique.


La zone centrale est constituée de fauteuils et d'alcôves. Ce n'est d'ailleurs pas très pratique, car cette partie est surélevée avec des parois vitrées et il y a peu de zones pour rejoindre les côtés.

Tout au fond, se trouve la zone de restauration. Ce n'est pas blindé, mais pas vide non plus, comme l'a relevé pititom lors de son dernier passage.


La hauteur sous plafond est vraiment impressionnante.

Il est possible de commander des plats à la demande mais en mode snacking.

Une offre simple est disponible en libre-service.


Pour se restaurer de manière plus consistante, c'est là-haut que ça se passe, dans la partie dining.

Cela étant, ce n'est pas si simple, c'est sur réservation et une cerbérine aussi charmante qu'intraitable filtre rigoureusement la montée des marches. Une petite queue se forme devant elle pour réserver, c'est vraiment l'heure de pointe et on n'ose imaginer ce que c'est au Garden, qui rencontre paraît-il encore plus de succès.

Fidèle à l'esthétique tapageuse du Moyen-Orient, le luminaire autour duquel tourne l'escalier scintille de tous ses feux.

Nous n'avons pas vraiment faim et notre correspondance est courte, nous passons donc notre chemin en faisant le tour du bassin. Celui-ci est vraiment réussi.

Nous trouvons une place pour nous installer dans cet endroit. Il n'y a pas de sensation de foule, mais les assises sont finalement assez peu nombreuses et il n'est évident de trouver un endroit pour s'installer à trois.

Nous ne revenons pas bredouilles du bar, avec de quoi trinquer à ce voyage entre amis.


Avan de quitter l'endroit, un petit tour aux lieux d'aisance. Sans surprise, c'est grand et impeccable, les agents se précipitant après chaque passage pour nettoyer l'endroit.

Il est temps de quitter ce salon, certes un peu impersonnel mais résolument d'excellent niveau.

La zone marchande offre quelques boutiques de qualité, comme cette tea room signée Harrods.


Ou cette aguicheuse échoppe spécialisée dans les whiskys japonais.

Nous rejoignons la grande zone centrale du terminal, avec son fameux nounours qui s'est pris la tête dans la lampe (à moins que ce ne soit l'inverse, on ne sait pas trop).

Notre vol part des portes B.

Il est pour l'instant prévu à l'heure.

Notre porte est pratiquement tout au bout de la jetée, mais les tapis roulants permettent de raccourcir le trajet. Comme vous pouvez le constater, cette partie du terminal est nettement moins fréquentée.

Nous voici arrivés en porte. Il s'agit d'un pré-embarquement dans une zone dédiée.

Celui-ci ayant déjà largement été engagé, nous sommes parmi les derniers et il n'y a que peu d'attente.

Les écrans nous confirment que l'embarquement en lui-même vient tout juste d'être lancé.

La zone de pré-embarquement est littéralement blindée.

Effectivement, l'embarquement a débuté mais pour autant ce n'est pas le rush.

Nous nous présentons donc directement.

La plupart des passagers prennent la direction de l'éco, mais pour nous ce sera bien à gauche.

La business dispose d'une passerelle dédiée.

La passerelle est vitrée, mais la vitrophanie masque quelque peu la vue sur le museau de notre A350-1000.

Les PNC accueillent les passagers pour les orienter vers leur place.

J'en profite pour tenter un fuselage shot, un peu gâché par la seconde passerelle.

L'accueil par les PNC est très sympathique. Le logo de la compagnie, bien visible, est du plus bel effet et donne tout de suite l'ambiance

L'embarquement se fait en porte 1A, donc on tourne à droite. Vue sur cette cabine, avec un effet wahoo immédiat, il faut bien le reconnaître. La Qsuite donne tout de suite une belle impression, même si la configuration avec ces hautes cloisons ne donne pas une sensation d'espace, comme sur les cabines plus ouvertes.

QR propose deux aménagements pour ses A350-1000 : l'un avec 46 sièges J et 281 sièges Y et l'autre en 24 J et 371 Y. C'est cette configuration "plus dense" que nous avons ce soir, avec l'avantage d'une cabine business plus petite et donc plus intime. Tous les sièges ne sont pas orientés dans le même sens, certains étant orientés dans le sens inverse de la marche.
Au centre, un rang sur deux est proposé avec des sièges côté couloir (dans le sens de la marche).

Et un rang sur deux les sièges du milieu sont côte à côte (dans le sens inverse de la marche). C'est d'ailleurs ici que je vais m'installer ce soir.

Si nous avons fait le choix de ne pas payer pour nos sièges pour ce voyage, ce vol fera exception car nous tenions à sécuriser un "club quatre" : pas ceux de la SNCF dont personne ne veut pour éviter une bataille de jambes, mais bien ce fameux espace où l'on peut se faire face en vol.
Par défaut la paroi est relevée.

Mais celle-ci ne sera pas bien difficile à faire descendre.

Etant trois, la quatrième place sera occupée par un autre pax (la cabine étant complète).

Bien que côté couloir, ce siège offre une belle intimité grâce à la paroi latérale, ainsi qu'un bel espace grâce au dégagement sur le côté.

En raison de la présence du 4e passager, il n'est pas possible d'ouvrir complètement la Qsuite, mais il est tout à fait possible de l'ouvrir à moitié. Cela me permet d'avoir une vue direct sur mon camarade d'en face, qui ne se prive de prendre la même photo que moi (pour un FR s'il arrive à trouver le temps de le faire ;-).

Bon, faisons le tour du propriétaire. La qualité de finition est irréprochable.

Ce cuir surpiqué est vraiment magnifique.

Comme sur le vol précédent, un petit coussin (en plus de l'oreiller) est disponible, reprenant une destination de la compagnie. Après le Cap entre TUN et DOH, voici Sydney.

La tablette sur le côté est assez grande. Pratique : la "sous-tablette" permet de poser les menus (déjà disposés à mon arrivée).

Il y a même une interface pour le paiement sans contact.

La boîte à pied est spacieuse.

Rien à dire sur l'intimité : même avec la porte ouverte (ce que je ferai pendant une bonne partie du vol), on ne voit pratiquement pas les autres passagers (et encore, il a fallu que je me contorsionne pour prendre cette photo).

Cette assise sur le côté est pratique, car elle cache un rangement.

Où l'on retrouve eau, casque et de la place pour les chaussures).

Je ne l'ai pas compris tout de suite, mais le tout se relève aussi, permettant ainsi de faire accoudoir.

Les consignes de sécurité, avec une fiche spécifique à la Qsuite.

L'embarquement se termine tranquillement. La CCJ passe faire le tour des passagers pour confirmer les choix pour le plat. Notons l'absence de coffre à bagages centraux.

La trousse de confort et une lingette sous emballage sont déjà disposées à chaque place.

Ceci est rapidement complété par une proposition de verre de bienvenue. Ce sera champagne rosé !

Le vrai plus de cette Qsuite quand on voyage à plusieurs : trinquer ensemble en restant à sa place !

C'est très sympa de pouvoir discuter en face l'un de l'autre (tout en ayant la possibilité de refermer l'espace lorsqu'on le souhaite).

Les consignes de sécurité sont lancées, et on retrouve cet horripilant personnage qui vocifère pendant de longues minutes, qui plus est en donnant le mauvais exemple avec ce moment où il discute au téléphone en mode haut-parleur.

Les Français passent pour de vilains transgressifs en fumant alors que tout le monde sait bien que c'est interdit…

Tout ceci ne semble pas déranger mon voisin d'en face, qui tient à nous montrer que ce sont des ceintures trois points qui équipent ces sièges.

Vient ensuite une vidéo qui explique comment se connecter au wifi.

Cet appareil est équipé de Starlink, et il faut bien admettre, même si je fais partie de ceux qui aiment bien se déconnecter en vol, que celui-ci fonctionne fichtrement bien, et que c'est bien pratique lorsqu'on en a besoin (un calcul d'itinéraire, une recherche de restaurant à destination…).

Nous quittons donc le Qatar en direction de la Malaisie dans des conditions tout à fait confortables.

Un PNC prendra l'initiative d'installer une alèse spécifique entre les deux sièges centraux. Je n'ai pas prévu de dormir avec mon camarade de voyage donc nous remettrons la cloison, mais je montre cet ingénieux équipement qui permet d'aligner les deux sièges en mode lit.

Rapidement après le décollage, un apéritif est proposé. J'opte pour le dry martini, joliment servi dans ce verre à la forme astucieusement adapté à l'avion.

En face, c'est champagne, et la PNC n'hésite pas à laisser la bouteille à disposition.

Santé !

Le service se poursuit avec l'installation de la table. Il n'y a pas à dire, c'est sophistiqué, surtout qu'il s'agit là du "light meal" et que la véritable prestation sur ce vol de nuit est celle du petit-déjeuner.

Le pain est servi chaud.

Pour cette prestation légère, j'avais pré-commandé le "lobster roll". Disons-le tout net : c'est une catastrophe. Le pain est dur et les rillettes ne sont pas bonnes. C'et immangeable, et mon camarade à côté de moi, qui a pris la même chose, ne prendra même pas la peine de finir.

Heureusement qu'il y a ce Riesling de Moselle pour relever la note.

Il était possible d'opter pour le fromage, comme l'a fait mon voisin. Honnêtement, pour un vol entre DOH et KUL, la qualité n'est vraiment pas si mal. On notera le beurre dans la petite coupelle en porcelaine.

De mon côté, j'ai choisi le moelleux au chocolat. La présentation, avec l'assiette notamment, est soignée.

Qui dit chocolat dit vin rouge, c'est un excellent alibi pour reprendre de cet excellent pauillac 2017, déjà goûté sur le TUN-DOH.

Si le repas était en demi-teinte avec cette tartine ratée, il faut bien reconnaître l'incroyable efficacité du personnel QR. Il nous reste encore près de 6h de vol lorsque le repas est terminé.

Le temps pour moi de commander un thé vert, là aussi joliment servi.

Le service se conclut avec un oshibori, cette fois-ci chaud.

Il est temps d'aller se brosser les quenottes avant le dodo.

La trousse ne contient pas de brosse à dent ni de dentifrice, mais il y a tout ce qu'il faut ici.

J'avais préalablement demandé à ma PNC de préparer mon lit, et à mon retour voilà mon lit déjà tout préparé, avec sur-matelas, oreiller et couverture.

Il est temps de se reposer un peu si je veux profiter un tant soit peu de mon séjour à Kuala.

Je ferme la cloison de ma "suite" (je trouve parfois le terme un peu pompeux) et lorsque je me réveille, il nous reste moins de 50 minutes de vol jusqu'à destination. Je ne dirais pas que j'ai bien dormi (le siège est un poil étroit) mais je me suis tout de même reposé.

Il est bien évidemment trop tard pour prendre le petit déjeuner prévu, comme j'en avais d'ailleurs convenu avec ma PNC qui m'avait demandé si je souhaitais être réveillé pour le service. En revanche ma demande de café est acceptée avec le sourire. L'atterrissage étant proche, celui-ci est servi dans un gobelet en carton avec son couvercle.

Les PNC ne sont pas trop regardants lorsque je demande si je peux faire un tour aux toilettes. La cabine est préparée pour l'atterrissage et les PNC s'assurent que les passagers sont bien installés.

Un dernier oshibori est distribué juste avant l'atterrissage.

Atterrissage sans photo, étant donné que depuis les places du milieu on ne voit absolument rien de l'extérieur. Nous débarquons par l'avant, sous les salutations de l'équipage, qui comme pour le vol précédent n'aura pas pris la peine de prendre congé. Ce n'est manifestement pas dans le protocole de QR.
J'arrive à attraper le museau de notre A350 (notons par ailleurs que celui-ci s'est garé sur la même marque que le 777-300.

Nous voici donc arrivés à KUL.

C'est grand et lumineux, rien à dire là-dessus.

Cette grande rotonde donnant sur la verdure semble vouloir donner de faux airs de Changi à l'endroit.

Pour quitter le terminal, il nous faut emprunter le transport hectométrique, dont l'accès est gardé par ces cerbérines toutes voilées d'orange.

Le trajet est rapide. Comme dans le métro parisien, la plupart des passagers sont scotchés sur leur portable.

Par ici la sortie ! Quelques semaines plus tôt, la Malaisie a accueilli le sommet de l'Asean (l'association des pays d'Asie du Sud-Est), dont les panneaux sont encore visibles (ici comme en ville d'ailleurs).

La photo est floue, mais le terminal est vraiment beau, avec ces grandes hauteurs sous plafond et ses luminaires travaillés.

Notre destination finale étant Kuala, nous nous dirigeons vers la sortie et le contrôle des passeports. Il y a un peu de monde.


Avant de m'engager dans la première file venue, j'avise ce panneau me confirmant que les passagers business disposent d'une file dédiée. Un agent nous ouvrira le tenso-guide à la vue de nos billets et nous passeront ces formalités en quelques minutes seulement.

Même après la PAF, il y a un duty-free !

Nous ne nous attardons pas en zone de livraison bagage (oui, nous avons réussi à convaincre Marcety de voyager 3 jours sans bagage en soute).

Ce n'est pas forcément plus mal, quand on voit le nombre de bagages qui s'accumulent ici.

Ici, ce n'est pas Uber mais Grab qui tient le marché des VTC.

Pas de tracasserie douanière, direction la sortie.

Nous rejoignons l'extérieur pour retrouver notre VTC.

Celui-ci ne mettra que quelques minutes à arriver. KUL est situé assez loin du centre-ville et il faudra compter une petite heure de trajet pour rejoindre notre hôtel. Il existe une liaison ferroviaire quasi-directe, mais le prix des VTC est si bon marché qu'à trois c'était pratiquement le même tarif.
























Bonsoir Stephane,
Merci beaucoup pour ce FR, c’était un super vol et un super WE que j’ai adoré partager avec vous.
Grâce à vous, je sais que je peux voyager 3 jours sans bagage en soute, lol.
A très vite!