Préambule
Bonjour à toutes et à tous,
C’est avec plaisir que je vous retrouve pour une nouvelle série de vols, cette fois-ci sur le continent africain. Je commence mon voyage par une escapade au Sénégal, plus précisément à Dakar, où j’ai passé cinq jours avant de m’envoler pour la Côte d’Ivoire.
Ce voyage me mènera à travers trois pays : le Sénégal, la Côte d’Ivoire et, pour clôturer cette aventure, l’Afrique du Sud, avec la magnifique ville de Cape Town. Un contraste intéressant entre l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique du Sud, qui offre une toute autre facette du continent.
L'Afrique est un continent souvent sous-représenté en général. J’ai donc à cœur de vous partager cette expérience et de vous montrer un autre visage de l'Afrique, notamment de l’Afrique de l'Ouest, la terre de mes aïeux. C'est aussi une manière pour moi de me ressourcer et de redonner la place qu’elle mérite à cette région du monde.
Initialement, mon vol devait partir à 15h45 avec le vol AF718, opéré par un Boeing 777-300ER (immatriculé F-GZNU), en configuration C48 W48 Y273. Cependant, à la dernière minute, j’ai dû modifier ma réservation pour pouvoir mieux préparer ce trip. Le vol suivant, AF710, décollait huit heures plus tard. Ce vol, ajouté récemment au programme, semble témoigner de la forte demande, notamment en raison de l’effervescence autour de la Coupe d'Afrique des Nations, qui influence sans doute les plans de vol.
Evidemment je ne vais pas céder à cette promo en business de 1086 EUROS pour 5 HEURES !!





Ce trip comprend un total de 5 vols, opérés par 3 compagnies différentes : Air France, Air Côte d'Ivoire et South African Airways.
Je reviendrai plus en détail sur le choix de Air Côte d'Ivoire dans le prochain Flight Report, mais je peux déjà vous dire que c’est une décision qui mérite d’être expliquée.
Enchainement de vols
- 1AF710 CDG DSS B77W
- 2
- 3SA57 ABJ JNB VIA ACC A330
- 4SA303 JNB CPT A320
- 5AF871 CPT CDG A359
L'arrivé sur CDG
C’est en transport en commun que je me dirige vers la plateforme, en plein fin d’heure de pointe. Ce n’est pas un fardeau, même si quelques ralentissements sont à prévoir. Mais comme on dit, ce n’est pas la fin du monde.

Le Flight information display system qui affiche le vol à l'heure …. pour l'instant

La nouvelle zone de dépose des bagages et d’enregistrement SkyPriority au terminal 2E, lancée en mai 2025, a été entièrement repensée pour offrir une expérience plus fluide, confortable et exclusive aux clients premium d’Air France. Cette zone dispose désormais d’un vaste espace en libre-service, d’un accès facilité pour les personnes en situation de handicap, ainsi qu’une entrée dédiée aux membres Flying Blue Ultimate et aux clients bénéficiant du service de conciergerie.
À partir de novembre 2025, un portail automatique permettra aux clients SkyPriority d'accéder plus rapidement à cette zone, en validant automatiquement leur éligibilité. Cette refonte s’inscrit dans la volonté d’Air France d’optimiser le parcours client à chaque étape du voyage, dès l’arrivée à l’aéroport.
Lorsque je suis arrivé dans cet espace, une dame m’a accueilli, a scanné mon passeport biométrique, puis m’a orienté vers le guichet SkyPriority pour la dépose bagage.

C’est à ce moment-là que je suis pris en charge par un homme d’une quarantaine d’années, avec qui j’essaie de négocier un upgrade de dernière minute. Il me dit que c’est justement à ce guichet que l’on trouve les meilleures affaires, bien meilleures que celles proposées par la ligne téléphonique premium d’Air France.
Il m’explique alors que je ne peux pas bénéficier d’un tarif promotionnel avantageux si j’ai déjà voyagé en business class dans les six derniers mois. Or, j’ai justement effectué un voyage en septembre dernier, vers Hong Kong, en business.
Et puis, de toute manière, il me dit que la cabine est complète… ce qui, au fond, n’est pas un drame pour moi. Après tout, pour un vol de 5 heures, je peux m'en passer.
La conversation s’orienta ensuite vers deux ou trois sujets plus légers, et, puis je disposais de la zone.

Voici le bording pass

Je me rends ensuite à la file dédiée SkyPriority, qui me mène vers le contrôle des passeports, mais il m'est indiqué que le service sera inopérant en fin de journée.

Deux options s'offrent à moi : soit je perds du temps en me dirigeant vers les guichets manuels, où l'attente risque d'être longue (même en SkyPriority), soit je prends la coupe-file qui me mène directement vers la file des voyageurs en économie, où je passerai évidemment en priorité. J'ai choisi la deuxième option, bien sûr.
En revanche, je constate que la fluidité du processus n'a pas vraiment évolué depuis septembre dernier…

La navette qui me mene vers la porte L

Un A359 d'Air France qui part vers Johannesburg avec le vol AF 990 ( F-HUVJ nommé Paris)

Le poste d’inspection filtrage laisse également à désirer, tant au niveau de la fluidité que de l’organisation. Le respect des priorités semble partiel, ce qui crée un certain désordre dans le processus.

Le Lounge AF 2EL
Je n'ai pas de souvenir d’avoir fréquenté ce salon auparavant. Il est probable que j’aie plutôt utilisé celui de la porte M, ou encore enduré le K, qui n'est définitivement pas mon préféré.
L’accès se fait par un ascenseur.


L’accueil est cordial de la part du personnel, et je fais scanner mon code-barres sur le portique.

L'agencement de l’espace n’a clairement rien à voir avec celui du porte K. C’est bien plus aéré ici.
La salle de restauration est également nettement mieux agencée, offrant un cadre plus agréable et fonctionnel.

Le FIDS concernant les vols décollant de la porte et le plan de la satellite porte L


La différente préstation en meal et beverage dont le fameux roti de dinde et le burger vegan.
Sur le comptoir, on trouve une sélection d'alcools incluant un rhums et un VSOP, ainsi qu'une bouteille de gin G'Vine, et des snacks notamment.









Pendant ce temps, ce qui est à la UNE du site FlightReport

Après m'être installé pendant plus de deux heures, je découvre les annexes du salon, avec notamment une décoration lumineuse agréable et une zone de repos bien aménagée.






Avant de quitter le salon, peu de temps avant l'embarquement à la porte L49.





L'embarquement
Une file commence déjà à se former, avec un respect global des files, malgré quelques erreurs d'aiguillage de la part de certains. La file d'attente a été un peu longue, mais rien d'alarmant.


Une dernière verif des billets et je m'apprête à embarquer

Le destrier du jour est:
Immatriculation de l'avion : F-GSQS
Nom de baptême : Annonay
Numéro de série 32962 LN: 608
Type: Boeing 777-328ER
Date premier: vol 11/01/2007
Age de l'avion : 19.1 ans
Config siège: C14 ( Business) W28 (Premium) Y430 ( Eco) Sièges, Configuration COI ( Caraïbes océan Indien dit la bétaillère)
Moteurs : 2 x GE GE90-115B


Vue de la cabine W dit Premium de 28 sièges

Puis la mini cabine J dit Business avec ses 14 sièges.


L'embarquement prend un peu plus de temps que prévu. Le départ est retardé (le vol décolle finalement à 23h25), en raison de la configuration du vol.
Il s'agit d'un vol en cabine COI, ce qui rallonge le processus d'embarquement des passagers, qui dure jusqu'à presque 23h. De plus, la cabine étant très dense, il a fallu décharger plusieurs bagages cabine en soute.
Sans compter l'assistance aux personnes à mobilité réduite !


La configuration COI a entraîné un embarquement particulièrement lent, qui a duré jusqu'à 22h30, avec certains passagers qui ont clairement abusé du délai accordé.

Roulage
Vers les coups de 23:11, la porte se détache et le roulage aura lieu vers 23:25 soit plus d'une heure de retard

la consigne de sécurité que tout le monde connait

Des aéronefs de la famille A320CEO


Décollage
Le décollage a eu lieu depuis la piste 26R à 23h34, avant que l'avion ne prenne le cap 190° à 10 000 pieds.


Le catering
Quelques instants après le décollage, un PNC me sert un verre de bienvenue, mais je préfère opter pour de l'eau, pour plusieurs raisons (et par respect pour mon voisin âgé).
Le catering en premium est préparé par Frédéric Simonin, mais il semble que, comme souvent, il doive s'adapter avec les moyens du bord.
Il paraît qu’ils ont revu la carte pour se distinguer de l’économie, mais la prestation reste, malheureusement, loin d’être à la hauteur du prix payé. En discutant avec un PNC, j'apprends qu'il est désormais possible de commander son plat à l’avance, comme en business class.
Voici ce que le menu propose :
Crème citronnée au fromage frais, pomme de terre pochée, fèves, radis rose en pickles
Saumon et coquillages, sauce Noilly, riz basmati, quinoa rouge, brocolis
Crozet de Savoie, épinards aux cèpes et comté, camembert
Pour finir, un moelleux au chocolat
Étant donné la durée du vol (seulement 5 heures), le traditionnel sac Bon Appétit n’est pas proposé, heureusement, car il faut bien l’admettre, il n’est pas fameux. Depuis février, une nouvelle prestation a été introduite en premium : le sac Mauvais Appétit disparaît enfin et est remplacé par un plateau repas.



Le fondu au chocolat, malheureusement, n'était pas non plus le plus succulent que j'aie dégusté.

Je demande un verre de thé et l'eau pour finir

Point WiFi
Comme vous le savez, l’offre de connectivité à bord des avions d’Air France est en pleine mutation avec le déploiement de l'offre Starlink, malgré la polémique suscitée il y a deux mois, alors que l'annonce a été faite presque deux ans plus tôt.
En discutant avec les PNC, ils m’ont affirmé qu’un nouvel appareil est équipé chaque jour, que le déploiement a commencé sur les B777 depuis le premier trimestre 2026, et que pratiquement toute la flotte des A350 est désormais équipée (bien que cette dernière affirmation soit fausse ).
En attendant, on me propose l’ancien système payant, mais je ne cède pas, car il est inutile pour un vol de 5 heures, et j'ai suffisamment de contenus téléchargés sur mon téléphone à visionner.

Les toilettes situées derrière la cabine premium sont très étroites.


Landing
L'IFE indique que nous approchons de la pointe de Dakar et que nous survolons Thiès. Le destrier entame ensuite sa descente à 3h11.



La piste 01 est en vue, malgré la qualité douteuse de mon téléphone. L'atterrissage se fait à 03h36, heure locale.


L'aéroport, livré en 2017 si ma mémoire est correcte, semble bien conçu pour l'instant. Cependant, je redoute qu’il soit sous-dimensionné dans une dizaine d'années. Heureusement, une extension ne devrait pas poser de problème, car il reste encore du foncier disponible à proximité.
Je descends du destrier !


Le passage à l’immigration s’impose, et j’ai dû attendre environ 30 minutes dans la file. La livraison des bagages a aussi pris un peu de temps, mais j’ai à peine attendu 5 minutes après le lancement du carrousel.



Je vous laisse avec le bonus touristique et de cette image de la future gare "TER"


La liaison ferroviaire sera disponible en milieu d'année 2026.

Le taxi me mène vers mon hôtel.
Merci d'avoir lu et à la prochaine !


























merci pour le FR , content de voir que finalement le TER va aller jusqu'a l'aeroport
quand j'etais alle a dakar en 2023 , le terminus etait a la ville nouvelle de Diamniadio , ce qui sera bien plus pratique que les minibus qui font la navette vers le centre ville
Salut et merci pour ton message ^^
De ce que je sais c'est que tout n'est pas ficelé et que c'est prévu pour mi 2026.
Cependant je crains que cette ligne est sous dimensionné, du peu que j'ai vu ils sont archi blindé.
Le trajet en taxi est clairement onéreux avec des sections à péage tous les 5 KM, et je t'en parle pas l'importation du système des concessions qu'on a en France au Sénégal...
A bientôt ! 😉