Bienvenue dans ce FR, qui va me donner l'occasion de vous expliquer plus en détail le routing à venir.
En effet, le vol précédent CDG-TUN n'était comme vous pouvez vous en douter, qu'un vol de pré-positionnement. Il est de notoriété sur ce site qu'il est possible de trouver de très bons tarifs au départ de Tunis, et je me devais d'y céder un jour ou l'autre (mes deux compères sur ce voyage ayant déjà pratiqué TUN pour les mêmes raisons) mais pas, comme certains ont pu le suggérer, avec SV mais bien avec QR.
Voici donc quelques explications sur la construction de ce routing.
Le pont du 11 novembre est une bonne fenêtre de tir pour un week-end entre amis et nous voilà à passer une soirée à échafauder tous les plans possibles. Nos recherches nous ont rapidement poussés vers l'Asie, qui offre un rapport qualité / prix imbattable à tous points de vue. Afin d'essayer une destination qu'aucun de nous ne connaît, nous nous mettons d'accord sur Kuala Lumpur, qui offre de opportunités de vol intéressantes.
En effet, l'un des objectifs est aussi de se faire plaisir d'un point de vue avgeek et d'essayer de nouvelles compagnies. Nous arrivons à trouver un TUN-DOH-KUL qui coche de nombreuses cases :
- aucun de nous n'a volé sur QR, l'occasion d'essayer une compagnie qui a la cote auprès d'un certain nombre de FRistes
- l'un des segments est opéré en A350-1000, une nouveauté pour moi, et qui plus est équipé des fameuses Qsuites
- l'un des segments est opéré par Malaysian, là encore l'occasion d'essayer une nouvelle compagnie en LC, qui plus est sur un A350
- les deux segments TUN-DOH sont effectués sur des appareils différents (787 et A330)
- le routing nous permettra d'essayer plusieurs configurations de cabine (Qsuite, Apex, Diamond)
Bref, que du bonheur. Certes, le tarif n'est pas aussi imbattable que SV (qui arrive à flirter avec les 900 € sur certaines destinations), mais c'est tout de même beaucoup moins cher qu'au départ de Paris (environ 800 € de moins à nos dates).
J'aurais bien volé sur *A, histoire de retrouver mon statut Gold chez TK, mais tant pis, on ne peut pas courir tous les lièvres à la fois.
Pour compléter le routing, il nous faut donc aller et revenir de TUN. Comme vous l'avez vu, l'aller est effectué avec Air France, un gage de sécurité, car il ne nous faut pas rater notre correspondance (encore que, vu le retard que nous avons eu, c'est discutable). Je ne voulais pas perdre du temps avec une nuit sur place et nous tentons donc le pari d'une correspondance autonome à TUN. Après avoir compulsé les FR, je n'ai pas trouvé d'aventurier pour s'y risquer, en général la correspondance s'effectue avec une nuit sur place. Ce FR vous dira donc si c'est possible de faire l'impasse sur cette escale nocturne.
Pour le retour, j'avais envie de tester quelque chose de différent. Je me dis que je n'aurai pas beaucoup d'occasions d'emprunter Tunisair, alors autant le faire depuis sa base. Et puis qu'importe si le vol est en retard (ce qui confirmerait la réputation de la compagnie tunisienne), je n'ai pas de contrainte particulière au retour. Le tarif en J n'est pas inabordable, je me laisse tenter. L'un de mes comparses me suit dans l'aventure avec TU, l'autre jouera la sécurité en revenant sur Paris avec AF, à un tarif prohibitif au demeurant.
Bon, tout cela, c'était sans compter les différents swaps d'appareils avec QR et MH, au final nous conservons le A35K et la Qsuite, mais le routing sera très typé A330 (et full Airbus).
Cela nous donne donc :
Enchainement de vols
- 1
- 2QR - Affaires - TUN > DOH - A330-300
- 3QR - Affaires - DOH > KUL - A350-1000
- 4MH - Affaires - KUL > DOH - A330-300
- 5QR - Affaires - DOH > TUN - A330-300
- 6TU - Affaires - TUN > ORY - A320
Cette introduction étant faite, place au FR !
Je vous avais laissés à la sortie de notre vol pour Paris. Le vol QR n'étant qu'à 16h, cela nous fait une escale théorique de 6 heures. Nous avons donc envisagé de passer landside pour aller déjeuner en ville ou en bord de mer, d'autant que d'après nos (maigres) informations, il ne semble pas y avoir de bureau de correspondance pour éditer nos BP (ceux-ci n'étant pas disponibles dans l'application).
Une lueur d'espoir apparaît tout de même lorsque nous voyons une direction "Transit".

Et plus encore lorsque celui-ci indique une direction différente de celle de la sortie.

Nous arrivons à un comptoir de correspondance (il y en a donc bien un) et nous indiquons aux agents présents que nous prenons le vol QR. Nous voyons d'ailleurs un petit panneau sur le comptoir au logo de QR, mais je n'ai pas eu le temps d'en prendre connaissance, la prise en charge ayant été immédiate.
Nous remettons nos passeports et on nous demande de patienter, en nous indiquant qu'un agent QR va venir dans quelques minutes. Là, c'est la bonne nouvelle de la journée ! Nous ne sommes d'ailleurs pas tous seuls en correspondance, plusieurs autres pax se présentent après nous.

L'endroit pour attendre n'est d'ailleurs pas si désagréable, avec de nombreux sièges et de grandes baies vitrées donnant sur l'extérieur.

Notre A321 venant de Paris est d'ailleurs juste là.

Il y a même du wifi (qui fonctionne, laborieusement certes mais qui fonctionne) et de quoi recharger son téléphone.

La scène suivante est un peu surréaliste. Nous sommes appelés au comptoir et une agente nous indique que c'est bon, que la personne de chez QR va venir avec nos BP et qu'en attendant nous pouvons passer et que nous pourrons revenir dans 10 minutes. On nous remet alors un seul et unique papier, faisant office de laisser-passer pour tous les trois, vaguement griffonné et tamponné.

Avec ce sésame pour le moins rudimentaire, nous passons un PIF sommaire (pas besoin de sortir ses affaires) et nous nous retrouvons en zone publique. Chose que je ne fais jamais, j'ai laissé mon passeport au comptoir de transit. La dernière fois remonte à plus de vingt ans, lorsqu'un officier égyptien sur le canal de Suez est parti avec, je ne l'ai pas lâché d'une semelle. Sans BP et sans passeport, j'avoue me retrouver un peu tout nu…

La première impression sur TUN n'est pas fofolle. C'est vieillot et bas de plafond.


L'entrée du salon est juste ici, mais ce sera pour plus tard.

Il semblerait que "l'expérience shopping" soit bientôt renforcée.

Un bon point, le ministère de la Culture dispose d'un kiosque proposant des livres sur les sites historiques de Tunisie.

J'avise le FIDS, qui déroule sur un écran unique. Je pensais y voir plus de compagnies exotiques (comme Medsky), TUN étant réputé pour servir de base arrière aux compagnies libyennes. Etonnamment, la compagnie nationale est loin d'être omniprésente.

Une zone semble plus spécialement réservée aux vols à destination de la France.

On note quelques efforts sur la décoration, avec des pseudo-imitations un peu kitsch de mosaïques antiques.

TUN semble proposer un service premium, avec un salon spécifique.

Le temps que je prenne mes photos, mes compatriotes ont déjà filé à la recherche d'un café. Ils en trouvent un tout au fond, près des portes de départ pour la France, mais il faut passer un contrôle des BP. Comme je n'en ai pas, ils insistent et j'arrive à leur baragouiner que ce sont mes collègues qui l'ont, et ça passe. Décidément, cet aéroport est quand même très limite en terme de sécurité.
Nous nous posons quelques minutes ici le temps de boire un verre. Vu le menu, une grande bouteille d'eau gazeuse fera l'affaire. J'arrive à me connecter avec le wifi, qui fonctionne à peu près, pour traiter quelques mails urgents du boulot.

Il est ensuite temps de retourner chercher nos cartes d'embarquement. Nous rebroussons donc chemin pour retourner au bureau de transit. Comme convenu, nos BP nous attendent et nous les récupérons ainsi que nos passeports. Il suffit ensuite de passer au poste de police pour un contrôle et un tamponnage des BP, et voilà.

QR nous gratifie donc de beaux BP cartonnés, avec un liseré argenté propre à la J, c'est toujours plus qualitatif. Les informations renseignées sur le BP sont intéressantes : le salon auquel nous sommes éligibles est clairement noté et on trouve même le choix du plat que j'ai pré-commandé.
Les plus observateurs auront noté que je suis en séquence 6, il faut dire que nous étions au taquet pour l'enregistrement afin de choisir nos places. En effet, QR facture le choix des sièges, et sur 4 vols ça finit par peser quand même un peu. En revanche, le choix est libre à l'ouverture de l'enregistrement.
Revenons à nos moutons. Avec toutes ces histoires, entre le retard de notre vol et le délai d'obtention de nos passeports, il est déjà midi et notre embarquement n'est plus que dans 3h15. Nous avons donc laissé tomber l'option déjeuner en ville.
Direction l'unique salon de TUN, le célèbre Salon Privilège qui a accueilli tous les FRistes au départ de TUN. Celui-ci ratisse large en terme de compagnies, y compris Tunisair, qui n'a donc pas de salon en propre sur sa base.

Il y a un tout petit peu d'attente. A la vue de mon BP, l'agent hésite, me disant que nous ne pouvons entrer que 3 heures avant le départ du vol, mais sa collègue lui rétorque que QR ça passe. Donc ça passe ;-)

On note un effort de décoration dans l'entrée du salon.

Le salon a déjà été bien reporté ici, je ne vais pas m'attarder. Il est assez rempli et ce n'est pas évident de trouver 3 places côte à côte, d'autant que certains pax squattent à un ou deux des espaces prévus pour 4.

D'autres s'étalent un peu et prennent leurs aises.

Le salon a le mérite d'offrir une vue extérieure avec de la lumière naturelle.

Il y a également une salle de repos, mais celle-ci est full.

Voici le bar. L'offre est réduite, mais le jeune barman qui y officie fait tout son possible pour accomplir son devoir avec style.

Du vin tunisien, du whisky bas de gamme, mais tout de même du Pernod.

Quant au catering, c'est la mauvaise heure puisque nous arrivons à la fin de la prestation du petit déjeuner et l'offre de déjeuner n'a pas encore été servie. C'est donc un peu la dèche.


Pour les sanitaires, c'est un WC pour les hommes et un autre pour les dames, autant dire qu'il faut attendre pour pouvoir se soulager.
L'offre de déjeuner finit par être servie, voilà qui est tout de même plus appétissant.



Ayant pu récupérer un espace plus convivial, nous nous organisons un petit buffet, il faut admettre que c'est plutôt bon. Côté boisson, le vin blanc autant que le rosé sont d'autant moins mémorables qu'ils sont servis tièdes.

Nous sommes juste à côté du FIDS, dont le plus marquant est le mauvais formatage des logos des compagnies, ça fait vraiment amateur. Fidèle à sa réputation, TU accumule les retards sur la plupart de ses vols. On a une pensée pour les passagers à destination de Djerba, qui ont 4h30 de retard.

Côté vues extérieures, pas grand-chose à voir vu la position du salon, mais je spotte tout de même ces A320 italien et tunisien.


Celui-ci finit par être remplacé par un autre A320, d'une compagnie que je ne connaissais pas, Buraq, une petite compagnie libyenne.

Je décide d'aller me dégourdir un peu les jambes et constate que notre appareil est arrivé. Sans surprise, c'est bien l'A330 annoncé.

Notre équipage est là et attend de pouvoir embarquer.

J'avise un magnifique A350-900 d'Emirates.

Un peu moins glamour mais bien plus local, j'aperçois la queue d'un Nouvelair.

Un peu plus loin, je découvre un ERJ145 aux couleurs des Nations Unies.

Je viens retrouver mes camarades au salon, nous rassemblons nos affaires et prenons la direction de notre salle d'embarquement.

Les fumeurs trouveront leur bonheur dans ce bocal.

Nous voici dans notre salle d'embarquement, de forme octogonale.

Pour l'instant, personne en porte.

Pendant ce temps, Emirates repousse, tandis qu'un A330 TU est au roulage.

Les files commencent tant bien que mal à s'organiser. On suppose que la zone à gauche correspond à la file prioritaire, mais en l'absence d'indication ce n'est pas clair.

Une agente viendra mettre un peu d'ordre dans tout ça et à 15h15 nous sommes invités à embarquer. Passerelle vitrée comme je les aime et premier de cordée pour l'embarquement.


Fuselage shot. J'avoue être assez excité à l'idée de découvrir QR dont j'ai tant entendu parler. La compagnie qatarie sera-t-elle au niveau de sa réputation ?

Allez, un seul moyen de le savoir !

Nous sommes accueillis par la chef de cabine, très enjouée, qui nous oriente vers nos sièges. Je lui indique que c'est mon premier vol avec QR, elle me répond malicieusement espérer que ce ne sera pas le dernier.
J'arrive donc cette cabine, que je ne découvre puisque c'est exactement la même que j'ai eue il y a quelques années avec Oman Air. L'appareil en question a d'ailleurs volé pour la compagnie omanaise jusqu'en mars 2025.

On retrouve ici la cabine Apex, avec cette configuration très particulière en 2/2/2 mais avec full access.

Il est en effet possible de rejoindre les sièges hublots grâce à ce passage.

Les sièges latéraux ne sont donc pas exactement alignés côte à côte.

Allez savoir pourquoi, le premier rang est numéroté à 10. On voit bien la paroi incurvée à l'avant de la cabine, qui ne fait peut-être pas du premier rang le meilleur choix.

Sur ce vol, voyant la cabine peu remplie lors de l'OLCI, nous avons fait le choix téméraire de prendre 3 sièges hublots l'un derrière l'autre. Mauvaise pioche, car la cabine J, dont la moitié des sièges était encore à vendre le matin même, se remplira très vite, manifestement à coups d'upgrade.
Bref, je (re)découvre donc mon siège pour les prochaines heures, et l'impression est très bonne. Chaque siège dispose d'un petit coussin au nom d'une ville desservie par QR. Ici CPT.

Ainsi qu'un oreiller plus large et une épaisse couette sous blister.

A chaque place, se trouve déjà la trousse de confort et une serviette rafraîchissante sur réglette.

Le menu et la carte des vins sont déjà disposées, les voici avec les consignes de sécurité.

Les commandes de siège sont sur l'accoudoir.

La CC me propose un pyjama, en me demandant ma taille. Un pyjama en J, ce n'est pas si fréquent.

Les chaussons, très confortables.

Des rangements sur le côté, pour le casque justement et la bouteille d'eau.

L'équipage est très proactif et dynamique, accueillant chaque passager et l'aidant à ranger ses affaires. La CC voit que nous sommes ensemble et regarde sur sa tablette si elle peut nous placer à côté, nous lui confirmons que nous avons choisi nos sièges à dessein mais l'attention est sympa.
La PNC qui officie dans notre rangée vient se présenter à moi et me confirme le plat que j'ai pré-commandé. Le protocole se met rapidement en route, avec un verre d'accueil. J'opte pour le lemon mint, car pas d'alcool au sol à TUN.

Puisque c'est comme ça, jetons un oeil sur la carte des vins. Nous avons droit à deux champagnes, en blanc et en rosé.

Deux blancs, l'un des US et l'autre de Nouvelle-Zélande.

Un 3e blanc avec ce Riesling qui est fort tentant, mais que le menu d'aujourd'hui ne permettra pas d'essayer. En revanche, le Lynch-Moussas est bien sur ma liste.

Celui-ci fait de l'ombre aux deux autres rouges, forcément.

De même qu'Oman Air, QR propose du sauternes en vin sucré, d'ailleurs le même que WY.

N'oublions pas la liste des cocktails.

Et voici le menu, avec 3 choix d'entrées, 4 de plats et 2 de desserts. Bien que le vol soit court, QR propose tout de même une seconde prestation.

L'embarquement est terminé, et comme vous pouvez le voir, malgré l'absence de coffres centraux, les racks sont loin d'être pleins.

Je prends mes aises, on n'est pas mal du tout ici !

Voyons voir l'IFE. La distance avec l'écran nécessite d'utiliser la télécommande.

Ce sera vraiment le seul point noir de ce vol, entre la télécommande peu réactive et le système qu'il aura fallu rebooter plusieurs fois.

Pendant que le système se relance, voyons voir la trousse de plus près. Celle-ci est signée Dyptique et est plutôt qualitative, avec un format différent pour les hommes (noir) et les femmes (blanc).


Le protocole de service se poursuit, avec la classique proposition de datte.

Et le café. La PNC me voyant prendre des photos m'a proposé de prendre la pose.

C'est bon, ça semble fonctionner.

La passerelle est retirée vers 16h15, avec 15 petites minutes de retard.

Viennent ensuite les consignes de sécurité, que j'ai trouvé d'un mauvais goût absolu. Celles-ci mettent en scène ce personnage (que je ne connais pas) qui braille littéralement pendant tout le film.

Ses pitreries grossières et le fait qu'il crie plus qu'il ne parle décrédibilise le message. Un moment désagréable.

Le temps se dégagé sur TUN alors que nous roulons vers le seuil de piste.

C'est parti !

On peut le dire, les villes tunisiennes sont blanches.

Les couleurs entre ciel, terre et mer sont superbes.

Nous voici arrivés au littoral.


Je suis notre montée sur la géovision, directement plein est.

L'île de Zembra.

Le Cap Bon.

C'est un peu pénible, plusieurs vidéos promotionnelles sont automatiquement diffusées sur les écrans.

Raison de plus pour rester scotché au hublot.

Le winglet à l'effigie de QR capte les derniers rayons du soleil.

Le soleil couchant sur les nuages offrent des vues captivantes (qui rendent largement moins bien en photo qu'en vrai).

Les PNC étant libérées, celles-ci peuvent reprendre du service. Celui-ci commence comme il se doit par un peu de champagne, que mon camarade du premier rang sera le premier à goûter.

Je note que de l'autre côté le remplissage du verre se fait à la place. Quoi ? le protocole QR n'est-il pas écrit à la lettre ? ;-)

Me voici donc gratifié d'une flûte, très élégante et généreusement remplie de champagné rosé, accompagné de noix.

Petit détail que j'avais déjà remarqué sur WY, la tablette n'est pas assez large et le verre repose en équilibre sur le rebord saillant.

Oh mais qui voilà qui vient trinquer ?

Mathieu s'installe sur l'ottoman face à moi, sans que les PNC y trouvent rien à redire. Une manière fort agréable de prendre l'apéritif face à face.

Les coupelles sont au logo de QR, un petit détail que j'apprécie.

Le protocole de service se poursuit avec la mise en place de la table. Pas l'ombre d'un plateau, bien sûr, et chaque élément est disposé à la main. C'est sophistiqué, c'est chic, j'aime bien ! La petite loupiote crée une ambiance particulière.

Salière et poivrière sont très qualitatives.

Me voyant à sec, ma PNC me propose un refill de champagne que je n'ai pas le coeur de refuser.

Là encore, le verre est généreusement servi, ce qui n'est pas un mal vu qu'il a fallu rebooter à nouveau l'IFE.

C'est quand même pénible.

Ce n'est pas bien grave, j'ai de la lecture en stock.

Le repas commence avec cet amuse-bouche.

En entrée, j'ai choisi les traditionnels mezze. C'est délicieux, mais c'est trop généreux en quantité.

Sans surprise, c'est le Lynch-Moussas, 5e grand cru classé de Pauillac. 2017 est loin d'être le meilleur millésime, mais on salue le fait de n'avoir pas un vin trop jeune.

Ces agapes m'ont donné une envie pressante, la tablette pivote mais il ne faut pas être trop gros pour passer… Vous noterez que pendant ce temps, l'IFE continue à mouliner…

Les PNC ne chôment pas, la cheffe de cabine non plus, passant très régulièrement proposer de l'eau et s'assurer que tout va bien. Il va sans dire que l'horaire a été convenu avec la PNC : j'ai décidé de manger juste après le décollage mais j'aurais pu demander un service en décalé.

Pour le plat, j'ai pris le Qatari style white kabsa with lamb. Celui-ci était vraiment délicieux, l'agneau était fondant à souhait, une vraie réussite dont je parle encore.

Vient ensuite le fromage, joliment présenté et finalement plutôt goûtu. Les crackers, dont j'ai d'habitude horreur, étaient ici très bons et adaptés.

Pour finir, je me devais de faire honneur au Rayne-Vigneau, un domaine très honorable dans un millésime très respectable.

La couleur de ce nectar est magique.

Un bon prétexte pour prendre le dessert, que je ne finirai pas tant je suis repu.

L'inconvénient d'un service aussi sophistiqué, c'est qu'il est long. Celui fait plus de 2h30 que nous avons décollé, et nous voilà au-dessus de la vallée du Nil lorsque le repas se conclut. Les PNC ne traînent pourtant pas la savate, elles sont mêmes admirables, mais le protocole est trop long.

Pour preuve, un nouvel oshibori est distribué à la fin du repas.

Le vol se poursuit tranquillement, nous traversons l'Arabie Saoudite et j'en profite pour faire un petit somme. Le siège est full flat, mais le mécanisme a un peu galéré.
Lorsque je me réveille, on passe au large de Dammam et du Bahrein (qu'on devine à droite).


La petite île-état de Bahrein est entièrement illuminée ! Cela me fait penser qu'il faudrait que j'essaie Gulfair un de ces jours.

Peu après, nous voici arrivés au Qatar. Je suis du bon côté pour voir le centre-ville de Doha et ses gratte-ciel illuminés.

Il y a presque un côté Disneyland avec toutes ces couleurs.

En tout cas, de nuit c'est impressionnant.

Une aberration de l'urbanisme anarchique des pays du Golfe : on construit des routes qu'on éclaire alors que les terrains ne sont même pas encore construits.

Quelques infrastructures pétrolières.

Après avoir survolé la capitale, nous effectuons un demi-tour pour nous aligner sur la piste.

Vraiment une belle approche de nuit, d'autant que ce soir il n'y a pas trop de brume.

Atterrissage en douceur, assez loin du terminal.

Même d'ici, le centre-ville reste bien visible.

Passage devant la flotte moyen-courrier de QR.

Un bel A350 garé au large.

Le taxiing nous fait passer devant la tour de contrôle, avec ses éclairages bleutés.

Je pensais ne voir que du QR, mais en fait non, comme ici ce 787 de la RAM.

Un autre 787, cette fois-ci de China Southern.

Encore un 787 de Xiamen.

QR possède encore 8 A380, dont voici un exemplaire (désolé, il est un peu flou).

Nous arrivons en porte à 23h45, soit une vingtaine de minutes de retard.

Les passagers business débarquent en premier par la passerelle connectée en porte 2.

La CC est en porte et nous salue en nous souhaitant un bon voyage. C'est dommage, la PNC qui a fait le service dans notre rangée n'est pas venue prendre congé.

C'est ainsi que s'achève ce flight report, je vous retrouve très vite pour la continuation vers Kuala Lumpur, avec notamment la découverte de la Qsuite.