Bonjour à tous,
La prochaine série de FR va nous conduire le temps d'un grand week-end en Asie avec des amis. J'entrerai dans les détails en introduction du prochain FR, mais un vol à destination du Tunis rimera pour les plus aguerris des lecteurs avec pré-positionnement.
Pour se rendre à TUN, il n'y a pas 36 solutions : Air France, Tunisair, Nouvel Air et Transavia. Les tarifs ne sont pas cadeau, sans doute en raison du week-end prolongé du 11 novembre. J'aurais bien essayé Tunisair, mais la compagnie étant réputée pour ses retards légendaires, c'est trop risqué. TO et AF se tiennent à peu près, donc tant qu'à faire autant prendre AF avec les avantages qui vont bien. Il m'en coûtera tout de même 148 € l'A/S, en tarif basic qui n'offre même plus de XP, au grand dépit de mes camarades qui sont encore à la course aux 300 XP par an.
L'aventure commence de très bonne heure, puisque nous avons choisi le premier vol du matin qui part à 7h25. Un horaire un peu dur quand même, puisqu'il faut se lever à 4h30. Autant dire que ça pique.
A cette heure-ci, la seule réelle option est le VTC, le Noctilien impose un trajet bien trop long. Me voici donc à 5h30 au terminal 2E. Je ne dirais même pas potron minet, il est encore loin de faire jour.

Nous avons mutualisé le trajet avec mon ami Opoman, et le chauffeur nous dépose devant l'entrée Sky Priority, c'est parfait.

A cette heure matinale, le terminal est encore calme, mais les agents Air France sont déjà sur le pied de guerre.

Les bornes en libre-service ont étrangement disparu, il faut entrer dans la zone après avoir montré patte blanche. Nous nous présentons donc au personnel Air France, qui nous oriente vers les comptoirs. Comme vous pouvez le constater, c'est encore désert.

Tout pareil pour les comptoirs dédiés à la business.

Munis de nos BP, nous nous dirigeons vers le PIF. Les parafe sont en carafe côté accès n°1, mais des agents nous orientent vers ceux de la file générale. Ces formalités sont très rapidement expédiées, car comme vous pouvez le constater, il n'y a pas plus de monde à la PAF qu'aux comptoirs AF.

J'avais espéré que notre vol partirait du hall K, ce qui m'aurait permis de voir les nouveaux aménagements du salon (en tout cas dans sa partie rénovée), mais ce matin nous partons du hall L. Il convient donc d'emprunter le LISA.

Là encore l'attente est courte, la fréquence des trains étant très élevée. Le court tronçon jusqu'aux portes L permet d'apercevoir les premiers gros porteurs.

Direction les portes L.

Je note une nouvelle signalétique juste avant le PIF à destination des passagers Ultimate. C'est une bonne initiative mais un ami Ulti m'a indiqué que ce n'était pas encore très bien rôdé et que de nombreux agents n'étaient pas vraiment au fait de cette nouveauté, ce qui crée un peu de cafouillage.

Là encore, le PIF est passé rapidement, il y a peu de monde. Deux agents ADP gèrent avec efficacité le flux des pax sur les 2 postes ouverts.

C'est donc à peine plus de 20 minutes après être arrivé que je me retrouve airside. Le FIDS me confirme que notre vol est prévu à l'heure (pour l'instant…). Ce n'est pas le premier de la journée, le vol pour Casablanca part 15 minutes plus tôt.

Ce n'est pas l'horaire le plus adapté pour faire ses courses, de nombreuses boutiques sont encore fermées. Cela donne une ambiance un peu particulière à l'endroit.

Nous voici au salon des portes L, bien connu sur ce site, où nous retrouvons le troisième larron de cette escapade, Marcety (qui n'a pas publié depuis quelque temps maintenant). Si la galerie marchande en zone publique est tristoune, c'est en revanche la meilleure heure pour profiter du salon en toute quiétude : l'ambiance y est calme et feutrée.

Et, chose assez rare pour être signalée, il n'est pas difficile de trouver de la place dans la grande rotonde centrale, prisée pour ses alcôves plutôt intimistes.

Ambiance toujours vaisseau spatial avec ces tubes lumineux.

Les buffets sont très bien fournis et les viennoiseries sont excellentes.


On trouve également des crêpes et ces délicieuses madeleines.

Que je ne suis d'ailleurs pas le seul à apprécier, car à plusieurs reprises, j'ai vu du personnel d'entretien ostensiblement rafler la moitié des madeleines et des crêpes. C'est très limite, d'autant qu'il y a d'autres moyens de profiter du catering que de le chiper devant les clients. Bref.
Voici ma sélection.

Avant de quitter le salon, mes documents de voyage.

Il est temps de rejoindre notre porte. En chemin, je vois qu'ADP a déjà préparé ses décorations de Noël, alors que nous ne sommes encore que début novembre. Est-ce qu'on commence à fêter Pâques en février ?

Comme il fallait s'y attendre, il y a déjà beaucoup de monde en porte.

Un habile placement nous permet d'être dans les premiers lorsque les passagers des zones 1 et 2 sont invités à se présenter dans la file idoine. Pour autant, l'embarquement n'est pas lancé. Les agents feront plusieurs annonces pour indiquer que nous aurons un peu de retard.

Afin de gagner du temps, les agents décident de pré-embarquer les passagers prioritaires. C'est bien, mais il fait un froid de gueux dans la passerelle et on aurait bien aimé rester au chaud… Pour gagner de la place, les agents demandent aux passagers de former deux files. Nous voyons donc arriver une seconde colonne de passagers. Certains pax râlent après les agents en pensant que ce sont des passagers de la zone 3, mais non, ce sont tous des passagers prioritaires. Je n'imaginais pas que TUN (comme GVA par ex) avait autant de passagers fréquents.

D'autres passagers se plaignent auprès du personnel d'AF à cause du retard, qui est semble-t-il fréquent sur cette ligne, mais au lieu de laisser couler, un agent AF explique sèchement qu'il n'y est pour rien et qu'il fait ce qu'on lui demande. Pas très élégant comme réponse.
Après un bon quart d'heure à se geler dans la passerelle, nous sommes enfin autorisés à entrer. Par solidarité, une PNC était venue à notre rencontre pour s'excuser du retard, "dû à l'arrivée tardive de l'appareil".

Voici le museau de notre A321, je n'aurai pas mieux.

Fuselage shot, qui me rappelle qu'un A321, c'est long…

Nous sommes accueillis en porte par la cheffe de cabine.

Nous retrouvons la cabine MC bien connue d'Air France. Il y a 3 rangées de J ce matin. Lors de l'OLCI, il y avait deux places encore disponibles, à un tarif tout à fait intéressant, mais l'horaire ne se prête guère à profiter du service, et comme nous sommes trois, un triplet derrière le rideau nous ira très bien.

Le premier rang de J dispose de ces tablettes (pour les sièges A/B et E/F) que je trouve très pratiques.

Je n'ai pas pris les sièges au rang 4 car j'évite en général le tout premier rang Y pour éviter d'avoir le rideau sous le nez. On a tous nos petites habitudes… Donc nous voici au rang 5. Le pas est serré.

Tablette classique, avec le logo indiquant que le wifi est disponible.

J'ai récupéré une lingette désinfectante en embarquant.

Mon camarade de droite essaie d'utiliser la patère pour accrocher sa veste, mais ce n'est pas très pratique, car cela empiète pas mal sur l'espace. Il la retire donc derechef.

Avant le repoussage, la cheffe de cabine vient me saluer, me remercier de ma fidélité et m'indiquer que nous aurons quelques turbulences en vol. L'attention est sympathique, mais mes deux copax, tous deux platinum, ont moyennement apprécié d'avoir été totalement snobés. Au-delà de leur "vexitude", je note tout de même que les PFL ont droit à un traitement distinct.
Le commandant de bord prend la parole pour s'excuser du retard, rappelant que cela est dû à l'arrivée tardive de l'appareil.
Je veux bien être compréhensif, mais je préfère qu'on me dise la vérité. Or notre brave F-GTAT, qui arrive tout droit d'Istanbul (un horaire de la muerte au passage), est bien arrivé à l'heure. Mais avec une arrivée bloc prévue à 6h35, il est impossible de lancer un boarding à 6h50 comme prévu initialement. Donc soit il y a eu un changement d'appareil et dans ce cas il faut simplement le dire ainsi, soit la rotation s'est bien faite comme prévue et n'était juste pas tenable.

Quoi qu'il en soit, malgré l'horaire matinal, l'avion est plein comme un oeuf.

Nous repoussons vers 8h15, soit avec près d'une heure de retard. Nous avons prévu (très) large pour notre correspondance à TUN, donc pas d'inquiétude. Alors que le soleil se lève sur la plateforme, nous croisons un 737 d'Air Algérie au départ.

Devant nous, se trouvent une mère et sa petite fille ; celle-ci est très turbulente et se fait un plaisir de mettre à fond la musique sur sa tablette, sans que la mère y trouve rien à redire. Je suis à deux doigts d'intervenir mais finalement avant le décollage le son est baissé. Suprême provocation, la gamine tente une incursion de doudou licorne, mais je reste stoïque ^^

Allez, on s'aligne.

C'est parti.



Tout d'abord la montée se fait dans le brouillard.

Mais les chapes sont intermittentes, créant un très bel effet sur la campagne.


Puis nous passons définitivement au-dessus des nuages. C'est beau !


Puis ça se dégage à mesure que nous arrivons dans le sud de la France. Comme me l'avait indiqué la CC, nous avons eu pas mal de turbulences sur la première moitié du vol.

Je me connecte au wifi avec le pass message. Je regrette qu'il n'y ait plus les informations sur le vol comme avant, il ne reste plus que la carte de disponibilité du wifi, qui permet juste de savoir où nous sommes mais présente assez peu d'intérêt par ailleurs.
La prestation est servie assez tardivement, environ 45 minutes après le décollage. Le choix sur les vols du matin est très limité, il n'y a par exemple plus d'eau gazeuse. Le café n'étant pas fameux, je demande un thé. Plutôt que les salutations platinumforlifesques, j'aurais bien aimé qu'on me propose un sencha du Palais des Thés… Cela dit, le thé classique est bien pratique pour tremper les biscuits, car ceux-ci sont bien durs. Il faut quand même admettre que la prestation AF est très minimaliste, surtout pour un vol de 2 heures.

Nous nous consolons en pensant aux contrées qui nous attendent et en admirant les vues superbes sur la Méditerranée.

Nous arrivons aux côtes du Maghreb. Une première pour moi qui ne suis jamais allé en Tunisie. Nous abordons les terres par ce lac de retenue situé dans l'ouest de la Tunisie.

Puis nous longeons la côte vers l'est en direction de TUN.

On devine bien les villages au milieu des champs.

Je suis frappé par la blancheur des maison. Ici Ras Jebel.

Puis on pique vers le sud pour s'aligner. L'île de Pilau.

Les salines de Gher el Meleh.

Gammarth et sa longue plage.


Survol de la Sebkha Ariana, une cuvette inondable de 5000 ha.



Nous sommes vraiment proches des habitations.


Et atterrissage. Quelques appareils sont stockés au loin.

Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, mais le moins qu'on puisse dire, c'est que la fauche laisse à désirer sur les abords des pistes.

Il a plu il y a peu et le tarmac est trempé. Le seul appareil visible est cet A320 de Tunisair. Au vu du trafic et des infrastructures, on n'a clairement pas l'impression de se trouver sur une plateforme aéroportuaire internationale.

Nous arrivons en porte à 10h35, avec 45 min de retard sur l'horaire. Le CdB a donc rattrapé un peu de retard.

Instant Danette, et il faut jouer des coudes pour sortir, les passagers semblent tous pressés de débarquer.

Le museau de F-GTAT.

Juste à ses côtés, un autre A321, de TK cette fois.

Direction la sortie.

Enfin, la sortie, c'est vite dit, nous cherchons plutôt le chemin des correspondances. Serons-nous obligés de passer landside et repasser tous les contrôles ? Pourrons-nous récupérer nos BP pour le vol suivant à un comptoir de correspondance ? Aurons-nous le temps d'aller déjeuner en ville avant de revenir ?
Autant de questions qui trouveront leur réponse dans le FR suivant. Stay tuned !
Merci de votre lecture et à bientôt pour la suite.
Bonjour,
Merci beaucoup de ton report.
Plusieurs choses m’étonnent et j’aimerais donc avoir des précisions. Tu as enregistré au 2E, or tu dis être déposé au 2F. Par ailleurs les vols pour TUN s’enregistrent normalement au 2F. Pourrais-tu préciser davantage ce qu’il en est ?
Par ailleurs, j’aimerais savoir si on t’a envoyé aux guichets de la zone éco, du moins ce qu’il en reste, ou à ceux de la zone business ?
Merci à toi
Merci Elie pour ton commentaire.
C'est une faute de frappe, je suis bien arrivé au 2E, c'est corrigé. Je n'ai pas enregistré de bagage donc nous avons récupéré directement nos BP à une borne dans la zone SP, avec l'assistance de l'agent AF.
A bientôt.
Merci beaucoup pour ce FR.
Comme vous, je milite pour l'introduction du BoB à bord des MC AF. "La prestation a le mérite d'exister" diront la majorité des contributeurs du site, mais en ce qui me concerne je dis, étant donné la prestation minimaliste offerte par AF, mieux vaut la remplacer par un BoB où chacun pourra choisir ce qui lui convient.
Bons vols !
Merci pour le commentaire.
La prestation est vraiment très légère pour un vol de cette durée. Quand on pense que TK offre du chaud (et je crois même TU) en Eco. Le bob ne me choque pas si les tarifs restent raisonnables et que la qualité est au rendez-vous.
A bientôt !
Bonjour
Merci pour le compte-rendu.
On pourrait rédiger un livre sur les excuses totalement fantaisistes AF à force, et parfois c'est carrément de la malhonnêteté lorsqu'ils accusent des autres acteurs (le contrôle aérien au hasard) totalement à tort. C'est bien sûr encore pire lorsque le service clients utilise ces fausses excuses pour échapper aux dédommagements (cela m'est déjà arrivé ainsi qu'à un collègue).
Étrange ensuite de ne saluer seulement les PFL, personnellement je m'en remettrais en tant que simple Platinum mais certains ont l'ego sensible !
L'attitude du personnel au salon est scandaleuse, vous devriez vous plaindre auprès du service clients à mon humble avis.
Un Paris - Tunis en préacheminement avant d’aller en Asie, ça sent la J de Saudia ^^
C’est un peu gonflé de la part d’AF de proposer une offre limitée le matin sous prétexte que c’est le petit-déjeuner.
Tiens, je suis curieux de savoir si la correspondance airside est possible. Je n’ai jamais pris le risque à TUN et j’ai à chaque fois préféré y passer la nuit.
Merci pour ce FR