Après 4 jours à visiter l'ouest de la Bulgarie, il est temps de prendre le chemin du retour. Après l'aller effectué avec Swiss et Helvetic, c'est Austrian qui nous ramènera à Paris - l'occasion pour moi d'essayer la compagnie autrichienne que je ne connais pas encore.
Voici le rappel du routing, avec les deux FR aller déjà publiés.
Enchainement de vols
- 1
- 2
- 3OS - Business - Sofia > Vienne - Embraer 195
- 4OS - Business - Vienne > Paris - A320
Après une matinée à nous promener dans Sofia, le plus simple pour rejoindre l'aéroport est le météo, rapide et au tarif modique.

Nous arrivons en vue de SOF, dont la tour de contrôle affiche les couleurs nationales. Le terminal semble récent.

Nous voici arrivés, au vu de l'affluence le métro est plébiscité pour rejoindre l'aéroport.

Au loin, j'aperçois un 747 cargo de la compagnie Atlas Air.

Le métro est très bien connecté au terminal, la marche est courte.

L'autre option pour rejoindre l'aéroport depuis le centre-ville est le bus.

L'aérogare est moderne et lumineuse, même si les grands pylônes ne donnent pas une impression très qualitative.

SOF est un petit aéroport et tous les comptoirs sont immédiatement là.
Ici Flydubai en plein enregistrement ; la signalétique d'El Al témoigne de la présence de la compagnie israélienne ici.

LO et QR.

TK, avec une file bien remplie.

Bien sûr, les comptoirs de Bulgaria Air, la compagnie nationale, que j'aurais bien aimé essayer. Celle-ci opère des vols directs pour CDG, mais les horaires n'étaient pas idéaux et surtout les tarifs piquaient un peu, même en Y. Dommage, car leur A220 semble bien agréable, avec une véritable business class en 2/2.

Mais aujourd'hui c'est aux comptoirs du groupe LH que nous nous rendons. Ceux-ci sont déserts, nous n'aurons pas à attendre.

Je n'ai pas l'habitude d'enregistrer de bagage, surtout pour un si court séjour, mais certaines victuailles bulgares comme le délicieux miel blanc des Rhodopes ou la mastika (boisson anisée très proche de l'ouzo) ne sont pas acceptées en cabine. Nous sommes reçus par une agente charmante, qui se fait un plaisir d'enregistrer notre bagage, sans oublier d'y accoler un tag prioritaire.

Elle nous remet également nos BP jusqu'à Paris. Ceux-ci ne sont pas aux couleurs de la compagnie, mais cartonnés et en couleur, ce qui me va très bien.

Direction les contrôles de sûreté.

Je n'ai pas vu de fast track, aussi empruntons-nous la file générale.

Le PIF est situé à l'étage. Impossible d'échapper à la grande publicité pour TK.

Pas de file prioritaire non plus pour le PIF (ou je ne l'ai pas vue), mais ça va assez vite.

5 minutes plus tard, nous voici airside. Cette grande zone déserte était sans doute celle où se tenait les postes de la PAF avant l'entrée de la Bulgarie dans l'espace Schengen 6 mois plus tôt.


Jetons un oeil sur le FIDS, je l'ai raté à l'arrivée à l'aéroport.

La version en caractères latins sera plus facile à lire que celle en cyrillique (écriture créée en Bulgarie, rappelons-le). La liste est artificiellement gonflée par les partages de code qui apparaissent sur plusieurs lignes, mais on est quand même frappé par la faiblesse du trafic pour une capitale. A part DOH et DXB, aucun vol long-courrier n'est affiché.

Comme dans tous les aéroports, il faut désormais traverser le dutyfree. Celui-ci fait la part belle aux produits locaux, et notamment les fameuses roses de Bulgarie, qui sont un peu mises à toutes les sauces.



Plus original, il est possible de rapporter de l'air de Bulgarie. Si, si, sérieusement. Ou de vendre du rien. Je serais curieux de savoir si ça fonctionne.

La zone airside est agréable, avec de nombreux commerces et du mobilier sympa.


Je note ce rigolo "panier à salade", déjà repéré par Chevelan lors d'un de ses passages, qui porte fièrement le nom de Croque-Monsieur, mais qui vend surtout des hotdogs.

Nous n'avons pas déjeuné et il commence à se faire tard, direction le salon. Celui-ci est situé au rez-de-chaussée.

On retrouve le niveau des arrivées, par où nous sommes passés quelques jours plus tôt, ce n'est pas banal.

L'entrée du salon est cachée derrière l'escalator.

L'Aspire Lounge semble être l'unique salon de la plateforme, où toutes les compagnies envoient leurs pax, y compris Bulgaria Air dont c'est pourtant la base.

Devant nous, une passagère n'hésite pas un instant à payer l'accès.

Le tarif n'est pourtant pas cadeau, je n'ai pas vu les prix pratiqués dans le terminal mais pas sûr que ce soit "rentable".

Le salon est grand et bien aménagé.


De nombreuses (fausses) plantes égaient un peu l'endroit.



Il existe même une grande zone dédiée aux fumeurs, c'est rare.

Le salon donne côté piste, mais comme il est en rez-de-chaussée, la vue n'est pas très glamour.

Les alcools forts ou un peu plus qualitatifs sont disponibles au bar.

Mais contre espèces sonnantes et trébuchantes. 125 € la bouteille de Moet & Chandon ?

A ce tarif-là, on se rabattra sur les bouteilles en libre-service.

D'autant plus intéressant que le vin proposé est local, produit sur les rives de la Mer Noire.

Le solide n'est pas fou fou mais permet de se caler l'estomac.



Nous prenons une sélection légère, un repas étant prévu en vol.


Nous resterons à peine trois quarts d'heure avant de rejoindre notre porte. En remontant à l'étage supérieur, nous croisons l'équipage OS qui vient d'arriver et qui se dirige vers la sortie. Etonnant d'avoir un changement d'équipage pour une destination si proche de Vienne, mais en tout cas cela signifie que notre avion est en porte.

Contrairement à l'aller, où nous avons débarqué au large, cette fois-ci nous serons bien au contact. Voici notre Embraer. Derrière on devine l'empennage TK.

De l'autre côté, Bulgaria Air mais aussi Flydubaï et Ryanair.

Voici notre porte. Quelques passagers attendent déjà dans la file.

L'embarquement est lancé à 15h40 dans le respect des priorités et nous sommes les premiers à nous présenter au guichet. La passerelle est sponsorisé par Happy, une chaîne de restaurants bulgares.

Mais ils auraient pu s'arranger pour qu'elle soit vitrée ^^

Nous arrivons en porte, je profite que les PNC ne soient pas là pour prendre ma photo.

Fuselage shot.

Nous sommes accueillis par deux PNCettes toutes de rouge vêtues qui nous saluent avec le sourire. J'en profite pour leur dire que c'est mon premier vol avec Austrian et la cheffe de cabine espère que ce ne sera pas le dernier.
L'ambiance en cabine est marquée par les têtières rouges. J'aime bien les petits carreaux sur le rideau de séparation.

La cabine est composée de 3 rangs aujourd'hui. Le premier rang offre un pas généreux.

OS neutralise le siège mitoyen en business, mais nous voyagerons bien sûr côte à côte et nous nous installons donc côté gauche. Vue sur le côté droit, qui vous montre que les hublots ne sont pas bien alignés.

Le pas est correct au 2e rang.

Dans le coffre à bagage, je remarque le sac de notre CC, tout rouge également.

En rangeant ma valise, je note que des coussins et des couvertures sont disponibles.

Le plafonnier est moderne.

Le bulkhead est décoré avec des motifs au logo de la compagnie.

Comme LX, OS propose pas mal de lecture à ses passagers.

Dont l'inévitable et réglementaire notice de sécurité.

Les produits sont les mêmes que dans le magazine LX, mutualisation de groupe oblige. J'ai encore du mal à me remettre de la réclame pour cet arrache-poil-de-nez…

Concentrons-nous plutôt sur ce qui se passe dehors. On retrouve le 737 TK aperçu plus haut.

Notre cheffe de cabine nous remet ces lingettes rafraîchissantes. Je découvre à cette occasion le sens de servus, un terme de salutation en Europe centrale.

Le vol ne semble pas plein et l'embarquement est rapidement terminé, ce qui nous permet de repousser à 16h, avec quelques minutes d'avance.

Notre cheffe de cabine effectue les démonstrations de sécurité.

Le roulage permettra de voir plusieurs appareils, comme cet ATR d'Air Serbia qui est en train d'embarquer.

Dans la pelouse, un vieil appareil de Bulgaria, mais dont je serais bien en peine de déterminer le modèle.

Les hangars de maintenance de LH, avec un A320 d'Anadolu.

Un A220 de Bulgaria Air.

Ce bâtiment semble être l'ancien terminal de SOF, avec sa modeste tour de contrôle.

B737 d'ASL et un ATR non identifié.

Etrange cet A220 de Bulgaria Air parqué au fin fond du tarmac.

Encore des vieux coucous stockés au loin.


Décollage à 16h20.

La montée offre de jolies vues sur la campagne bulgare. Nous quittons la Bulgarie à regret, c'est un pays charmant qui nous a beaucoup plu.


Nous opérons un virage à gauche et survolons les montagnes boisées au nord de Sofia.

Avant de passer au-dessus de la couche nuageuse.

La CC tire le rideau, mais celui-ci est vraiment minuscule.

Une percée nuageuse me permet de voir le réservoir d'Ogosta, au nord de la Bulgarie.

La cheffe de cabine se montre particulièrement attentionnée et souriante. Un point de protocole que j'apprécie : un service distinct pour l'apéritif. Ce sera champagne et eau gazeuse.

Le plateau est ensuite servi dans la foulée. Pas de choix dans le plat, mais ces ravioles aux asperges me vont très bien ! C'est Do&Co qui officie en cuisines.

Couverts en métal, mais non siglés.

Petit détail amusant : OS fournit une mini-pince pour attacher la serviette.

Pour accompagner ce plat, notre CC nous suggère ce vin rouge autricien.


Je me suis régalé, j'ai tout saucé !

Nous terminons ce repas avec thé et café.


La vaisselle est sympa, même si j'aurais préféré un véritable café viennois. Hélas notre vol est trop court pour le proposer, comme le montre cette carte au demeurant très bien faite. Je me rattraperai sur le vol suivant pour Paris.

J'en profite pour jeter un coup d'oeil au Bob proposé en Eco. C'est à la mode, chaque compagnie propose des gins nationaux.

Ne serait-ce pas le Danube qu'on aperçoit là ?

Survol de la Hongrie, avec le lac Balaton.


Je profite que nous ayons la rangée entière pour nous pour prendre quelques photos de l'autre côté. Ce winglet rouge pétard est du plus bel effet !

L'approche sur Schwechat offrira de magnifiques vues sur le Danube.


On devine de grosses pluies par là-bas.



Finale sur VIE.

Et atterrissage.

Bonjour VIE, cela faisait longtemps que je n'étais pas venu ici.

Et ça change du trafic de SOF, ici on trouve du gros porteur. Comme ce 787 coréen.

Le roulage est très rapide, mais pour autant nous ne serons pas au contact.

Nos deux PNC ouvrent la porte et attendent que le bus soit. La CC qui s'est occupée de nous était vraiment adorable.

Bus que voici !

Allez, un dernier fuselage shot pour la route.

ça s'active autour de notre appareil.


C'est parti pour un petit tour de bus.

Nous sommes déposés quelques minutes plus tard.

J'avise un FIDS bien pratique pour les correspondances. Notre vol pour Paris est dans 3 heures, nous sommes large.

Le circuit des correspondances fait passer cet étroit couloir peu amène.

Avant de nous retrouver dans le temple de la consommation.

C'est la fin de ce FR, et maintenant, place au bonus !

























Hello Stéphane
Le métro est idéal pour rejoindre SOF depuis le centre ville.
J'ai repensé à mon passage là bas et tu en a d'ailleurs fait référence avec le Citroën HY transformé en food truck !
Le salon permet de passer un bon moment, même si le buffet mériterait d'être plus étoffer.
A bord, pas de surprise, du rouge et du gris, jusqu'aux uniformes des PNC.
Le plateau n'est pas mal du tout, pour chipoter je dirais qu'il manque une entrée.
Un bon vol tout de même.
Merci pour le partage, à bientôt.