Bonjour à tous,
un aller-retour assez spécial à vous raconter cette fois-ci. C'est un adieu à un avion magnifique, le 757-300 Condor, mais également pour moi l'occasion de vous narrer mon 300ème récit sur Flight-Report. Je déroge à ma règle de respecter l'ordre de mes vols pour cette fois, car ce récit est bien spécial !
L'occasion se présente spontanément en septembre. Un ami fait le vol dans le sens inverse, et je me dis… aller Jules, pourquoi pas ? Banco, je réserve l'aller-retour sur le même avion, dans la journée. FRA-PMI-FRA. Simple, très avgeek et basique, et faisable car l'avion repart directement à FRA.
Le routing est ainsi ultra simple :
Enchainement de vols
- 1DE1498 - Economique - Frankfurt -> Palma de Mallorca - Boeing 757-300
- 2DE1499 - Economique - Palma de Mallorca -> Frankfurt - Boeing 757-300
Je rejoins Frankfurt en train depuis Baden-Baden, trajet habituel, 1h30 environ et sans retard ce matin-là.

Depuis la gare, le chemin jusqu'au T1 est plutôt bien fléché et le parcours très rapide. C'est une autre histoire pour le T2, car il faut prendre une navette…

Pas de passage au comptoir, je vais directement au salon landside du T1. Pas de photos non plus, je n'ai fait que bosser car ce trip était un peu booké en last minute et qu'il me restait un peu de travail à effectuer pour avoir mon après-midi tranquille. ^^

Après deux heures à travailler au salon, je me dirige vers le PIF.

Le passage du PIF se fera en environ 15 minutes, il y a du monde mais ça avance tout de même assez vite. FRA est souvent spotting friendly mais ce jour-là, la météo n'est absolument pas favorable ;)

En attendant l'embarquement, je m'installe près des fenêtres et j'attends impatiemment mon ami qui arrive depuis PMI. Manque de pot pour lui, il a 1h45 de retard et en plus, Condor a changé notre avion et ce n'est plus l'avion dans lequel il est qui nous emmènera à PMI mais un de réserve. L'embarquement débute à l'heure, alors que l'avion en provenance de PMI est en train d'atterrir. On se dit alors tous les deux que c'est mort pour lui…

Mais l'(in)efficacité de FRA nous sauvera… alors que la fin de l'embarquement approche, je demande à l'agent s'il est possible d'attendre quelques minutes car le bus de mon ami arrive enfin au terminal. Il n'en a pas grand chose à faire, sympathique comme une porte de prison, je n'essaye pas de débattre plus mais j'attends la fin de l'embarquement pour espérer faire un peu barrage. C'est là que tout s'arrête, plus personne n'avance, on dirait que ça bloque ! Et miracle, l'ami en question arrive, en courant devant la porte.
Nous serons les deux derniers à embarquer.

La suite est digne d'un "shitshow" dont seul FRA à le secret. Nous sommes dans l'escalier menant au paxbus prévu et rien ne bouge. 10 minutes, 20 minutes… toujours rien ! Le personnel de la porte n'a pas compris ce qui se passait et après une bonne demi-heure de palabres, on nous libère enfin. Expérience incroyable encore une fois à FRA.
Le trajet en paxbus sera également bien long, notre avion étant au bout du bout de la zone, près des cargos…
Mais l'essentiel est là, D-ABOK, notre 757-300 du jour, est visible !



J'en profite pour le photographier sous toutes ses coutures malgré la météo absolument terrible ce jour-là à FRA.


La cabine du 757 Condor, bien dense et pas de première jeunesse mais propre et remplie ce jour de septembre pour rejoindre "Malle"

Je rejoins ma place, au 45A, où le pitch est limité, c'est clair.


Le commandant prend la parole rapidement et félicite ironiquement Fraport pour le retard et l'organisation désastreuse de l'embarquement ce jour. Il nous annonce 1h45 de vol et un grand beau temps à Mallorca, ce qui compensera le retard pour les touristes allemands présents à bord. Nous quittons notre place de parking à 14h50, avec une petite heure de retard.

Comme dit plus haut, la cabine est très bien remplie même en septembre sur Mallorca (avec au moins 6 vols par jour à cette époque-là rien que pour Condor, dont 2 dès 4h45 du matin, un vrai pont aérien).

Les consignes sont diffusées sur les écrans centraux, tout ça fait très vintage pour les désormais habitués des avions récents ;)

Roulage pas trop long jusqu'au point d'arrêt de la piste 18, plein sud. Décollage puissant et bruyant, modèle ancien oblige :)



La montée se fait sans problèmes, le vol est assez calme, malgré les nuages sur la première partie. puis ça se découvrira une fois dans le sud e la France ^^

Niveau BOB, je craque pour une bretzel au beurre et la bière signature de Condor, la Ferien Lager. Le BOB aura du succès, sur ces vols vers "Malle", l'équipage ne chôme pas et presque tout le monde prendra une bière (ou plus, ce sont des allemands qui vont à Mallorca quand même ;))


Petit tour de la documentation de bord, avec cette carte de sécurité qui tombera dans mon sac par inadvertance…

L'équipage passe avec les offres duty free et je ne peux résister à la commande de deux maquettes pour ma collection, dans les deux coloris disponibles aujourd'hui, bleu et orange.

Après près d'une heure et demie de vol, nous approchons des côtes de l'ile de Minorque :


Puis Majorque quelques minutes plus tard, par le nord-est.

La descente est bien entamée par le centre de l'ile :


Et l'atterrissage se fera à 17h10.


Roulage court, mais bloc à 17h14 avec 1h24 de retard.

Dernière vue sur la cabine. Je lance un "bis gleich" à la PNCette qui me regarde puis vient la réaction "was?". Oui, je reviens avec vous sur Frankfurt ! Elle semble un peu surprise et ne pas regretter ce bel avion qui est désormais à St. Anthon, au Pays de Galles, au démontage.

Comme toujours en Espagne, le débarquement se fait dans la salle d'embarquement, ce qui est très pratique. J'attendrais ici avant le retour, qui embarquera quelques minutes plus tard.

Merci de m'avoir lu !
A très vite pour le retour :)
Jules
Merci beaucoup pour ce FR.
Et bravo, belle prise pour ce 300ème.
Un bel hommage à ce B757, appareil que j'ai toujours trouvé un peu particulier au sein de la production de BOEING. Un avion sur lequel j'ai volé moins de 10 fois dans ma vie.
Alors cette fois une page se tourne : on n'a jamais vu beaucoup de B757, mais maintenant on n'en verra presque plus du tout.
Quant à CONDOR, je trouve le business concept très abouti pour une compagnie "vacances". Mais je crois que je ne m'habituerai jamais à leurs livrées...
Bons vols!