Bonjour à tous et bienvenue pour la suite de se périple argentin. Cinquième vol sur 9, ce qui nous fait donc officiellement dépasser la moitié du routing.
Après un superbe séjour du côté du district de Santa Cruz où l'ou trouve deux des merveilles de la Patagonie classées à l'UNESCO, nous entamons notre remontée en direction du nord avec un "court" vol pour nous amener à la capitale du ski Argentin à savoir Bariloche.
Introduction
Nous sommes à l'automne 2024 quand un voyage déjà reporté à quelques reprises est enfin en capacité d'être organisé. En effet mon père à passer le cap des 70 printemps l'été dernier et il était plus que temps qu'il puisse profiter de son cadeau à savoir un voyage en Patagonie ! Nous serons donc 4 pour ce voyage mes parents, ma compagne et moi même.
Petite difficulté initiale dans la construction du voyage et du routing nous ne partons pas de la même ville, mes parents partent de Grenoble quand à moi et ma compagne c'est un départ de Toulouse.
Plusieurs options s'offrent à nous pour rejoindre Buenos Aires, AF proposent des vols avec des horaires intéressants mais les tarifs à 1400€ sans bagages en soute sont pour le moins dissuasif quand on part de la province. Iberia propose une alternative intéressante mais les horaires de retour pour Lyon ne sont pas idéal et le tarif sans bagages affiche tout de même 1100€.
Par curiosité nous regardons les départs depuis Paris et tombons sur une offre plutôt alléchantes de Air Europa à 783€ A/R avec des horaires pratiques pour qui veut commuter depuis la province.
Départ d'Orly le samedi en fin d'après-midi et retour le dimanche matin à 9h30. Les tarifs avec bagages sont sans surprise une soixantaine d'euros plus cher mais cela reste raisonnable. De plus, me concernant c'est plutôt intéressant ayant le statut Elite+ chez Skyteam dont Air Europa fait encore partie. Cela nous permet en plus d'avoir tous le même point de départ depuis l'aéroport Parisien et d'être sur les mêmes vol internationaux.
Pour les vols intérieurs nous avons fait au plus simple avec du full compagnie nationale Aerolinas Argentinas qui proposait des tarifs équivalent aux low-costs sur les vols intérieurs avec en prime de meilleurs horaires et certaines lignes comme le El Calafate-Bariloche ou Trelew-Buenos Aires Aeroparque qu'ils étaient les seuls à effectuer.
Ce qui nous donne le routing suivant:
Enchainement de vols
- 1
- 2
- 3
- 4AR1695 - Economique - El Calafate => San Carlos de Bariloche - Boeing 737-800
- 5AR1807 - Economique - Trelew => Buenos Aires - Boeing 737-700
- 6UX42 - Economique - Buenos Aires => Madrid - Boeing 787-9
- 7UX1027 - Economique - Madrid => Paris - Boeing 737-800
La ligne entre El Calafate est Bariloche est opèrée quotidiennement par Aerolinas Argentinas, elle est d'ailleurs la seule à effectuer ce vol intérieur. D'ailleurs certains jours, comme sur notre vol, Bariloche n'est qu'une escale et l'appareil continue en direction de L'Aeroparque de Buenos Aires. Cette ligne à un but essentiellement touristique même s'il y aura tout de même beaucoup d'Argentin à bord (en tout cas plus que je ne le pensais). Autre solution possible, la route avec les bus longue distance mais là il faut compter dans les 20 heures de routes.
Côté report on est sur du connu avec notamment Elie qui est passé quelques mois avant moi sur cette liaison.
Départ d'El Calafate au levé du jour
Départ matinale depuis notre logement situé dans le centre d'El Calafate. La voiture de location est rapidement chargée et nous prenons la route de nuit en direction de l'aéroport. Il y a une petite vingtaine de kilomètres à parcourir ce qui sera fait sans encombre.



Le parking des loueurs se situe à moins de 50 mètres du terminal, l'agence du loueur orange n'ouvre qu'à 7h30 soit l'heure ou nous avions prévu de rendre notre véhicule. Et à cette heure dans la zone des arrivées (où l'on trouve les loueurs de véhicules) il n'a qu'un chat ^^.

Toutefois la personne en charge du shift du matin sera un poil en retard et je trouverais porte close chez le loueur Allemand. On notera le panneau indicateurs informant les conducteurs étrangers des spécificités locales comme un vent pouvant décorner les bœufs (et accessoirement tordre les portières des voitures) où des animaux peu commun comme des autruches ou des Guanacos (sorte de lama local). D'ailleurs le loueur insistera beaucoup sur ce dernier décrivant l'animal comme, imprévisible, stupide et suicidaire… Nous voila prévenu !

Je mettrais a profit cette attente pour aller aux comptoirs d'Aerolinas Argentinas enregistrer mon bagage cela sera une simple formalité grâce à mon statut Elite+ donnant accès aux comptoirs Skypriority.


Le BP une fois imprimé qui ressemble comme 2 gouttes d'eau à celui reçu à Buenos Aires la semaine d'avant. Une belle couleur bleu et logo de la compagnie mais la finesse d'un ticket de caisse pour le plus grand malheur des collectionneurs.

Quelques détails de l'aérogare côté groundside avec cette statue de Commandante Armadao qui donne son nom à l'aéroport.

Vue générale de la zone d'enregistrement qui dispose aussi des quelques boutiques et d'une cafétéria qui tourne plutôt bien ce matin.

Je laisserais mon sac a dos à la famille le temps de faire le tour du véhicule ce qui prendras quelques petites minutes mais pas de risque de vol ici ils ont des matous gardes bagages !

Le passage à la sécurité sera un peu long avec un seul poste d'ouvert pour 2 vols avec une agente en charge du contrôle des billets qui aura une attitude particulièrement discriminante (avec certain de ces collègues) envers le couple de passagères juste devant nous et qui auront toutes deux le droit à un contrôle supplémentaire au PIF…

Pour le niveau des départs il faudra monter d'un étage, a certain endroit la zone airside est pour le moins étroite.

Le FIDS affiche pratiquement tous les vols du jour, à noté qu'il y avait ce jour là pas mal de variété niveau destination avec notamment la LADE compagnie d'état assurant les vols avec des appareils de l'armée de l'air argentine.

À d’autres endroits, le terminal est bien plus large et offre de belles zones d’attentes avec en prime de grande baie vitrée, offrant une vue sur le Lago Argentino mais aussi sur les mouvements avion que cela soit sur la piste ou sur le parking.

Notre Boeing, 737-800 du jour, est déjà en porte. Il s’agit de LV-GVB qui a passé les pratiquement 8 années de sa carrière chez Aerolinas.



Malgré sa taille réduite, l’aéroport dispose même d’un lounge multi-compagnie. Malgré mon statut Skyteam elite+ je n’y ai normalement pas accès Aerolinas Argentinas ne faisant pas (encore ?) partie des compagnies Skyteam offrant l’accès au lounge sur ces vols domestiques. Il me semble toutefois qu’au bluff, Elie avait réussi à y avoir accès.

Pas moins de 7 portes dans ce petit aéroport, je dois reconnaître que je suis surpris. Par les baies vitrées de ce côté, on aperçoit un Airbus A320 de la low-cost Jet Smart qui s’apprête à repartir vers Buenos Aires AEP.


L’embarquement de notre vol commencera avec un peu d’avance avec un bon respect des priorités même si au début l’agent pensait que je m’étais trompé de file (je dois pas encore avoir la tête du frequent flyer). Les plus observateurs noteront que les deux destinations à savoir l’escale à Bariloche et la destination finale du vol l’aeroparque.

Direction l’appareil alors que le soleil se lève à l’horizon et illumine les sommets au loin.

Par les vitres de la passerelle, je peux enfin voir quel animal est présent sur la dérive de notre voisin. Ce sera le jaguar, Jet Smart à l’image de la compagnie américaine Frontier affiche des animaux différents sur chacun de ses appareils.

Même si l’aéroport est loin d’être immense, il est tout de même équipé de plusieurs jets bridge. Bien agréable pour embarquer dans les conditions météo, difficile qui peuvent sévir dans la région, même si ce n'est pas très utile ce jour là.


Fuselage shoot.

A bord du Boeing 737-800 d'AR.
L'accueil à bord par notre équipage en porte sera aimable, traversée sans arrêt par la "petite" J qui comporte 2 rangées de large recliners qui semblait confortable configuré en 2x2. Seul les têtières publicitaires ne font elles clairement pas premium.

Pour le reste de la cabine on retrouve ces sièges plutôt épais en simili cuir gris. Esthétiquement très passe-partout mais pas inconfortable pour autant.

Attention au rang 9 coté gauche de l'appareil qui ne dispose pas de hublot.

Les overwings exits au nombre de 2 au dessus des ailes de notre 737-800.

Le plan de cabine d’après Aerolopa, c’est exactement la même qu’au vol précédent ce qui est plutôt une bonne nouvelle la configuration étend plutôt peu dense avec 170 sièges alors que l’appareil est certifié jusqu’à 189.

Du coup malgré des sièges large le pas reste bon, une nouvelle fois nous n'aurons personne sur le siège du milieu de quoi pouvoir bénéficier d'un triplace pour nous deux avec ma compagne.


L'embarquement sera plutôt rapide avec une cabine affichant un taux de remplissage d'environ 70% sur ce premier tronçon.

Nous repousserons parfaitement à l’heure, tandis que l’équipage de cabine effectuera les démonstrations de sécurité à la main.

Nous descendrons en direction de la piste. En effet, le terminal est légèrement plus haut que la piste, qu’il nous faudra remonter pour un départ en 25, face à l’ouest.


Une fois le demi-tour effectué et sans plus attendre nos pilotes pousseront nos 2 moteurs CFM56 à leur puissance de décollage et notre Boeing du matin s’élancera avant de s’élever au dessus des installations de l’aéroport avec facilité.



Nous prenons de la hauteur au dessus des rives du Lago Argentino.


Virage à droite, cap au Nord. On aperçoit au loin la ville d'El Calafate en bordure du lac, plus importante bourgade à des centaines de kilomètres à la ronde mais pas bien grande pour autant.

Notre montée initiale s'effectuera au dessus des terres vallonnées du district de Santa-Cruz malheureusement les quelques nuages accrochés aux sommets des montagnes boucheront la vue sur le Cerro Norte.

Nous arrivons rapidement au dessus du Lago Viedma

Nous n'aurons pas plus de chance pour le Fitz Roy lui aussi caché dans les nuages, on aperçoit tout juste un bout du glacier de Torre. Pour être très honnête et comme vous le verrez dans le bonus nous en avions largement profité les jours d'avant ^^.


Détail sur notre winglet aux couleurs d'Aerolinas Argentinas qui reprends comme toutes bonne compagnie nationale les couleurs du drapeau. D'ailleurs le statut d'AR pourrait changer dans les années à venir.

S'en suit le Lac San Martin véritable mer intérieur reliant l'Argentine et le Chili d'ailleurs le lac change de nom au passage de la frontière devenant le Lac O'higgins.


En cabine l'ambiance est calme et elle ne sera pas perturbé par le passage du trolley, en effet aucun service n'est effectué sur ce vol et il n'existe pas de service BOB non plus.

La route suivie par notre vol du jour, route plein Nord à 38000ft en suivant la frontière Chilienne

Notre vol se poursuit toujours en suivant la chaine de montagne, même si la plupart du temps les sommets sont cachés par les nuages accrochés à ces derniers

C'est souvent au dessus des lacs que cela se dégage, ici le lac Belgrano.

Nous apercevrons le sommet déjà enneigé du Monte Zeballos.


Dans la partie Nord de l'état de Santa Cruz on peut voir les vestiges d'une activité volcanique avec des petites montagne en forme de cône de lave.

Nous continuons notre route vers le Nord, encore un lac frontalier et encore un lac qui change de nom en fonction du pays General Carerra (au Chili) / Buenos Aires (en Argentine)

Une autre trouée nous permettra de distinguer la petite ville d'Esquel dans la province du Chubut.

Heureusement que la vue depuis le hublot est divertissante, car ce n’est pas le contenu de la pochette qui est très passionnant. Celui-ci ne contenant que les consignes de sécurité réglementaire et commune à tous les types de Boeing 737 exploités par AR.

Après un peu plus d’une heure de vol notre début de descente est annoncé et nous commençons à nous rapprocher des reliefs vallonnés de la région du Chubut notre 2ème destination dans ce voyage Argentins.

Les montagnes se font de plus en plus proche signe que nous approchons de Bariloche notre destination situé à proximité de la principale station de ski Argentine Cerro Catedral.

L'approche vers Bariloche par l'Est nécessite quelques virages au dessus des terres arides que l'on trouve à l'Est de la ville là où le terrain se fait plus plat.



Derniers instants du vol en finale pour la piste 29.


Arrivée en fin de matinée à Bariloche
Posé un peu lourd sur le sol de Bariloche et freinage plutôt musclé. Notre équipage n'a pas voulu raté la dernière bretelle qui l'aurait sinon obligé à un demi-tour en bout de piste.


Bienvenue à l'aéroport Internacional Teniente Luis Candelaria de Bariloche. J'avoue avoir un instant eu peur que le terminal soit ce bâtiment à la fois vintage et champêtre mais il devait sans doute s'agir des anciennes installations. En effet une autre tour de contrôle bien plus haute et moderne est présente de l'autre coté de notre appareil.

Nous serons stationné aux cotés de cet Airbus A320 d'Avion express immatriculé en Lituanie et opérant lors de la saison hiver pour le compte de la low-cost Argentine Flybondi et qui assure un vol vers Buenos Aires (EZE).

Les opérations de débarquement commenceront rapidement avec la consigne pour les passagers (peu nombreux)en continuation vers Buenos Aires de rester à bord, de ne pas changer de siège et de se préparer à identifier leurs bagages cabines avant l’embarquement des passagers effectuant uniquement le trajet entre Bariloche et l’Aeroparque.


Fuselage shoot à l'arrivée avec en toile de fond les montagnes qui font l'attrait de la région notamment en saison hivernale auprès des brésiliens.

Débarquement via un jet bridge vitré très moderne sponsorisé par une banque chinoise.

Dernier regard sur notre appareil du jour (au premier plan) tandis qu'au second plan c'est un Boeing 737max-8 d'AR qui repousse pour un départ vers Buenos Aires.

Le cheminement des arrivées est plutôt court et nous fait descendre d’un étage afin de rejoindre la salle de livraison des bagages, ici contrairement à El Calafate pas de contrôle sanitaire.

La salle de livraison n’est pas bien grande et plusieurs vol se retrouve sur le même tapis. Il nous faudra attendre une grosse dizaine de minutes l’arrivée de nos bagages sur le tapis qui sera aux couleurs du principal loueur de voiture locale.

Groundside il y a pas mal de monde, entre taxi, hôtelier ou autre famille venu chercher des passagers.

Mais une bonne partie de la foule est là pour la même chose que moi devant l’un des plus grands comptoirs à savoir celui du loueur américain Hertz. Malgré un bon nombre d’employés cela prendra une bonne vingtaine de minutes pour faire les papiers et une demi-heure supplémentaire pour recevoir les clefs de notre véhicule. Un groupe de jeunes Allemands n’auront pas cette patience et commenceront à se plaindre de l’attente d’une manière assez peu cordiale auprès de la responsable une jeune femme qui ne devait pas avoir 30 ans mais qui saura se montrer ferme tout en faisant descendre la tension.

Près d’une bonne heure après notre arrivée nous récupérons enfin notre véhicule pour commencer notre visite des alentours de Bariloche le tout sous un beau ciel bleu de la fin d’été.

C'est ici que ce termine ce récit je vous laisse avec la seconde partie bonus dédié au célèbre Fitz Roy.








Merci pour le FR!
Sièges plutôt vintage mais à l’espace confortable, et c’est ce qui compte. Service inexistant; proposer au moins un verre d’eau n’aurait pas été de trop…Au moins, les vues extérieures ont plus que compensé l’absence de divertissement et de service!
Merci pour le très beau bonus, qui donne vraiment envie d’aller visiter cette partie du monde!
Bonjour Guillaume et merci pour ce commentaire,
Il est vrai que voler avec AR c'est un peu retour dans le passé niveau cabine. Tout a fait d'accord par rapport au fait de ne pas proposer/vendre à boire sur un vol de plus d'une heure c'est clairement pas top niveau service.
Je confirme que la zone d'El Calafate vaut le détour entre le Perito Moreno et le Fitz Roy.
Bon vols !
Merci pour ce FR
Heureusement que l'IFE naturel a offert de beaux paysages car le service est totalement absent pour ce vol d'une heure trente
Très certainement pour pouvoir sortir par le taxiway et ainsi éviter un demi-tour sur la raquette en bout de piste
Merci pour ce bonus avec de belles couleurs qui incite au voyage
A bientôt
Philippe
Ça ne m'étonne pas trop qu'il y ait pas mal d'argentins sur ce vol. Le tourisme intérieur est assez bien développé. Je sais aussi que beaucoup font le même itinéraire touristique, un ami de Buenos Aires l'a fait il y a quelques semaines ^^
De très belles vues sur ce vol, et encore plus dans le bonus.
Merci pour ce FR