L'introduction
Voici donc le septième segment de mon routing de shadok. Pour mieux comprendre l'incompréhensible, je vous invite à lire ou relire l'introduction reprise dans le spoiler qui suit.
Les plus sagaces d'entre vous auront remarqué que le point de départ de ce FR est le même que celui du précédent.
J'ai donc nécessairement fait une infidélité au monde aérien pour revenir à Mascate attraper le "début de la fin" de l'itinéraire.
J'aurais pu opter pour la voiture ou le bus : de 6 à 8 heures à condition de trouver les bonnes lignes sans compter le passage de deux postes frontières in et out des EAU..
J'aurais pu opter pour la marche à pied : 102 heures de marche, mais mon plan de vol ne me laissait pas autant de temps (c'est uniquement pour cela, évidemment).
J'aurais pu opter pour un tir balistique nord coréen, mais ce n'est pas très sûr, surtout à l'atterrissage.
Creuser un tunnel ne me ferait pas gagner plus de temps, reste la voie maritime…
Vous aurez donc un bonus un "cruise report" pour le segment KHS-MCT.
Ugh, j’ai dit !
Me voici à nouveau prêt à repartir en Europe plus d'un mois après mon dernier retour pour un weekend prolongé.
Après 3 A/R intérieur en Iran, c'est Nowrooz, le nouvel an perse qui m'en donne l'occasion.
Nowrooz c'est un peu Noël pour les Iraniens : 4 jours fériés auquel s'ajoute un autre pour la célébration du jour du pétrole.
C'est aussi l'occasion d'une relâche généralisée dans le pays, qui se traduit par une semaine de congés supplémentaire quasi obligatoire. Un peu comme en Europe pour la trêve des confiseurs.
Et tout comme la Golden week japonaise ou chinoise, 추석 (Chuseok) en Corée, les prix atteignent des records pour tous les déplacements. C'est donc pour moi le meilleur moment d'utiliser mon retour annuel gratuit à Paris pour ne pas en subir les conséquences financières.
Reste à trouver un vol potable. Mon package ne me donne droit qu'à la classe éco. Si je veux voyager en J, je n'ai d'autre choix que de prendre OS qui est la seule compagnie à proposer de la J à moins de 1000 EUR au moment de la réservation, un mois avant le départ. Cela tombe bien car le prix de la Y n'est pas très éloignée de la J. 200 EUR d'écart, ce qui n'est pas très élevé. On comprendra bientôt pourquoi…
A ce compte là, il me faudra tout de même subir des vols moyen courrier en monocouloir avec sièges NEK.
Alors cela en vaut-il vraiment la peine ?
Est-ce pour les miles ? Non, la classe P que je réserve finalement attribue 100% de la distance sur mon programme OZ. Soit 5200 miles en A/R. Pas de quoi faire péter la F sur SQ.
Est-ce pour le statut à vie ? Non plus, je suis déjà Diamond Plus à vie sur OZ (soit *G), l'étape suivante - si j'ose dire - est le statut Platinum (par définition à vie) qui est atteinte après 1 million de miles sur OZ et les compagnies *A. Or, depuis que j'ai atteint mon statut actuel, j'ai levé le pied sur les vols *A privilégiant oneworld par dessein ou skyteam par opportunité tarifaire. Par conséquent, je suis à 500 000 miles cumulés à comparer au million à atteindre pour le statut Platinum. Pas demain la veille que j'y arriverai (il m'a fallu 9 ans tout de même pour les 500 000 premiers miles).
Est-ce pour les horaires ? Non plus ! OS a deux vols d'IKA, l'un "de la muerte" que j'ai réservé et un autre partant à 17h25 pour une arrivée à CDG après 22H. Mais ce choix m'obligerait à prendre une chambre d'hôtel une fois arrivé, car je n'aurai pas le temps de prendre un autre vol ou de rejoindre Orléans si je décidais de voir ma famille. Si on ajoute à cela que le VIE CDG serait opéré sur AF, cela me ferait perdre l'avantage des miles (OZ ne me verserait rien car le vol ne serait pas opéré par une compagnie valide c’est à dire Star Alliance).
Est-ce pour le confort ? Encore raté ! comme dit précédemment, plus de 4 heures sur un NEK avec un pas de classe éco… C'est la misère et sans IFE qui plus est.
Est-ce pour la bonne bouche ? On se rapproche ! OS a belle presse sur FR, son catering est loué même si j'ai des doutes sur ce vol et sur le vin effervescent qui y sera servi.
Alors pourquoi (hormis le prix, vous l'aurez compris) ?
Eh bien, parce que je ne sais pas trop à quoi m'attendre, qu'il s'agit d'une exclu sur la route mais surtout sur le type de vol. Aucun vol moyen courrier OS en J n'existe sur la base.
Ce type de vol à mi chemin entre court courrier et long courrier présente un protocole forcément différent. Et donc intéressant à reporter.
J'ajoute à cela que les deux reports récents en CC business sur OS étaient un peu courts au niveau de certains détails de la cave.
Comptez sur moi pour y remédier ^^.
Pour le contexte : AZ offre ce même type de vol mais ils tarifaient à 1200 EUR ! BA dépassait allègrement trois fois les prix habituels (à plus de 3400 EUR), AF pareil, QR était à 1400 EUR, mais cela dépasse ce que je consens à verser pour mon upgrade. A3 était un poil plus cher à 1000 EUR mais avec de très longues correspondances.
Voilà donc comment et pourquoi je vais vous infliger 4 vols en J sur OS.
Oui mais, ce n’est pas tout. Une fois ce choix arrêté, j’apprend que le nouveau terminal de Muscat MCT ouvre le 20 mars. Soit en pleine période de congés.
Pour ceux qui ne comprendraient pas, je suis un grand mascateur devant l’éternel. Ce terminal m’a nargué plus de deux ans à ne pas ouvrir et à m’obligeait de fréquenter le semi taudis de l’ancien terminal…
En soi, cela ne justifierait pas d’insérer un retour au moyen orient. Mais, cela me donne aussi l’occasion de faire quatre segments QF en codeshare EK.
QF vend des vols ex LHR vers MCT sous son propre code en utilisant les appareils EK.
Ce sont justement ces quatre segments qui me manquent pour permettre une requalification platinum.
Reste à trouver quelque chose à faire en Oman. Or cela tombe bien : je ne suis jamais allé à Khasab, à la pointe nord du sultanat où l’on peut voir certes un fort omanais mais surtout faire une mini croisière à musandam. C’est très scénique vous verrez.
Il se trouve que mars est la bonne saison : ni trop chaud mais certainement pas froid.
Le tout est décidé quand je trouve à un billet Y sur QF codeshare EK pour 568 EUR. Mais seulement au départ de LHR (pas valide ex CDG…le kangourou est bizarre parfois…) et via un OTA car le site de qantas.co.uk, ne le propose pas à la vente. Allez comprendre, je vous dis !
Pour rejoindre KHS, autant prendre un vol intérieur WY et en J pour avoir l’occasion de tester le nouveau salon WY au départ de MCT.
Et là aussi, cela tombe bien car pour 6000 miles et quelques dirhams, je peux cramer une bonne partie de mon stock de miles EY.
Pour le retour à Muscat, ce sera une surprise.
Bref, pour compléter un itinéraire bien Shadok comme je les aime, je rajoute entre Paris et Londres un vol AF en Y car ils étaient moins chers que BA (111 EUR vs 139 EUR, tant pis pour les status credit).
Reprise de l'itinéraire.
- IKA-VIE en J avec OS sur A320 : c’était là.
- VIE-CDG en J avec OS sur A320 : c’est là.
- CDG-LHR en Y avec AF sur A318 : c’est là.
- LHR-DXB en Y avec EK sur A380 : c’est là.
- DXB-MCT en Y avec EK sur B777 : c’est là.
- MCT-KHS en J avec WY sur E175 : c’est là.
- MCT-DXB en Y avec EK sur B777 : c’est ici.
- DXB-LHR en Y avec EK sur A380 : c’est bientôt.
- LHR-CDG en Y avec AF sur A320 : c’est bientôt.
- CDG-VIE en J avec OS sur A320 : c’est bientôt.
- VIE-IKA en J avec OS sur A320 : c’est bientôt.
Le prélude : MCT circuit départ (seconde version)
Je quitte mon hôtel le matin même pour rejoindre l’aéroport. En taxi cette fois, depuis le Crown Plaza convention center.

Dans le sas, un banc très travaillé.

Puis, on passe via une passerelle l’atrium de l’arrivée deux niveaux en dessous pour rejoindre les comptoirs d’enregistrement.

Le FIDS m’indique que mon vol est bien programmé.
Nous sommes dans le creux de la vague pour la compagnie résidente.

Devant les entrées pour les pax prioritaires. A gauche, les compagnies non WY et à droite… WY (Oman Air).

Voyons ce que réserve EK avec un 777 à MCT : 4 comptoirs.

Il y a bien des bornes d’enregistrement informatiques.

Mais, elles ne fonctionnent qu’avec WY et QR.

Bref, il n’y a pas de queue à l’enregistrement premium.
L’agent est sympa et le tout se passe en un clin d’oeil forcément.

En avant pour le paf pif.
Le précédent départ de MCT était un vol intérieur. Je n’avais donc pas passé la PAF.
Pas de photo naturellement, mais peu de queue à cette heure creuse. Les comptoirs sont larges et ouverts au hall haut de plafond où ils sont placés.
Un grand progrès par rapport à l’ancienne PAF exiguë et moche.
Il m’aura tout de même fallu qu’une PAF Woman se décide à rejoindre l’un des comptoirs pour passer.
PIF fluide également.

Et nous revoilà dans la rotonde au centre des trois jetées qui forment le nouveau terminal.

N’ayant rien de bien spécial à acheter, je monte à l’étage pour rejoindre le salon.

le lounge report
Naturellement, EK doit se contenter du salon partagé déjà reporté lors de mon précédent FR.
3 jours se sont écoulés depuis mon premier passage et nous allons voir si les « 80% » d’achèvement annoncé par l’un des cerbères à l’époque se sont améliorés.

L’antre des dragonnes.

Avant de rejoindre mon siège, je fais le tour du buffet.
Pas de changement au salade bar.

Mais les viennoiseries sont nettement mieux présentées maintenant.

L’offre chaude n’a pas évolué.






Les fruits non plus.

Ma première sélection, copieuse car je n’ai pas pris de petit déjeuner à l’hôtel.
Les saucisses (au boeuf naturellement) sont vraiment très bof, mais les pommes de terre sont bien cuites.
Quant aux sandwichs, ils n’ont aucun intérêt que de comporter un peu de verdure.

Le salon n’est pas plein.

Tiens, une employée QR au salon. C’est rare de voir cette espèce évoluer dans un autre biotope que le sien.

Un petit plus. Le Danish est très sucré et pas croustillant. C’est moyen.
Le yaourt rattrapera un peu cela.

En dehors du buffet, il y a un « répétiteur de survie ».





Tiens, tiens, serait-ce TAV qui détient cette marque de salon indépendant ?

Je conclus par un double express.

Et quelques sandwichs pour finir le fond d’estomac.

Petit tour aux toilettes avant de partir.



Tiens, ils ont mis des décalcomanies sur le bocal de l'entrée. Je ne vois pas très bien l’intérêt de cette zone.
Elle se situe juste après le bureau des dragaonnes. A la vue de chaque nouvel entrant.

Pour le reste le billard est toujours là, mais la salle de cinéma et la salle de jeux n’ont pas progressé d’un pouce.
Il est temps de partir. Il est 10h10 pour une fin d’embarquement à 10h35. Je vais aller m’en griller une.
J’avais décidé de mogoyer plutôt à DXB où le salon propose de bien plus séduisants délices… et notamment des bons vins.

En marchant, prise des docs de voyage.

Certaines des boutiques n’ont pas encore étalé leurs marchandises.

Dans la jetée C. De part et d’autres de ces travellators, deux couloirs pour ceux qui ne sont pas fainéants comme moi.

Aux murs, des photos des principales villes du pays.


le flight report
Arrivé en porte, je prend soin de ne pas prendre en photo le comptoir trop directement.
Je me souviens encore de la mère tape-dur d’EK qui m’avait vertement repris sur deux embarquements.

Tout comme pour le MCT-KHS, il semble que les employés ne maîtrisent pas encore la mise à jour des écrans de porte.

L’embarquement n’a pas encore commencé alors que j’avais visé d’entrer parmi les derniers.
Au final, j’attendrais vingt minutes avant le début des opérations. La salle est pleine à craquer.

J’occupe le temps avec le wifi du terminal. Il faut prévoir un roaming en Oman pour recevoir le code d’accès envoyé par SMS.

La une du jour.

Pendant l’attente, aucune information ne sera fournie. Certains pax remontent pour demander ce qu’il en est.
Quant à moi, je compte les minutes que je perd au salon J…


Pas d’inquiétude, le vol est simplement arrivé en retard.

La preuve.

Pour faire passer le temps, je vais faire un contrôle sanitaire.
Ce n’est pas bien brillant.



Et en plus BYOPQ…

On finit par embarquer à 11h14. La peste soit des retards.

Fuselage shot.

Entrée par la porte 2L, je passe par la cabine J pour rejoindre mon siège en cabine économique.

Je m’installe à mon siège. Le pas habituel d’EK, très bon.

Je profite à plein des sources de courant.

Mais constate avec dépit que mon écran ultra moderne ne fonctionne pas.
Je demanderai un reboot à la pnc de service. Mais en vain, je n’aurai pas d’IFE sur ce vol.
Enfin, si … juste pour les consignes de sécurité.

Test marathon satisfaisant.

Notre voisin du cru au loin.

Test Horatius satisfaisant. Reconnaissons que les appareils d’EK sont bien nettoyés.

Le lot de bord.

Finalement, on finit par repousser à 11h35 avec quarante minutes de retard.

Et mon écran est toujours inopérationnel.

Un peu de spotting en chemin avec ce Dreamliner omanais.

La route est claire.

Le terminal est clairement actif.

Un voisin Qatari. MCT a dû devenir le hub entre entre DOH et DXB/AUH depuis la fermeture de la ligne directe.

Vistas.




A l’orée des pistes.

On laisse passer ce 737 local.


Mais les nobles du désert grillent la politesse aux pouilleux indiens.


Décollage à 11h47. Fouette cochet ! Mon passage au salon en dépend.
Fort heureusement on décolle vers l’ouest : nous n’aurons pas de boucle à faire pour prendre le bon cap.





Non content de ne pas avoir d’écran fonctionnel, mon hublot est mal aligné. Evitez ce siège à moins d’avoir un long cou.

Très court vol en prévision.

Le bon côté des vols c’est que ma voisine tout envuitonnée et moi n’avons pas de voisin. Je m’arroge fort peu galamment mais tout à fait légitimement l’IFE.

Sept minutes après le décollage, le service commence.
Le plateau est généreux en hydrate de carbone. Mais les fruits en sachet ont disparu…
Pourtant c’était l’une des rares choses que j’avalais après mes séances remplissage de ventre…
Remarquons à nouveau qu’aucune salutations goldesques n’ont été assurées.
Et la serviette qui faisait office d’oshibori n’est toujours pas revenue (un jour, je finirai par oublier qu’elle a jamais existé, au plus grand profit d’EK).

Cette fois-ci encore, je passerai mon tour.
Je ne saurais pas dire quelle pauvre bête est passée entière ou en morceaux dans des broyeurs pour donner cette « garniture ».

Le dessert me fait une impression identique. Je préfère réserver la volumétrie de mon estomac à des choses plus raffinées.

Donc on en restera au jus de chaussette plus par politesse que par goût.


Nous nous apprêtons à quitter Oman ??.
Au loin, au nord de la crique au centre du littoral, les Emirats Arabes Unis avec la ville frontalière de Kalba appartenant à l’émirat de Charjah mais jouxtant celui de Fujairah.

Here’s the (sleeping) beauty.

Entre temps, l’annonce des correspondances est assurée. C’est une fonctionnalités essentielle pour un super connecteur.

On survole le massif du Hajjar.



Berk, voilà quelque chose que je n’avais pas remarqué lorsque la tablette était en position, l’équipe de nettoyage non plus.

Descente en cours, vous en déduirez !


C’est dans ce type de camp que les tour opérateur proposent un condensé des milles et une nuit aux touristes de passage.

En revanche, cette espèce de palmeraie mal organisée m’intrigue…



La piste est en vue.

Nous sommes bien à Dubai.

Atterrissage à 12h27. Puis roulage jusqu’au concourse B.





Le détail du vol de jour.

Nous débarquons par une passerelle (ouf !).
Pour la première fois, nous avons les excuses d’un membre de l’équipage pour le retard accumulé.
Je sais bien que cela ne change rien à la situation mais cela démontre au moins que la compagnie y prête attention.
Je suis ma voisine envuitonnée.

Parcours de correspondance pour Bibi. Pressons le pas !


C’est assez long et ma voisine est toujours à l’horizon mais elle est plus rapide qu’un mogoy se rendant au salon EK !
Impressive !

On arrive au PIF qui sera rapidement passé.

Et nous voilà à nouveau airside.

Merci de m’avoir lu.
Le bonus
Je ne saurai dire s’il s’agit d’une exclue mais je vous présente ici une expérience navale qui ressemble à s’y méprendre à un vol, l’altitude exceptée.
Les prix entre l’avion et cette formule se valaient mais c’était surtout le fait de pouvoir observer la côte de Musandam qui a justifié le choix.
Plus naturellement, le côté décalé (et accessoirement que je n’avais plus suffisamment de miles EY à cramer !).
La compagnie des ferry omanais ne permet pas de réserver en ligne facilement.
Il faut prendre contact mais surtout payer 48 heures avant sinon le prix est majoré de 25% si je me souviens bien.
A garder en tête ! Pour moi pas de problème car à mon arrivée à MCT, il m’a suffi d’un coup de volant vers Mutrah pour rejoindre le bureau de vente de la compagnie et m’acquitter de mon dû.
Quitte à tomber dans la croisière s’amuse, autant le faire en J, non ? D’autant que c’est n’est guère plus cher.
L’aller simple m’a coûté 29 OMR, soit environ 65 - 70 EUR.
Bref, embarquons donc pour cette traversée. Je vous préviens ce Cruise report est aussi qu’un flight report.
Tout débute avec un peu de marche à pied entre mon hôtel et le port, situé à l’ouest de la baie.
10 minutes suffisent avec mon bagage à la traine.
Le Diwan Al Amir est l’hôtel décent le plus proche du port. Il y a bien plus luxueux avec deux hôtels Atana mais singulièrement plus cher.

Après un précontrôle aux rayons X de mon bagage, je m’enregistre au comptoir éco ici présenté. Mais uniquement car je n’ai pas vu le comptoir réservé à la J !

Me voilà armé de ma carte d’embarquement à attendre que la PAF (oui, bizarrement à l’arrivé à KHS et au départ du port de Khasab, il y a un contrôle des passeports, un peu comme dans les îles antillaises, il est facile de traverser la frontière en bateau depuis l’Iran ou le Pakistan).
Les docs de voyage avec mon reçu de billet.

En revanche, ne pas compter sur du wifi landside.

Je patienterai au moins dix bonnes minutes dans cette salle d’attente avec la PAF en vis à vis.
Vous aurez remarqué comme moi et avec dépit l’absence de salons pour les passagers premium !

Voici la bête.

Début des opérations de PAF à 11 heures soit deux heures avant le départ.
Le passage PAF sera un peu longuet, j’ai laissé le peuple constituer la file.
Passage « seaside » très rapide : on est directement invité à rejoindre le bateau du jour.
Droite ou gauche ?

Droite donc.

L’instant porte ? Pas vraiment pourtant j’ai déjà embarqué.

Ah ! Tout de même. Accueil très souriant à bord.

En tant que passager business, je suis escorté à la cabine business à l’avant du navire.


Voici un aperçu de la cabine.

Elle occupe les deux coins de la proue. Au centre derrière ce mur, se trouve la cabine VIP.
Encore plus chère.



Je suis le premier arrivé. Et je me choisirai la place de choix : à l’avant et du côté droit pour avoir la vue sur la côté plutôt que l’océan.


Le pas est excellent !

Test marathon impeccable.

Et test Horatius aussi satisfaisant.

Le mal de mer est prévu à bord, tout comme des consignes de sécurité !


L’unique prise de cette partie de la cabine me reviendra de droit !
Notons la présence d’un wifi au débit un peu lent mais qui a le mérite d’exister.

Je poursuis mon inspection sous l’oeil amusée du personnel de bord.
Tablette dépliante comme en avion pour ces fauteuils type club assez confortables.
Car la traversée durera trois bonnes heures.

Tout comme un avion, ce navire est entièrement non fumeur, c’est donc à quai que je fumerai une dernière.

A mon retour, vue de la cabine Y.


Vue latérale depuis mon siège.

Et le port de « plaisance » de la ville d’où partent les Dhows pour leurs croisières.

La police veille.

Nous aurons droit à la diffusion de consignes de sécurité. Et pour une fois j’y prêterai attention !







Me voilà prêt et équipé. Et c’est à ce moment là, qu’arrive un groupe de touristes américains qui finiront de remplir cette partie de la cabine et l’autre.
Avant eux, nous étions trois tranquilles. Et maintenant, des retraités un peu bruyants mais finalement sympathiques !

C’est parti avec un quart d’heure d’avance. Très bien !
Je ne suis pas stressé car mon vol de retour ne décolle que le lendemain. J’ai pris mes précautions.
Car en cas d’annulation de départ, le ferry suivant part deux jours après !

Mini dhow.


Cap plein nord.


Le service commence avec un rituel similaire sur les compagnies du golf.

Datte et café à la cardamome.
La prise de commande se fera une demie heure après le départ.

Cette traversée s’annonce bien.


Pas d’IFE personnel mais un IFE collectif assez inintéressant.


Premier cap à franchir. On fonce vers cet écueil.

Mais déviation par le nord ouest.

On longe la côte jusqu’à voir Kumzar qui fait figure de métropole parmi les villages de pécheurs qui pointillent la côte.





C’est reparti.


Passage prévu entre Charybde et Scylla.

Pour compliquer l’affaire, une frêle embarcation nous barre la route. Un pirate ou un pécheur ?

Voilà, le traître au loin posté à l’endroit qu’on ne peut éviter.

Pirates !

Nous franchissons le goulet.


A cet endroit.


Ici.

C’est là !

Idem.


Idem.


J’interrompt ce jeu car le service reprend.
Poulet ou poisson. Je tente le poisson. Indéfinissable.

Un peu de Fatoush pour commencer.

Et mauvais pioche car la sauce n’est pas particulièrement bonne, écrase le poisson qui a une consistance gélatineuse.

Assez médiocre.
Pas d’alcool à bord, un jus d’orange fera l’affaire.

Mon siège dépose d’une desserte bien pratique pendant le repas.

Ce dernier se termine près de Limah.


Le couvre plateau est logoté National Ferry Company.

Machines avant toutes !

Et bientôt on entre en vue du port de Fujairah aux Emirats Arabes Unis.
Myriade de cargo et autre bâtiments. Un capitaine au long cours roumain nous fera les explications.
Mais je suis encore moins calé qu’en appareils.









Thé post dînatoire.

Avec cahuètes.

En quantité comptée. Bizarre de mettre cela à ce moment.

Toujours le long de façade océanique des EAU.






Puis on finit par arrivée à Sinas. Port de relâche.
Auparavant le ferry tirait directement vers Muscat, mais dorénavant, le premier port mainland d’Oman suffit.




A mon grand désespoir car les deux heures suivantes se font en bus dans un confort assez sommaire.
En tant que pax J pas de différence de traitement.
Indiquons pour finir, qu’il a fallu pas moins de 50 minutes pour que le bus démarre après notre débarquement.
La plus grande désorganisation règne car la liste des passagers ne semblait pas avoir été remise au conducteur !

Le bon côté c’est que le bus nous mènera jusqu’à l’ancienne aérogare de MCT complètement désertée (c’en était d’ailleurs glauque).
Un bus apparemment régulier fait la navette entre l’ancien et le nouveau terminal.







Merci de m’avoir suivi sur ce Cruise report ! Et à bientôt pour la suite, cette fois dans les airs, mais pas avant un peu de mogoyage en règle à DXB !
Merci pour ce FR très bon et complet comme toujours.
Le service à la Emirates : Pro et rapide
En effet depuis la suppression de la ligne suite au blocus avec le Qatar les passagers voulant se rendre à DXB ou AUH doivent ainsi passer par le sultanat.
Merci pour le com' !
Oui pro, rapide, constant dans la qualité malgré l'impair de l'IFE.
Qd j'étais en poste à DXB, j'avais une filiale à DOH. Cela doit être bien pénible de devoir transiter par MCT ou pire KWI !
WY doit se frotter les mains en ce moment car la ligne DOH-DXB n'est pas anodine en terme de volume.
Merci Quentin pour ton FR et pour ce bonus sympathique.
Je crois que le manque d’alcool dans le Primeclass Lounge est un problème de licence pas encore obtenu...
Pour ton info, le salon WY a ouvert ajd ;)
Merci Flavien pour le com'
Il y a bien un bar dans ce salon. C'est donc très probable qu'ils aient l'intention de proposer plus. Tant mieux pour eux !
Oui j'ai vu cela... Un mois trop tard, mais ce n'est que partie remise !
Bonsoir, merci pour ce FR, très détaillé avec la pointe d'humour habituelle. Magnifique Cruise Report :)
Merci pour le com' et les compliments !
Merci Quentin pour ton FR:
EK rogne en effet sur de petits détails de la prestation en vol mais sympa ce gros porteur.
Bonus original.
Les petits détails ne sont que des détails. L'essentiel est nettement supérieur à ce qu'on trouve de par le monde : siège, IFE, catering.
Merci pour ton com'.
Merci pour ce FR Quentin !
Un aéroport et un salon qui semble souffrir de problèmes de jeunesse, la mécanique n'est pas encore bien huilée !
Un vol en demi-teinte sur EK entre le service qui baisse, la mauvaise place et l'IFE qui ne marche pas, même si ça reste toujours sympa d'avoir un 777 sur un vol d'1h (en même temps EK n'a pas plus petit, à part le 77L^^).
Joli bonus maritime, étonnante enclave omanaise au niveau du détroit d'Ormuz.
A bientôt !
Merci Carl pour le com'.
Il faut laisser un peu de temps pour que cela marche : se souvient-on du chaos du T5 de LHR à l'ouverture ?
A cet aune, MCT s'en sort bien.
Il y a plus drôle encore en Oman : une enclave emirati dans une enclave omani dans le territoire emirati !
Merci pour ce FR Quentin et le superbe Cruise Report qui l'accompagne, comme tu le dis, ça ressemble presque à un flight report, mais sur l'eau.
Dommage pour l'IFE défaillant et pour la baisse notable de service sur EK.
A bientôt !
Merci Stephan pour le com'.
J'ai vécu cette traversée comme un vol. Le service est vraiment copié collé de ce qu'on trouve dans l'aérien et il n'y a rien de mal à cela.
Après tout, cette compagnie opère sans concurrence directe (sauf l'avion), une autre façon de voyager.
C'était tellement original que je n'ai pas résisté et ne regrette pas.
Merci Quentin pour ce FR,
Un salon qui fait le boulot et qui parait reposant.
A bord malgré la faible durée du vol, il est regrétable de se passer d'IFE :-(
Bonne soirée à toi et à bientôt pour la suite!
Merci Benoit pour le com'.
L'absence d'iFE n'est pas la fin du monde. Mais que les PNCs ne lancent pas le reboot et ne me le disent pas, c'est plus gênant.
MCT semble bien agréable malgré quelques ratés de départ et même si on se passerait bien du parcage avant l’embarquement.
Le salon assure pour du généraliste.
« J’avais décidé de mogoyer plutôt à DXB où le salon propose de bien plus séduisants délices… et notamment des bons vins.« Bon, autant te dire qu’on attend du Grand Mogoy sur le coup.
IFE en rade et hublot décalé, tu aurais pu occuper le siège central et te rapprocher de ta voisine envuitonnée pour profiter de l’IFE :-)
Bonne idée le retour en bateau et le superbe panorama pour une traversée confortable.
Merci pour le partage Quentin et à bientôt.
Merci Michel pour le com'.
J'ai horreur des pièges à pax. On les retrouve à DOH mais aussi à DXB au concourse C entre autres.
"on attend du Grand Mogoy sur le coup." avec le retard de ce vol, il faudra patienter pour retrouver la sauce mogoy !
"rapprocher de ta voisine envuitonnée " trop de promiscuité rââh ! à sa place je n'aurais pas aimé !
Merci Quentin pour ce Flight and cruise report.
Mauvaise pioche que ce siège, IFE en panne et hublot mal placé.
Quelle charcuterie immonde dans ce sandwich, encore un mauvais point.
Reprise des bonnes habitudes à DBX pour la suite.
A bientôt
Merci Valérie pour le com'.
Mauvaise pioche en effet, j'en ai profité pour somnoler un peu en prévision du long segment qui suivait.
La charcuterie et les pays musulmans ne font pas bon ménage. Cela dit je ne suis pas sûr qu'une compagnie croisée soit plus regardante sur la noblesse des protéines fournies derrière le rideau !
Le plus intéressant reste le cruise report, qui me rappel les navettes entre Hong Kong et Macau, avec le repas à la clé...
Merci Quentin pour cette contribution, à bientôt !
Merci Hervé pour le com'
Un MCT DXB n'est pas vraiment nouveau dans la BDD, reste le terminal et ce bonus détonant sur ce site !
J’ai quelques doutes sur les solutions d’hébergement local dans l’option « marche de 102 heures ».
Ce banc en rondelles de bois me semble destiné aux PAX à très grandes jambes.
Pas de porridge (a.k.a . congee dans le monde chinois) cette fois-ci ?
Merci pour ce récit de vol et son bonus maritime, sans compter le retour au passé dans l’ancien terminal !
Merci François pour ton com.
Une tente, un tapis et une chèvre de quoi faire un bed and breakfast local !
Porridge et congée sont rangées à la mm enseigne chez moi : un truc de base inappétissant. Du brouet pour manants en somme !