Bonjour à toute la communauté FRiste
Et bienvenu(e)s sur le long courrier de cette aventure en deux fois trois actes.
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- 2AY42 - Economy - Seoul > Helsinki - Airbus 350-900
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Un succinct bonus dépeignant Seoul est à retrouver en fin de récit.
Le récit proprement dit commence un après-midi glacial du début de janvier.
Nous enfilons la gare Yeongdeungpo Market, sur la ligne 5 du métropolitain séoulien.
Où l’on y retrouve des installations artistiques.

Mais nous devons surtout retrouver l’aérogare de Gimpo.

L’attente se fait au calme, mais elle est un peu longuette.

Les quais de la gare ferroviaire de Gimpo sont beaucoup plus sollicités. Au lieu de remonter vers le terminal aéroportuaire, nous nous engouffrons vers les abimes de l’Airport Railroad (AREX), reliant l’aéroport d’Incheon avec la gare de Seoul.

Environs tous les dix minutes des rames sillonnent les quais, mais certaines s’arrêtent avant l’aéroport. Afin d’éviter des correspondances superflues, il va mieux vérifier avant d’aborder le train.

Nous atteignons la gare d’Incheon une heure et demie après avoir pénétré dans le réseau du métro, et plus de cinq heures avant le décollage de notre vol.

Ces installations artistiques n’ont pas bougé d’un iota, dans les dernières 48 heures.

Le cheminement est simple et très bien indiqué.

Afin de rejoindre le terminal, il faut traverser ces couloirs mécanisés.

Atteignables depuis des aires de stationnement stylisées.

Puisqu’on est bien en avance, on se permet d’explorer certains des belvédères de reconnaissance aéronautique situés avant les contrôles de sécurité.
Pour ce faire, on nous dit qu’il vaut mieux monter au 4eme étage.
Ici, on y retrouve encore des installations artistiques.

Ainsi que les ossatures d’une maison hanok, toute dépourvue de murs et de façades.

Tout autour, de nombreuses banquettes peuplent les lieux.

Censées offrir les meilleures vues sur les opérations aéroportuaires ?!??!

Malheureusement, l’architecture compliquée des lieux ne permet pas d’en profiter. Elle rend les démarches photographiques difficiles.
Nous déguerpissons rapidement en nous demandant si les comptoirs ne sont pas déjà ouverts.

La mauvaise nouvelle est qu’ils ne le seront pas avant 20 heures, soit 3 heures avant le décollage.
La bonne nouvelle c’est qu’Incheon a été conçu pour faire passer le temps à toute sorte d’usagers.
Parmi cinémas, salons de beauté ou laveries automatiques nous trouvons notre bonheur ici.

Cette agréable pause au jjimjilbang, a le mérite de nous désaltérer grandement et nous permet d’échapper à la douche au salon. Satisfait du choix.
Revigorés, on regagne le terrain des départs 9 minutes avant l’ouverture des comptoirs.

Installés dans les banques M, pour nous ce soir.

Les employés sont là, tout aussi comme une grande partie des passagers. Mais la signalisation reste au noir.

Cinq minutes avant l’horaire prévu, les panneaux passent au blanc et les rideaux s’ouvrent.
La file prioritaire avancera beaucoup plus rapidement que la file générale, mais l’accueil se révèlera quelconque.

En tout cas, le vrai défi arrive plus tard, lorsqu’on enfile les contrôles de sécurité.

Nous choisissons la porte la plus proche des comptoirs AY, sans appétence pour tourner en rond, à la recherche de meilleurs débits.
Mais le décor n’est pas engageant.

32 minutes chrono se sont écoulées entre le cliché précédent et celui plus bas, pris au moment de regagner l’aire de départs, juste après le passage des frontières.

Incheon doit définitivement adresser la grande inefficacité des contrôles de sécurité dans son Terminal 1 !
Une centaine de mètres sur l’ « avenue des étoiles d’air » suffisent pour atteindre le seuil du salon One World.

Qui se trouve au 4eme étage, au-dessus des boutiques typiques d’un aéroport.

L’accueil est très charmant et le décor très vivace (j’aime bien).

Un comptoir de bar extravagant est agencé, idéal pour les amateurs des longs accoudoirs.

On y retrouve également de quoi se restaurer.

L’offre est plutôt simple mais les notes autochtones sont bien présentes.

Elles se combinent avec des mets plus universels.

Des gimbaps sont de la partie.

Je dirais que la formulation de ce panneau devrait être réexaminée !?!!

En revanche, les cabinets frigorifiés peuvent s’en passer de panneaux explicatifs.
Ah, non ! J’oubliais la présence de Cass, Terra et ses acolytes dans les étalages !

Sélection.
Un diner conséquent, qui s’avéra être un choix très judicieux, en vue de ce qui nous attendait à bord (je ne soupçonnais rien à ce moment).

Après les victuailles, on passe au salon du salon.

Afin de prendre un bon digestif.

Somme toute, il s’agit d’un salon de petite taille mais pas sous-dimensionné, au design sui generis et aux services basiques mais honnêtes. Mon plus grand regret concerne la qualité des vues offertes, car en dépit d’une localisation idéale, le spectacle du tarmac est difficile à saisir.

Toutefois, la faute est plutôt à imputer aux architectes ou ingénieurs du terminal et non aux concepteurs du salon.
Nous prenons congé de nos gentilles dragonnes lorsque les écrans affichent ‘embarquement en cours’ et nous enfilons une « avenue des étoiles d’air » beaucoup plus calme qu’auparavant.

Notre destrier du soir est très distant, parqué au fin fond du terminal.

L’embarquement général se poursuit, mais les lignes prioritaires restent ouvertes (et vides).

Sans attendre, on traverse les derniers contrôles et on regagne un vestibule de passerelle grandiose.

Les passerelles sont claires, aérées. J’apprécie l’absence de publicité, leur chasteté.

Photo de rigueur (et de mauvaise qualité).

Et voici la belle cabine économique de ces Airbus 350, qui peuvent accueillir jusqu’à 43 passagers en classe affaires, 24 en premium économique et 211 en économique.

Parmi ces derniers, on distingue entre ‘économique Confort’ et économique standard. Les têtières en cuir sont le marqueur de différence de la première.

Dont ses sièges ajoutent une dizaine de centimètres de legroom par rapport à ceux de la partie standard. Chose très appréciable lors d’un long vol comme le nôtre.

Pour en profiter il faut soit mettre la main à la poche, soit bénéficier d’un certain statut (ou être chanceux, lors de l’attribution des sièges !).

Voici le siège pour notre longue soirée.

Boucles de ceinture siglées.

Le pas est très, très bon et les châssis des sièges peu encombrants, au niveau des jambes/pieds.


Des écrans de très belle résolution et de bonne taille.

La tablette se déplie en deux mouvements.

Un aperçu de la littérature à bord, d’une étendue bien différente à celle proposée par Jeju Air !

Bon point pour AY !
Je trouve très agréable d’être fourni avec des informations détaillées sur le déroulement du vol.

Compensant l’absence de littérature imprimée, le système de divertissement procure de nombreux et fins détails.

Voici le menu du souper, en entrée…

… et en plat principal.

Correct pour une classe économique, je trouve.
Le petit déjeuner sera le même pour tous (j’imagine qu’il est possible de précommander des plats spéciaux … ).

Sur le système ont retrouvera aussi une géovision très complète et moderne.


Les consignes de sécurité sont lancées pile à l’heure théorique de décollage.

Elles ne sont pas de nature ‘divertissante’, ce que j’approuve.
Deux caméras sont installées dans la carlingue et diffusent des images nettes sur les écrans des passagers.
Les passerelles viennent d’être retirées.
(Notez la prise USB-A en bas de l’écran, ce qui peut entrainer des encombrements lorsqu’un passager veut accéder au couloir et qu’un autre est en train de recharger ses appareils).

Roulage.

L’envol se fait avec 20 minutes de retard et la croisière est douce.
A peu près une heure après le décollage, les chariots font leur apparition.

Il est minuit dix à Seoul et on vient de compléter la traversée de la Mer Jaune (ou Mer de l’Ouest en Corée 서해).

A proximité de Yantai, on recoit nos plateaux (porc, en ce qui me concerne).


Au gré d’une lecture inattentive des instructions, j’estime que toute commande de spiritueux est payante. A 7 EUR la canette de bière (330ml) ou à 12EUR le piccolo de vin mousseux (200ml), on passera notre tour.

De l’eau plate et un peu de jus de myrtilles feront l’affaire.

Dans une toute petite quantité, le plateau ramène tout ce qui nous était promis ( + une barquette de kimchi).

Cette collation est correcte mais insuffisante pour un vol de plus de 13 heures.

Des compliments ont été adressés précédemment au sujet du système de divertissement, mais ces éloges ne peuvent pas s’étendre au contenu audiovisuel, qui est bien riquiqui.
On se contentera de rédiger une liste d’albums favoris afin de traverser la nuit et l’Asie.

De manière assez surprenante, je parviens à me reposer pendant 6 ou 7 heures (par intermittence), chose assez inhabituelle pour moi en avion.
Le repos me fait rater le petit-déjeuner, mais j’aurais tendance à penser qu’il n’était pas un grand festin.
On touche le tarmac glacial de HEL à l’heure d’atterrissage prévue.
Roulage court.

On est déposé sur l’aile internationale de Vantaa à 6h moins 10, heure locale (midi cinquante à Seoul).
Passage rapide par la classe Premium, qui fait bonne figure.

Après les salutations d’un équipage très professionnel, on se faufile vers un HEL qui se réveille.

Merci pour vos grands efforts.

Aux postes de correspondance c’est un peu la cohue, avec plusieurs arrivées de gros-porteurs ‘asiatiques’ (SIN, HKG, KIX). On decide, donc, de se balader tranquillement dans les couloirs.

Profitant des belles vues.

Ceci marque la fin de notre récit.
Merci d’être arrivés jusqu’ici et très bons vols à toutes et à tous.


















C’est le premier "lounge d’alliance” pour OneWorld. Il présente bien, j’aime bien le décor. Il n’a rien de vraiment spécial mais il fait le boulot.
Cet extra legroom est le bienvenu sur ce genre de long-courrier.
Le plateau est vraiment léger, d’autant plus que le vol et bien long pour éviter le survol de la Russie et de l’Ukraine.
En tout cas, on ne peut pas dire que Finnair fasse particulièrement envie en éco long-courrier.
Merci pour ce FR
Un vol jadis de 8 heures s'est transformé en un marathon de 13h et demi...
Mon avis après ce vol est vraiment contrasté. La collation, ainsi que l'offre de divertissement sombrent dans le bas de gamme. Mais les aéronefs sont très modernes/performants et le siège très confortable. Sans oublier le prix, plus bon marché que la plupart de ses concurrents porte-drapeau.
Si on a accès au salon (ou si l' on mange bien avant l'embarquement) AY reste peut-être une bonne option.
Merci beaucoup, Moritz, pour le commentaire.
À bientôt !